Un kit de survie pour Bertrand Betsch…

Au crépuscule du grand et joyeux ballet de ses 19 précédents ouvrages, l’exubérant Bertrand Betsch s’inscrit, une nouvelle fois, dans ce qu’il fait de mieux : la belle chanson française en première lecture, l’ironie ensuite, la justesse enfin. Comme toujours,…

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Pour Jane Weaver, l’amour est un spectacle permanent...

Jane Weaver, aka Jane Louise Weaver, est une musicienne originaire de Liverpool. Son nouvel opus, « Love In Constant Spectacle », paraîtra ce 5 avril 2024. Il a été produit par John Parish (PJ Harvey, Eels, Sparklehorse). Son disque le plus intime et le plus…

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Découvertes

Mickaël C. Alasèv

Has a Taste Of Blood Mixed With Dust

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Multi-instrumentiste originaire de France, Mickaël C. Alasèv délivre une première œuvre d’assez bonne facture. « Has A Taste Of Blood Mixed With Dust » ne laissera pas indifférent les fans de formations telles qu’AaRON ou encore d’un Ghinzu circa « Electronic Jacuzzi ». A la seule différence, ici, qu’Alasèv met les éléments électroniques en sourdine et façonne des mélodies naturelles à l’atmosphère à la fois sombre et (positivement) narcotique. « Has A Taste Of Blood Mixed With Dust » est de ces disques dont l’intérêt se développe de manière exponentielle, à chaque écoute. A tenir à l’œil (NDLR : et à l’oreille !)

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You Call It A Name

You Call It A Name (Ep)

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Les Parisiens de You Call It A Name pratiquent un Pop-Rock poinçonné par un côté punk assez bien maîtrisé. Les quatre titres de cet Ep (dispo en streaming sur leur MySpace) tendent vers un amalgame entre l’esprit rentre-dedans de Gang Of Four et l’articulation d’un Interpol. Cependant, « Stand Up (& Drive It To Your Darker Side) » est le seul titre qui se distingue vraiment du reste de l’Ep. Un disque dans l’esprit de ce titre pourrait attiser bien des curiosités. Wait & See.

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F.hiro

F.hiro (Ep)

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F.hiro est un trio originaire de Rennes. Il publie un premier Ep éponyme composé de quatre morceaux pop gorgés de soleil. Le premier labeur des Français est à situer quelque part entre Casiokids, The Notwist ou même Jónsi (pour la voix). « F.hiro » est un Ep printanier qui, par moments, tape dans le mille (« Private Road »), mais pèche également par excès de candeur (« You People Are Desperate »). Une introduction sympathique mais trop expéditive.

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Tropics and Meridians

Tropics and Meridians (Ep)

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Encore un disque de post rock ! Eponyme, il est l’œuvre d’une formation française : Tropics and Meridians. Mais dans le style, c’est l’embouteillage. Faut dire que les figures de proue du mouvement, telles Mogwaï, Explosion In The Sky, 65daysofstatic, Red Sparowes ou encore Mono ont mis la barre très haut.

Néanmoins, ces fans de la géographie ont décidé d’apporter une touche toute personnelle à leur expression sonore. En se servant de samples ; et puis en y ajoutant des accents métal et noise. Parfois, la formule est gagnante. Comme sur le très réussi « Patriotic Schizo ». Mais parfois aussi, le groupe passe complètement à travers. A l’instar de l’horrible « Crascole ».

Fondé à Blois (dans le Loir et Cher), en 2008, Tropics and Meridians avance quand même quelques bonnes idées, tout au long des 7 titres de son 1er Ep ; mais malheureusement l’ensemble trahit une impression de déjà entendu et de bien trop prévisible. Sans grand relief, cet album est en outre habillé d’une (ignoble) pochette moyenâgeuse. Dommage, car on a l’impression que la formation hexagonale possède suffisamment de maîtrise pour faire la différence. En fait, il lui manque simplement de l’audace. Afin de s’aventurer en terres inconnues et d’embrasser ainsi une certaine originalité. Et si le post-rock était-il simplement en train de se mordre la queue… des tropiques aux méridiens ?

