L’esprit infini de LUX the band…

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mercredi, 19 octobre 2011 02:00

Staring at the X

En 2008, Forest Fire publiait un premier opus, « Survival », œuvre qui n’est pas parvenue à s’extraire de l’anonymat, malgré une republication sur le label bordelais Talitres, l’année suivante. Depuis, bien de l’eau à coulé sous les ponts pour ce quatuor étasunien (NDR : il s’est établi à Brooklyn). Une tournée européenne et des premières parties assurées pour des groupes tels que Phosphorescent, Xiu Xiu, Papercuts ou Gang Gang Dance, vont permettre à la formation de gagner en maturité et en maîtrise. Le combo américain a également signé chez FatCat. Ce qui lui a certainement permis de disposer de moyens davantage conséquents pour enregistrer leur album (NDR : enfin, on le suppose). Pourtant, le band a privilégié la production lo-fi (mais pas trop).

« Staring at The X » est un disque riche en émotions et en couleurs. Les mélodies sont bourrées de charme, mais pas toujours facile d’accès. Forest Fire prend ainsi un malin plaisir à les cacher derrières des nappes de bruits. Caractérisé par ses grattes et son sax criard, le titre d’ouverture en est un parfait exemple. Bref, c’est une musique qui se mérite! « Future Shadows » et « The News » épousent un ton plus enjoué, plus proche de Yeasayer. Du moins en apparence, car les paroles ne semblent pas respirer la joie de vivre. Les nappes de synthés, les guitares scintillantes et le rythme dansant rappellent les 80’s. Deux singles en perspective. « They Pray Execution Style » nous aspire dans un tourbillon hypnotique et atmosphérique. La deuxième moitié de l’album trempe essentiellement dans le folk. On pense parfois à Dylan, surtout à cause de la voix nasillarde du chanteur. Le tempo est lent, mais le feeling est palpable. Enfin, les deux derniers morceaux « Mtns are Mtns » et « Vision In Plastic », clôturent l’album par un sublime crescendo.

Le second album de Forest Fire brûle de mille feux. Un brasier qui risque bientôt d’enflammer l’Europe. Et une fois allumé, celui-ci sera difficile à éteindre. Certainement un des albums de l’année.

Forest Fire se produira le 23 Novembre à la Maison des Musiques en compagnie de Leaf House dans le cadre du festival Autumn Falls. Occasion à ne pas rater.

 

mercredi, 19 octobre 2011 02:00

Scissors & Happiness

Tout commence dix ans plus tôt, lors de la rencontre entre Linus Lindvall et Andreas Olrog, alors encore étudiants à l’école du cinéma d’Helsinborg. Apparemment davantage influencés par Wilco, Jayhawks ou The Decemberist que par Abba, les deux Suédois forment Golden Kanine afin de revisiter l’indie-folk-rock américain à leur manière. Après plusieurs années de travail, le groupe sort enfin un premier album « Scissors  & Happiness », suivi deux années plus tard par « Oh Woe ! », déjà chroniqué en ces pages, il y a quelques semaines.

Le premier album de Golden Kanine démontre déjà tout le potentiel que le groupe possédait déjà à l’époque. Pas étonnant que depuis, le groupe ait trouvé refuge sur un label plus performant, en l’occurrence Glitterhouse Records (Woven Hand, Scott Matthew, Dakota Suite, …).

A l’instar de leur dernier elpee, Golden Kanine marie et varie astucieusement une multitude d’instruments ; depuis la mandoline au violon, en passant par les instruments à vent. Les chœurs sont tout simplement magnifiques. Moins lyrique que son successeur, « Scissors & Happiness » nous communique quand même son lot de frissons, comme sur l’excellent morceau qui ouvre le disque « A World to Save » et « Cut ».

« Scissors & Happiness » ne recèle cependant pas autant de tubes potentiels que « Oh Woe », et la production n’y est pas aussi subtile. Mais peu de groupes ou artistes sont capables d’atteindre un tel niveau. Golden Kanine y est parvenu dès son coup d’essai et demeure en constante progression. A ce régime, le combo suédois ne tardera pas à rafler les suffrages. Je vous aurai prévenu !

