Tramhaus est une formation batave (Rotterdam) responsable d’un post punk hypnotique inspiré par des groupes tels que Viagra Boys et Pissed Jeans. Sur les planches, les mouvements de danse impeccables du chanteur Lukas Jansen combinés à des guitares…

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Ki ! est l’alias de l'auteur-compositeur et multi-instrumentiste Christian Ki Dall. Hormis sa production solo, il est à la fois guitariste (avec Sterling Roswell de Spacemen 3, The Telescopes, Death Valley Sleepers et bien d'autres), et producteur (pour le…

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Chocolate Pain

Bliss

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Chocolate Pain est un trio grenoblois et « Bliss » constitue son deuxième album. En comptant le nombre de titres, je ne débordais pas d’optimisme avant d’écouter ce disque. Vingt et un morceaux, c’est déjà un peu beaucoup pour un groupe que l’on apprécie ; mais si l’artiste ou la formation est inconnue, l’enthousiasme est réduit à sa plus simple expression. D’autant plus que ni le patronyme du band ni l’artwork de la pochette ne sont de nature à renverser la vapeur. M’enfin, quand faut y aller, faut y aller…

L’elpee nécessite plusieurs écoutes et de nombreuses recherches sur la toile pour bien comprendre la démarche du combo. Le climat de ce long playing est ténébreux. Nous sommes en présence d’un concept album : ‘un concept qui retrace l’histoire de deux âmes perdues à la recherche d’un bonheur fantasmé et intouchable, de ceux qui essaient de les retenir, de ceux qu’ils entraînent dans leur folie’. Ainsi de nombreuses plages ne sont que des intermèdes destinés au cours duquel une histoire est racontée. Et finalement, malgré le nombre de pistes, le disque ne dure pas une éternité, comme on aurait pu le supposer. Musicalement, Chocolate Pain me fait surtout penser à At the Drive In voire à Fugazi, surtout lorsque la voix du chanteur se fait déclamatoire. Une tension permanente, suspendue aux existences de ces deux personnes, règne tout au long de l’œuvre. L’émotion est également palpable ; mais elle est uniquement relayée par la voix ; à tel point que parfois, elle en perd de sa justesse. Heureusement, les guitares tiennent la route. Grâce à de sublimes arpèges mélodiques et à des riffs aussi puissants qu’efficaces.

Bienvenue dans l’univers sombre et plutôt déprimant, mais paradoxalement passionnant de « Bliss »…

 

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Animaux Surround

Booking Rooms

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Seul chez lui, Isidor Hibou a donné vie à son projet, Animaux Surround. Projet en solitaire que le Français dirige d’une vraie main de maître. De la composition, à la production en passant par la réalisation, l’artiste mène la barque. Touchant également à la photographie, il a même réalisé l’artwork de son premier Ep, « Booking Rooms ». Isidor Hibou est donc l’exemple type du DIY. De l’autodidacte, si vous préférez !

L’album s’ouvre par un premier morceau manifestement influencé par la new wave/électro anglaise des années 80. Les loops de synthés en sont la plus belle illustration. Plutôt glacée à premier abord, la musique d’Animaux Surround se réchauffe progressivement. Sur « Awake », le piano et la voix sont admirablement valorisés par de petites touches électroniques dans un style qui peut parfois rappeler le « Kid A » de Radiohead. Une accalmie de brève durée, puisque dès le morceau suivant, le rythme est à nouveau soutenu et l’énergie dispensée plus palpable. Les percussions ‘exotiques’ et la guitare font leur apparition. Par la suite, Animaux Surround incorpore des ‘cut-up’ de films et journaux. Le disque s’achève par « Booking Rooms » une plage qui nous plonge au cœur d’une ambiance davantage ténébreuse et inquiétante.

Si la mise en forme de cet Ep n’est pas parfaite, le reste l’est bien. Pour un premier essai, Isidor Hibou est parvenu à épater la galerie. Bien sûr, tout n’est pas impeccable ; mais il faut rappeler que ce « Booking Rooms » a été réalisé, de A à Z, par une seule et même personne. Et à ce titre, on ne peut que s’incliner. 

 

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Hoboken Division

Hoboken Division (Ep)

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Hoboken Division est un groupe français, fondé en 2011. Une formation nancéenne manifestement influencée par la musique yankee. Et en particulier le garage et le blues primaire. Celui de RL Burnside, notamment. Pourtant, Mathieu Cazenave et Marie Rieffy vouent un culte à PJ Harvey, elle bien insulaire.

Partagé en 4 titres leur premier Ep est autoproduit. Teintée de soul, la voix de Marie est puissante. Elle répond aux riffs de guitare épais mais acérés de Mathieu, dans un style rappelant tour à tour The Kills (« Headshake ») ou les White Stripes (« Happier than You »), au sein d’un univers sonore hanté par des interventions à l’orgue vintage ou à l’harmonica.

