Hoorsees voit tout en grand…

En deux albums, le quartet parisien Hoorsees s’est construit une solide réputation de faiseur de mélodies pop imparables auprès du public français ainsi qu’américain, par l’intermédiaire du label new-yorkais Kanine Records (Grizzly Bear, Chairlift, The Pain…

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Luc Herpoel

Luc Herpoel

mercredi, 26 octobre 2011 02:00

Quelqu’un de bien (Ep)

Jamais entendu “Quelqu’un de bien”?

Pas possible, vous n’écoutez pas la radio, bon sang ! Ce titre casse la baraque sur toutes les ondes belges, en ce moment. Partout, tout le temps !

Originaire d’Onnezie dans la banlieue montoise, Antoine Henaut est un chanteur chez qui les mots comptent. Après s’être essayé à l’écriture de petits romans et de nouvelles, la chanson lui tend les bras. C’est en manifestant beaucoup d’humour, voire d’ironie et en jonglant avec les expressions et les phrases qu’il raconte la vie, ses soucis, ses petits bonheurs et ses contraires.

Flanqué des membres de son ex-band ‘de jeunesse’, Sonotone, il tente une percée via cet Ep partagé en quatre titres. Le début d’une belle aventure ? Sans aucun doute, car après avoir écouté la plage phare, les trois autres compos sont du même tonneau. Fraîcheur, jeux de mots, humour et tutti quanti sont au rendez-vous. « Qu’est-ce que t’as » est désopilant. Il reflète le comportement d’un dépressif qui… nous fait rire…

« Les contes de fée » et « J’ai pas envie » complètent le carré de chansons de même manière. Côté musical, Antoine et ses acolytes font bien mieux que se défendre. Accrocheuses, diaboliquement efficaces et immédiates, les mélodies soutiennent parfaitement ces ‘histoires drôles’.

Troquant leur nom de scène pour ne garder que celui de leur chanteur/compositeur pour les identifier, Antoine au chant et à la rythmique, Max aux guitares, David à la basse, François à la batterie et Xavier aux claviers ont déjà derrière eux un petit bout de chemin qu’ils comptent mettre à profit dans un avenir pas très lointain.

Récemment, ils ont précédé Suarez ou Michel Delpech lors de leurs tournées, profitant de l’occasion pour présenter leurs dernières compos et faire le plein de confiance.

Confiance dont ils auront besoin lors des prochaines semaines, puisqu’ils vont devoir assurer un duo TV en compagnie de Thomas Fersen et ouvrir le concert des Brigitte, le 7 décembre prochain, au Bota.

Confirmation attendue impatiemment !

 

mercredi, 26 octobre 2011 02:00

Reverie

Première difficulté, répertorier correctement cet artiste. Rock/Pop ? Folk ? Blues ? Jazz? Country ?

Difficile à dire! En tous cas sa musique n’a ni l’odeur ni le goût de la pop music, encore moins les parfums d’un bon vieux rock. Et qwé alors ? Joe Henry est compliqué à cerner. J’aurais bien inventé une nouvelle catégorie rien que pour lui mais là, on va me corriger vite fait. La section blues/jazz/country n’existe pas. Ok gardons jazz alors. Bien qu’accolé à ‘classique’, ce qui n’est, il est vrai guère ‘sexy’ mais les ordres étant les ordres (NDLR : c’est la db, mon cher Luc, c’est la db…)

Mais qui peut bien être ce Joe Henry ?

Il est né 1960. En Caroline du Nord. Il a grandi dans le Michigan avant de déménager à New York, pour finalement s’établir à Los Angeles, dès 1990. Marié à la sœur de Madonna, il apporte sa collaboration sur deux de ses albums. Il est même à l’origine d’un des hits de la reine de la pop, « Don’t Tell Me ».

Quant à sa carrière personnelle, Joe en est déjà à son douzième long playing. Le premier est paru en 1986 ; et 25 ans plus tard, « Reverie » clôt une fameuse série toujours en cours…

Sur cette dernière production, Joe se veut plus authentique, plus proche des racines musicales qu’il défend. Totalement acoustique, Joe n’utilise aucun instrument électrifié. Faisant confiance à Keefus Cianda au piano, Davis Piltch à la contrebasse et Jimmy Bellerose à la batterie, il s’adjoint également de manière pus épisodique les services de Marc Rinot à la guitare acoustique et au ukulélé ainsi que Patrick Warren, préposé à l’orgue à soufflets. De son côté, outre la guitare, il consent à partager le micro avec Jean McClain pour les chœurs et a invité Lisa Hannigan dont il avait produit le dernier elpee, « Piano Furnace ».