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2 Grammes

2 Grammes (Ep)

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2 Grammes est un collectif parisien fondé, il y a 3 ans, à Paris. Il nous propose aujourd’hui son premier Ep. Autoproduit, il est découpé en 5 titres. ‘2 Grammes 2 Groove’ proclame fièrement le sextet. Et on ne peut lui donner tort, tant leurs compositions incitent à se déhancher lascivement sur les rythmes hypnotiques proposés par ces mercenaires du groove. Au menu, un mélange de world, de funk (la basse), de hip hop (les claviers), de jazz voire de free jazz (les cuivres), d’électro et de rock progressif. Et à l’aide de ce cocktail improbable, le combo français est parvenu à se forger une identité unique et originale. De quoi apaiser les esprits les plus excités. Quant aux samples, ils confèrent, en outre, une dimension cinématographique à certains titres, à l’instar de « Run Sucker Run » ou encore « Dragon » (composé à la mémoire de Bruce Lee). La ligne de basse funkysante est souvent slappée. Elle est parfaitement soutenue par une rythmique technique et inventive, pendant qu’en total free style, les cuivres illuminent l’espace sonore de leur omniprésence. On a même parfois l’impression d’assister à une jam session improvisée dans une arrière-salle enfumée et obscure. C’est d’ailleurs l’endroit où Les 2 Grammes doivent faire un malheur : la scène. Pour le vérifier, faudrait donc pouvoir assister à un de leurs sets. Quand passent-ils près de chez nous (vous) ? Seulement ‘2 Grammes 2 Groove’ mais une tonne de talent ! Notons également l’excellente qualité de leur production…

 

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Mityx

Muses are No More

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Cet opus, on a l’impression de l’avoir déjà entendu… lors de nos années lycée, dans le garage de potes qui répétaient tous les samedis du Metallica et s’essayaient à la création pendant de longues mesures ininterrompues (NDR : professionnalisme en plus, et émotions adolescentes arrivées à maturité). C’est en 2007, à Bayonne, que le projet Mityx prend son envol lorsque Martin (chant/guitare) rejoint Damien (multi-instrumentaliste). Leurs facultés respectives se compléteront pour offrir un rock sombre et lyrique.

« Muses are no more » constitue leur premier album. Il fait suite à la publication de quelques Eps. Son titre est désenchanteur. Sorti en 2009, il est disponible uniquement en format numérique sur des plateformes en ligne (notamment pepita.fr qui a participé à leur lancement). Les premiers accords nostalgiques offrent le ton général qui règne sur le reste du disque et, malgré le rythme acéré du début, l’album ne décolle pas comme on pourrait espérer. Telle n’est pas non plus l’intention des deux protagonistes, qui préfèrent miser sur les ambiances ténébreuses, tout en lancination, plutôt que sur le rock brut et énervé. Les nombreuses longueurs octroient aux 12 titres lenteur et lourdeur –que les férus du style savoureront– comme chez Dinosaur Jr en live, par exemple. Les morceaux planants soulignent les émotions, mais tentent à s’égarer aussi…

Si l’on déplore le léger accent français du chanteur, que l’on critiquait chez Mud Flow, on épinglera les affinités entre sa voix et celle de Dave Gahan –un coffre qui s’impose, donc– autant dans les intonations que dans la création des mélodies, le tout enrichi de quelques reflets d’Interpol et, un peu plus loin, des Killers ou de Franz Ferdinand. Soutenues par une batterie solide, les guitares sentent la recherche de riffs distordus indépendants à la Johnny Greenwood (« Boarding Time », qui trahit une certaine résonnance avec « OK Computer »), agréablement rétro, ainsi qu’une atmosphère qui rappelle Ghinzu (notamment le clavier sur « Capharnaum ») et se révèle propice à d’éventuels singles (« PFP », « Riot Under The Storm »). L’unique touche de légèreté est d’ailleurs incarnée par le piano, inopinément, sur « Interlude 3 ».

On pourrait se demander si le combo possède une formation classique, tellement leur musique est… harmonique (à l’exception de « Tell a New Tale » sans doute plus farouche). Car « Muses Are No More » a été créé dans la pure tradition rock, dont les schémas nous sont aujourd’hui transparents, et manque ainsi légèrement de surprise… La formation, dont le nom convient parfaitement à leur rock élégiaque, se veut transmetteur d’émotions intenses et efficaces, et on leur reconnaitra la cohérence du style qu’ils tiennent d’un bout à l’autre de l’elpee. Un bon départ pour le groupe dont on espère qu’il sortira davantage des sentiers battus pour son prochain opus.

