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Stéphane Deroubaix

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mercredi, 07 décembre 2011 01:00

Comeblack

En ces temps difficiles où quelques déceptions ont émaillé nos dernières écoutes, on se réjouissait à l’écoute d’un nouvel album de Scorpions. Et pourtant, on se demande encore ce qui a poussé le venimeux groupe vétéran à se soumettre à tel exercice. Sans être véritablement génial, « Sting of the Tail », présenté comme un album d’adieu, avait au moins la qualité d’apporter du sang non seulement neuf, mais surtout bien lourd, comme à la grande époque. « Comeblack », malgré ses apparences trompeuses, n’est pas un véritable nouvel opus de la bande à Klaus Meine. A moitié constitué de grands classiques réenregistrés, y figurent aussi des reprises de titres écrits dans les années 60.

Peu à l’aise sur le « Ruby Tuesday » des Stones, et complètement à côté de la plaque sur le « Children of Revolution » de T. Rex, le combo évolue avec bien plus d’aisance sur le standard des Kings « All Day And Out Of The Night ». Quant à « Tainted Love », ce titre appartient définitivement à Soft Cell (NDR : en fait, signé par Ed Copp du groupe The Four Preps, il a d’abord été popularisée en 1964 par Gloria Jones, avant d’être traduit en hit planétaire par le duo Marc Almond/Dave Ball). Il aura fallu, avant l’audition de ces reprises en demi-teinte, se farcir sept des plus grands hits de Scorpions, dans des ‘nouvelles’ versions. Et on reste bouche bée devant une telle initiative, car il est évident que des classiques comme « The Zoo », « No One Like You » et « Blackout » n’ont pas besoin de lifting. La puissance de feu de Scorpions est largement reconnue dans la famille metal. Mais la voix de Klaus Meine, même si elle demeure une des plus belles des groupes catalogués hard rock eighties, ne s’est pas améliorée au fil des décennies, et cela s’entend dès les premières mesures de « Rhythm Of Love ».

S’agit-il de la dernière piqûre des valeureux Teutons ? Si c’est le cas, elle n’a pas grand-chose de venimeux.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Deep in the Hole

Producteur de Kyuss et des Screaming Trees mais surtout leader de Masters of Reality, Chris Goss est aussi un ami du producteur Rick Rubin (Slayer, Beastie Boys) et du grand Ginger Baker, batteur de Cream. A mi-chemin entre post-grunge et stoner aux accents pop, sa musique se veut psychédélique, mélodieuse, et plante ses racines chez Led Zep, Humble Pie, Blue Oyster Cult et Hawkwind. Fan de King Crimson et de Soundgarden, Goss et ses ‘Maîtres de la réalité’ n'auront donné naissance qu'à quatre albums seulement en l'espace de douze ans. "Deep in the Hole" est sans aucun doute le plus pointu des quatre coins da la partie carrée des Masters. ‘Quand j'ai entendu pour la première fois Soundgarden, je pouvais sentir que ces gens là avaient eu le même genre d'enfance que moi’, confessait Mister Goss à un journaliste d'Hard Rock Magazine. ‘Mais je préfère les choses plus fantasmagoriques. En 82 les critiques crachaient sur Ozzy Osbourne et Black Sabbath, mais moi, j'ai toujours continué à adorer ça!’. Evoluant à contre-courant, Masters of Reality est le combo intègre par excellence. Il a ainsi signé sur un petit label hollandais, Mascot Records, et créé son propre sous-label, Brownhouse Records. Ce qui lui permet finalement d'évoluer dans une totale liberté artistique. Splendide, ce quatrième opus l'est de la première à la dernière plage et fera l'effet d'une bombe aussi bien dans les milieux alternatifs que heavy métal. Du grand art!

