François Staal revient sur l’île de Bréhat…

François Staal retourne aux sources de son enfance à travers son nouveau clip consacré à « Bréhat (Enez Vriad) », extrait de son dernier album « L'Humaine Beauté ». Il part en tournée de 17 concerts en Bretagne, dont 15 seront accordés sur l’Ile de Bréhat, du…

logo_musiczine

L’ostréiculture de Quivers…

La formation australienne Quivers sortira son troisième long playing, « Oyster cuts », ce 9 août 2024. Ses deux premier elpees ont été salués par les musicos de R.E.M. ! Faut dire que sa jangle pop rêveuse et délavée par le soleil est parfois susceptible de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Jane's Addiction - 04/06/...
billy_talent_ab_01
Découvertes

Horse Antlers

Demo

Écrit par

Au détour d'un concert accordé par une glaciale soirée d'hiver, découverte d'un groupe issu de nos contrées qui devrait faire parler de lui très prochainement. Cette fois, je vous aurai prévenu, Horse Antlers, c'est du lourd, du costaud ; et plus tôt vous monterez dans le convoi en route, moins vous aurez à nourrir de regrets. Je mise dès à présent toutes mes poignées de dollars sur cette formation. Faites circuler l'info : chaud devant, ‘this is the next big thing’...

En guise de présentation, une démo sous forme de disquette sur laquelle est proposée une musique loin d'être formatée.

Travaillant dans un champ de coton sous une chaleur étouffante, enchaînés et rêvant de liberté, « Berta » s'envole lourdement. Introduction au monde de Horse Antlers, guitares grasses et ‘welcome to all the stoners’! S'enchaînent et se déchaînent trois autres titres d'un calibre percutant. « Hard lesson about love » et son bootleneck fiévreux, son orgue suintant, ses chœurs blessés. A cheval entre sombre désespoir et lumineuses envolées, les mélodies tanguent sous un soleil de plomb, le mors aux dents, les pieds dans la poussière, hagards et égarés, les yeux dans le vide, qui se plissent sous la sueur qui perle. « I promise myself a little parade » amorce le troisième titre. Ô rage, ô désespoir, errance dans un désert aride et sec où les larmes perceraient si les paupières étaient humectées. Enfin, « Shine » galope à vive allure dans ces contrées hostiles, éperonne les flancs, martèle comme un soleil sans pitié.

Quatre titres en attendant (avidement) la suite. Puissants en concert, percutants sur disque, à voir absolument, à écouter impérativement.

This is ‘l'americana made in Belgium’.

Rating

The Head Shakers

The Head Shakers (Ep)

Écrit par

Paraît que dans le nord de la France on secoue la tête en écoutant The Head Shakers. A cause de leur groove qui incite à remuer. Ces vrais pros sont de talentueux instrumentistes. Par contre, côté graphisme, faudra repasser. Mais c’est quoi cette illustration ? Je vais quand même faire un effort pour ne pas dévier du sujet. Si les compos de The Head Shakers sont impeccablement gérées, on ne peut pas dire qu’elles me bottent particulièrement. La musique est manifestement influencée par Zappa et l’Apollo Theatre à Harlem. Entre autres. Et navigue dans un univers jazz funk assez proche d’un Chin Chin. Trois titres sur cet Ep. Bien ficelés, mais tramés sur un même profil. Les cuivres et le clavier font bon ménage, mais la voix me paraît totalement inutile. Bref, le tout manque cruellement d’originalité. Pas vraiment un Ep qui casse la baraque.

Rating

Face Down

The Runaway (Ep)

Écrit par

Ne vous fiez pas aux origines pseudo-parisiennes de Face Down. De cœur, ce combo imbibé au ‘Jack Daniels’ et à l’huile de vidange est bel et bien originaire du sud de chez Barack Obama. Les courageux (inconscients ?) qui oseraient mettre cette affirmation en doute prennent le risque de se prendre cinq bastos gros calibre dans le stetson en posant une oreille sur « The Runaway ».

