La disparition de Gelatine Turner…

Gelatine Turner, c'est un projet chanson porté par deux frères, Pierre au son et Romain au chant. Ensemble ils composent une chanson hybride entre pop et alternative. « Disparaître », c'est une marche hypnotique, un souffle qui s'emballe, une perte de repère…

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Malice K sur les ondes…

Malice K est un artiste né à Olympia, WA, et basé à Brooklyn, dont la palette sonore est composée d'alt 90s et de lyrisme effronté, créant une rare fusion de pop rock indie décalé. Ancien membre du collectif d'artistes Deathproof Inc, il s'est forgé une…

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Lydie Experience

Lydie Experience

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Lydie Experience est une tentative brouillonne et moyenne, mais en tout cas osée. Elle vient  réinterpréter le répertoire de Jimi Hendrix au travers d’une pop psychédélique et électronique instable. Le modèle s’insinue quelque part entre Stereolab et Goldfrapp, mais rien n’est moins certain. La voix est souvent plus parlée que chantée, tantôt doucereuse, tantôt glamour-cabaret, mais toujours sur le fil du rasoir. Dérangeante, un peu hypnotique aussi, Dieu ou Diable, candide et hantée. Un passage chaud laisse place à des vapeurs givrées. Au secours ! On voudrait trancher ou faire cesser l’écartèlement. Lydie Brice, diplômée en improvisation vocale du conservatoire de Strasbourg, ne freine aucunement ses ardeurs expérimentales. C’est si vacillant qu’on attend indéfiniment que la boucle se referme sur une mélodie, un timbre, une tonalité. Disons, un parti-pris quelconque. Mais le chemin reste incertain, ouvert, instable, hésitant entre les tentatives louables (« Button belly window », « Voodoo child ») et celles parfaitement insignifiantes. Une chose est sûre, à l’issue de l’écoute de ce disque, on fronce les sourcils en éprouvant un léger tournis.

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Aurélien Atkins

Au-delà des Mots

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‘Salut à vous. Surfant régulièrement sur Musiczine, j’aimerais vous faire parvenir mon album. J’espère que ça vous plaira assez pour apparaître sur le site. Merci pour votre attention. Aurélien’. Eh bien Aurélien, un de tes souhaits vient déjà d’être exaucé : nous en parlons. Composé, produit, mixé et masterisé par Aurélien Atkins, cet « Au-delà des Mots » a donc attiré notre attention. L’artiste nous vient du Nord de la France et se revendique vierge de toute formation musicale. Ce qui en soit est courageux. Derrière l’austérité (ou la sagesse) de la pochette, figurent treize plages instrumentales (NDR : ce qui explique le titre de l’elpee) de bonne facture. Sans le moindre excès, elles voguent sur un down tempo hypnotique. Elles s’enchaînent… mais se ressemblent un peu trop, aussi. Les beats hip hop imprimés sur de la lounge, se mordent un tantinet la queue. A la limite, cette suite de compos pourrait servir de bande sonore pour la B.O. d’un documentaire. Pourtant, manifestement, l’artiste a accompli un travail de recherche conséquent. Mais il y a encore un peu de pain sur la planche au Français pour espérer percer. Les petits trucs qui manquent ? Les surprises. Et puis, l’auditeur a trop souvent l’impression d’être installé au sein d’un univers confortable, propice à l’assoupissement. « Au-delà des Mots » détend, réchauffe mais ronronne un peu trop au bord du feu. Donc, Aurélien si tu nous lis, sache que tu as accompli de jolis débuts ; mais la prochaine fois, n’oublie ni les développements, ni la pêche et surtout les surprises…

 

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Marryssale

Good/Soundtrack For Night Movies

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Derrière Marryssale, se cache un personnage répondant au nom d’Alain Sindera. Avant de se lancer dans une aventure en solitaire, ce Lillois avait milité au sein de différents groupes rock locaux. Faut croire qu’il s’est senti pousser des ailes en cherchant à expérimenter sa propre musique. De tendance électro, même si manifestement, il n’a pas encore renié ses premières influences (NDR : notamment Dandy Warhols, Stone Roses ou encore Jesus & Mary Chain). Très rapidement, à l’écoute de cette démo, on se rend compte que la combinaison des deux styles ne fait pas très bon ménage. En outre, l’aspect indus de ses compos n’est pas de nature à nous remplir d’optimisme. Au contraire ! Cette musique projette même, en notre for intérieur, des images de paysages du Nord, tristes et maussades. Marryssale se réserve toute l’instrumentation. Mais il ne parvient jamais à rendre la solution sonore homogène. Et on attend vainement l’étincelle… qui ne se produit jamais. A mon humble avis, ce jeune artiste aurait tout intérêt à chercher des collaborateurs et à se concentrer sur un seul instrument. Mais vu le boulot qui reste accomplir, je crains fort que la route soit encore très longue.

