Yuksek revisite Laurent Voulzy…

Le musicien, compositeur, réalisateur et producteur de musique électronique Yuksek revisite « Cocktail chez mademoiselle », le titre de Laurent Voulzy paru en 1979 sur son album « Le cœur grenadine ». Il en propose une relecture retro futuriste, groovy et…

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Malice K sur les ondes…

Malice K est un artiste né à Olympia, WA, et basé à Brooklyn, dont la palette sonore est composée d'alt 90s et de lyrisme effronté, créant une rare fusion de pop rock indie décalé. Ancien membre du collectif d'artistes Deathproof Inc, il s'est forgé une…

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Découvertes

Rosemary

The Angel’s Share (Ep) + Tracks For A Lifetime (Ep)

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Rosemary est un trio originaire de Chambéry en Savoie. J’aurais aimé écrire que j’ai apprécié les Eps « The Angel’s Share » (2009) et « Tracks For A Lifetime » (2007), mais malheureusement, ce n’est pas le cas.

La raison en est simple : Rosemary exhume quelque chose qui était mort et enterré et qui, à mon humble avis, aurait très bien pu le rester : le grunge. Je suis rancunier. Je n’ai jamais pardonné à ces arrogantes formations bruitistes de Seattle d’avoir manqué de respect au métal en déclarant qu’il était mort. Depuis cette époque, s’il y a quelque chose que je supporte encore moins que Nirvana, c’est un clone de Nirvana. Et, Rosemary a beau se définir comme punk et grunge avec une pointe de métal, tout ce que l’on entend, en écoutant sa musique, c’est Nirvana et Nirvana avec une pointe de Nirvana.

Au niveau de l’évolution dans la composition, Rosemary semble d’ailleurs suivre la voie tracée par Kurt Cobain et son groupe. L’Ep paru en 2007, « Tracks For A Lifetime », est cru, sale et méchant, comme l’était « Bleach ». Quant à « The Angel’s Share », sorti deux ans plus tard, il est –comme « Smells Like Teen Spirit»– plus poli, et propre sur lui. Il ne manque plus au groupe chambérien qu’une compilation de singles, un album studio, un live ‘unplugged’ et une balle dans la tête pour que nous puissions (enfin) passer à autre chose.

Le grunge est mort avec Kurt Cobain. Laissons le reposer en paix.

 

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The Surgeries

Dreamsellers (Ep)

Écrit par

The Surgeries est un quatuor originaire de la région de Blois (Loir-et-Cher) qui allie le pop rock des années 90 à la new wave des années quatre-vingt. Donc, en principe, pas vraiment la tasse de thé de l’auteur de ces lignes. Sauf que, pour ces jeunes gens (NDR : je n’ai pas vraiment d’infos sur leur âge, mais, à vue de nez, la moyenne ne doit pas dépasser les vingt printemps), ROCK doit s’écrire en lettres majuscules.

En 2006, alors qu’ils sont encore au lycée, Sabine Quinet (basse et chant) et Pierre Simon (guitare et chant) se découvrent une passion commune pour le rock. Ils s’associent à Romain Lecomte (claviers) et Samuel Haudiquet (batterie) pour compléter le line-up des Surgeries. Suivent les étapes presque classiques vécues par tout nouveau groupe qui se respecte : reprises de titres connus (des Cure à Blink 182), compositions personnelles, participations couronnées de succès à des concours locaux, enregistrement d’un Ep et surtout de la scène, beaucoup de scène (120 dates, selon le web).

Enregistré partiellement chez nous au studio ICP de Bruxelles, « Dreamsellers », le nouveau MCD autoproduit est un véritable petit bijou qui laisse entrevoir un avenir plus que radieux aux Surgeries. Six bombes pop, ROCK et alternatives alliant les ambiances new nave des eighties (NDR : quelqu’un a probablement converti les 33 tours de Depeche Mode, de Siouxsie & The Banshees et des Cure trouvés dans la discothèque de papa sur son iPod) au son bien plus actuel de Radiohead, Coldplay ou Placebo. Et le résultat est bluffant.