Responsable d’un mélange de jazz et de folk, Joe Henry a les idées bien claires, tout comme sa musique. Reposant sur des bases épurées, elle est découpée en accords nets. Les mélodies sont touchantes et élégantes.

Les arrangements, axés sur les guitares sont efficaces de simplicité et donnent une impression de ‘Ligne Claire’ tout comme celle qu’Hergé avait inventée dans le monde de la bande dessinée.

« Reverie » est un opus émouvant, simple et beau à la fois ; d’un autre monde, d’une autre époque.

A écouter un soir d’hiver au coin du feu, en sirotant un tout bon vieux whisky…

 

mercredi, 26 octobre 2011 02:00

Etrange liaison

Aïe aïe aïe ! Qu’il est difficile parfois de dire ce que l’on pense d’un ‘artiste’ et de son travail…

Caroline Jokris, 35 ans bien sonnés, soldate (complètement) inconnue au bataillon de la scène belge propose pourtant déjà son troisième elpee.

Et qu’en dire ? Ben pas grand-chose de bien, hélas pour elle.

Suivant sa bio, elle commence sa carrière artistique (?) à quatre ans comme petit rat de l’opéra. Au conservatoire, à six, elle rêve de devenir actrice, puis chanteuse après avoir assisté à un concert de son idole, Jean-Jacques Goldman. Et le pire, c’est qu’elle y croit et qu’elle ose ! A quinze, elle se produit sur scène et à vingt publie son premier album. Le succès la boudant, sauf peut être du côté de Montréal, elle continue sa quête vers une impossible renommée.

Un trou d’une dizaine d’années ne la décourage même pas. Elle finit par rencontrer Michael Jones qui, gentil comme un cœur, accepte d’échanger un duo en sa compagnie. Ivre de joie, la jolie blonde est relancée, pour notre plus grand bonheur (!). Or, grâce à quelques internautes qui ne savent vraiment pas quoi faire de leurs tunes, la troisième plaque de Caroline vient de sortir. Et pour être franc, j’ai l’impression que les choses n’ont pas beaucoup changé.

Un duo pourri même auprès d’une grosse pointure n’autorise pas tout… Mais faut dire qu’on l’entendait plus beaucoup non plus le copain de l’autre (Michael Jones)!

On a ici entre les mains et les oreilles, des chansons minables, niaises qui foutent le bourdon et ne donnent qu’une envie, sortir le Cd de son tiroir et le flanquer illico à la décharge. Du sirop ! C’est exactement ça ! Du gros sirop sucré qui colle, rend les mains (et les oreilles) poisseuses. Vite, vite, un robinet pour aller nettoyer le tout. Et c’est sûrement pas une mauvaise reprise de « Week-end à Rome » du vieux Daho qui sauvera ce truc d’un naufrage programmé.

Heureusement que tous les fans de Goldman ne se mettent pas en tête de sortir un disque. Au secours !

 

mercredi, 26 octobre 2011 02:00

Duo de mes chansons

Ah ! Quand on n’a plus grand chose à dire depuis un bout de temps, il est parfois utile de ressortir les vieux discours qui ont marqué et, peut être, après les avoir un peu dépoussiérés, plairont encore…

C’est ce que s’est dit Gérard Lenorman, chantre de la variété française des années 70 qui a fait évidemment le bonheur des scouts, guides et autres patros en composant « La Ballade Des Gens Heureux », un hymne que tous chantaient le soir assis, en rond, autour du feu de camp…

Alors comme une pièce défraîchie, salle, abandonnée que l’on veut restaurer, Gérard nous ressort ses classiques qu’il a décidé de repeindre en deux tons. Pour cette occasion, il a fait appel à une équipe de ‘peintres’ plus ou moins connus dans le panel de la profession.