 

mardi, 18 octobre 2011 03:00

Yucca (a)

Bassiste au sein de la formation mancunienne Nine Black Alps, Martin Cohen s’offre une petite escapade solo à travers son projet Milk Maid. Quoiqu’insulaire, l’artiste semble apparemment fortement influencé par la scène américaine.

Enregistré dans son appartement, « Yucca » est évidemment lo-fi. Une dimension apportée par la production minimaliste. Résolument garage et brut de décoffrage, la musique, aussi simple qu’efficace, nage dans un rock psychédélique rappelant parfois Kurt Vile. Sous une nappe de guitares bien crades et chargées de réverb’, se cachent de véritables perles. Et on ne peut que tomber sous leur charme. Martin Cohen démontre toute l’étendue de son talent de songwriter, notamment lors de titres d’une simplicité austère ; à l’instar de « Girls » et « Someone You Thought You’d Forgot ». Maintenant, il est vrai que certaines séquences pourraient être taxées de trop dépouillées. Heureusement elles ne sont pas légion. Et puis elles font partie du jeu.

Un disque que je vous recommande vivement. Le label FatCat (Forest Fire, The Twilight Sad, Maps & Atlases …) a une nouvelle fois eu le nez creux en signant Milk Maid. Ce premier essai augure un futur prometteur. Du moins on l’espère !

 

mercredi, 19 octobre 2011 02:00

The Geeks and the Jerkin’ Socks

Voir ou entendre un artiste ou un groupe pour la première fois est souvent déterminant, lorsqu’on doit ensuite poser une analyse. En ce qui concerne Shaka Ponk, quintet français exilé à Berlin, c’était lors de leur passage sur le plateau de l’émission Taratata. Ma réaction n’était peut-être pas très pro, mais mon esprit a été profondément marqué. Pas dans le bon sens, je dois l’avouer. Le kit du parfait combo néo-métal du début du millénaire arboré par des trentenaires ; désolé ça ne pardonne pas ! Autant dire que lorsque j’ai reçu le troisième album du groupe, « The Geeks and the Jerkin’ Socks », son sort (NDR : celui de l’album, évidemment !) était déjà à moitié scellé. Notre histoire avait commencé sur de mauvaises bases. Quoi qu’il en soit, par acquis de conscience et par déontologie, j’ai donc écouté le disque…

A leur décharge, il faut avouer que Shaka Ponk est un groupe essentiellement visuel. Et l’énergie live est difficile à reproduire sur cd. Dès « Let’s Bang », le ton est donné. Tempo rapide, mélodies prévisibles ; bref du punk électronique rappelant la scène californienne d’une décennie plus tôt. La voix de la nouvelle recrue anglo-égyptienne vient cependant adoucir celle aigue et insupportable du chanteur des débuts. Très vite, ce punk festif se répète et finit par lasser. On épinglera quand même la présence du rappeur Beat Assaillant sur « Old School Rocka » ainsi que celle de Bertant Cantat, aux vocaux sur « Palabra Mi Anor ». Ce qui devrait faire un peu de pub à leur long playing.

« The Geeks and the Jerkin’ Socks » va rapidement filer au fond de mon armoire, à l’abri des regards, et prendre peu à peu la poussière. 

 

mercredi, 12 octobre 2011 02:00

Glass

Il y a bien longtemps qu’un album proposé par une demoiselle ne m’avait plus interpellé. Pour dire vrai, depuis Alela Diane, il y a bien trois ans. Pour le coup, Pamela Martinez, fondatrice du groupe, tape dans le mille. La New Yorkaise (de Brooklyn plus précisément), nous propose tout au long de « Glass », une musique intelligente et originale. Loin d’une folk-pop minimaliste pratiquée par nombre de ces compatriotes, Teletextile cherche plutôt ses influences du côté de Björk, Cocteau Twins voire Portishead.