Le chant, partagé en alternance par Sabine et Pierre est très réussi. Les voix se marient à merveille. Les refrains sont immédiats. Une seule écoute suffit pour les mémoriser et les aimer. Le duo de vocalistes est d’ailleurs tout aussi efficace dans le maniement (très rock) de ses instruments à cordes (NDR : écoutez la basse plombée de Sabine sur « Evil Souls Cabaret » et les guitares ‘presque’ heavy de Pierre sur « Somebody is calling me love »). Les six titres de l’Ep, manifestement taillés pour faire remuer et chanter à tue-tête, donnent une furieuse envie de voir The Surgeries opérer sur scène.

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Tyson Boogie

First Round (Ep)

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Vendredi soir. Sur mon bureau, le bac de Cds à chroniquer est de nouveau plein. Je devrais, au minimum, en pondre trois ce weekend, histoire d’apaiser le rédac chef. Allez !

Commençons par un truc léger. Tyson Boogie et son Ep « First Round » par exemple. Sur ce coup-là, je devrais m’en tirer sans trop d’efforts. Cinq titres. Dix sept minutes de musique à écouter en tout et pour tout. Ce qui me laisse plus de quarante minutes pour écrire un truc vite fait. Facile en plus, un groupe originaire de Lille. J’avance quelques allusions à l’accent français (j’y reviendrai) et une blague à la con sur les Cht’is (NDR : on leur doit bien ça depuis le temps qu’ils nous gonflent avec leurs histoires belges). L’affaire est dans le sac et je peux passer à autre chose. Seulement voilà, mon calcul ne tient pas compte d’un facteur important : Tyson Boogie tue ! Et me voilà scotché à « First Round » tout le weekend, le doigt endolori à force d’appuyer sur la touche ‘play’ de mon lecteur toutes les dix-sept minutes.

Le Cd à peine enfourné dans le tiroir, et je tape déjà du pied. Pire, je ne le tape pas, je le prends. Et je ‘headbange’ comme un gamin sur « Never Confused », le brûlot qui ouvre la galette d’un riff aussi épais que mon bide (NDR : ben oui, j’ai 43 ans, je suis Belge, j’aime les frites et la bière, ça laisse forcément des traces). Tyson Boogie c’est Motörhead, AC/DC, Twisted Sister et Metallica dans la même casserole de moules. La guitare déchire, la basse dépote et la batterie arrache. Bon sang, mais qui sont ces mecs ? Un coup d’œil à la bio s’impose. Et là, je me marre. Parce que Kal (basse & chant), Chris (guitare) et Antoine (batterie) sont des rigolos. Leur biographie est hilarante ; ce qui est plutôt rare. Oh, je ne vous demande pas de me croire sur parole. Je vous en recopie juste le début, histoire que vous puissiez en profiter :

‘Au départ, Tyson Boogie devait être un groupe de reprise façon ‘Tribute To’
Cependant, pas facile de reprendre:
- du AC/DC (ben ouais on est 3),
- du Grand Funk (pas assez patriotes),
- du Twisted Sister ou du Kiss (le batteur supporte pas le fard à paupières),
- Black Sabbath (on est catho..., nan j'déconne!),
- du Trust (on dit Mérine ou Mesrine?),
- du Van Halen (pas assez souples),
- du Blue Öyster Cult (on préfère les moules).
Alors on a décidé de devenir fournisseurs officiels de riffs qui ressemblent mais qui ne sont pas….’

En lisant les chroniques de webzines français déjà recensées sur la (très amusante) page MySpace du combo, je suis assez surpris de constater que cette dernière phrase a été interprétée comme un aveu de plagiat (NDR : c’est simple, ils en parlent tous). Est-ce qu’assumer pleinement ses influences signifie plagier ? Vous viendrait-il à l’idée d’accuser Nashville Pussy ou American Dogs de plagier AC/DC ou Motörhead ? Moi pas. Néanmoins, les avis sont unanimes et j’ai un peu l’impression de ‘plagier’ mes collègues en affirmant que le hard rock de Tyson Boogie est aussi efficace que le direct du boxeur dont il s’est inspiré pour se choisir un patronyme. Du rock couillu et rentre-dedans, admirablement interprété par un trio ‘boute-en-train’, bien plus doué que ce qu’il ne laisse paraître (ah ces soli, comme à la grande époque).