Afin de rendre donc des couleurs à ces chansons, et reconnaissons-le, elles ne sont pas moins bonnes que celles servies actuellement par une brochette de soi-disant artistes de chanson française, l’ami du « Gentil dauphin triste » a lancé un appel à ses amis du milieu. Florent Pagny, Grégoire, Zaz, Patrick Fiori, Joyce Jonathan, Shy’m, Maurane, Amaury Vassili, Roch Voisine, Anggun, Stanislas et Chico et les Gypsies l’ont tous rejoint pour lui rendre cet hommage. C’est ainsi que renaît un artiste disparu de la circulation qui avait laissé derrière lui un répertoire… Et la magie opère, ravive des souvenirs sympas et met le sourire aux lèvres des quadras et quinquas qui le dénigraient sans doute (j’en suis, j’avoue) à cette époque.

Sans prétention, c’est de jolie manière que Gérard Lenorman célèbre ses 40 ans de scène.

Tant pis si ma chronique fait rire certains ; je ne suis pas moins sûr que beaucoup entendront ces chansons revisitées avec un brin de tendresse et des souvenirs d’enfance et/ou de jeunesse intacts !

mercredi, 26 octobre 2011 02:00

Heaven and Earth

John Martyn étant décédé en 2009. « Heaven and Earth » est un album posthume que son ami et producteur de longue date, Jim Tullio, a achevé avant de le mettre en boîte.

Plutôt réputé pour ses frasques et épisodes sulfureux que la vie lui a réservés, John est un musicien connu de peu mais adulé par quelques-uns parmi les plus grands. Citons en vrac, Eric Clapton, Phil Collins, Stevie Winwood, Robert Palmer, David Gilmour et Paul Weller qui l’ont souvent produit et/ou accompagné.

C’est à l’âge de 19 ans, en 1968, qu’il enregistre son premier elpee après une initiation à la ‘folk music’ dispensée par le regretté David Graham. Entretemps, c’est un catalogue de presque 50 Cd que laissera à ses héritiers ce doux dingue (plutôt dingue que doux, d’ailleurs).

« Heaven and Earth » met donc un terme à une carrière bien mouvementée qui a duré plus de 40 ans.

Les neuf morceaux réunis sur ce dernier ouvrage sont, à l’exception de « Can’t Turn Back The Years » (NDR : titre révélateur, il est signé Phil Collins) autant de testaments laissés à la postérité par cet agitateur impénitent.

Respectueux des idées de son poulain, Jim Tullio a fait appel aux fidèles d’entre les fidèles pour achever d’écrire ce dernier chapitre. Les bien nommés Spencer Cozens au piano, Arron Ahmun aux drums et Alan Thompson à la basse ont tenu à être présents pour mettre un point final à la carrière pleine de rebondissements de cet artiste hors du commun.

Fruit d'un mélange de jazz, blues, world, funky, folk et rock, la musique de l’irascible Ecossais est une véritable ouverture sur le monde, capable de nous faire voyager à travers différentes cultures et modes de vie.

Curieux quand-même que cet auteur/compositeur/interprète à la voix si proche de Joe Cocker et aux compos dignes d’un John Lee Hooker n’ait pas connu le succès qu’il aurait sans doute mérité !

 

dimanche, 16 octobre 2011 02:00

Des déglinguées pour les loufoques !

Forest National est, il faut le reconnaître, la deuxième salle de Belgique, en matière de capacité d’auditoire ; mais plus que probablement, une des dernières, si pas la pire, au niveau acoustique…

Mais bon, pas vraiment le choix si je veux aller écouter et voir Les Dingues (Kooks en français se traduit par loufoques ou dingues). Deux albums d’excellente qualité précèdent un troisième opus, un peu moins convaincant. Qu’à cela ne tienne, leur musique me donne des frissons et des fourmis dans les jambes. Alors, allons-y !

Big surprise en arrivant, c’est pas la grande foule attendue. Pas d’inquiétude, nous n’en sommes qu’à première partie, assurée par Morning Parade, responsable d’un hit sulfureux et surtout très actuel, intitulé « Under The Stars », un tube qui cartonne, pour l’instant, sur les ondes de notre Pure Fm nationale. Bon, ben ça commence bien, le micro ne fonctionne pas ! Et le malheureux de s’époumoner en pure perte… Un technicien passe heureusement par là et arrange le coup. Ouf !