 

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Fante

Acqua Alta

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La première impression est plutôt positive. Comment en effet ne pas être séduit par un patronyme inspiré par l’écrivain américain John Fante (NDR : à découvrir absolument) ? En outre, quand on sait que l’immense Charles Bukowski inspire une de leurs chansons, l’a priori est plus que positif ! Cette euphorie passagère passera-t-elle le test de la première écoute ? Elle est en tout cas quelque peu ternie par l’affreuse pochette de l’album…

Quatuor français issu de la région de Lille, emmené par Jean-Christophe Martin, Fante publie son premier album sur le label Desperate Journalists. Le groupe s’est fait connaître, en grande partie, sur la toile ; en outre, il bénéficie du soutien de JD Beauvallet des Inrocks.

Dès la première écoute, l’auditeur est propulsé dix ans en arrière. Chez les groupes phares de la scène indie américaine, nés au cours des nineties. Tout ici pousse à se replonger dans les œuvres fondamentales de Pavement, Violent Femmes ou des Pixies. Production lo-fi comme le demande le genre… Petite impression d’amateurisme pas dérangeante le moins du monde. Les Lillois suivent à la lettre les leçons du parfait petit groupe indépendant Le travail ne peut dès lors que convaincre les fans des groupes susvisés. Pour les autres ça risque d’être plus difficile… La sécheresse des mélodies ainsi qu’une certaine monotonie ambiante ne sont certainement pas des atouts qui parlent en leur faveur… Pourtant, le groupe excelle lorsqu’il s’énerve. « Fumetti » et « Hunter S. Tellar » en sont de parfait exemples. Et le titre maître aurait mérité de se figurer sur le « Brighten the Corners » de Pavement. Une raison suffisante pour justifier l’existence de l’opus…

Aussi, on accordera une mention ‘bien’ pour ces petits frères picards de Stephen Malkmus. Fante ou la preuve qu’en rêvant fort de l’Amérique, il est possible de s’y téléporter, le temps d’un album. Le groupe est à la recherche d’un manager. Avis aux amateurs !  

 

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Sorif

Thamzi

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Sorif signifie en berbère, un pas en avant. Fondé en 2001, ce groupe franco-kabyle porte de manière fort juste son nom de scène. En effet, que ce soit en France ou au Bled en Algérie, les kilomètres parcourus de salles en salles sont des pas mis les uns derrière les autres, qui les mènent petit à petit vers la reconnaissance de leurs pères. Il y a 8 ans que Sorif écume les scènes pour propulser son énergie et son envie d’avancer vers un public toujours plus nombreux. La troupe vient enfin de penser à graver, si pas dans la roche, tout du moins dans le polycarbonate, leur premier opus : « Thamzi ». Un elpee qui réunit 13 pistes, chantés en algérien et en français. On y croise autant les percus, la darbouka que de beats beaucoup plus occidentaux. Entre reggae et accords manouche, ces français du Nord démontrent leur envie de réussir un métissage, accessible à tous. Malheureusement, il est difficile de saisir la profondeur des textes. Et pour cause, ils sont exprimés, la plupart du temps, en kabyle. Heureusement, dans ce style musical, la voix est un instrument à part entière ; et les différentes variations qu’elle apporte sont particulièrement appréciables. Si cet elpee est un peu complexe à décrypter, il est cependant très susceptible de faire remuer la tête des personnes curieuses de pénétrer un style peu commun aux mouvements musicaux qui nous entourent.

 

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Isola

Demo 2008

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Isola est une formation hutoise qui a de la suite dans les idées. Déjà impliquée à deux reprises dans la compile « Startin’ Pop » (2003 et 2005), le trio devenu récemment quatuor poursuit son aventure. Une aventure qu’on leur souhaite, à l’écoute de cette démo, des plus fructueuses. Outre ses influences manifestement ‘beatlenesques’, Isola distille un pop/rock jubilatoire situé quelque part entre Tahiti 80 et son charme estival et Austin Lace, pour son côté ‘Happy-Go-Lucky’.