N’allez pas croire non plus, jetant un œil sur l’artwork (superbe au demeurant) de cet Ep cinq titres, que ces cinq Français se la jouent ‘country’ ou ‘rock sudiste’. Face Down n’est pas le nouveau Stocks. Et ses influences ‘southern’ ne sont pas à chercher dans le rock texan des seventies, mais plutôt dans le trash/sludge louisianais de la dernière décennie.

Bref, si vous ne l’avez pas encore capté, Face Down c’est du lourd ! « The Runaway » est un mélange fumant entre trash goove metal dévastateur de Pantera et sludge metal burné de Down. Warren, au chant, semble avoir le même fournisseur de cordes vocales que Phil Aselmo. Derrière lui, ses quatre acolytes bâtissent un mur sonore qui aurait très bien pu, à lui seul, provoquer les ravages de l’ouragan Katrina.

Pour un premier essai autoproduit, le son est carrément énorme : tellement compact qu’on se demande comment on peut entendre aussi distinctement la basse rageuse d’Alban et la batterie rouleau compresseur de Logan que les guitares brutales de Cédric et J.A. Un Ep percutant qui laisse présager le meilleur pour l’avenir. Bon sang, mais qu’est-ce qu’ils attendent pour nous concocter un album complet ?

Recommandé par votre médecin ; et à de très fortes doses !

Rating

Killtronik

Dresscode (Ep)

Écrit par

Vous vous souvenez certainement du tube de l’été « Hey You ». Une chanson qui a tourné en boucle sur la plupart des stations radiophoniques. A n’importe quelle heure. Ce qui vous a peut-être incité à haïr les responsables de cette situation : Pony Pony Run Run. Parce que non seulement, les poneys ont envahi les espaces sonores, mais ils ont commencé à se reproduire, pour finalement entraîner dans leur sillage, un véritable troupeau… Killtronik nous vient de région Paca (toute habillée de rouge, le temps de quelques semaines), et relève de cette cohorte. Faut croire qu’après avoir assuré la première partie de PPRR, le combo en est devenu un clone…

Mais essayons de faire preuve d’un minimum d’objectivité. Il faut avouer, qu’à défaut d’être intéressant (subjectivité quand tu nous tiens !), ce groupe est capable de torcher des mélodies contagieuses et des refrains efficaces, susceptibles de séduire le public (féminin ?), en deux temps trois mouvements. L’électro-pop de ce combo hexagonal pourrait faire des ravages. Et les trois morceaux (plus une version acoustique) de « Dresscode » sont d’ailleurs des singles potentiels. Qui ont simplement le tort de tomber un peu trop dans la facilité. Maintenant, si le potentiel de Killtronik est indéniable, la carence en originalité l’est tout autant…

Rating

The Jiving Furniture Jubileum

The Jiving Furniture Jubileum (Ep)

Écrit par

The Jiving Furniture Jubileum est un projet énigmatique créé par Jonas Frederick Jos Wellens, un Limbourgeois qui a gagné quelques concours musicaux, de l’autre côté de la très à la mode frontière linguistique. Partagé en 5 titres, son premier Ep est sculpté dans un rock parfaitement laidback. Un style dont le point culminant est manifestement atteint sur « Cult Manifesto », un titre qui aurait pu figurer au sein du répertoire de Beck voire de Millionaire. La musique de JFJ n’est pas révolutionnaire, mais diversifiée et agréable à l’écoute. Les mélodies sont bien torchées et empreintes d’une mélancolie élégante. « Tiger » est une ballade pour laquelle Iza est venue apporter son concours aux chœurs, une plage qui baigne au cœur d’une ambiance crépusculaire, presque digne de Mark Lanegan. Morceau d’ouverture, « Suckerpunch Coffee » affiche une morgue proche d’un Daan, époque Dead Man Ray. La voix traînante et l’interprétation je-m’en-foutiste de Jonas traduisant parfaitement cette impression.

Rating

Sandmoon

Raw

Écrit par

Le rock belge de nouveau à la fête ? Pas vraiment, car même s’il a été révélé par un concours organisé par Pure FM, enregistre à Bruxelles et se fait produire chez nous, Sandmoon n’est pas à proprement dire une formation autochtone…

Le combo est parvenu à se forger un début de notoriété, grâce à l’appui de la station de radio. De fil en aiguille, quelques concerts sont mêmes mis sur pied mais ne rencontrent qu’un succès mitigé. Et pour cause, Sandmoon est le projet solo de la chanteuse libanaise Sandra Arslanian. Or, le rock libanais, sous nos latitudes, on ne connaît pas vraiment.