Pour un premier essai, il faut reconnaître que le résultat est probant. Simplement, il faudra que le duo digère complètement ses influences, encore trop évidentes sur leurs compos, s’il veut se forger une identité propre… 

 

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The Stumps

The Beat

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« The Beat », le premier album de The Stumps, prouve que la France enfante des groupes ou des artistes pop-rock de qualité. Particulièrement doué, ce quatuor parisien lorgne honteusement, mais en affichant pas mal de classe, dans le jardin de The Virgins (« Sisters and Co », « Young and Fabulous »), Two Doors Cinema Club (« What’s Next ? ») ou encore Hockey (« Sleep Well Live Twice)… La formation dispense un rock hyper mélodique susceptible de faire danser Sarkozy, malgré ses sondages catastrophiques ! Les riffs sont efficaces, les claviers 80’s bien sentis et le groove funkysant souvent imparable (« Sleep Well Live Twice » et surtout « Alice and Stephanie »). Enfin, pour une autoproduction, « The Beat » est le fruit d’un véritable travail de pro. Coup de cœur pop imparable malgré l’accent du chanteur, guère terrible mais pas gênant du tout…

 

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Bertram Wooster

Popetry

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La pochette est à l’image de ce projet original. Bertram Wooster revisite des poèmes anglo-saxons (Byron, Keats, Lear, Carroll, Frost, Yeats) à la sauce folk à l’aide d’instruments comme le ukulélé, le mini piano, le tambourin et l’accordéon. Le groupe s’articule autour d’Olivier le Blouch, qui définit ce premier opus comme une accumulation de coïncidences.

Belle harmonie pour une suite de hasards ! Si on parvient à passer au-dessus de son accent anglais, l’auteur nous propose un premier album cohérent et agréable à écouter, malgré ce qui peut parfois apparaître comme un manque de relief. On pense parfois à Charlotte Gainsbourg et son album « IRM », tant la voix est douce voire fluette. Les parties plus instrumentales évoquent quant à elles Yann Tiersen.

Il faut plusieurs écoutes pour adhérer à cet univers particulier. Le disque s’ouvre sur une ballade.  Puis « The Owl and the Pussycat » est plus sautillant, et marque vite les esprits.

« Into my own », limité uniquement au piano et à la voix, est fort joli même si les ivoires prennent souvent le dessus et empêchent la bonne compréhension du texte.

« The Walrus and the Carpenter » débute un peu mollement par une intervention à la flûte ; puis au bout de 2 minutes, on vire dans un son plus rock : surprenant et enjoué.

« When we two parted » s’accompagne d’un air de piano que l’on retient. Mais à nouveau, on passe à côté de la poésie des textes en raison de l’accent. Mais aussi parce que les instruments couvrent la voix. « To time » est plus jazzy jazzy, plus mélancolique.

« The Duck and the Kangaroo » s’inscrit dans une lignée plus pop et se clôture par une petite dose de dérision caractérisée par des cris à la Donald Duck. Les deux derniers titres clôturent le tout en douceur.

Un petit album qui se défend donc bien et trouvera aisément sa place dans votre compactothèque, lors d’une soirée tranquille.

 

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Superclub

The Choice of Your Mom Since 2009

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A l’origine, il y avait Cédric et Geoffrey. Et l’origine ne remonte pas très loin. Elle date de 2009. Durant deux ans, ce duo écrit, compose mais, au bout du compte, c’est le calme plat…

Le déclic, c’est au  début 2011 qu’il se produit, lors des arrivées de Sergio qui s’approprie le micro et de Vincent qui prend en charge la section rythmique. Le travail des deux fondateurs se concrétise à l’issue de la répétition d’une bonne dizaine de titres, travail qui va s’étaler sur deux mois.

Le line-up de la formation se complète rapidement : Mélodie à la trompette, Frédéric, son élève (NDR : multi-instrumentiste, il joue aussi bien des cuivres que des percus ou de l’harmonica) et enfin Stéphane qui soutient, également à la trompette, le jeu de Mélodie.

Quelques semaines seulement après avoir pris définitivement ses marques et seulement accompli quelques répètes, Superclub entre en studio pour enregistrer cet Ep cinq titres.

Découverte géniale serait un peu exagéré pour qualifier ce premier résultat, prometteur serait plus approprié. Si Sergio chante dans notre belle langue, la musique quant à elle oscille entre pop/rock et funky, laissant apparaître quelques influences soul ou reggae où s’exprime audacieusement la section de cuivres.

Cinq titres se partagent l’intégralité de cette première (auto)production. Un peu d’humour sur « Pamela » et son physique siliconé de rêve (je demande à voir), l’expression d’une mauvaise passe, un mal de tête obsédant, « Headache », qui dure trois bonnes minutes, l’expression d’un regret, « J’aimerais te ressembler », et pour terminer deux descriptions un peu étonnantes de notre société, « Urban Savane » et « Caméléon ».

Des textes loin d’exprimer des sentiments ‘fleur bleue’ mais qui sont plus axés sur des thèmes tantôt graves, tantôt plus légers, voire ironiques à tendance stupide de nos modes de vie.

Bref, ce petit Ep devrait permettre à ce tout jeune groupe de se ‘vendre’ sur les ondes régionales et de s’affirmer sur les planches de quelques scènes locales avant de retourner en studio pour, qui sait peut-être, une confirmation et même plus si affinités !

