Sekushi souffle comme un bœuf…

"Beef" constitue le second single du quatuor anversois Sekushi (sexy en japonais) qui figurera sur son double Ep qui n'est pas encore sorti. Une compo qui mêle plusieurs styles dans un son homogène. Le riff surfeur, soutenu par une basse et une batterie…

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Les décibels de Chatte Royal…

Le premier elpee de Chatte Royal, « Mick Torres Plays Too Fucking Loud », paraîtra ce 8 mars 2024. Fondé en 2020 par Diego Di Vito, Dennis Vercauteren et François Hannecart, et rejoint par Téo Crommen en 2021, il compte deux Eps à son actif, « Septembre », en…

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Découvertes

Mama Killa

Get your own (Ep)

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‘Mama Killa’ c’est une divinité inca dans la mythologie et la religion incas. Mais également une légende construite par un quatuor bruxellois (Alsemberg) pour justifier son patronyme. Car cette ‘Mama Killa’ serait une dangereuse psychopathe changée en poupée par une sorcière. Elle part donc à la recherche de son fils, ‘Jean-Sébastien Killa’, et engage quatre musiciens afin qu’ils interprètent et chantent ses textes. Le line up du band réunit Ben Derycke (batterie), Raph Troes (basse), Tim Meura (guitare) et Vince Lachenal (guitare, voix). Et apparemment, il a bien été choisi pour accomplir ce challenge !

Derrière tout ce concept, se cache donc un groupe responsable d’un premier Ep qui tient la route. Le combo reconnaît pour influences majeures, Queens of The Stone Age, The Melvins, Fu Manchu ou encore Mastodon. Chez Mama Killa, la première guitare est puissante et la basse écrasante, la seconde gratte se chargeant de tracer les mélodies. Sur les trois premiers morceaux, Vincent Lachenal pose ses textes, alors que des chœurs viennent sporadiquement enrichir l’ensemble. Reste donc une dernière plage. Un instrumental percutant et hypnotique. Intitulé « Name Rub », il est hanté par un sample tout droit sorti d’un film d’épouvante (du moins on peut le supposer)…

Espérons que le fils Killa ne soit pas retrouvé de sitôt, histoire de voir ce que Mama Killa a dans le ventre…

 

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Poussin

Poussin (Ep)

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Ce quatuor est originaire de Montpellier. Son patronyme ? Poussin. Et son premier Ep ne manque pas de charme. Les quatre titres pondus par cet étrange gallinacé mélomane sont vraiment savoureux et se cuisinent suivant les bonnes recettes instituées par Grizzly Bear (« The Roof »), c’est-à-dire pimentées d’interventions de grattes énergiques et parfumées de claviers mélodiques. Un rock contemporain classique et lyrique à la fois, admirablement porté par la voix charismatique de Cyril Douay (ex-Acrobates). On a hâte de découvrir la prochaine ponte… Difficile en tout cas de résister à l’imparable single « Bitch », digne d’un Ghinzu au sommet de son art !

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Feel

Feel (Ep)

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Feel est né en septembre 2012. Il est le fruit de la rencontre entre trois musiciens issus de la région d’Ath : Kevin Cools (chant/guitare), Martin Moreau (batterie/percussions) et François Hantson (basse).

Le trio a remporté le concours ‘L’envol des Cités’ en 2014. Et si sur scène, il envoie du lourd, les musicos affichent une excellente technique. La formation est actuellement coachée par Mario Guccio, le chanteur de Machiavel. Pas étonnant que cet Ep ait été produit par un autre ex-membre de ce combo, Roland De Greef.

« Getting'Old City » est sculpté dans un rock nerveux et métallique, tout en lorgnant de l'autre côté de l'Atlantique. « Kill Em All » également, mais oscille entre moments paisibles et poussées de fièvre énergiques. Malgré son excitation éphémère, « Bubble » baigne dans un climat plus paisible, presque empreint de douceur. Une plage infiltrée par un filet de percussions. Excellent ! Feel adopte un tempo funky/reggae tout au long de « Vavedoo De Top ». Une petite invitation au dancefloor, tout en feeling. Et enfin, « Will I Be Experienced ? » est sculpté dans un rock old school sans concession, même si la voix de Kevin est haut perchée mais mélodieuse… Faut croire que leurs influences majeures oscillent de Led Zeppelin à Jimi Hendrix en passant par Jeff Buckley.

