Vendredi Minuit l’heure de Sofia Bolt…

Sofia Bolt est le projet de la musicienne, compositrice et productrice d'origine française Amélie Rousseaux. C'est à Los Angeles, où elle vit depuis son départ de Paris en 2017, qu'elle a enregistré son second elpee, « Vendredi Minuit », ce 10 mai 2024. Entre…

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Dial P For Panic

Dial P For Panic (Ep)

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Dial P For Panic est un groupe bien de chez nous, puisque ses membres sont originaires des villes de Genk et Leuven (NDR : si, je vous assure, c’est encore en Belgique).

En 2006, trois membres du défunt combo hardcore One Man March –Bart (chant), Kristof Geutjens (guitare) et Dennis Smolders (batterie)– s’associent à Geert Janssens (guitare) et Martijn Meyers (basse) pour créer un groupe célébrant leur passion commune pour le heavy rock. S’ensuit le cycle habituel du parcours de tout groupe rock qui se respecte : répétitions, concerts, enregistrement d’une démo, changement de line-up (exit Bart, welcome Erick de Deyn), avant d’en arriver à la sortie d’un Ep sept titres éponyme absolument indispensable.

Du passé hardcore de nos amis Flamands, il ne reste plus vraiment grand-chose. Par contre, l’influence avouée du heavy rock millésimé seventies est, quant à elle, carrément palpable. Avouée l’influence ? Oui, mais aussi ingurgitée et adaptée au goût du jour. Ainsi, chez Dial P For Panic, les guitares heavy du Sabbath Noir et du Grand Funk Railroad sont savamment mélangées aux sons plus actuels du stoner rock ‘arizonien’ d’un Queens Of The Stone Age ou d’un Kyuss, voire même au garage rock de The Hives ou The Datsuns. Ce petit déluge de décibels vogue savoureusement au gré d’une section rythmique jouissive. 

Bonne nouvelle : ce monument musical de notre nation branlante est disponible pour la somme ridicule de 7 € (frais de port non compris) à l’adresse e-mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . A ce prix là, il est carrément anticonstitutionnel de s’en priver !

 

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Tribecca

Ocean Rapture

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Ce quatuor français nous vient de Paris. Fondé en 2006, il lui a quand même fallu quatre années avant de publier son premier Ep. Un disque qu’il a concocté suivant la méthode DIY. Et pourtant, il faut avouer que la mise en forme est impeccable. Découpé en 4 plages, « Ocean Rapture » s’étale sur une durée de plus ou moins 20 minutes.

« The Prisoner » ouvre l’Ep. Hantés, les premiers accords semblent nous conduire dans l’univers du post rock. Mais au bout de quelques secondes, changement de décor. Si le climat demeure énigmatique, le tempo commence à s’emballer. Moment choisi par la chouette voix de Christophe Moinard, pour venir se poser sur la mélodie. Curieux, son timbre me fait terriblement penser à celui d’Eddie Vedder. Et en particulier tour au long de « Gray ». Une plage qui lorgne d’ailleurs vers le grunge des 90’s. Celui de Pearl Jam, très exactement. Plus stoner, « Baron Rouge » entretient ce feeling dynamique. Néanmoins, malgré ces arrangements parfaits et ces bonnes intentions rock’n’rollesques, on reste sur sa faim. Et pour cause, il manque un petit quelque chose. Ce qu’on appelle la folie, le goût du risque. L’originalité quoi. La production hyperléchée accentuant cette sensation. Tribecca semble prisonnier de son perfectionnisme. Sur cet Ep, tout au moins. En espérant que pour leur premier album, le combo parvienne à s’en libérer…  

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Steno.p

L’esthétique des Blocs

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« L’esthétique des Blocs » constitue le premier album de ce groupe français. Issu de Besançon (NDR : pour votre info, ce sont des Bisontins), très exactement. Bab, Tibô, Co, Cooz et Traï décrivent la vie de Mr Chapuis, personnage imaginé par un écrivain local, Jacky Schwartzmann. A travers Mr Chapuis, représentant Mr tout le Monde (‘Mr Chapuis, c’est moi, c’est vous, c’est eux’), Steno.p dresse le bilan de la société contemporaine tout en la stigmatisant. Traitant autant des problèmes écologiques (« Ecologue »), de l’emploi dans l’hexagone (« Patientez ») que des questions carcérales…

Essentiellement métal, énergique, la musique de Steno.p est cependant très susceptible d’être contaminée par le dub (« Monsieur Chapuis », réminiscent du combo français La Phaze) ou le hip hop (les scratches qui parcourent « Le grand sédatif »). Voire par tout ce qui leur tombe dans l’oreille. Dans l’esprit de Lofofora voire de Mass Hysteria. Sans jamais parvenir à se forger une véritable identité. Dans ces conditions, il faut admettre que leurs influences ont du plomb dans l’aile. En 37 minutes, les 7 morceaux de cet elpee étalent toutes leurs limites. Les compos ne sont pas de mauvaise facture, mais elles ne transcendent jamais le genre…

