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Redouane Sbaï

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jeudi, 26 janvier 2012 01:00

Natural Blues

Liz Green aime prendre son temps. C’est donc seulement quatre longues années après avoir accompli ses premiers balbutiements discographiques que la jeune Mancunienne fait la grâce et l’honneur au public belge de sa présence. En novembre dernier, seule, en s’accompagnant d’une simple guitare, Liz chauffait le Cirque Royal deux soirs d’affilée pour les fans d’Agnès Obel à l’aide de ses macabres ritournelles. Ce jeudi 26 janvier, ce sont ses propres fans qui sont venus applaudir les pépites de son splendide « O, Devotion! », entre les piliers de l’intimiste Witloof Bar, au Botanique. Et, oh surprise, la jeune femme a emmené son backing band, pour le plus grand bonheur de l’assistance.

Rien d’annoncé officiellement sur le programme ou sur le site du Botanique, mais Liz Green est bel et bien précédée ce soir par une première partie. Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit d’une proche de cette dernière. Armée de son violoncelle, Hannah Miller, alias Hannah Moulette, membre active de The Moulettes, prend place sur son siège. Un peu réfractaire aux premières parties, c’est d’une oreille distraite que je laisse s’écouler l’entame de l’apéritif, vers 20h30. La Moulette s’égosille a capella. Joli brin de voix. Mais ce n’est que lorsqu’elle titille son instrument que la jeune femme capte toute mon attention. Le violoncelle marié aux cordes vocales de la chanteuse des Moulettes enchante instantanément, tout comme ses petites interventions entre chaque morceau. Ou encore sa tentative semi-réussie mais amusante de se remémorer les paroles d’une vieille compo à l’aide d’un vieux cahier de textes instable. Ou enfin celle de tenir la cadence de « Unlock The Doors » qui contient plus de mots qu’elle n’a de souffle. Hannah Moulette clôture cette sympathique introduction par un titre, soutenue par le saxophoniste de Liz Green qui, elle, débarquera un petit quart d’heure plus tard.  

D’entrée de jeu, Liz démontre toute l’étendue de son talent et de son background musical en interprétant magistralement un morceau du bluesman Son House intitulé « Grinnin’ In Your Face ». A cappella. Du lourd ! La Mancunienne ne s’attarde pas spécialement sur sa première œuvre mais peu importe, la qualité de son jeu et de son chant font le travail pour elle. Au bout d’une vingtaine de minutes, où s’enchaînent extraits de « O, Devotion! », inédits et reprises dont un excellent « Dying Scrapshooter’s Blues » qui traîne sur la toile depuis quelques années, Liz accueille enfin ses camarades de route. Trois petits gars prennent place autour d’elle. Un contrebassiste tiré à 4 épingles, un tromboniste chapeauté et le saxophoniste déjanté aperçu une demi-heure plus tôt. Nouvelle dimension au travail de Green. « Midnight Blues » et « Displacement Song », deux morceaux-clés du chef-d’œuvre de la Britonne, s’échappent tour à tour des baffles. Le son est parfait, la salle est parfaite, l’ambiance est parfaite. Toutes les conditions réunies pour un show au poil qui continue par « Hey Joe », une compo écrite en hommage au camarade chimérique de Liz, mi-homme, mi-oiseau. Ce dernier fera d’ailleurs une petite apparition le temps de « Robin », un morceau durant lequel Liz Green personnifie la bestiole en enfilant un masque en tissu, en forme de tête d’oiseau. Chaque chanson est un véritable voyage à travers les méandres de l’esprit torturé de la demoiselle qui, malgré l’obscurité de ses textes, garde constamment le sourire aux lèvres. La demoiselle amuse systématiquement la galerie entre deux morceaux, que ce soit par quelques anecdotes bien senties ou son interaction avec son trio de trublions. Trio auquel s’ajoute Hannah Moulette au violoncelle pour le grand « Bei Mir Bist Du Schoen » final (reprise des Andrew Sisters), précédé de l’imparable « French Singer », interprété à la guitare, comme lors de sa genèse.