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Deadend In Venice

Batavian Sundown (Demo)

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Contrairement à ce que son patronyme semble indiquer, Deadend In Venice ne vient pas d’Italie mais bien d’Allemagne et plus précisément de la ville de Meerane, dans la Saxe. En attendant la sortie de son premier album, actuellement en cours de pré-production (NDR : il devrait paraître courant 2010), le sextet germanique à eu la gentillesse de nous faire parvenir sa première démo enregistrée entre 2008 et 2009.

Très influencé par la musique d’In Flames, de Children Of Bodom et de Soilwork, Deadend In Venice n’est cependant pas une copie conforme insipide de ces formations scandinaves. Afin de se démarquer des nombreuses formations mélodeath existantes, les Allemands combinent la douceur d’une jolie voix féminine aux grognements masculins agressifs inhérents au death métal mélodique. Cette dualité vocale leur permet de bâtir une rencontre musicale plutôt pittoresque entre métal gothique ambiancé et le mélodeath furieux.

Allant de pair avec les riffs rapides et précis du death mélodique, on retrouve aussi, sur « Batavian Sundown », quelques mélodies issues du  répertoire heavy métal classique et notamment quelques riffs qui n’auraient pas terni l’œuvre d’Iron Maiden. 

S’il n’est pas vraiment aisé de juger de la qualité d’un groupe sur base d’un tout petit quart d’heure de musique, les quatre titres proposés sur « Batavian Sundown » ont en tout cas le mérite de nous avoir fait saliver et surtout de nous donner très envie d’en entendre plus.

Un groupe à suivre de près.

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MMD

Promo 09

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MMD. Derrière les trois lettres de ce sigle mystérieux (NDR : Mad Man’s Diary selon une source non officielle du web) se cache le nouveau projet de Monsieur ‘Abyss’, alias Pasi ‘Kole’ Kolehmainen, ex-guitariste du combo black/industriel Chaosweaver et bassiste du groupe black métal culte finlandais Beherit, depuis 2007. Les premières pierres du projet MMD sont posées dès 2008 lorsqu’Abyss et Ardath (basse), un ami de longue date, se lancent à la recherche de musiciens intéressés par la création d’un groupe ‘Dark Métal’. Et postent leur annonce sur le web. La Finlande est le pays du métal par excellence ; aussi le line-up ne tarde pas à se concrétiser. Mojo est engagé pour assurer le chant. Il entraîne ensuite dans l’aventure Ripper, un batteur issu de son entourage ; et surtout qui lui semble parfait pour exercer le job. Dans la foulée, Lily Orlok est engagé pour se charger de la seconde guitare, et Matti Pirttimäki alias Vulvus les claviers (NDR : ce dernier a quitté le groupe fin 2009, mais le nom de son remplaçant n’est pas encore connu).

Comme son nom l’indique, « Promo 09 » est un Ep promotionnel. Concocté en avril 2009, il est destiné aux labels et médias. Une carte de visite réunissant trois titres seulement, mais qui démontrent, sans conteste, tout le potentiel du groupe.

Première constatation, pour une autoproduction, le son est vraiment impeccable. Acéré, clair et puissant, il met en évidence chacun des instruments présents. Le style de MMD emprunte aussi bien au black métal symphonique de Dimmu Borgir qu’au Dark Métal puissant de Samaël. Les vocaux malsains de Mojo, alliées aux guitares massives et aux claviers ambiants et symphoniques génèrent une atmosphère horrifique idéale pour ce genre de musique.

Si la qualité des compositions et la production largement supérieure à la moyenne ne souffrent d’aucune critique, il manque encore à MMD ce petit ‘truc en plus’ qui le démarquerait de ses congénères. Nul doute, à l’écoute de cette démo particulièrement prometteuse, que nous entendrons encore parler de MMD d’ici peu !

Pour info, les trois titres de la démo sont disponibles en écoute sur la page MySpace du goupe : http://www.myspace.com/mmdofficial.

