Ce n’est pas la fin pour Caesaria…

Thomas, Louis et Théo ont tissé leurs liens dès l'enfance, autant sur la pelouse du club de foot qu’autour du son. C’est la scène qui devient leur terrain de jeu favori, et ça se voit : leurs ‘live’ électrisent les corps et marquent les cerveaux au fer rouge.…

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Le venin de Judith Hill...

Chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste, Juidith Hill, sortira son nouvel opus, « Letters From A Black Widow » le 12 avril 2024. Un album taillé en 12 pièces qui présente une histoire fascinante oscillant de la douleur privée à la transcendance…

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Shaka Ponk - 14/03/2024
Découvertes

Eilera

Facettes

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Si un roulement de tambour saluait les CDs les plus intéressants de notre site, vous l'auriez entendu en vous arrêtant à Eilera. Ce duo de Montpellier nous livre une œuvre audacieuse et très séduisante. Ce qui impressionne d'emblée, c'est la qualité irréprochable de la production. Claire et précise, fine et ample. Puis la voix d'Aurélie, omniprésente : entre femme-enfant exaspérée à la Björk et complainte limpide digne de Petronella Nettermalm (Paatos) voire d'Anneke Van Giersbergen (Gathering), Aurélie évoquera encore tantôt Tori Amos, Kate Bush, Dolores O'Riordan (Cranberries) ou même Ann Pierlé par son chant tantôt doux, tantôt angoissé ou incantatoire, toujours chargé d'émotion. Ce qui ne devrait pas éclipser l'originalité de la démarche, la richesse des arrangements et l'évidence de mélodies souvent envoûtantes. Eilera se livre à un métissage très réussi entre électro-pop sautillante, pop-rock décalée soucieuse à la fois de profondeur et d'esthétique, et ambiances celtiques voire scandinaves teintées de gothique. Avec l'incursion récurrente de rythmiques hip-hop parfois sulfureuses et d'une guitare affiliée 'métal atmosphérique' libérant avec parcimonie des soli fort émotionnels. Une ballade acoustique et intimiste succédera donc à une décharge 'dance' fougueuse ponctuée de breaks câlins; puis une complainte languissante nous ouvrira ses grands espaces pour nous conduire vers une redoutable montée en puissance. Boîte à rythme, samples et autres sonorités synthétiques côtoient guitare sèche et violon au cœur d'un album élégant et cohérent où il se passe toujours quelque chose. Mon seul reproche : une ou deux plages méritaient vraiment un plus long développement. Ce qui aurait d'ailleurs pallié à la relative brièveté de l'ensemble. Ceci dit, Aurélie Potin Suau et Loïc Tézénas révèlent un talent indéniable servi par un background déjà riche et une collaboration mature. Si les artistes cités plus haut vous plaisent, ou si des groupes comme Crest, Antimatter ou Paatos éveillent votre intérêt, ne passez surtout pas à côté d'Eilera. A la recherche d'un label, le groupe est ouvert à toute proposition via Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

 

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Magenta

Démo

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Ce Magenta n'a rien à voir avec la défunte formation alsacienne, ni avec le groupe de néo prog rock insulaire, mais nous vient de la région parisienne. Un quintette qui depuis sa formation en octobre 2000, est parvenu à décrocher plusieurs prix lors de différents tremplins organisés en Ile de France. Sa musique est manifestement influencée par la culture musicale pop rock anglo-saxonne, et en particulier par Muse, Radiohead et Mansun. A cause de cette approche un peu prog de leur pop. Enfin, c'est l'impression que m'ont laissée les trois titres de cette démo. Encore que le chanteur semble éprouver certaines difficultés à poser la voix lors des périodes les plus calmes. A contrario, lorsqu'il passe au registre supérieur ; il épouse alors les inflexions du regretté Pierre Rapsat. Et avec beaucoup de bonheur.