Présentation… Après avoir milité au sein de plusieurs formations rock ou rock/électro, Sandra Arslanian décide de voler de ses propres ailes, tout en retravaillant ses réalisations personnelles. Initialement, c’est seule, chez elle, en s’accompagnant au piano qu’elle compose ses mélodies et écrit ses textes.

Pour mener à bien son projet, elle s’entoure de différents musiciens du cru tels le drummer Tony Abou Haidar, le guitariste Elia Monsef et le bassiste Nicholas Credli, tous issus, comme elle, du pays du cèdre….

« Raw » n’est pas un véritable album. C’est en fait une démo réunissant onze titres sélectionnés par Sandra parmi plus d’une vingtaine qu’elle gardait en réserve de la république. Les thèmes abordés dans ses textes sont assez variés. Ils oscillent de la guerre (ben oui évidemment, nous sommes au Liban !) à l’enfance, en passant par la tolérance et… l’amour !

‘Mes chansons sont à écouter avec le cœur, elles sont personnelles, nostalgiques, mais elles sont là aussi pour vous faire bouger’. C’est ainsi que se définit la Libanaise qui insiste encore sur le côté folk/rock de ses compositions.

« Raw » est plutôt perçu comme un hommage aux origines, à la culture et à la beauté du pays d’origine des membres du combo, le Liban.

Rating

The Black Stout

Voices Of Generation (Ep)

Écrit par

J’avoue qu’en introduisant la plaque du combo keupon parisien The Black Stout, dans ma machine à décibels, je m’attendais à vivre une toute autre aventure sonore. Tout d’abord, à cause du patronyme inspiré par la bière noire et sirupeuse que l’on sert tiède et plate dans la plupart des pubs d’Irlande et d’Angleterre. Et puis de cette allusion aux Dropkick Murphys. Une mise en bouche susceptible de nous entraîner dans l’univers celtique. Et bien, j’ai tout faux. Les Black Stout pratiquent du ‘Street Punk’. Déçu votre serviteur ? Même pas, puisque dans leur genre ils sont plutôt bons.

Métalleux primaire, je confesse une ignorance crasse de la musique préférée de mes frères à crête et surtout de ses diverses subtilités (NDR : j’ai pourtant l’impression de m’être un peu amélioré depuis que j’écris chez Musiczine). Une visite éducative sur la toile s’impose donc ! D’après une célèbre encyclopédie ‘libre’ en ligne, le ‘street punk’ serait un dérivé du punk rock, né au début des eighties. Les ‘street punks’, issus des classes-laborieuses britanniques, se seraient rebellés contre les prétentions artistiques des groupes de la première vague punk et seraient liés au mouvement Oi! ; l’idéologie raciste en moins. Le ‘street punk rocker’ type serait coiffé d’un mohawk multicolore et d’une veste de cuir cloutée bardée de slogans politiques ou de noms de groupes. Bref, un punk quoi.

Côté look, ce n’est déjà pas gagné pour nos ‘street punks rockers’ parisiens. Le quatuor est dépourvu d’excentricités capillaires (NDR : hormis la longue chevelure blonde de Vaness, la vocaliste). Et, à en juger la photo reproduite sur le feuillet promotionnel joint au Cd, leur look vestimentaire est plutôt BCBG. Cependant suivant l’adage urbain, ‘l’habit ne fait pas le keupon’ ; et côté musique le quatuor tape dans le mille, en distillant un punk rock rageur et mélodique aux refrains fédérateurs. « Voices Of Generation » est un Ep réunissant cinq glaviots gluants et une excellente reprise (cachée) du « Roots Radical » de Rancid.

Si les plages mélodiques comme « Celebrate » ou « Workers Mad Games » sont plutôt sympas, mon côté ‘brute épaisse’ leur préfère sans conteste les hymnes ‘in your face’ ; à l’instar de « Voices Of Generation » ou « Prince Charming's An Asshole (1, 2, 3, Fuck) », sur lesquels la voix de ‘bad girl’ de Vaness opère, sans conteste, son petit effet !