« Glass » constitue un fourre-tout musical. La liste d’instrus utilisés sur les 11 pistes est impressionnante. Les plus identifiables ? Le violon, le piano et xylophone. Chaque sélection d’instruments semble mûrement réfléchie tandis que la finesse de production met en valeur les choix artistiques. Teletextile réussit à trouver un parfait équilibre entre des morceaux atmosphériques, majoritairement instrumentaux, et des titres plus entraînants aux mélodies contagieuses. Enfin, la voix de Pamela Martinez apporte la touche finale à l’édifice. Le neuvième morceau de l’album, long de 5 minutes, en est un parfait exemple. Cependant, il faut avouer qu’écouter Teletextile dans de mauvaises conditions est susceptible de taper sur le système nerveux. Mais sous le casque, lorsqu’on se promène en ville, c’est un véritable délice. Une critique ? Le patronyme : Teletextile. Franchement, il est tout simplement affreux !

 

mercredi, 12 octobre 2011 02:00

Atomic Paracelze

Derrière ce patronyme détonnant, se cache un quintet suisse responsable d’une musique explosive. Et le mot est faible. Une forme d’avant-rock (NDR : et je n’invente rien) élaboré par un line-up plutôt insolite : un violon, un fender rhodes (NDR : c’est un orgue !) et une batterie ; le tout enrichi de bidouillage électroniques plus ou moins étranges. Pas de guitare, donc. Une expression sonore sur laquelle vient se poser la voix de A.Lang (NDR : il est également actif au sein du groupe genevois Zwegh). Une voix très, très proche de celle de Mike Patton. Pas étonnant, puisque le combo est manifestement influencé par Mr. Bungle, The Melvins et Jesus Lizard. Le band prétend pratiquer du ‘no-guitar-avant-rock’. Pas étonnant qu’il soit parvenu à partager l’affiche de formations comme Zu ou encore Kill The Thrill.

A l’instar de Mike Patton, Atomic Paracelze adore les brisures de rythme. Les crissements sont légion. On a même souvent l’impression que leurs compos partent dans tous les sens avant de retomber, à chaque fois, comme par magie sur leurs pattes. La technique des membres du groupe n’y est sans doute pas étrangère ; d’ailleurs tous les musicos jouent au moins dans deux autres formations. Mais le plus impressionnant est incontestablement l’organe vocal de Zwegh. Rien à faire, il est hanté par celui de Mr. Patton.

 

mercredi, 12 octobre 2011 02:00

And That if Piggod !

Il ne faut pas plus de 8 minutes en tout et pour tout au trio italien Bogong in Action pour démontrer toute sa puissance ou plus exactement, l’étendue de sa ‘folie’. Huit minutes pour reléguer au rang de groupes pop, n’importe quel groupe post-punk. Seul The Locust a, peut-être, réussi à faire pire. En six pistes ne dépassant pas les deux minutes, hormis le morceau d’entrée, le groupe pousse l’expérimental à l’extrême. Huit minutes durant lesquelles les guitares crissent tandis qu’un ahuri prend un malin plaisir à se détruire les cordes vocales. « And That if Piggod » constitue une expérience musicale, rien de plus. Oreilles sensibles s’abstenir.

 

mercredi, 05 octobre 2011 20:25

Philosophie, Bien-être et Crimes Passionnels

Comment ce groupe belge est-il parvenu à passer entre les mailles du filet de la rédaction, pendant près d’un an. D’abord, il y a le patronyme. Choisir Le Coup du Parapluie en se référant au film de Gérard Oury, sorti en 1980, qui met en scène, pour acteur principal, Pierre Richard, constituait déjà une belle gageure. Intituler son premier album « Philosophie, bien-être et crimes passionnels » était tout audacieux. Mais c’est surtout le recours aux jeux de mots d’une grande finesse dans les lyrics, qui me semble un atout majeur. Quoi qu’il en soit, ces caractéristiques ont permis à leur opus de se différencier de la multitude de cd qui débarquent de partout et de nulle part…