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The Voice of the Wretched

Enregistré dans le superbe complexe 013 de Tilburg (Hollande), une des meilleures salles de concerts d'Europe, ce premier live des anglais de My Dying Bride est le témoignage parfait de sa dernière tournée, opérée dans le cadre de la Peacefest. Toujours aussi doom, la formation nous livre en l'espace d'un mois, non seulement un album public, mais aussi un DVD enregistré en 1996 à Cracovie. Faut-il évoquer également les deux compilations, "Meisterwerk 1 et 2" sorties en 2001? L'actualité de ce groupe hors du commun est donc bel et bien chargée ; et le fan ne sait plus où donner du portefeuille. Live ou best-of supplémentaire? Toujours est-il que cette technique de marketing n'enlève rien à la grande qualité de la superbe musique dépressive de ce géant du métal des ténèbres. Les "She's in the Dark", "The Cry of Mankind", et autre "Your River" sont toujours aussi beaux à pleurer, mais on regrettera néanmoins l'absence du violoniste Martin Powell, dont un simple coup d'archet suffisait pour briser la monotonie de certaines plages. Une des faiblesses de l'elpee, je le concède ! Ce qui n'empêchera pas les fans de le considérer comme indispensable. Quant aux néophytes, ils se rabattront sur l'indispensable "Like Gods of the Sun", un sommet du genre.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Hate Breeds Suffering

Quand deux musiciens de Napalm Death (dont le sympathique Shane Embury), le batteur de Dimmu Borgir et l'ex chanteur de At The Gates se retrouvent pour taper le bœuf, ça donne Lock Up, un groupe de death metal extrême d'une technicité époustouflante. Evidemment, on ne fait pas dans le genre thé au citron et petits fours ! Exit Peter Tatgren qui hurlait sur le premier effort du combo, et bienvenue à Thomas Lindberg (At The Gates) pour faire passer définitivement Lock Up du statut de side-project à celui de vrai groupe. Bien sûr, les similitudes avec la musique ultra nerveuse de Napalm Death sont palpables ; mais Lock Up est loin d'être une copie carbone du célèbre groupe de death métal. Puissantes, hargneuses, rageuses, d'une précision inouïe, les plages qui composent ce "Hate Breeds Suffering" exploitent un potentiel de férocité avec une classe digne des meilleurs moments de Slayer, voire même de certains groupes hard core metal cultes tels que Crumbsuckers, Dark Angel ou Cro Mags. Une bombe difficile à désamorcer. Mieux encore, de la dynamite !

 

mercredi, 16 novembre 2011 18:16

If life was easy

Au sein de la grande famille Deep Purple, tout le monde ou presque, a accompli une carrière solo plus qu’honorable. Les Blackmore, Gillan, Hugues et autre Coverdale ont tous passé l’épreuve, haut la main. Roger Glover, le bassiste, ne s’est vraiment jamais illustré comme artiste solo. Même sur le, pourtant classique, « Butterfly Ball », paru en 74, c’est le chanteur disparu Ronnie James Dio qui incarnait, bien malgré lui, l’âme de cette œuvre aussi mémorable pour son aspect musical, que sur le plan visuel. Les trois elpees suivants ne rencontrent qu’un succès d’estime, et Glover sauve sa carrière en surfant sur le renouveau de Deep Purple, en compagnie de Steve Morse.

Tout au long d’« If life was easy », l’artiste saisit l’opportunité de se faire plaisir avant tout, en abandonnant l’idée d’entrer en compétition avec l’œuvre du groupe qui l’a rendu célèbre. Ici, les morceaux sont beaucoup plus minimalistes. La plupart ont été enregistrés par Roger tout seul, dans son home studio. Exit le son lourd et place à des sensibilités musicales qui dépassent largement le cadre du hard rock.

De « Don’t Look Now » à « Feel Like a King », on virevolte dans tous les sens : des accents pop-rock, un zeste de country, un poil de reggae et même une touche acoustique ! Le fan de « Fireball » ou de « Rising » ne s’en relèvera pas. De l’excitant au quelconque, les compositions défilent sans grande magie. Soulignons malgré tout ‘La’ découverte sympa de l’album. Gillian Glover chante trois titres sur l’album de papa, et sa voix évoque souvent celle d’Ann Wilson (Heart). Elle interprète trois titres avec grande délicatesse, à l’inverse de Dan McCafferty (Nazareth) qui offre son gosier rincé au whisky à des titres plus rugueux.