Les 5 musicos, noirs de la tête aux pieds, s’en donnent à cœur joie et chauffent le public, en dispensant un petit répertoire chouette et entraînant. On a déjà vu plus moche comme mise en bouche…

Allez donc jeter une oreille vers ce lien http://www.youtube.com/watch?v=vyv45K0AivE pour être convaincus des qualités de ce band.

Une petite demi-heure s’écoule et les lumières se remettent à éclairer une foule assez clairsemée. A peine une demi-salle, et encore, je pense être généreux. Trente minutes sont nécessaires pour préparer le plat consistant.

Il est passé 21 heures quand les Kooks montent sur l’estrade. C’est à partir de ce moment-là que je me suis senti vraiment vieux ! Un véritable essaim de gonzesses âgées à peine de 15 voire de 16 ans, commencent à hurler, prennent des photos par milliers et font de petits coucous au chanteur. Un comportement qui va perdurer tout le set. Digne de la période des Beatles à la grande époque… Bref, une hystérie collective et typiquement féminine qui gâche irrémédiablement le plaisir que peut procurer un bon concert.

Sur un fond ligné qui varie de couleur selon l’éclairage diffusé, Luke Pritchard, sexy à souhait, selon les ‘demoiselles’ en transe à chaque interruption, a beaucoup de mal à communiquer avec son public. Dur, dur, il est vrai, de dire quelque chose à une bande de groupies à moitié folles (c’est un euphémisme). Pour tout échange, on a juste droit au titre de la chanson qui suit, point à la ligne !

Fort heureusement, le répertoire des Kooks est d’excellente qualité. Alternant titres extraits du dernier album « Jungle Of The Haert » et plus grands succès issus de « Naïve » et d’« Inside In Inside Out », les 5 membres (tiens, habituellement, ils ne sont que 4) consentent une débauche d’énergie qui fait chaud au cœur et va même jusqu’à causer quelques dégâts sur les planches (pauvre micro !) La qualité d’interprétation (je n’ai pas dit le son !) est vraiment excellente, et les voix sont sublimes. Le lead vocal fort heureusement, mais les chœurs également, ce qui rehausse encore le niveau. Durant une grosse heure, les hits s’enchaînent pour notre plus grand plaisir, chacun chantant et dansant au rythme de ce qui se fait quasi de mieux en pop/rock actuel. Pour interpréter « Seaside », le leader du combo se met en évidence sur une petite marche, seul flanqué de sa guitare. A cet instant tous les éclairages sont braqués sur lui et évidemment les filles qui hurlent à la mort ! Il est tellement sexyyyyyyyyyyyy ! Le ton monte encore d’un cran lorsque le quatuor dispense, tout en acoustique, un avant-dernier morceau, Luke se réservant le dernier, seul au piano, comme un grand.

Puis sans prévenir, le band se casse. Pour se faire désirer pendant plus de dix minutes… A ce moment-là, mes oreilles rendent l’âme (merci les filles). Je n’imaginais pas que ce genre de comportement existait encore !

Heureusement, car je n’aurais pas pu supporter une minute de plus, les Kooks réapparaissent sur scène pour nous accorder un final à couper le souffle. Cerise sur le gâteau, le combo nous réserve « Do You Wanna », un morceau qui –et je pèse mes mots– fait ‘jouir’ une dizaine de déglinguées. Elles se pâment et se lâchent sur ce titre où, il est vrai, Luke leur demande si elles veulent faire l’amour avec lui… Ben oui, quand on cherche, on trouve, mon vieux !!!

Au final, je dois avouer ne jamais avoir vécu un pareil concert, une expérience semblable, et une fameuse, il faut le préciser…

Je comprends mieux pourquoi Balavoine voulait devenir chanteur…

(Organisation Live Nation)

mercredi, 12 octobre 2011 02:00

Evangiles Sauvages

D’origine catalane, Balbino Medellin est né en 1979. A 25 ans, ce chanteur parisien apporte sa collaboration à Manu Solo pour concocter son elpee « Les Animals ». Bernard Lavilliers lui tend ensuite la main. Il ne la lâchera plus. En 2006, paraît « Gitan de Paname », son premier album, suivi par « Le soleil et l’ouvrier », en 2008. Fier de ses racines, sa musique est fortement influencée par les cultures catalanes, espagnoles et gitanes.