Dès leur formation, en 2008, le band publie un premier Ep intitulé « The Mac Guffin » (NDR : appréciez les traits d’esprits…) Deux ans plus tard, paraît donc ce premier long playing. Le Coup du Parapluie est un trio guitare-basse-batterie qui puise ses influences dans la scène noise des années 90. Et « Le loup dans la bergerie » en est certainement la plus belle illustration. Si au cours des premières pistes, la voix est assez présente, au fil du temps, elle s’efface pour permettre à la musique de glisser vers le post rock, voire le math-rock. Malgré ces influences pas toujours faciles à assimiler, le combo a le bon goût de préserver un certain sens mélodique. En outre la structure des morceaux est à la fois parfaitement dessinée tout en ne négligeant pas les nuances. Un reproche ? La fin de parcours. Du bois de rallonge qui n’était pas vraiment indispensable et gâche un peu un ensemble qui aurait gagné à être plus concis…

 

mercredi, 28 septembre 2011 02:00

Hear This

Comptabilisant une bonne dizaine d’albums en vingt ans d’existence, sans compter les splits cds, le groupe orléanais, Burning Heads, est certainement ‘le’ groupe underground de la scène punk-rock qui a marqué le plus la scène hexagonale. Pas pour rien qu’il est idolâtré par toute une génération de punks. Sa notoriété s’étend au-delà du Vieux Continent. Les Têtes brûlées ont eu la chance de tourner en compagnie des ténors du punk californien tel que NOFX. Ils ont également séjourné tout un temps sur l’écurie indépendante Epitaph Europe. Aujourd’hui, le groupe dirige son propre label, Opposite prod.

Après avoir tâté du punk rock/reggae, Burning Heads revient à ses premiers amours en nous balançant un punk rock bien old school. Tous les éléments y sont réunis. Tempo soutenu sur la majorité des morceaux, riffs de guitares incisifs et refrains repris en chœur. Rien de novateur, donc. Mais ça marche. Surtout que les Français s’y prennent toujours aussi bien pour arriver à leurs fins. Et l’énergie est bien palpable du début à la fin.

Certes, « Hear This » ne va certainement pas révolutionner le genre. Mais peu importe ! Rien de tel qu’un bon disque de punk 'à l’ancienne' bien teigneux. Et au sein de cet univers, Burning Heads prouve qu’il est toujours là, et bien là.

 

mercredi, 28 septembre 2011 02:00

Video Musics II : Sun Wu-Kong

Il aura fallu deux années de travail à l’artiste Alexis Gideon pour finaliser ce projet. Ajoutez-y une année pour qu’il traverse l’Atlantique, et le cap des trois années s’est donc facilement écoulé depuis le début des sessions de ce « Video Music II : Sun Wu-Kong ». Un concept qui a nécessité deux ans de travail à l’Américain ; période au cours de laquelle il a multiplié les collaborations afin de monter sa vidéo-opéra inspirée d’un récit chinois issu du XVIème siècle, relatant l’histoire d’un homme-singe. Ce personnage avait été porté à l’écran, dans un Manga japonais, le célèbre Dragon Ball, mettant en scène Sangoku, héros de toute une génération. Afin de concrétiser ce projet, Alexis Gideon a reçu le concours de personnages notoires dans le monde de l’animation comme Becca Taylor et Cynthia Star ainsi que d’artistes impliqués dans la musique contemporaine, tels que Rachel Blumberg (il a notamment bossé en compagnie de M. Ward) ou encore Shelley Short (Hush).

A l’instar de l’homme-singe mis en scène dans cet ‘opéra’, l’Américain nous propose une création hybride. Hybride tout d’abord, à cause de cette rencontre entre l’art visuel et musical. Mais hybride également au niveau musical. Les sons atypiques (électroniques ou expérimentaux) se mêlent à l’instrumentation plus traditionnelle (guitare, piano). Et tout au long de ce cocktail non-conventionnel, Gideon vient poser un flow fluide et plein d’assurance. Au fil du temps, il faut reconnaître que ce flow est en constante amélioration.

Seul reproche à adresser à cette œuvre (je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir la vidéo dans son intégralité), la longueur. 40 morceaux se succèdent en une bonne heure. Il faut donc s’accrocher.

Par ce projet ambitieux, Alexis Gideon parvient à gommer les frontières entre les genres. « Video Music II : Sun Wu-Kong » est en tout cas la preuve que l’Américain vient de franchir une étape qui devrait le conduire définitivement dans la cour des Grands.

 

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