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Capture

Communion (Ep)

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Dans une veine Pop bien propre sur elle, auto-produite, particulièrement soignée (NDR : vu les moyens phénoménaux mis à disposition de nos jours, ce n’est quand même pas trop difficile) et prête à être consommée sans minauder, célébrons le « Communion » de Capture.

Un disque qui fait suite à ce qu’il est commun d’appeler des débuts prometteurs puisque « Where we All Belong » leur avait ouvert les portes de premières parties de prestige, et en particulier d’Archive, de Sébastien Tellier ou encore de BRNS.

Et c’est justement en direction de l’univers sonore de ces Bruxellois, que « Communion » lorgne essentiellement.

Mais malgré ces nombreuses analogies, des traces d’Arcade Fire, d’Alt J ou d’Orchestral Manœuvre In The Dark sont susceptibles de vous traverser l’esprit, selon votre humeur, l’endroit où vous vous penchez sur cet Ep ou encore l’état émotionnel dans lequel vous vous trouvez au moment de l’écoute.

Des références qui brassent large, certes, mais qui permettent justement de ne pas trop vite coller une étiquette sur un groupe qui ne vient quand même que de graver un quatre titres.

Bref, cette fort belle carte de visite, concise et directe, remplit parfaitement son rôle : susciter l’attente.

 

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[inc.ognito]

Do it yourself (Ep)

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Quand on choisit un tel patronyme, on risque automatiquement de passer inaperçu sur les moteurs de recherche. C’est un choix. En outre, vouloir rester incognito n’est pas de nature à développer sa notoriété. Et rarement le D.I.Y. , d’ailleurs…

Bref, « Do it yourself » constitue le premier Ep de cet ensemble louviérois, dont le drummer n’est pas un néophyte, puisqu’il milite également chez Romano Nervoso. C’est sans doute la mode, mais les musicos ont décidé de se choisir des pseudos et puis de se produire masqués. En fait, ils colorent le tour de leurs yeux d’une bande noire pour finalement ressembler à quatre zorros.  

Six plages figurent sur ce disque pour un total de 27 minutes. Et après une première écoute, une constatation s’impose, le band a beaucoup écouté Muse. Chant et/ou harmonies vocales falsetto, refrains hymniques et envolées de guitares épiques voire symphoniques, le constat est flagrant. Les compos sont pourtant superbement ficelées. Et tout particulièrement « The mass », la piste qui clôt l’Ep. Plus recherchée, parcourue par une ligne de basse aventureuse, elle s’achève par un extrait de « La foule » de Piaf, jouée à l’accordéon. Et les autres pistes ne manquent pas d’allure. Depuis « Blah blah blah », titre punk rock enlevé, mais bien maîtrisé, qui ouvre les hostilités à « Experimental death », caractérisé par sa ligne de basse menaçante et les riffs de gratte déchiquetés, hypnotiques, dignes de Queens of The Stone Age. Un morceau plus dansant néanmoins, « Elekphant ». Surtout la première moitié de parcours. Presque disco, mais dans l’esprit de Cerrone. Avant de replonger dans l’univers de la bande à Matthew Bellamy, malgré les sorties de six cordes déjantées.

Un bon début, même si la formation aurait tout intérêt à bien digérer ses influences pour pouvoir progresser…

 

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The Imaginary Suitcase

Putting Things On Top Of Other Things

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Si on comprend bien le titre de l’elpee, certaines choses ont été mises en avant, quitte à en recouvrir d'autres… Un peu comme si la somme d'expériences, accumulées au fil du temps et d’aventures vécues au sein de différentes formations musicales, avait permis de donner naissance à un album d'excellente facture.

De La Vierge Du Chancelier Rolin dans la première partie des nineties à Ceili Moss depuis 96, Laurent Leemans a forgé sa voix grave dans un Folk sombre et tourmenté.

Un besoin d’émancipation le pousse aujourd'hui à extrapoler et trimbaler cette valise imaginaire emplie de rêves et d'illusions volatiles.

Dans un registre différent mais pas éloigné.

La biographie fait état de nombre de références que j'avoue ne pas avoir retrouvées, mais l'essentiel procède justement de l'originalité du projet.

Théâtral et hanté, très varié, cet opus voyage au cœur de paysages souvent plombés par un ciel orageux, mais où quelques éclaircies sont les bienvenues.

Si « Frozen Feathers » aurait pu, par exemple, naître de la fusion charnelle entre les Levellers et Wovenhand, on songe parfois aussi aux Virgin Prunes.

Soignée, la production enrobe, tel un écrin soyeux, des compositions qui flottent comme un banc de brume au dessus d'Avalon.

Et Laurent de nous guider en barque au milieu des roseaux comme le ferait la dame du lac.

 

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The Footnotes

The Footnotes

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Ils sont deux, havrais et leur groupe qu’ils ont baptisé The Footnotes aurait probablement pu naître dans un coin perdu des Etats-Unis. Evidemment, si leur enfance avait été bercée par le folk US, dès les landaus ! Et pour cause, leur musique baigne dans un country folk traditionnel.