On s’attendait à un petit concert de 45 minutes et puis s’en va. Finalement, Liz, Hannah et les garçons ont offert au public belge 2h de haut vol et un spectacle irréprochable, à dimension humaine. Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que la jeune femme n’attende pas 2016 pour offrir une petite sœur à son impeccable « O, Devotion! ».

(Organisation : Botanique)

jeudi, 26 janvier 2012 18:10

Percolate

Condensé de pureté, le « Percolate » de M. Ostermeier est paru en 2010 via le label Parvoart Recordings (anagramme-hommage à Arvö Part) sous forme de mini-CD tiré à pas plus de 50 exemplaires ! Déjà sold-out, ce collector est disponible aujourd’hui via iTunes ou encore à d’autres endroits sur le net, pour les plus débrouillards.

« Percolate » réunit sept morceaux dont le style oscille entre classique et ambient. Marc Ostermeier, compositeur installé à Baltimore et propriétaire du label Words On Music, nous propose une balade diurne dans des rues désertes, légèrement illuminées par des lueurs de bougies imperceptibles. Loin de tout stress et de tout chaos urbain. Plus qu’un recueil apaisant, « Percolate » est une splendide collection de mélopées salvatrices. Et c’est donc avec délectation que l’on se jette sur « The Rules Of Another Small World », publié en mai dernier.

 

jeudi, 26 janvier 2012 18:03

Whatever

L’electropunk n’est pas mort, longue vie à Teeth. Oui mais quel Teeth, me demanderez-vous ? Il existe en effet pas moins de six formations ayant emprunté ce patronyme. Le Teeth dont il est question ici est une formation originaire de Londres. Le trio, abrité au sein de la maison Moshi Moshi, pratique un punk électronique tapageur qui donne envie, à égale mesure,  de taper du pied et de s’arracher les cheveux. Pour sa seconde livraison, les trois compères offrent autant de perles que de morceaux qui irriteraient le colon de plus d’un mélomane. Mais de bout en bout « Whatever » est un disque ‘in-your-face’ qui promet des shows live sulfureux.

« Dead Boys », « Flowers », « Care Bear » et le gigantesque « See Spaces » sont les morceaux-clés du second LP de cette bande d’enragés survitaminés, des plages très susceptibles de faire délirer les fans de Sleigh Bells ou encore de Crystal Castles. A contrario, « This Time » et « Pill Program » sont à éviter comme la peste. Fortement déconseillé aux porteurs de chemises à carreaux qui ne jurent que par des Bon Iver et consorts.

 

jeudi, 26 janvier 2012 17:46

O, Devotion!

Attention, pur talent ! Liz Green a mis ses fans de la première heure à rude épreuve en disparaissant de leur radar à peine quelques mois après y être apparue. C’est en 2007 que cette timide mais rigolotte auteure-compositrice originaire de Manchester a fait ses premières preuves grâce, notamment, à quelques démos efficaces, un premier single imparable (« Bad Medecine ») et quelques prestations en festival (Glastonbury, End Of the Road, SXSW…) qui laissaient entrevoir l’énorme potentiel de la chanteuse. Celle-ci a ensuite passé les quatre années suivantes à écumer les petites salles britanniques et à peaufiner la galette exemplaire que représente « O, Devotion! ». Une première œuvre entre anti-folk, jazz et blues, aux textes ultra-sombres même dans ses moments les plus légers. Mais pas déprimant pour un sou.

De sa voix intemporelle, Miss Green interprète des ritournelles macabres sur un ton toujours plus juste et sans la moindre empreinte de pathos. « Displacement Song », « Rag & Bone », « Ostrich Song », « Luis » et "Hey Joe", en hommage à son ami imaginaire mi-homme mi-oiseau, sont autant de morceaux et de textes qui marquent durablement. Seul regret, la version piano de « French Singer », légèrement moins emballante que sa mouture démo aux craquements de guitares taillés pour le vinyle, diffusé sur la toile en 2007.