 

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Carrolls

Carrolls (Ep)

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Originaire d’Arlon, Carrolls réunit 5 étudiants néo-louvanistes qui ont décidé de se lancer dans l’aventure pop/rock. Le quintet vient de graver un premier Ep 6 titres, un disque produit dans le ‘Chênée Palace Studio’ cher à JC Cremers (notoire pour son travail opéré auprès de Starflam). La formation belge propose une musique mélodieuse à la sensibilité british (« Waltz for Those Who Know It Ain’t No Waltz »), un style qui rappelle surtout les Arctic Monkeys, surtout à cause de la voix d’Amaury Louis (NDR : « She’s My Little Sugar Rainbow Honey Piggie Pie »… merci pour les titres à rallonge). En milieu de parcours, le combo en profite pour balancer « Pygmalion », une petite bombe aussi efficace que complexe, avant de concéder une ballade plus que convenue, intitulée « Infinity Lesson #4 ». Malgré ce faux pas, Carrolls incarne une belle promesse au sein du paysage brit-pop-rock wallon (?!?!?)…

 

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Mary's Little Lamb

Fortune & Chance

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Mary's Little Lamb est un poème écrit au XIXème siècle écrit par l’Américaine Sarah Josepha Hale, un essai qui raconte l'aventure d'une fillette, Mary Sawyer, qui avait, pour animal de compagnie, un agneau, qu’elle emmenait à l'école. Un épisode qui a inspiré Buddy Guy pour écrire un blues, au cours des sixties, repris bien plus tard, et avec succès, par Stevie Ray Vaughan. C'est enfin le patronyme choisi par un groupe roots issu du Nord du pays, qui pratique une forme d’alt country. Bart Hendrickx en est le leader, mais surtout le chanteur/multi-instrumentiste. Il est épaulé par cinq musicos : le bassiste Bert Cuypers, le batteur/percussionniste Mike Van Daele ainsi qu’une section de cuivres impliquant Bart Geens au cornet et bugle, Michael De Weerdt, également au cornet mais aussi aux percus, ainsi que Sander Augustynen au trombone et tuba. Leur opus a été autoproduit, afin d’en soigner tout particulièrement les parties vocales. Bart chante à la manière du légendaire Johnny Cash, alors que quatre membres du backing group assurent les chœurs.

"Pariah" ouvre la plaque. Une plage originale, très élaborée, country, voire americana, caractérisée par le recours aux cuivres dispensés à la manière de Calexico et d'un instrument singulier que se réserve Hendrickx lors du refrain, le marxophone, soit une sorte de cithare. Cornet et bugle introduisent le très rythmé "Sugar coat", une piste dynamisée par les percussions et au cours de laquelle le lead singer est secondé par les backing vocaux.  Indolente, "I can't go wrong" est une valse roots légère, qui figure dans la B.O. de la série TV De Ridder. "The outlaw" trempe dans la country, mais dans l’esprit des westerns spaghetti d'Ennio Morricone, une plage alimentée par la guitare réverbérée de Bart, le violon de Nina Van Campen et les percussions de Mike Van Daele. Excellent ! Instrumental, "Mirage" baigne au sein d’un même climat. On y emprunte les chemins poussiéreux parcourus par les cow-boys, justiciers et hors-la-loi autrefois, traverse les villes fantômes de l'Ouest, dans une atmosphère peuplée d’accords de guitare surf et de cuivres. Un univers aventureux également reflété à travers le plus allègre "Cursed City", que balaie la lap steel de Rudi Van Everbroeck (invité pour la circonstance), la guitare réverbérée de Bart et les trompettes. Et "Lift the curse" prolonge ce périple filmique. Lap steel et xylophone enrichissent "Little worries", une ballade que Bart chante naturellement de son timbre grave. De bonne facture, "Fire in the core" constitue une première incursion dans le blues. Plage lente et majestueuse, "A long way from home" adopte une rythmique plus rock. Amplifiée et toute en reverb, la gratte séduit par son audace. Une seule reprise : celle du "Lost highway" de Leon Payne. Composé en 1949, ce titre avait été popularisé par Hank Williams, l’année suivante. Nous sommes alors très proche du country originel. De bonne facture, cet elpee s’achève par une ballade lente et royale, que Bart et Miss Jorunn Bauweraerts chantent en duo, alors que la basse acoustique de Bert Cuypers communique une certaine gravité à l’ensemble...