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Mickaël C. Alasèv

Has a Taste Of Blood Mixed With Dust

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Multi-instrumentiste originaire de France, Mickaël C. Alasèv délivre une première œuvre d’assez bonne facture. « Has A Taste Of Blood Mixed With Dust » ne laissera pas indifférent les fans de formations telles qu’AaRON ou encore d’un Ghinzu circa « Electronic Jacuzzi ». A la seule différence, ici, qu’Alasèv met les éléments électroniques en sourdine et façonne des mélodies naturelles à l’atmosphère à la fois sombre et (positivement) narcotique. « Has A Taste Of Blood Mixed With Dust » est de ces disques dont l’intérêt se développe de manière exponentielle, à chaque écoute. A tenir à l’œil (NDLR : et à l’oreille !)

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You Call It A Name

You Call It A Name (Ep)

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Les Parisiens de You Call It A Name pratiquent un Pop-Rock poinçonné par un côté punk assez bien maîtrisé. Les quatre titres de cet Ep (dispo en streaming sur leur MySpace) tendent vers un amalgame entre l’esprit rentre-dedans de Gang Of Four et l’articulation d’un Interpol. Cependant, « Stand Up (& Drive It To Your Darker Side) » est le seul titre qui se distingue vraiment du reste de l’Ep. Un disque dans l’esprit de ce titre pourrait attiser bien des curiosités. Wait & See.

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F.hiro

F.hiro (Ep)

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F.hiro est un trio originaire de Rennes. Il publie un premier Ep éponyme composé de quatre morceaux pop gorgés de soleil. Le premier labeur des Français est à situer quelque part entre Casiokids, The Notwist ou même Jónsi (pour la voix). « F.hiro » est un Ep printanier qui, par moments, tape dans le mille (« Private Road »), mais pèche également par excès de candeur (« You People Are Desperate »). Une introduction sympathique mais trop expéditive.

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Tropics and Meridians

Tropics and Meridians (Ep)

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Encore un disque de post rock ! Eponyme, il est l’œuvre d’une formation française : Tropics and Meridians. Mais dans le style, c’est l’embouteillage. Faut dire que les figures de proue du mouvement, telles Mogwaï, Explosion In The Sky, 65daysofstatic, Red Sparowes ou encore Mono ont mis la barre très haut.

Néanmoins, ces fans de la géographie ont décidé d’apporter une touche toute personnelle à leur expression sonore. En se servant de samples ; et puis en y ajoutant des accents métal et noise. Parfois, la formule est gagnante. Comme sur le très réussi « Patriotic Schizo ». Mais parfois aussi, le groupe passe complètement à travers. A l’instar de l’horrible « Crascole ».

Fondé à Blois (dans le Loir et Cher), en 2008, Tropics and Meridians avance quand même quelques bonnes idées, tout au long des 7 titres de son 1er Ep ; mais malheureusement l’ensemble trahit une impression de déjà entendu et de bien trop prévisible. Sans grand relief, cet album est en outre habillé d’une (ignoble) pochette moyenâgeuse. Dommage, car on a l’impression que la formation hexagonale possède suffisamment de maîtrise pour faire la différence. En fait, il lui manque simplement de l’audace. Afin de s’aventurer en terres inconnues et d’embrasser ainsi une certaine originalité. Et si le post-rock était-il simplement en train de se mordre la queue… des tropiques aux méridiens ?

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2 Grammes

2 Grammes (Ep)

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2 Grammes est un collectif parisien fondé, il y a 3 ans, à Paris. Il nous propose aujourd’hui son premier Ep. Autoproduit, il est découpé en 5 titres. ‘2 Grammes 2 Groove’ proclame fièrement le sextet. Et on ne peut lui donner tort, tant leurs compositions incitent à se déhancher lascivement sur les rythmes hypnotiques proposés par ces mercenaires du groove. Au menu, un mélange de world, de funk (la basse), de hip hop (les claviers), de jazz voire de free jazz (les cuivres), d’électro et de rock progressif. Et à l’aide de ce cocktail improbable, le combo français est parvenu à se forger une identité unique et originale. De quoi apaiser les esprits les plus excités. Quant aux samples, ils confèrent, en outre, une dimension cinématographique à certains titres, à l’instar de « Run Sucker Run » ou encore « Dragon » (composé à la mémoire de Bruce Lee). La ligne de basse funkysante est souvent slappée. Elle est parfaitement soutenue par une rythmique technique et inventive, pendant qu’en total free style, les cuivres illuminent l’espace sonore de leur omniprésence. On a même parfois l’impression d’assister à une jam session improvisée dans une arrière-salle enfumée et obscure. C’est d’ailleurs l’endroit où Les 2 Grammes doivent faire un malheur : la scène. Pour le vérifier, faudrait donc pouvoir assister à un de leurs sets. Quand passent-ils près de chez nous (vous) ? Seulement ‘2 Grammes 2 Groove’ mais une tonne de talent ! Notons également l’excellente qualité de leur production…