A la hauteur des attentes des critiques et fans tous azimuts, « O, Devotion! » semble tout droit sorti des archives musicales des années 20 et 30. Liz Green s’approprie ces deux décennies et les réinventent à sa manière, avec délicatesse et authenticité. Un véritable petit bijou et un coup de cœur tout simplement immanquable. Publié en novembre dernier en Grande-Bretagne, « O, Devotion! » ne parvient de notre côté de la Manche qu’en ce début d’année mais s'est déjà taillé une place de choix dans mon top 20 de 2011. Et rebelotte pour 2012, une année qui risque effectivement d’être parsemée de surprises musicales. Aussi bonnes que celle-ci, espérons-le…

Live : 26/01 au Botanique (Witloof Bar)

 

jeudi, 26 janvier 2012 17:44

HiM, à ne pas confondre avec les finlandais de HIM, est un projet créé en 1995 par Doug Scharin, batteur de son état. Militant au sein de formations comme Codeine, June of 44 ou Mice Parade, Scharin propose « » (prononcez ‘hmmm’), un dixième LP (si, si !) enregistré en collaboration avec le groupe japonais Ultra Living. Pas franchement passionnant mais  assez surprenant dans son concept que pour susciter l’intérêt des mélomanes les plus curieux. Ainsi, le disque débute par « Creode », un morceau pop aux accents Afrobeat interprété en… japonais. Un contraste inédit qui ne casse pas la baraque mais a le mérite de mettre de bon poil.

La suite de « » se révèle être du même acabit. On a même droit à quelques touches de jazz sur un « Those Who Say » de plus de huit minutes, franchement accrocheur. On épinglera également et plus particulièrement un « Clues To the Roots » délicatement vaporeux et un « It Is Food » instrumental parsemé de quelques notes de conga bien placées. Ce qui est sûr, c’est que HiM, version Scharin, et son « » sont les candidats rêvés pour des festivals du type Couleur Café ou Esperanzah. A écouter les pieds en éventail.

 

mardi, 17 janvier 2012 01:00

Feel Good Inc.

Il y a longtemps que les fans belges de The Pains Of Being Pure At Heart brûlaient de voir le quartet fouler les planches d’une salle de la capitale. Et ce sont celles de l’Orangerie du Botanique qui ont eu le privilège de se frotter aux semelles de la bande à Kip Berman, ce 17 janvier. Un passage tonitruant, à deux doigts du sold out, qui marque le départ d’une année riche en bonnes surprises. Enfin, on peut toujours rêver…

En mars dernier, The Pains of Being Pure At Heart effectuait un passage remarqué sur la scène de la salle courtraisienne De Kreun, en compagnie de Cloud Nothings. Cette fois, c’est au centre du pays qu’il a jeté son dévolu pour y dispenser son shoegaze entêtant. A l’instar de leurs ritournelles, Kip et ses potes sont du genre simple et efficace sur scène. Pas de première partie, aucun artifice. Juste quatre amis, auquel se greffe un cinquième pour la mouture live, venus délivrer le meilleur de leur discographie. La première demi-heure est assez timide, une période au cours de laquelle les morceaux extraits de leur œuvre éponyme font de l’ombre aux extraits de « Belong ». Seul « Heart In Your Heartbreak », interprété en début de set, se détache vraiment du reste. 

Pendant la seconde partie du set, Kip délie sa langue, remercie le public de sa présence et exprime ses regrets quant à la tragédie du Pukkelpop 2011 auquel la formation aurait dû participer. The Pains n’est pas une usine à tubes mais parvient à retenir l’attention de bout en bout particulièrement grâce à « Everything With You », « Young Adult Friction », « My terrible Friend », l’excellent « Come Saturday » ou encore « Higher Than The Stars ». La comparaison avec The Jesus & Mary Chain est certes facile mais n’en est pas moins évidente. On ne peut pas dire que l’ensemble claque à 100%, mais la prestation des New-Yorkais est plus que respectable et file droit, sans bavure. Après une bonne heure de distos résonnantes, Kip propose au public de les rejoindre au bar et tire sa révérence sur des « Say No To Love » et « Contender » qui font oublier la lenteur du démarrage de la soirée. The Pains Of Being Pure At Heart est une formation à gros potentiel, armée de quelques morceaux incontournables qui filent instantanément la banane. Reste à voir s’il parviendra à se renouveler par la suite. Car un troisième album dans la lignée directe des deux précédents risquerait fort bien d’être pointé du doigt comme étant le disque de trop.