  

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Karavan

Arnoquins

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Karavan est issu du collectif 'Les Anges', un ensemble qui avait lancé, il y a une dizaine d'années, l'intrigant projet The Black Slavics. « Arnoquins » constitue son tout premier album. Il privilégie des covers d’Arno. A la sauce Karavan, c’est-à-dire interprétées exclusivement a capella (NDR : donc, sans le moindre instrument musical). Karavan avait apporté sa collaboration à Arno pour fêter son anniversaire, dans le cadre du projet ‘One’, qui s’est notamment déroulé aux Nuits Botanique. Puis il avait assuré le supporting act du concert de Sinéad O'Connor, à l'Ancienne Belgique. C’est là que j’avais découvert la formation.

Le line up réunit Nicole Bongo-Letuppe, Marie-Ange Tchaï Teuwen, Fredy Massamba, Myriam Gilson, Djubebe Kalume, Epolo Mabita, Mister Mo et Soul T. Nicole et Marie-Ange sont les deux voix de tête. Si chacun y va de son intervention, c'est l'ensemble qui fait la différence. « You Gotta Move » de Mississippi Fred McDowell est un titre qui figure au répertoire d'Arno. Chacun y va de son intervention, mais c’est l’ensemble qui fait la différence. Plutôt soul, la version aurait pu être interprétée par un chœur gospel. L’adaptation de « We Want More » est sublime. C'est un des titres-phares du « Future Vintage » de notre albinos blanc national. La « Karavan » s’ébroue lentement, comme en concert, et nous entraîne dans son univers si particulier. Un univers qui transite de Bruxelles à Kinshasa, en passant par Niamé.

« Je Veux Nager ». Jusqu’à Ostende. Peut-être même au-delà ! Les embruns de la mer du Nord sont balayés par les human beat box. On imagine la gestuelle des artistes qui vous invite à embarquer dans leur chalutier. « Elle Adore le Noir » se célèbre le soir…

« Bruxelles » est la deuxième compo originale du collectif. Elle aborde le thème de la multiculturalité dans la capitale européenne tout en adressant un clin d’œil à Matongé. La voix de Marie-Ange y est claire et haut perchée.

Vous aimez chanter en prenant votre bain ? « Bathroom Singer » est un titre idéal pour vos ablutions. Mais en même temps, il vous donne l’envie de vous envoler vers Kingston. Et pourtant, insidieusement, l'âme d’Arno continue de planer. « Les Yeux De Ma Mère » est littéralement transcendé par les voix de Karavan. Les voix mâles, renforcées par celle d’Arno prennent l’ascendant sur « Jive To The Beat ». Et l’opus de s’achever par « Chic Et Pas Cher ». Sans doute pour parler du packaging de l’elpee, dont la superbe illustration de la pochette a été réalisée par une talentueuse photographe, Lara Herbinia.

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Karine Germaix

Ondes étourdies

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Karine Germaix est originaire de Nantes. Elle chante et joue de l'accordéon. Pas un instrument facile à maîtriser. Mais dans des mains expérimentées, le résultat peut s’avérer fascinant.

A première écoute, « Ondes Etourdies » ne m’a pas trop botté. Il a fallu que je lise le livret pour remettre le métier sur l’ouvrage. Et le second essai m’a alors paru déroutant, aventureux et beau à la fois. La musique de Karin est le fruit de la rencontre entre passé et présent. Et ses textes émargent à la bonne chanson française. Ce long playing ressemble à un petit laboratoire à idées. Et au plus je l’écoute, au plus je l’apprécie.