 

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Mityx

Muses are No More

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Cet opus, on a l’impression de l’avoir déjà entendu… lors de nos années lycée, dans le garage de potes qui répétaient tous les samedis du Metallica et s’essayaient à la création pendant de longues mesures ininterrompues (NDR : professionnalisme en plus, et émotions adolescentes arrivées à maturité). C’est en 2007, à Bayonne, que le projet Mityx prend son envol lorsque Martin (chant/guitare) rejoint Damien (multi-instrumentaliste). Leurs facultés respectives se compléteront pour offrir un rock sombre et lyrique.

« Muses are no more » constitue leur premier album. Il fait suite à la publication de quelques Eps. Son titre est désenchanteur. Sorti en 2009, il est disponible uniquement en format numérique sur des plateformes en ligne (notamment pepita.fr qui a participé à leur lancement). Les premiers accords nostalgiques offrent le ton général qui règne sur le reste du disque et, malgré le rythme acéré du début, l’album ne décolle pas comme on pourrait espérer. Telle n’est pas non plus l’intention des deux protagonistes, qui préfèrent miser sur les ambiances ténébreuses, tout en lancination, plutôt que sur le rock brut et énervé. Les nombreuses longueurs octroient aux 12 titres lenteur et lourdeur –que les férus du style savoureront– comme chez Dinosaur Jr en live, par exemple. Les morceaux planants soulignent les émotions, mais tentent à s’égarer aussi…

Si l’on déplore le léger accent français du chanteur, que l’on critiquait chez Mud Flow, on épinglera les affinités entre sa voix et celle de Dave Gahan –un coffre qui s’impose, donc– autant dans les intonations que dans la création des mélodies, le tout enrichi de quelques reflets d’Interpol et, un peu plus loin, des Killers ou de Franz Ferdinand. Soutenues par une batterie solide, les guitares sentent la recherche de riffs distordus indépendants à la Johnny Greenwood (« Boarding Time », qui trahit une certaine résonnance avec « OK Computer »), agréablement rétro, ainsi qu’une atmosphère qui rappelle Ghinzu (notamment le clavier sur « Capharnaum ») et se révèle propice à d’éventuels singles (« PFP », « Riot Under The Storm »). L’unique touche de légèreté est d’ailleurs incarnée par le piano, inopinément, sur « Interlude 3 ».

On pourrait se demander si le combo possède une formation classique, tellement leur musique est… harmonique (à l’exception de « Tell a New Tale » sans doute plus farouche). Car « Muses Are No More » a été créé dans la pure tradition rock, dont les schémas nous sont aujourd’hui transparents, et manque ainsi légèrement de surprise… La formation, dont le nom convient parfaitement à leur rock élégiaque, se veut transmetteur d’émotions intenses et efficaces, et on leur reconnaitra la cohérence du style qu’ils tiennent d’un bout à l’autre de l’elpee. Un bon départ pour le groupe dont on espère qu’il sortira davantage des sentiers battus pour son prochain opus.

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Deadend In Venice

Batavian Sundown (Demo)

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Contrairement à ce que son patronyme semble indiquer, Deadend In Venice ne vient pas d’Italie mais bien d’Allemagne et plus précisément de la ville de Meerane, dans la Saxe. En attendant la sortie de son premier album, actuellement en cours de pré-production (NDR : il devrait paraître courant 2010), le sextet germanique à eu la gentillesse de nous faire parvenir sa première démo enregistrée entre 2008 et 2009.

Très influencé par la musique d’In Flames, de Children Of Bodom et de Soilwork, Deadend In Venice n’est cependant pas une copie conforme insipide de ces formations scandinaves. Afin de se démarquer des nombreuses formations mélodeath existantes, les Allemands combinent la douceur d’une jolie voix féminine aux grognements masculins agressifs inhérents au death métal mélodique. Cette dualité vocale leur permet de bâtir une rencontre musicale plutôt pittoresque entre métal gothique ambiancé et le mélodeath furieux.

Allant de pair avec les riffs rapides et précis du death mélodique, on retrouve aussi, sur « Batavian Sundown », quelques mélodies issues du  répertoire heavy métal classique et notamment quelques riffs qui n’auraient pas terni l’œuvre d’Iron Maiden. 

S’il n’est pas vraiment aisé de juger de la qualité d’un groupe sur base d’un tout petit quart d’heure de musique, les quatre titres proposés sur « Batavian Sundown » ont en tout cas le mérite de nous avoir fait saliver et surtout de nous donner très envie d’en entendre plus.

Un groupe à suivre de près.

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