Organisation : Botanique

jeudi, 19 janvier 2012 11:01

BeatlesMania

Dans l’art de créer des compilations inutiles, Béatrice Ardisson est passée maîtresse. L’ex-femme de l’animateur du même nom nous avait bien déniché quelques perles aux premières heures de sa saga « La Musique de Paris Dernière ». Aujourd’hui, la Parisienne se contente de fournir un travail que même le plus gauche des mélomanes peut effectuer de chez lui, s’il a du temps à perdre, à l’aide d’une simple connexion internet. Après Claude François, Indochine, David Bowie et Bob Dylan, les Beatles sont les cinquièmes artistes à faire l’objet d’une compile estampillée « Mania ».

« BeatlesMania » réunit 36 morceaux répartis sur 2 disques. Le premier, intitulé « Yesterday », est consacré à des reprises classiques et intemporelles des morceaux de Lennon et co, interprétées par des Nina Simone, Ella Fitzgerald, Al Green, Fiona Apple ou Caetano Veloso. Les 16 titres de cette première partie sont enchaînés de manière tout à fait conventionnelle et sans grande logique.

Le second disque, « Tomorrow Never Knows », propose 20 artistes contemporains s’essayant au même exercice. Certainement considérées par Béatrice Ardisson comme originales et/ou décalées, les reprises immortalisées sur ce second volet le sont assez rarement. Bien au contraire, certains des choix de la compileuse impulsive sont souvent banals (MayDay, Eckman, Poom, Girl from The Castle) et même parfois affligeants de nullité (Tamara Kaboutchek, Marshmallow, Minuscule Hey, Rubblebucket Orchestra). Allez, on lui accorde quelques points positifs quand même (Lampshade, Kid Francescoli, The Konki Duet, The Performers et CIRC), mais il en aurait fallu bien plus pour faire de « BeatlesMania » une compilation valant un quelconque détour.

 

mercredi, 18 janvier 2012 01:00

Area 52

Histoire de ne pas se faire oublier entre deux albums, Rodrigo y Gabriela se démènent comme des diables. Près de trois ans se sont écoulés, depuis la publication de leur dernier LP, « 11:11 ». Trois ans au cours desquels le duo s’est distingué en passant de petites salles aux plus grandes scènes de festivals internationaux, sans compter leur prestation exclusive pour le président Obama. Puis, en collaborant à deux B.O. de films (« Pirates des Caraïbes 4 », « Le Chat Potté ») et en éditant en juillet dernier leur troisième disque ‘live’, enregistré à Paris.

Les Mexicains nous reviennent pour un quatrième recueil qui, n’en est pas vraiment un. Tout au long d’« Area 52 », Rodrigo Sanchez et Gabriela Quintero tentent de se réinventer. Comment ? En bénéficiant de la collaboration de C.U.B.A., un collectif réunissant pas moins de treize musiciens originaires de la Havane. Mais la pirouette du duo commence et s’achève au sol, sans le moindre instant de gloire.

Rodrigo y Gabriela se contentent ici de reprendre une série de morceaux initialement impeccables, extraits de l’ensemble de leur discographie, et de laisser C.U.B.A. les massacrer. La nature et l’essence même des exercices de style accomplis par les deux virtuoses de la guitare sont complètement saccagés par des arrangements parfois grandiloquents, souvent inutiles. Les hommages qui faisaient la force de « 11:11 » tendent légèrement vers le plagiat dans leurs versions orchestrales. Plus particulièrement « Hanuman », plage qui aurait pu introduire une œuvre de Santana sans que l’on puisse y noter une quelconque différence. 

« Area 52 » de Rodrigo Y Gabriela and C.U.B.A. est la bande-son parfaite si vous souhaitez organiser une Quinceañera. Ou si vous êtes fan du duo jusqu’au bout des ongles. Sinon, faire l’impasse sur cette incartade des guitaristes est hautement recommandé.