Finalement, la surprise est un peu comparable à celle qu’avait provoqué Ez3kiel, après la sortie de son elpee, « The Naphtaline Orchestra ». Lors de son set accordé à l’Aéronef de Lille, il y a 2 mois, la formation m’avait éblouie par ses expérimentations sonores réalisées dans le cadre de la sortie de l’LP « Lux ». Du grand art ! Je vous explique maintenant la comparaison. En concert (NDR : je l’avais découverte dans le cadre du Propulse), Karine se produit suivant deux formules différentes. Soit en solo, limité à l’accordéon, la voix et les percussions. Soit lors d’une performance plastique en compagnie de Mickomix (NDR : qui signe la pochette du disque ; et elle est particulièrement soignée). Mickomix dessine des ‘movies-pictures’ qui sont projetées sur écran, pendant le set, fusionnant ainsi graphisme et musique.

L'album est sorti en édition limitée. Les 200 exemplaires sont sérigraphiés et numérotés en digipack. Donc, c’est un collector !

« Exotisme » s’ébroue dans les sonorités profondes et mystérieuses. Elles pourraient nous conduire dans la forêt de Brocéliande, pour y rencontrer des elfes. « Oscillations » est plus difficile à digérer. Mais après plusieurs lectures, vous vous laisserez entraîner dans les abysses des grands fonds marins.

« La Fièvre » repose sur la combinaison voix/accordéon. Sur cette plage, pourtant plus accessible, l’artiste a un message à faire passer. Pour « Escarboucle », une voix atmosphérique se profile sur des sonorités austères, dispensées par le piano à bretelles, avant que l’expression sonore nous transporte dans une ambiance médiévale.

Accordéon magique et voix envoûtante colorent « Calamity Jane ». Caractérisée par ses percus incorporés par paliers, « Chanson Nue » constitue la meilleure compo de l’œuvre. Une véritable perle. Sur « Rouille », l'artiste explore des chemins sonores plus escarpés. C’est audacieux, mais jamais casse-gueule. Quoique légèrement plus rock, « Le Fantôme Du Corridor » est un morceau plus accessible, mais aussi bien ficelé.

Ce n’est qu’une suggestion, mais si l’artiste décidait d’ajouter des cuivres dans sa musique, elle pourrait grimper un nouvel échelon et pourquoi pas nous plonger dans un univers sonore aussi magique que celui de Beirut. Chapeau l'Artiste !

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Baptiste Pizon

Caprices & Manigances

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Baptiste Pizon est un auteur, compositeur et interprète. Il nous vient du Sud de la France.

C'est en 2011 qu'il se lance dans une carrière solo et publie son premier opus. Il est éponyme.

Il embraie par "La Passerelle" en 2013, puis "Caprices et Manigances" en 2014.

Ce troisième opus est folk. Folk/rock même, et plutôt décalé dans le genre.

Il y a une part de folie tant dans l'écriture que la composition.

Le résultat est assez théâtral et les compos sont susceptibles de partir, sans prévenir, dans tous les sens.

L'artiste possède une large palette d’aptitudes ; et il semble qu’il ait voulu les focaliser toutes, dans un même opus.

La structure des morceaux s'en ressent et les histoires, tantôt contées tantôt chantées, manquent de clarté, dans l'ensemble.

C'est un peu dommage que toute cette énergie n'ait pas été canalisée ou trop peu. Une remarque qui concerne les chansons à l'accent rock.

La musicalité et la poésie y perdent au change.

Après deux écoutes, j'ai le sentiment d'être rentré dans un labyrinthe, et que seule cette chronique pourra me permettre d’en sortir.

Parmi les 14 titres du long playing,  j'en retiendrais 5. Les plus calmes. « La ronde », « Bleu », « Les yeux », « Jardin » et « La berceuse du pigeon banc », respectivement les pistes 6, 9, 12, 13, et 14.

La voix douce de Ludmilla Garreau illumine trois d'entre elles. Je vous laisse découvrir la perle.

Un album en duo, dans la lignée, serait un cadeau artistique pour mélomanes initiés.

Quid des 9 autres plages ?

Épurées et simplifiées, elles pourraient devenir des singles dévastateurs.