En cinq morceaux, la formation parvient à captiver et démontre qu’elle est capable de produire autant de cartons radiophoniques potentiels (« It Could Be Better », « Never Let Me »), que de morceaux dont la discrétion fait la richesse (« Dreams Gone »). A surveiller de très près.

 

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Magnetics

Magnetics (Ep)

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Magnetics est le résultat de la fusion entre deux styles musicaux diamétralement opposés. David flirte avec l’électronique depuis sa plus tendre enfance tandis que les nuits de Gérald sont hantées par les cordes électriques et acoustiques. Malheureusement, le résultat de la rencontre entre les deux artistes n’est guère concluant. A la limite, il aurait peut-être mieux valu qu’ils ne se rencontrent jamais. Il y a bien quelques beats qui sont susceptibles d’attirer quelque peu l’attention ; mais au bout de quelques minutes, on se rend compte de la banalité de l’expression sonore. Edulcoré par des vocaux stériles, leur électro/rock n’a de magnétique que le patronyme. Maintenant, à force de travail et de remise en question, il y a toujours moyen de redresser la barque. En s’inspirant peut-être d’une manière plus judicieuse des formations qui relèvent des labels Kompakt ou encore BPitch Conrtol, auxquelles les deux Chtis reconnaissent comme influence majeure. (NDR : c’est mentionné sur leur page MySpace). Et comme on dit par là-bas : ‘Bon’ chince hein, biloute !’.

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Furies

Mankind’s Biopsy

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A la fois corrosif et hautement énergique, le style de Furies, nouveau combo metal belge est né d’un assemblage aussi divers que le trash, le heavy, l’horror punk et le néo metal. Privilégiant le son old school, malgré tout, le groupe issu de la région du Centre a récemment investi les studios pour donner naissance à ce mini CD 5 titres des plus prometteurs !

Original et créatif, Furies se démarque par la qualité de ses mélodies, la puissance de ses riffs et le chant rauque et glacial de Aida qui, involontairement peut-être, nous replonge dans un des chefs d’œuvre du punk metal des eighties. Le « Coup d’Etat » des Plasmatics. La chanteuse des Furies serait-elle la Wendy O’ Williams belge ? On attend des prestations live de nos compatriotes et surtout la sortie d’un véritable premier album pour s’en convaincre.

 

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Fleuv

Cinquante-trois minutes et trente-huit secondes sous un chêne

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Manifestement, cette formation française est influencée par la new wave atmosphérique. Et en particulier par des ensembles hexagonaux issus des 80’s comme Little Nemo, Dominic Sonic et surtout Collection d’Arnell-Andrea. Peut-être Marquis de Sade, mais alors uniquement les lyrics, alors. Les boîtes à rythmes et les guitares (tantôt subtiles dans l’esprit de Durutti Column, tantôt torturées et aventureuses comme tout au long des seventies ou encore distordues à la manière de Sonic Youth) se partagent l’essentiel du gâteau. Et puis il y a les vocaux. Chuchotés, ils passent plutôt bien la rampe. Pas pour rien que les quatre meilleures plages se partagent entre l’élégant « Corps et âme », l’envoûtant « La meule », le frémissant « La dérive » (Dream City Film club ?) et le sinistre « Dans l’ombre ». Parlés, ils laissent indifférents. Chantés, c’est une véritable catastrophe ! Dommage, car sans cette carence l’ensemble tenait plus ou bien la route.

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Corde Sensible

Ep 2

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Quatre titres sur l’Ep de Corde Sensible, le projet de Mister LaCorde, un auteur/compositeur/interprète issu de la région parisienne qui avant de se lancer en solitaire, a sévi chez Goo Goo Blown, Zeta Triculi ou encore Melocotone. Un personnage qui doit adorer les Beatles, et en particulier l’elpee « Revolver ». C’est en tout cas l’impression laissée après avoir écouté les deux premiers titres de ce disque, « Le réel à l’endroit » balayé par un clavecin vintage et surtout « Mon refuge », une compo sinusoïdale, caractérisée par un zeste de tabla et de sitar ; encore que certaines inflexions vocales rappellent plutôt Nicola d’Indochine. On n’insistera pas trop sur « La crise », plage un peu mièvre dont le chant ne semble pas en phase avec la mélodie, pour plutôt s’attarder à « La corde au cou », un morceau imprimé sur un tempo plus lent, aux arrangements raffinés ainsi qu’aux lyrics ténébreux et bouleversants. Une chanson qui paradoxalement évoque davantage Laurent Voulzy que les Fab Four. Ce qui est sans doute pour cet artiste, également un compliment…

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