« Not the Same » aurait pu être une chute de bande des Fleet Foxes, abandonnée lors d’un enregistrement studio, alors qu’on imagine facilement « I Shot my Woman » sur une flip side d’un single de Simon & Garfunkel… Il y a de l’harmonica, de l’ukulélé et de la mandoline. De chouettes harmonies vocales aussi. Une chose est sûre, malgré quelques approximations, le duo parvient à maîtriser son sujet, même si les références sont encore un peu trop flagrantes. Le moment le plus irrésistible ? Le refrain qui guide « Alright ». Les cowboys hexagonaux veulent inscrire leur patronyme auprès de Little Bob, sur la carte musicale du Havre. Avant de partir à la conquête du Nouveau Continent ? Qu’importe, puisque dans leur esprit, ils y vivent déjà… Yihaaaah !

 

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Go Butterfly

Go Ahead

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C’est l’histoire d’une boulangerie perdue au milieu d’une grande métropole.

On n’y faisait qu’une seule sorte de pain. Blanc, simple.

Fade mais pas infect.

Juste un simple pain, quoi !

Peu de clients y étaient fidèles. Tout au plus l’un ou l’autre riverain trop paresseux pour aller voir plus loin.

Et bien sûr, cette boulangerie n’attirait aucun curieux, puis qu’elle ne proposait rien de spécial à découvrir.

Et le boulanger et la boulangère n’avaient d’ailleurs pas d’autres ambitions, que de contenter ces quelques clients polis qui venaient de temps à autre pour leur petit pain, s’en retournaient avec leur petit pain, pour le garnir de charcuterie sans goût, dans leurs vies sans goût.

Et tout le monde se foutait de cette histoire et continuera à s’en foutre encore longtemps…

 

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The Witch

Pachyderm Storm (Ep)

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Dès qu’un nom de groupe ou un titre d’album se réfère à un mammifère pachydermique, je pense immédiatement à Mastodon. Dans le cas de The Witch, dont l’Ep s’intitule « Pachyderm Storm », il suffit d’attendre que le chanteur ouvre la bouche pour se rendre compte qu’effectivement, le combo s’inspire largement du quintette géorgien, tant la voix rappelle celle du bassiste de Mastodon, période « Leviathan » voire « Blood Mountain ». Et si musicalement, on est dans la même catégorie, le jeu pratiqué par le guitariste et les sonorités qui s’échappent de sa gratte s’en écartent. Très démonstratif, tout en harmoniques, ses interventions sont souvent plus proches de Dimebag Darrell que de Brent Hinds. Le band évite de justesse le carton rouge pour cause de plagiat ; mais l’omniprésence de ces notes aigües et pincées est vite lassante. On peut aussi noter une influence thrash non négligeable. Bref, The Witch a du potentiel, mais il doit encore digérer ses influences, étoffer ses gimmicks et trouver un son propre avant d’envisager l’enregistrement d’un album. Il n’a été formé qu’en 2011, ce qui lui laisse tout le temps nécessaire à peaufiner cette matière première qui reste malgré tout prometteuse.

 

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Antiquus Infestus

The Cult Of Ra (Demo)

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Si le logo et la pochette du disque pourraient laisser croire à un énième groupe de deathcore au son éculé et mille fois entendu, on se rend compte, une fois la courte intro arabisante passée, qu’il n’en est rien. Antiquus Infestus est un band de black metal aux influences death, thrash et punk résolument old school, qui n’accorde aucune concession aux poncifs actuels du genre, et trace sa voie sans se soucier de sonner moderne. Ils se disent influencés par Behemoth et Immortal, mais on entend aussi du Goatwhore, voire du Terrorizer dans leur son. Pour autant, il ne s’agit pas d’un groupe plus underground que l’underground à la production hasardeuse. The Cult Of Ra a beau être une démo, le son est plus que correct, l’exécution précise, voire un peu froide par moments, certainement à cause de l’utilisation d’une batterie programmée, utilisée à bon escient pour permettre des blasts d’une rapidité fulgurante, même si les tempos sont variés au long des quatre titres de la démo.

Le concept est lui aussi audacieux, car malgré ses quatre titres, Antiquus Infestus propose ‘un voyage intérieur et physique vers l’immortalité’ et utilise une seconde voix pour ‘décrire la présence du pouvoir divin qui augmente chez le voyageur tout au long de son périple. A la fin de la dernière chanson, le protagoniste est totalement possédé par la divinité qui le rend immortel’. Un programme illustré par des titres de chanson interminables (« A Hymn Of Praise To Ra When He Rises In The Eastern Part Of Heaven », par exemple) qui confirment le sérieux de l’entreprise. Le groupe est ambitieux, et travaille sur un premier album dont la date de sortie n’a pas encore été annoncée.

 

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Luna Gritt

Luna Gritt (Ep)

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Comme la tache qui se dessine au verso de cet elpee, d’allure symétrique et pourtant nuancée, la musique de Luna Gritt se décline en auréoles subtiles. Comme pour paraphraser Magritte et souligner que les apparences sont trompeuses.