Un album solo relativement raté, alors que Deep Purple évite de se faire oublier en adoptant un rythme de tournée presque inhumain. M’enfin, le sexagénaire mérite au moins le respect.

 

mercredi, 16 novembre 2011 18:13

Live At Shepherd’s Bush, London (Dvd)

A l’instar d’un Duran Duran, dans un tout autre registre, Europe a toujours été considéré, dans les eighties, comme un groupe de garçons coiffeurs, tout juste bon à épater les minettes.

Que celui qui n’a jamais fredonné « The Final Countdown » sous la douche se dénonce !

Les deux derniers albums studio du combo suédois, et surtout cet épatant Dvd Live, viennent non seulement affirmer la légitimité de cette reformation, mais imposent une vision nouvelle d’une musique qui sonne résolument plus heavy de nos jours.

Car en effet, ce qui sidère le plus à l’issue de la vision de ce show capté dans le mythique ‘Shepherd’s Bush’, c’est la parfaite cohérence entre le répertoire du passé et les compos plus récentes. De « Last Look at Eden » au « Compte à rebours final », tout est ici bien supérieur, plus énergique, en clair plus metal, que les derniers exploits de Whitesnake, Motley Crüe, et même Journey, auquel Europe a souvent été comparé.

Et puis, il y a le flamboyant et très doué guitariste John Norum qui demeure, un des rares ‘guitar heroes’, qui n’a jamais pris la fâcheuse habitude de rester dans des poses acrobatiques interminables pour épater la galerie. Une musique efficace, et une attitude qui suscite le respect, deux qualités qui ne sont pas la panacée des combos de l’époque « Rock the Night ».

 

mercredi, 09 novembre 2011 01:00

Evanescence (Cd + Dvd)

Depuis l’énorme succès rencontré par son premier album, « Fallen », qui s’est écoulé à plus de 17 millions d’exemplaires, Evanescence n’a cessé d’écumer les routes, et de chambouler maintes fois son line-up. Amy Lee y fait figure de leader incontestée.

On se demandait sérieusement si on entendrait encore parler de ce combo, aux allures d’éphémère machine à hits. Ce troisième album vient balayer nos doutes. La belle est parvenue à s’entourer d’un solide groupe, et d’un producteur chevronné, en la personne de Nick Raskulinecz (Rush, Alice in Chains…) Le concours de Will Hunt, batteur récemment aperçu chez Black Label Society, n’est pas étranger à une approche nettement plus heavy que celle opérée chez « The Open Door », deuxième effort pas convaincant pour un cent. Ici, les compositions sont pêchues et extraordinairement bien arrangées. A l’instar de « The Other Side », caractérisé par ses interventions de cordes très discrètes ou encore « Lost in Paradise », et son intro au piano. Si le refrain de « My Heart is Broken » s’avère entêtant, « Made of Stone » pourrait parfaitement s’écouler en format single.

Mais inutile de chercher ici des tubes comparables à « Bring me to Life » ou « My Immortal », car il n’y en a pas. Pourtant, le combo signe le meilleur et le plus authentique de ses albums. Une bien belle prouesse dans un style musical où la concurrence devient de moins en moins rude.

 

mercredi, 09 novembre 2011 01:00

Single Cuts

Quel est donc l’intérêt de publier une énième compilation du grand Judas Priest, si ce n’est pour capitaliser un maximum sur son compte avant la dissolution de la légende du heavy metal ?

« Single Cuts » aura au moins, outre son aspect bassement commercial, la qualité de retracer l’histoire de la meilleure période du combo. Celle qui oscille entre 77 et 1992. Et on s’amuse follement à redécouvrir des singles au succès des plus relatifs tels que « Locked In », « United » ou « Don’t Go ».