 

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Beverly Pils

J’ai la goutte

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Z’avez déjà mangé un pain saucisse à la kermesse aux boudins de Fosses-la-Vile dans le Namurois ? Ben y’a la saucisse qui baigne dans sa graisse cuite, recuite et re-re-cuite avant d’être insérée, tout comme les oignons cramés, dans un pain qui n’a pas l’air trop catholique… Le tout avant, pendant ou après avoir ingurgité une caisse de pintes, en compagnie de vos meilleurs potes de guindaille.

Ah oui, j’allais oublier ! Faut un peu de musique. Enfin musique… mwouais, plutôt quelques chansons qui parlent de ripailles, de rigolade, de caca-pipi-prout, de sexe et de tous ces concepts plus ‘comiques’ les uns que les autres !

Ben j’ai trouvé ce qu’il vous faut messieurs, dames. Beverly Pils ! De la bonne, que dis-je de l’excellente (?) chanson paillarde (si peu !) qui va vous donner l’envie furieuse de déguster ces délicieux mets bien de chez nous, sans oublier, avant d’aller vous coucher, mais après avoir dégobillé le tout, un bon paquet de frites nappées d’une non moins bonne mayonnaise pour accélérer le processus…

Désolé les gars mais je ne partage pas du tout votre philosophie de vie. Je veux bien vous témoigner du respect ainsi qu’à tous ceux qui en sont adeptes. Chacun jette sa thune comme il l’entend ; mais perso, ce n’est pas, vous n’êtes pas du tout ce qui me permet de saliver. Ou alors j’ai pas d’humour, qui sait ?

Et en plus j’aime pas la bière ! Vraiment pas de chance que votre album me soit tombé entre les mains.

 

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L’Objet

Plank

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L’Objet est une drôle de chose. Fondée en 2003, dans le nord de l’Hexagone, elle nous revient flanquée d’un 3ème Ep, intitulé, « Plank », partagé en 6 morceaux. Récemment devenu duo, ce combo lillois pioche à gauche et à droite des éléments musicaux pour concocter sa musique. Et ses influences ne sont pas toujours faciles à discerner, même si son expression sonore évolue dans une forme de post-rock contaminé par la pop et le shoegaze. Six plages instrumentales –sans le moindre temps mort– imprimées sur un tempo hypnotique. Mais pour baliser des compos sculptées dans une pop aussi légère que celle de Battles, parce que nourries aux guitares, loops et claviers. Un bel Objet, pas nécessairement volant, mais finalement parfaitement identifié…

 

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Eepocampe

When Strings Gets Abstract

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L’hippocampe est un drôle d’animal, un poisson marin qui ressemble à un cheval, en miniature. Et la musique hybride de cette formation mystérieuse, répondant au patronyme d’Eepocampe reflète cette même dualité entre la beauté de l’instrumentation et l’anachronisme de l’interprétation. Son style est cependant bien marqué par les années 90. Imaginez le post-rock d’Explosions in the Sky légèrement contaminé par l’Emo cher à Brandston, Envy voire Thursday (« Lions & Elephant ») et revisité par Brendan Boyd d’Incubus (« Neumonal Realm »), et vous aurez une petite idée du style pratiqué par la formation hexagonale. Issue d’Arras, elle réunit des musiciens particulièrement doués, et capables de s’autoriser de grandes envolées, tout en maîtrisant leur sujet. Et « When Things Get Abstract » ainsi que « Polaroid Fades » en sont les plus belles illustrations. En outre, il faut reconnaître que la qualité du son est très pro. Etonnant, pour une autoproduction. Bref, si ce combo est à suivre de très près, il aurait tout intérêt à éliminer ses quelques accents néo-métalliques, pas vraiment judicieux ; et puis surtout peu propices à une évolution favorable…

 

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So Was The Sun

So was the sun (Ep)

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Une intro qui démarre en trombe, un son révolté … qui hélas s’essouffle très rapidement. Les pistes s’enchaînent et se ressemblent ; à tel point qu’on est parfois persuadé d’en écouter qu’une seule et même plage.

Une exception qui confirme la règle ? “No defuse”. Parce que les rythmes s’y déchaînent et donnent envie de vivre leur concert à cent à l’heure.

Malgré un grand potentiel, le style ne donne pas l’impression d’être assumé jusqu’au bout. Il y a pourtant de la guitare, de la basse, de la batterie, et une voix taillée pour le rock ; mais le résultat est trop brouillon. Pas que l’expression sonore soit de mauvaise facture, au contraire, mais ces compos semblent surtout destinées au live ; c’est d’ailleurs sans doute dans ces conditions qu’elle devrait être appréciées à leur juste saveur. Là où les instruments déploient toute leur puissance pour enivrer nos oreilles. L’enregistrement ôte une partie de cet effet. Ce qui fait perdre aux morceaux une partie de leur charme.

Quant à “My lover’s gone” c’est à la fois un instant de pur plaisir et de mélancolie. La voix de Rachel Austin est touchante et obsédante ; de quoi finir l’album en beauté sur un air de rock glamoureux.

 

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