Tel un vernis sombre qui protégerait la tendre mélancolie tramée là-dessous, cette tache uniforme se découpe le long d’un méridien imaginaire.

Des contours nets et précis mais qui masquent difficilement le tremblement de l’imprévu, de l’inattendu.

Des repères évidents jalonnent ces quatre titres. La précision mécanique d’un enregistrement soigné qui laisse transparaître la liberté d’un travail ancré dans la tradition DIY, non pas dans la version sale et Punk de ses premiers jours, mais au sein du confort d’un présent décliné proprement au travers de quelques erreurs binaires.

Un soin particulier, presque scolaire, mais qui n’ensevelit pas pour autant la passion ici protégée, comme dans un écrin.

Les mélodies opèrent un travail remarquable, précis, encerclant les chansons de broderies enjoliveuses. Tout paraît évident. Mais en suspens, la valse des illusions continue à s’imprimer sournoisement.

Et puis, il y a cette voix. Qui serpente et s’installe en hôte de ces lieux.

Elle aussi, trompeuse.

Comme la maîtresse du rêveur égaré, elle promet de se donner mais s’esquive comme la marée. Jamais rattrapée, toujours une longueur d’avance. Juste assez que pour être frôlée.

Pas assez que pour se laisser posséder.

Caresse d’un  éphémère confort, d’une brûlure cuisante et pourtant désirée.

Luna Gritt est une dualité maîtrisée, qui joue de ses atours comme une catin dissimulant ses chagrins tout en pudeur et jouant avec talent d’une beauté évidente, tellement qu’elle en devient provocante.

Un masque de perfection qui dissimule une faille, une faille qui invite secrètement à la chute.

 

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Loraine Bernanos

1=3

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Issue d’une famille qui baigne depuis plusieurs générations dans le monde artistique, Loraine ne pouvait que s’y tremper à son tour. Faut-il le rappeler, mais son arrière grand-père, Georges, est l’auteur du « Journal d’un curé de campagne »…

Après avoir pris quelques cours de saxo à neuf ans, elle s’ennuie bien vite de ses profs, trop lents à son goût, et c’est donc vers celui de treize ans et seule qu’elle apprend à apprivoiser d’autres instruments tels que piano, batterie et guitares. A seize, elle intègre son premier band au lycée. Non contente d’être ‘membre’ d’un groupe, elle commence à écrire et composer ses propres chansons pour poster en ligne sa première réalisation sur Myspace.

Cherchant encore sa voie, elle rencontre Duncan Roberts, en 2011. Il la prend sous son aile pour produire son premier Ep cinq titres « 1=3 ».

Responsable de l’écriture des lyrics et des compos, c’est vers une chanson à texte résolument moderne qu’elle se dirige. Loraine est une battante, tempérament reflété à la fois dans ses mots mais également ses notes. Ses textes vraiment bien torchés, loin des gentilles comptines trop souvent servies par ces jolies demoiselles sont autant de scènes de la vie courante et… pas toujours jolies jolies…. Notre belle plante blonde n’a pas sa langue en poche et dans le registre qu’elle explore, c’est une qualité.

Côté musical, son pop/folk bien saucé est nappé de guitares, accords de piano et rythmes bien sentis.

Loraine n’a visiblement pas envie d’ajouter une petite empreinte au tableau des chanteuses mielleuses qui font le bonheur des radios franchouillardes de bas niveau. Elle élève le sien, consciente de la difficulté de sa tâche mais seule ou quasi, elle franchit une à une les marches qui la révèleront tôt ou tard au grand public.

Une vraie chanteuse de bonne chanson française, c’est pas si courant ! Allez hop, la suite…

 

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Freevolt

Call Me at Night

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Passionnés de rock, les membres de Freevolt ont décidé de s’aventurer dans leur propre répertoire à partir de 2008. D’abord à l’initiative des deux ‘Fred’, Rességuier (Fredox) et Pasco (Muppet), rapidement rejoints par les deux ‘Phil’, Neil (Filou) et Jitnikoff (Koff). Après avoir publié un premier Ep en 2009 (« The Otherside »), le quatuor français sort aujourd’hui son premier album. Les musicos déclarent avoir été influencés par Ravel, Joy Division, Dali et Jérôme Bosch. Mais on ne décèle aucune trace de ces étranges références à l’écoute de « Call me at Night » qui lorgne plutôt vers le rock garage et les années 70. Un rock basique porté par la voix goudronnée de Fredox et dont les refrains accrocheurs sont scandés par des harmonies claires.

L’elpee s’ouvre par deux plage énergiques et contagieuses ; en l’occurrence les singles « Smile » et « Breakdown. Si Freevolt ne s’en sort pas trop mal dans un style pas vraiment nouveau, ses compos devraient néanmoins plaire aux mélomanes qui ne jurent que par le rock binaire, électrique, authentique et efficace. Encore que si le combo s’était contenté de graver un Ep 6 titres, il aurait alors pu décrocher la palme. En évitant, par exemple, les laborieux « Thanx a Lot » et « Blinded by the Anger ». A contrario, la formation nous réserve une plage remarquable et mélancolique baptisée « On your lips ».

 

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