Les Black Stout préparent un long playing pour bientôt. Et sont prêts à défendre leur street punk à fortes effluves de houblon, sur les planches. Avis aux promoteurs et aux brasseurs !

 

Rating

Wild Shades

The Omega River (Ep)

Écrit par

Cette chronique sera impitoyable. Ils l’ont bien cherché, après tout, les mecs de Wild Shades ! C’est vrai quoi ! On n’a pas idée de compliquer ainsi la vie d’un pauvre scribouilleur qui, après tout, ne demande qu’à donner, peinard, un petit coup de pouce à des groupes qui en valent la peine. Je vais donc profiter de la perche épineuse tendue par ce groupe français, à l’occasion de la sortie de son second Ep « The Omega River », pour pousser une petite gueulante au nom de tous mes collègues ! (NDLR : syndicaliste !)

Car voyez vous, être l’un des chroniqueurs de votre webzine préféré n’a rien de la partie de plaisir que vous imaginez. Et, je vais peut-être en choquer plus d’un mais, nous ne sommes même pas payés pour le faire ! (NDLR : et pas davantage le rédac’ chef !) Je vous jure ! Si j’avais 35 ans de moins et que j’étais chinois ou bolivien, on crierait au scandale. C’est de l’exploitation ! Et je ne vous parle même pas des conditions dans lesquelles nous travaillons (NDR : il vous suffirait, pour en avoir une idée, de relire vos classiques de Zola). 

Alors vous pensez bien que, dans de telles conditions, je n’ai pas vraiment envie de me casser la tête. Est-ce trop demander que l’on m’envoie des disques de métal progressif qui ressemblent à du Dream Theater ? Ou  bien des galettes hard rock qui copient AC/DC ? Ou encore des skeuds doom plombés qui font penser à du vieux Black Sabbath ? Et bien oui, apparemment ! Puisque des zigotos comme les frenchies de Wild Shades nous envoient à la rédaction des rondelles plus compliquées que des casse-tête chinois, impossibles à comparer à d’autres.

Le plus facile pour votre serviteur aurait probablement été de descendre le truc. ‘Ce disque est nul’. Voilà. Vite fait mal fait ! Et bien non ! Même cette réaction n’est pas possible puisque nos empêcheurs de glander en rond poussent l’audace jusqu’à être carrément bons. Vous imaginez l’angoisse ? Que faire alors pour décrire cette plaque incandescente ? Inventer une nouvelle appellation ? OK ! Alors voilà ! Les Wild Shades jouent du ‘métal-funk-alternatif-progressif-rock’. Pas convainquant hein ? Pourtant, comment expliquer autrement ce mélange bigarré et déstabilisant d’influences musicales contradictoires ? A peine croyez-vous percevoir un bon vieux riff métal que vous vous retrouvez perdus en plein milieu d’un groove funky à faire pâlir d’envie les Red Hot Chili Peppers ! Un petit coup de rock alternatif moderne à la Muse/Radiohead emballé dans un lyrisme classieux à la Queen et boosté d’une pointe de rage thrash métallique. Pas le temps de reprendre son souffle ou de rassembler ses idées. Mais, ce que je déteste le plus, c’est que j’aime vraiment ce disque !

Enfin, ce qui me console, c’est que je ne serai pas le seul à subir le fléau. Figurez vous qu’avec leur méchanceté naturelle, les Wild Shades ont poussé le vice jusqu’à offrir cinq exemplaires de « The Omega River » aux lecteurs de Musiczine !  (Tous les détails sont dans notre section ‘concours ’). Même vous, vous n’y échapperez pas !

Sur ce, je vous laisse. Notre rédac chef nous invite à siroter quelques Margaritas au bord de sa piscine chauffée ! (Exploités que nous sommes, je vous dis !)