 

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Drip Dry Man

The Beat Revolver

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Drip Dry Man, c’est le projet d’un Gallois (NDR : il est issu d'Aberystwyth) plutôt énigmatique. Pas de biographie bien précise. En général, il se produit en solitaire. Il y apparaît grimé, jouant sur l'une des ses guitares en caisse de boîte à cigare, se servant de percussions à pied. Sa voix est étrange et grave. Elle nous replonge dans le passé. Les sessions d’enregistrement de cet album se sont déroulées entre le studio Max Trax au Pays de Galles et le Peter's Place de Gand, en Belgique.

Dès l'ouverture, il met la gomme. Tout au long d’"I ain't got nothin to prove", il déclame ses lyrics sur une trame blues/rock, d’une voix caverneuse et chaotique, soutenue par des chœurs paradoxalement délicats ; une plage très susceptible de rappeler le très emblématique Howlin' Wolf. "Candy" adopte un même profil, une piste entraînante qui baigne au sein d’un climat de transe. La ligne de basse de Luc Waegeman (ex-Starfighter, Kinky Star) et les percussions hypnotiques de Peter De Bosschere (ex-Give Buzz, Kinky Star, White Velvet) servent de charpente au développement des guitares du Drip Dry Man et de Tomas Gons sur "Fuck + Forget". Elles s’ébrouent dans un climat écrasant digne du Black Sabbath originel avant de glisser vers un fuzz généreux, réminiscent des Stooges originels. DDM ne se repose guère sur ses lauriers, et poursuit l’offensive sur "I'm the only one you want". Il épaule sa Cigar Box qui produit un déluge de sonorités acides propices à l'aventure psychédélique. La voix devient sépulcrale sur "Up in my business", comme si elle émanait de Captain Beefheart, qui se serait manifesté outre-tombe. Le trio prend ici son pied, et les tonalités métalliques dispensées ne feraient pas tâche d’huile dans l’univers de Jon Spencer. Etonnant, une trompette vient enrichir l’expression sonore de "Lucille". Le climat devient morose, voire sinistre, sur "Ain't nobody home", une plage interprétée en formule trio, grâce au concours de De Bosschere et Waegeman, qui adopte un mode de dérision prôné par un certain Tom Waits. "Do you still love me?" est sans doute la seule piste un rien plus allègre. Bart Maris déballe sa panoplie de cuivres, trompette, trombone et tuba, pour délivrer ce cri d’amour. Et "Roll on" est la plage la plus dépouillée. Les claquements sont percussifs. La basse est minimaliste. Et la voix, meurtrière. "Just 16" clôt l’elpee. Un blues/rock acide, psychédélique, déconcertant, taillé en pièce par les trois grattes. Et la voix est à nouveau hantée par celle du Captain Beefheart, dans un climat digne du Magic Band. Une œuvre pas facile d’accès, mais particulièrement originale…

 

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Le Masque

Spiral (Ep)

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Alors qu’un florilège de jeux de mots pourrait évoquer ce projet avançant à demi-masqué, ce qui retient l’attention, et c’est bien là le principal, c’est la beauté qui en émane.

Oui, car c’est bien de beauté dont il est question ici.

Une beauté diaphane, mais palpable dès les premières mesures, qui se dévoile avec pudeur et discrétion, suscitant le désir au long de ses trois titres.

Et quand le désir naît lentement, il n’en est que décuplé.

Trois titres, c’est court, mais amplement suffisant pour adhérer à ce nouveau projet initié par un producteur italo-français exilé dans un studio londonien.

De quoi s’agit-il?

De compositions trempées dans un bain acide de Pop Psychédélique aux émanations Kraut et aux effluves enivrantes qui évoquent tour à tour un kaléidoscope d’images cinématographiques (Sofia Coppola ou Jésus Franco au hasard).

Musicalement, on évoque forcément quelques fiers représentants de ces diverses scènes, mais le traitement et l’approche distinguent Le Masque de toute comparaison hâtive et irrémédiablement réductrice.

Un petit Air de “Virgin Suicide” planant tout au long, dessinant les volutes de rêves évaporés.

En embuscade, “That’s All Over” clôture ce premier Ep en guise d’invitation à un retour qu’on espère des plus rapide.

À découvrir sans modération sur Bandcamp et c'est ici

 

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