Le mélomane lambda sera également étonné d’apprendre que les deux premiers simples du Priest étaient, l’un comme l’autre, des reprises d’artistes au style bien éloigné du metal. Le sublime « Diamonds and Rust » signé Joan Baez et le moins populaire « Better by Tou, Better Than Me » emprunté à Gary Wright révèle une formation qui se cherche encore.

Et quel contraste, lorsqu’on est confronté aux machines de guerre que sont « Painkiller » et « Freewheel Burning ». Vraiment de quoi déconcerter. Révélation en pleine période punk, Judas Priest a traversé toutes les modes et s’est imposé comme une des formations les plus importantes de l’histoire du metal.

Au final, « Single Cuts » égrène 19 ‘hits’ qui nous rappellent à quel point Priest nous est indispensable !

 

mercredi, 12 octobre 2011 02:00

Enhanced Methods of Questioning (Ep)

S’il ne fallait retenir qu’un seul nom dans l’histoire du punk hard core américain, celui de Jello Biafra nous viendrait immédiatement à l’esprit.

Chez les Dead Kennedys, il a écrit une page incontournable du rock engagé. Anti-américain et anarchiste confirmé, le leader a habilement, mais aussi brutalement, exprimé ses opinions contre la vivisection, les religions, les lobbies financiers, les régimes radicaux et la torture.

Depuis peu, Biafra perpétue la tradition du mythique combo par le biais d’une formation qui comprend, notamment, Billy Gould de Faith No More. Son nom révèle à lui seul le génie sarcastique de notre punk en costard cravate. Cet Ep constitue une seconde sortie, après un premier effort datant de 2009. Son contenu ne nous surprend pas et s’en tient à la formule qui a fait les grandes heures de Dead Kennedys.

Mais Biafra parvient à contourner la redite en instaurant des climats propres à chaque titre de la plaque. Au final, les cinq fragments ici offerts s’avèrent rudement efficaces, comme ce « Miracle Penis Highway » qui semble conclure l’Ep. Surprise ! Un titre bonus démentiel se profile sous la forme d’une cover des Deviants, « Spatiale », une adaptation complètement tordue et empreinte d’une folie presque communicative. La claque est telle qu’on salive déjà à l’idée de la sortie d’un véritable album. Soulignons enfin que les illustrations du livret sont signées Michel Langevin du groupe de trash metal canadien Voivod.

 

mercredi, 12 octobre 2011 02:00

Kill All Control

Au sein de Dokken, George Lynch affichait un statut de star, en plein revival metal ricain du milieu des années 80. Ses concurrents avaient pour patronyme Ratt, Motley Crüe et Skid Row. Il fonde ensuite le plus bluesy Lynch Mob qui se fend d’un carton du nom de « Wicked Sentation », en 1990.

« Kill All Control » constitue le premier véritable album solo du ‘guitar hero’, surnommé Mister Scary par ses fans.

Il nous invite à savourer pas moins de treize nouveaux morceaux dans la plus pure tradition hard rock, bien que très éloignés de l’univers Dokken.

« Kill All Control » et « Done » nous plongent immédiatement dans le vif du sujet. Ça va déménager ! Un petit air de Van Halen souffle sur « Rattlesnake », particulièrement durant le solo époustouflant de Lynch.

« Fly on The Wall » n’est pas une reprise d’AC/DC, comme on pourrait l’imaginer, mais lorgne sérieusement sur la partition d’un Alice In Chains dernier cru. Tantôt seventies, souvent groovy, les titres s’enchaînent fluidement, évitant de tomber dans le travers de la pure démonstration.

Lynch, au contraire, laisse beaucoup d’espace à ses acolytes. L’inverse serait décevant quand on sait que le diable d’homme a toujours eu l’art de bien s’entourer. Marc Torien (Bullet Boys) et Keith St. John (Montrose) ont posé leur voix sur certains titres ; et Fred Coury (Cinderella) assure une prestation magistrale prestation sur l’ironique « Son of Scary ».

De toute évidence, l’ex Dokken n’est pas en manque d’inspiration et ne souffre pas de problèmes d’arthrose dans les doigts. Pas l’album de l’année, mais un diablement bon disque.

 

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