 

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Evenline

The Coming Life (EP)

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Les médias français ont toujours cette fâcheuse tendance à ne supporter qu’à moitié leurs combos nationaux. Et en particulier dans l’univers du pop, du rock et du metal. Avant de soutenir leurs meilleurs artistes, ils attendent l’aval d’un pays étranger. Pourtant, au sein de l’Hexagone, il existe également des formations d’envergure internationale. Tous n’attendent qu’un seul signal : une opportunité de se faire connaître auprès des médias. Alors, chers confrères d’outre-Quiévrain, nous vous communiquons une info importante : le prochain combo à soutenir, celui qui ne tardera pas à cartonner dans le monde entier s’appelle Evenline ; et il vient tout droit de chez vous !

Evenline s’est formé en septembre 2009 en Ile de France. Son premier Ep, « The Coming Life », est la quintessence du métal moderne. Une voix magnifique : celle d’Aarno. A coup sûr, l’une des plus belles de l’Hexagone dans ce style musical. Elle transcende les compositions qui s’inspirent (et surpassent même par moment) ce que l’on a produit de meilleur de l’autre côté de l’Atlantique, au cours des dernières années.

Malgré sa courte carrière, Evenline n’a pas vraiment grand-chose à envier (si ce n’est la reconnaissance) à tous les Staind, Alter Bridge, Creed, Pearl Jam, Alice In Chains ou Nickelback du monde. C’est bien simple, sur les cinq titres de « The Coming Life », il n’y a pas moins de cinq hits potentiels. Pour un premier Ep, la qualité est absolument irréprochable. Ce mélange de titres heavy et bien chantés et de ballades percutantes rappelle le style des excellents Slovènes de LastDayHere. La seule chose qui manque encore à Evenline, c’est le soutien massif du public ; mais, vu la qualité, cette réaction ne saurait tarder.

« The Coming Life » est disponible en écoute sur la page MySpace du combo  (http://www.myspace.com/evenlinemusic). Si vous êtes de ceux que le rock/métal moderne à l’américaine fait frissonner, ruez vous sur cet Ep !

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Madonagun

Resurrect On The Razor Edge

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Ne vous fiez pas surtout pas au patronyme ! Madonagun n’a pas vraiment l’intention de vous interpréter “Like a Virgin” en version Slash/Axl Rose. Si d’aventure, c’est le nom de la star de la pop qui a attiré votre attention, passez carrément votre chemin, il n’y a rien pour vous dans cette chronique. 

Après cette mise au point, maintenant que nous sommes entre nous, parlons un peu de cette claque –extrêmement plaisante– que nous assène les Parisiens de Madonagun, tout au long de leur bouillonnant MCD quatre titres, intitulé « Resurrect On The Razor Edge ». 

Pour la petite histoire, ce sont deux frangins, D.K (alias Thorgon) et S.G (alias Sagoth), respectivement batteur et bassiste du combo black métal Eternal Majesty qui sont à l’origine de la création de Madonagun. En 2007. Très vite, ils recrutent deux guitaristes : F.X. pour la rythmique et l’excellent Julien Damotte pour la lead. Matt (chant) et Nach (claviers) complètent ce line-up d’enragés hystériques.

Dans notre monde métallique de plus en plus standardisé, Madonagun ose proposer la différence. Pour vous résumer de manière simple ce qui est malgré tout fort complexe, il faut commencer par malaxer quelques références suédoises et fournir un petit effort mental. Imaginez une musique qui emprunterait la violence créative d’un Meshuggah et la dextérité ‘guitaristique’ d’un Mattias IA Eklundh (Freak Kitchen). Vous y êtes ? Je viens d’ébaucher las grandes lignes de cet Ep de Madonagun. Pour compléter ce tableau auditif, il faut encore y ajouter quelques influences progressives et jazz rock, des vocaux hardcore, death et clairs aussi déjantés que malsains et surtout une très impressionnante technique instrumentale. A ce titre, les parties lead époustouflantes de Julien Damotte donnent vraiment envie de se pencher sur sa carrière solo et notamment sur « Trapped », son nouvel elpee.

Dans l’attente de l’album prévu, semble-t-il, pour  la fin de l’année, « Resurrect On The Razor Edge » est la rondelle trouée indispensable pour tous les amateurs de violences musicales raffinées.

 

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