Reste que le résultat sera peut-être différent sur les planches. Réponse le 26 février à Bruxelles, au Cirque Royal.

 

jeudi, 05 janvier 2012 01:00

The Hunter (Ep)

Après avoir gravé « The Boxer », un premier LP sans grand intérêt, Kele Okereke revient à la charge en publiant « The Hunter », un Ep qui ne sert strictement à rien. Le chanteur de Bloc Party essaie de faire dans la dentelle, mais sans se soucier des détails. Aucun des sept morceaux de ce mini-album n’apporte une plus-value quelconque à sa première œuvre.

Au contraire, le Briton semble avoir compilé les compositions qui avaient été rejetées au premier tour tant elles manquent de saveur. La ribambelle de coproducteurs et collaborateurs, parmi lesquels on retrouve XXXChange, Sub Focus et Fred Falke, ne parviennent même pas à sauver la plaque. On a même droit à du sous-Katy B sur le morceau d’ouverture, « What Did I Do? ». Kele tente d’y catapulter la carrière d’une certaine Lucy Taylor, à coup de Dubstep pourave. Un effort inutile dont il aurait tout aussi bien pu se passer.

 

mardi, 20 décembre 2011 01:00

I Put a Spell on You

Trois, pas un de moins. C’est le nombre de soirs au cours desquels Lamb a investi le Botanique pour sa première tournée en salle, depuis leur split en 2004. Et trois cartons pleins. Il faut dire que le trip-hop tantôt dark, tantôt céleste du duo a marqué les esprits à la fin des années 90. En 2009, Andy Barlow et Lou Rhodes se rabibochent pour une série de dates en festivals avant de décider, trois ans plus tard, de publier « 5 », l’album de la réconciliation. Vu les trois sold-out, la formation devrait vite comprendre que le public belge est encore au rendez-vous, plus enthousiaste que jamais.

Il a fallu attendre 21h30 pour voir apparaître Lou Rhodes et Andy Barlow, accompagnés de leur contrebassiste, John Thorne. Tout de blanc vêtue, la chanteuse de 47 ans (mais qui en paraît au moins 15 de moins) est la grâce personnalisée. Quant à Andy Barlow, le trublion n’a pas changé d’un iota. Ultra-énergique, le maître des manettes ne tient pas en place, alternant sans cesse entre sa machinerie et les grosses caisses. La formation est clairement venue présenter son dernier album, « 5 », qui se taille la part du lion au niveau de la set-list. Ce qui n’empêche pas l’ensemble de la salle, comble comme on la voit rarement, d’accueillir chacun des morceaux avec un enthousiasme forcené. Lou plaisante d’ailleurs à ce propos: ‘Yesterday was dancing night, I guess tonight is Scream Night!’ Et les cris de repartir de plus belle, tandis que les trois compères passent en revue des morceaux comme « Little Things », « She Walks », « Butterfly Effect » et le grandiose « Gabriel » qui communique toujours autant de frissons.  La voix de Ms Rhodes demeure définitivement l’une des plus envoûtantes du showbiz. 

Le duo se démène comme si leur carrière n’avait connu aucune interruption. Quelques morceaux de « 5 » sont un peu plus faiblards, mais la voix de Lou parvient à les faire passer comme une lettre à la poste. De son côté Andy se déchaîne sur ses instruments en s’adressant souvent au public sans micro ! Le final avant le rappel sera consacré à un « Gorecki », superbement retravaillé. Derrière les Anglais, des images défilent sur un écran, donnant une dimension encore plus magnétique au spectacle. Le rappel va alors permettre au duo de s’élever sur un « What Sound » tout simplement grandiose.

Le Lamb de 2001, année de la publication de l’indispensable « What Sound », était déjà fort.  Le Lamb de 2011, lui, n’a pas pris la moindre ride et sa passion est même décuplée par 100. Que ceux qui pensent que le Trip-Hop est mort aillent demander leur avis aux 2 100 personnes qui ont eu le plaisir d’applaudir les deux agneaux entre le 19 et le 21 décembre. On en redemande !

(Organisation : Botanique) 

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