Une dernière remarque cependant. Rien de personnel, puisqu’on pourrait l’appliquer à la plupart des formations hexagonales. Il faudra quand même un jour que quelqu’un explique à nos voisins que le ‘The’ anglais ne se prononce pas ‘Ze’. Réécoutez les classiques. Gillan ne chante pas « Smoke On Ze Water », Hetfield ne hurle pas « Hit Ze Lights » et Biff ne dit pas « Ze Eagle Has Landed ».

Vous connaissez l’histoire du Belge qui se fait engueuler par son rédac chef, parce qu’il a trois chroniques en retard ? Non. De toute façon elle n’est pas drôle. Faut que j’y aille. J’ai des trucs beaucoup moins drôles à écouter.

 

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Dial P For Panic

Dial P For Panic (Ep)

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Dial P For Panic est un groupe bien de chez nous, puisque ses membres sont originaires des villes de Genk et Leuven (NDR : si, je vous assure, c’est encore en Belgique).

En 2006, trois membres du défunt combo hardcore One Man March –Bart (chant), Kristof Geutjens (guitare) et Dennis Smolders (batterie)– s’associent à Geert Janssens (guitare) et Martijn Meyers (basse) pour créer un groupe célébrant leur passion commune pour le heavy rock. S’ensuit le cycle habituel du parcours de tout groupe rock qui se respecte : répétitions, concerts, enregistrement d’une démo, changement de line-up (exit Bart, welcome Erick de Deyn), avant d’en arriver à la sortie d’un Ep sept titres éponyme absolument indispensable.

Du passé hardcore de nos amis Flamands, il ne reste plus vraiment grand-chose. Par contre, l’influence avouée du heavy rock millésimé seventies est, quant à elle, carrément palpable. Avouée l’influence ? Oui, mais aussi ingurgitée et adaptée au goût du jour. Ainsi, chez Dial P For Panic, les guitares heavy du Sabbath Noir et du Grand Funk Railroad sont savamment mélangées aux sons plus actuels du stoner rock ‘arizonien’ d’un Queens Of The Stone Age ou d’un Kyuss, voire même au garage rock de The Hives ou The Datsuns. Ce petit déluge de décibels vogue savoureusement au gré d’une section rythmique jouissive. 

Bonne nouvelle : ce monument musical de notre nation branlante est disponible pour la somme ridicule de 7 € (frais de port non compris) à l’adresse e-mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . A ce prix là, il est carrément anticonstitutionnel de s’en priver !

 

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Tribecca

Ocean Rapture

Écrit par

Ce quatuor français nous vient de Paris. Fondé en 2006, il lui a quand même fallu quatre années avant de publier son premier Ep. Un disque qu’il a concocté suivant la méthode DIY. Et pourtant, il faut avouer que la mise en forme est impeccable. Découpé en 4 plages, « Ocean Rapture » s’étale sur une durée de plus ou moins 20 minutes.

« The Prisoner » ouvre l’Ep. Hantés, les premiers accords semblent nous conduire dans l’univers du post rock. Mais au bout de quelques secondes, changement de décor. Si le climat demeure énigmatique, le tempo commence à s’emballer. Moment choisi par la chouette voix de Christophe Moinard, pour venir se poser sur la mélodie. Curieux, son timbre me fait terriblement penser à celui d’Eddie Vedder. Et en particulier tour au long de « Gray ». Une plage qui lorgne d’ailleurs vers le grunge des 90’s. Celui de Pearl Jam, très exactement. Plus stoner, « Baron Rouge » entretient ce feeling dynamique. Néanmoins, malgré ces arrangements parfaits et ces bonnes intentions rock’n’rollesques, on reste sur sa faim. Et pour cause, il manque un petit quelque chose. Ce qu’on appelle la folie, le goût du risque. L’originalité quoi. La production hyperléchée accentuant cette sensation. Tribecca semble prisonnier de son perfectionnisme. Sur cet Ep, tout au moins. En espérant que pour leur premier album, le combo parvienne à s’en libérer…  

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Steno.p

L’esthétique des Blocs

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« L’esthétique des Blocs » constitue le premier album de ce groupe français. Issu de Besançon (NDR : pour votre info, ce sont des Bisontins), très exactement. Bab, Tibô, Co, Cooz et Traï décrivent la vie de Mr Chapuis, personnage imaginé par un écrivain local, Jacky Schwartzmann. A travers Mr Chapuis, représentant Mr tout le Monde (‘Mr Chapuis, c’est moi, c’est vous, c’est eux’), Steno.p dresse le bilan de la société contemporaine tout en la stigmatisant. Traitant autant des problèmes écologiques (« Ecologue »), de l’emploi dans l’hexagone (« Patientez ») que des questions carcérales…