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Towersound

Demo

Écrit par

Formé par trois jeunes français, Jean-Christophe, Laurent et Florian Lecomte, Towersound pratique un hard-rock fort sympathique teinté d'influences seventies. La rythmique bien grasse, les épiques soli de guitare, l'omniprésence des claviers et leur sonorité évoquent plus particulièrement Rainbow voire Uriah Heep. Grave et puissante, la voix de Jean-Christophe rappelle d'ailleurs celle de Bernie Shaw, actuel frontman du Heep. Les compositions sont accrocheuses, fluides et faciles à fredonner. L'interprétation est de bonne facture et témoigne d'un solide bagage technique. Enfin, pour un CD enregistré 'at home' avec les moyens du bord, le son est fort correct. Ici, point de grosse caisse à double pédale, de grognements, de duel clavier/guitare à la vitesse de la lumière… Juste un bon hard rock pêchu mais pas agressif, plutôt calibré Rock FM. Une mention spéciale pour 'March of War', titre auquel les claviers confèrent une belle emphase symphonique. Il y a bien quelques imperfections, comme l'une ou l'autre transition un peu laborieuse. Et certains morceaux apparaissent un peu amidonnés, mais ce sont de petits défauts de jeunesse ; et les musiciens, à l'enthousiasme palpable, apprendront vite à se lâcher un peu. Si le métal estampillé seventies fait vos délices, vous pouvez, en toute confiance prêter une oreille attentive à Towersound. Un CD 12 titres est d'ailleurs en vente sur leur site http://www.towersound.net .

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Dilem

Des nouvelles de Gurp

Écrit par

Comment ne pas encourager ces quatre musiciens à la recherche d'un producteur et d'un distributeur ! Rien que pour ce motif, nous n'irons pas jusqu'à dire que nous avons adoré, mais on sent que David, Stéphane, Fabien et Nicolas ont ‘voulu faire bien’. Car le cinq titres est plutôt riche : des mélodies plutôt recherchées, une voix très sexy et un tant soi peu tourmentée, des paroles souvent poétiques et non sans charme ouvrent "la fenêtre". "Sorcière à vendre" est sans doute la plage la plus réussie : la rupture de rythme donne une certaine ampleur à la chanson au sein de laquelle une large place est laissée à la guitare. Pour notre plus grand plaisir ! "Sorcière à vendre" raconte l'histoire de "Lola la sorcière, qui bien que très jolie, avait vendu son âme au diable". C'est du moins ce qui est expliqué sur leur site, qui ne manque pas d'humour. Pour un premier jet, Dilem s'en sort plutôt bien, et ne manque pas d'idées. La formation a au moins le mérite de défendre ce qu'elle aime : le rock. Et elle nous le fait partager. Sans doute est ce là le vrai talent des jeunes musiciens qui ont malheureusement du mal à exister dans notre société de consommation galvaudée par la musique commerciale. Evidemment ils ne sont pas les seuls, mais ils sont un exemple de la pérennité du rock. Tant que Dilem sera, la musique ne sera plus un problème !

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Antipop

Démo

Écrit par

Quatre titres sur la démo de ce quintette niçois à la recherche d’une production pour l’enregistrement de son album. Et vu la qualité de ces plages, il serait incompréhensible qu’il ne parvienne pas à cet objectif. Des textes fouillés, poétiques et intelligents qui racontent chaque fois une histoire de la vie quotidienne. A l’instar de Dominique A. Même la voix d’Olivier Dargelles épouse certaines de ses inflexions. On pense aussi tantôt à Souchon, William Sheller voire à Indochine, pour le sens mélodique particulièrement contagieux. Et puis lorsque l’électricité s’intensifie, devient vivifiante, incisive, à Dominic Sonic (« I comme »). A Church également ou encore à House Of Love (« L’eau claire ») lorsque la guitare emprunte un profil ‘ligne claire ». Epatant !

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Raspoutitsa

Démo

Écrit par

Deuxième démo pour ce quintette tournaisien issu des cendres de Larsen Lupin. Quatre titres, dont trois chantés dans la langue de Molière et un dans celle de Shakespeare. Première constatation, pour une autoproduction, le son est impeccable, voire même raffiné. Mais il faut reconnaître que depuis l'arrivée d'un claviériste, leur musique n'a strictement plus rien à voir avec le post grunge consommé au sein de leur ancienne formation. On nage même parfois carrément dans le prog. Pensez au Genesis de l'Archange Gabriel. Claviers fluides, envolées lyriques, changements de rythmes impromptus, guitares tantôt syncopées, sinusoïdales ou cristallines, construction mélodique par paliers. Tout y est. Seul le vocal ne parvient pas à décoller au sein de la solution sonore propulsée dans l'éther atmosphérique. Pas qu'il soit médiocre, mais il ne parvient pas à se muer en falsetto. Et il est vrai, que ce style de musique exige une 'voix' ! Un titre s'écarte légèrement de l'ensemble : " Born in Christmas time ". Celui chanté en anglais. Plus funk blanc, plus métallique, plus viscéral, il est à la fois torturé par une guitare wah wah et (parfois) tourmenté par un vocal trafiqué ; mais, en fin de parcours revient à une forme plus prog…