Rating

The Narcotic Daffodils

The Narcotic Daffodils

Écrit par

Avant de fonder The Narcotic Daffodils , les musiciens de cette formation bruxelloise avaient déjà pas mal bourlingué. Irène Csordas et Hakim Rahmouni chez Awaken- Hakim, Simon, Flupke et Merlin au sein de Leo & the Lunar Tiki's. Sans oublier leurs projets parallèles. L’Acid Blue de Hakim ainsi que le Kriminal Hammond Inferno de Flupke et Simon. Ces deux derniers sont d’ailleurs des (presque) vétérans. Et pour cause, Flupke a sévi chez Nervous Shakes et Moonshades, alors que Simon Rigot a vécu l’aventure Bernthøler, de 1981 à 1985.

Vu le patronyme, vous vous doutez bien que le style de ces Jonquilles Narcotiques baigne essentiellement dans le psychédélisme. Un psychédélisme atmosphérique (accords de guitare gémissants, fuzzy, chargés de feedback, claviers rognés, fluides, poussiéreux et même un zeste de sitar) tantôt à la limite du prog (Pink Floyd, Argent), du garage (Fleshtones), du r&b (Animals), du métal (Deep Purple, Hawkwind, Iron Butterfly) voire même du jazz (le Trinity de Brian Auger, Traffic), le tout parfois parcouru d’accès de musique symphonique (Bach, pour être plus précis). Une expression sonore sur laquelle vient se poser, telle un papillon, la voix candide d’Irène (NDR : pensez à Sonja Kristina, la vocaliste de Curved Air). Eponyme leur premier elpee est découpé en 12 compos, dont un titre caché. Sous-titrée « The crazy dwarf », la fin de parcours, se décline même sous une forme conceptuelle. Le groupe vient de signer sur une maison de disques japonaise et négocie, pour l’instant, un contrat auprès d’un label indie belge.

 

Rating

Big Moustache Bandits

Really Big (Demo)

Écrit par

Attention ! Nous nous peut-être en présence d’une intervention divine. Comment expliquer autrement qu’un groupe qui démarre sa carrière en empruntant la voie facile de la Pop/Rock, change tout à coup sa guitare d’épaule pour se lancer sur le chemin tortueux qui mène au paradis des hard rockers ? La bible nous l’a appris, les manifestations divines peuvent prendre des formes diverses et variées : un buisson ardent, une lumière éblouissante, un fougueux amant ailé ou un mec qui marche sur l’eau. Dans le cas des Big Moustache Bandits, l’apparition céleste était probablement vêtue d’un uniforme d’écolier, culottes courtes et cartable sur le dos, casquette cornue vissée sur la tête et Gibson bien calée entre les mains.

Les Bandits à Grandes Moustaches sévissent depuis 2007 au cœur de Cité Ardente (NDR. : rien à voir avec le buisson). Une première démo, orientée pop-rock, est enregistrée en compagnie de la chanteuse Alkaline Claire. Ce premier méfait permet aux Bandits d’exposer sur scène une pilosité faciale naissante. Au fil de l’expérience des planches, vient la maturité. Le fin duvet pop qui orne la lèvre supérieure des Liégeois se mue peu à peu en une grosse moustache hard rock’n’roll.

Ces bacchantes viriles ne conviennent pas à de pulpeuses lèvres féminines et le combo se débarrasse d’Alkaline (dans un container de recyclage approprié, il faut l’espérer) pour continuer dans une configuration 100% mâle. En 2010, le quintet est complètement métamorphosé. « Really Big », le nouvel Ep neuf titres, révèle un hard rock’n’roll sauvage, fleurant bon la testostérone et la poudre à canon. On y découvre un groupe dont la véritable identité vient d’éclore. BMB puise son inspiration dans le hard rock des seventies (et du début des eighties). La section rythmique carrée et les riffs de six-cordes évoquent les élucubrations groovy-rock’n’rollesques d’un AC/DC en début de carrière. La voix de Tony The Devil fait un peu penser à celle d’un Brian Johnson qui aurait avalé du Justin Hawkins (The Darkness) en guise de quatre-heures.

« Really Big » est un Ep découpé en neuf plages pour une grosse demi-heure de musique. La production est d’une qualité plus que raisonnable pour une démo. Hautement recommandable pour tous ceux et celles aiment taper du pied en se prenant une décharge de rock’n’roll haut voltage.

Le but des Big Moustache Bandits est de défendre sa musique sur scène. Avis aux promoteurs !

Rating

Page 14 sur 26