Essentiellement métal, énergique, la musique de Steno.p est cependant très susceptible d’être contaminée par le dub (« Monsieur Chapuis », réminiscent du combo français La Phaze) ou le hip hop (les scratches qui parcourent « Le grand sédatif »). Voire par tout ce qui leur tombe dans l’oreille. Dans l’esprit de Lofofora voire de Mass Hysteria. Sans jamais parvenir à se forger une véritable identité. Dans ces conditions, il faut admettre que leurs influences ont du plomb dans l’aile. En 37 minutes, les 7 morceaux de cet elpee étalent toutes leurs limites. Les compos ne sont pas de mauvaise facture, mais elles ne transcendent jamais le genre…

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Mickaël C. Alasèv

Has a Taste Of Blood Mixed With Dust

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Multi-instrumentiste originaire de France, Mickaël C. Alasèv délivre une première œuvre d’assez bonne facture. « Has A Taste Of Blood Mixed With Dust » ne laissera pas indifférent les fans de formations telles qu’AaRON ou encore d’un Ghinzu circa « Electronic Jacuzzi ». A la seule différence, ici, qu’Alasèv met les éléments électroniques en sourdine et façonne des mélodies naturelles à l’atmosphère à la fois sombre et (positivement) narcotique. « Has A Taste Of Blood Mixed With Dust » est de ces disques dont l’intérêt se développe de manière exponentielle, à chaque écoute. A tenir à l’œil (NDLR : et à l’oreille !)

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You Call It A Name

You Call It A Name (Ep)

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Les Parisiens de You Call It A Name pratiquent un Pop-Rock poinçonné par un côté punk assez bien maîtrisé. Les quatre titres de cet Ep (dispo en streaming sur leur MySpace) tendent vers un amalgame entre l’esprit rentre-dedans de Gang Of Four et l’articulation d’un Interpol. Cependant, « Stand Up (& Drive It To Your Darker Side) » est le seul titre qui se distingue vraiment du reste de l’Ep. Un disque dans l’esprit de ce titre pourrait attiser bien des curiosités. Wait & See.

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F.hiro

F.hiro (Ep)

Écrit par

F.hiro est un trio originaire de Rennes. Il publie un premier Ep éponyme composé de quatre morceaux pop gorgés de soleil. Le premier labeur des Français est à situer quelque part entre Casiokids, The Notwist ou même Jónsi (pour la voix). « F.hiro » est un Ep printanier qui, par moments, tape dans le mille (« Private Road »), mais pèche également par excès de candeur (« You People Are Desperate »). Une introduction sympathique mais trop expéditive.

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Tropics and Meridians

Tropics and Meridians (Ep)

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Encore un disque de post rock ! Eponyme, il est l’œuvre d’une formation française : Tropics and Meridians. Mais dans le style, c’est l’embouteillage. Faut dire que les figures de proue du mouvement, telles Mogwaï, Explosion In The Sky, 65daysofstatic, Red Sparowes ou encore Mono ont mis la barre très haut.

Néanmoins, ces fans de la géographie ont décidé d’apporter une touche toute personnelle à leur expression sonore. En se servant de samples ; et puis en y ajoutant des accents métal et noise. Parfois, la formule est gagnante. Comme sur le très réussi « Patriotic Schizo ». Mais parfois aussi, le groupe passe complètement à travers. A l’instar de l’horrible « Crascole ».

Fondé à Blois (dans le Loir et Cher), en 2008, Tropics and Meridians avance quand même quelques bonnes idées, tout au long des 7 titres de son 1er Ep ; mais malheureusement l’ensemble trahit une impression de déjà entendu et de bien trop prévisible. Sans grand relief, cet album est en outre habillé d’une (ignoble) pochette moyenâgeuse. Dommage, car on a l’impression que la formation hexagonale possède suffisamment de maîtrise pour faire la différence. En fait, il lui manque simplement de l’audace. Afin de s’aventurer en terres inconnues et d’embrasser ainsi une certaine originalité. Et si le post-rock était-il simplement en train de se mordre la queue… des tropiques aux méridiens ?

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