 

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Maria Blonde

Démo

Des Français venant de Bordeaux, fans de Slint et de Portobello Bones, qui aiment donc les poussées noisy d'adrénaline, les voix pleines de colère retenue, les rythmiques puissantes et l'émotion à fleur de peau : voilà le portrait de Maria Blonde, un groupe à la réputation scénique déjà confirmée, et qui pourrait devenir le Placebo ou le Six By Seven français. Sur cet EP, " Christmas Day " impressionne par ses mélodies, " Dahaina " par sa hargne proche de Sonic Youth et ses breaks déments, " One Gram Of Her " par sa capacité à rivaliser avec Mogwai. Sauveront-ils la face du rock indé hexagonal ? Réponse en novembre, avec l'album.

 

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Munky Posse

A dead season

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Après une démo remarquée et saluée par la presse métal hexagonale, Munkey Posse sort aujourd'hui un MCD qui ne manque pas de qualités. Et je n'ai pas du tout envie de m'écarter des commentaires qui ont salué la parution de ce premier effort. Je réitère même les encouragements manifestés pour la circonstance : ultra énergique, brutal, hyper puissant, le hardcore de ce quintet originaire de Besançon se frotte sans aucun complexe aux ténors du genre, Vision of Disorder en tête. Là où d'autres pêchent par un manque d'originalité, Munkey Posse imprime une certaine recherche jamais mise en défaut tout au long de ces 6 titres. Tant au niveau des vocaux, avec la désormais classique alternance beuglement/poussage de chansonnette, que de la complexité des morceaux (flirtant avec le black, le death et le punk). Jamais ennuyeuse, leur musique interpelle concrètement. L'attention est captée dès les premières secondes et il est très, très difficile de faire la sourde oreille. Bien sûr, les voir 'live' doit produire un effet plus proche de la claustrophobie que de l'apaisement ; impression que ce disque ne manifeste pas, à premier abord. Bref, du très bon boulot !

 

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Impact

Rêve obscur

Ce groupe d'amateurs de la région de Saint-Vith n'a pas peur du ridicule : lyrics simplistes aux rimes éculées sur fond de riffs poisseux et sans attrait, batterie sourde et mélodies pompettes de midinettes, leurs morceaux n'auront guère d'impact, si ce n'est auprès des ados en pleine crise de puberté (et encore !). Mais pardonnons à ces jeunes gens (en moyenne 20 ans) leurs grosses fautes de goût, puisqu'ils y mettent tout leur cœur. Elise, chanteuse à la voix de (Vanessa) Paradis, a d'ailleurs l'air fort charmante : dommage que ses textes sur le viol (" Blessée "), les drogues (" Fuite ") ou le suicide (" Lui, l'enfant ") ressemblent à une dissertation de classe primaire, ou paraissent s'adresser à son doudou ou son journal intime. Sorte d'exorcismes d'une fille en mal d'amour et de compréhension (le lot de toute ado de18 ans, en somme), les chansons d'Impact ne nous touchent donc guère, d'autant plus que l'ingénieur du son semble lui aussi avoir l'âge de jouer au papa et à la maman dans la cour de récréation. Le son est très approximatif et la voix, déjà peu assurée, se noie sans cesse dans le vrombissement des guitares et le bourdonnement de la batterie ; bref c'est du gros cafouillis. Le clou du CD : une chanson sur Kenny (si, si, le gamin de South Park !), et même une chanson en anglais, histoire de prouver aux copains et au prof de langue que l'excursion à Douvres, c'était chouette et instructif … Résultat du bulletin : 14/20 pour l'application, 17/20 pour la sincérité, 10/20 pour la musique. Oh, pas cool, une balance !

 

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EC

Ici (Ep)

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Eric Thomas a écrit ses premières chansons dans une grange avec une guitare, un sampler et un walkman. Son bricolage minimaliste lui a quand même permis d'adapter des musiques de film, des bandes-sons pour le théâtre… Il a rencontré le batteur Nicolas Courret. Ensemble, ils ont affronté des festivals de rock, des premières parties (Noir Désir), etc. Textes surréalistes et rock minimaliste ont dû surprendre quelques audiences. Y a-t-il là une voie à suivre ? Je reste en tout cas dubitatif face à l'univers très étrange d'EC. Ce qui ne m'empêche pas de saluer l'audace du choix de la formule du duo guitare-batterie et d'espérer que des innovations captivantes en sortiront.

 

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