Quittant la maison Barclay pour Naïve, Balbino (Medelin a disparu) se lâche, s’affirme de plus en plus et a les coudées franches pour exprimer de façon plus ‘électrique’ ses sentiments et surtout sa colère contre la société de production où le faible devient une proie de plus en plus facile pour l’élite. Un air de déjà vu et entendu…

Produit par son ami et protecteur, Balbino développe les mêmes thèmes que lui. Après deux opus à consonance hispanique, quelque part entre Manu Chao et les Négresses Vertes, Medelin se la joue cette fois beaucoup plus électrique. Les guitares omniprésentes, confiées à Alice Botté (Bashung, Daniel Darc, Christophe) communiquent à ses 11 nouvelles compos une dimension plus ‘sauvage’, plus rock ! Une dimension qui convient peut-être mieux au message qu’il tente de délivrer tout au long de ses « Evangiles ».

Ce qui ne l’empêche pas de revenir, pour un titre, à ses racines en compagnie de Cali, invité à partager avec lui un pamphlet antifranquiste sur « L’Estaca », interprété pour l’occasion en espagnol par notre duo.

Le reste de ses chansons est un long combat mené pour les ‘broyés de la société contemporaine’.

Fortement influencé par le parcours de l’écrivain Charles Bukowski, il lui dédie le single « Bukowski ». Comme lui, Balbino s’identifie à un marginal d’une société abandonnant ceux qui ne suivent pas le bon sillon creusé pour eux dans notre système. La boucle est bouclée.

‘Je veux être la voix des sans voix, ceux dont on ne parle pas, que la crise a repoussé dans les cités ouvrières où j’ai grandi’. Tel est le crédo (!) de l’auteur de ces « Evangiles sauvages »…

 

mercredi, 12 octobre 2011 02:00

Le syndrome de Peter Pan

On connaît un peu Elisa Tovati, 35 ans, comédienne (Chochana Boutboul, fiancée de José Garcia dans le deuxième volet de « La Vérité si je mens ! ») On connaît nettement moins Elisa Tovati, chanteuse. Pourtant, après avoir commis « Ange étrange », un premier opus paru en 2002, et « Je ne mâche pas les mots », un second album sorti 4 ans plus tard, la comédienne/chanteuse nous propose « Le syndrome de Peter Pan », son dernier-né, en ce bel automne ensoleillé.

A la décharge de l’actrice, qui au contraire de Mélanie Laurent et de ses consœurs ‘chanteuses’ –et c’est presque devenu un phénomène de mode– Elisa ‘chante’ depuis près d’une décennie. Alors que d’autres habituées de l’écran osent mettre les mains dans le cambouis, histoire de s’investir quand-même un peu, Elisa Tovati ne signe ni paroles, ni musiques, se contentant du strict minimum syndical. Néanmoins, c’est sans aucun gêne qu’elle s’octroie le rôle d’interprète principale (sans mauvais jeu de mots) et s’entoure de gens qui prennent en mains ce qu’elle n’est pas capable d’assumer…

Emmené par « Il nous faut » single co-interprété en compagnie de Tom Dice (waouw !), représentant de la Belgique au concours Eurovision de la chanson, en 2010, le disque de la Russo-marocaine est un recueil de petites chansonnettes insipides et sans relief. De quoi ravir les petites jeunes filles en pleine puberté, accros à NRJ, une station de radio (?!?) qui fourgue sa daube aux innocents ‘sourds d’une oreille et 'aveugles' de l’autre’…

Second rôle au cinéma dans des rôles au bord de la confidentialité, l’interprète de « Barbapapa », « Ex-princesse » ou encore « La femme du magicien », titres qui annoncent visiblement des chansons à textes (!), Elisa ne trustera probablement pas de récompense non plus sur aucune des 9 autres compos qui peuplent ce ramassis de niaiseries pourries de fond de tiroir.

Probablement proclamé ‘Album de l’année’ d’une artiste française en 2011 lors des futurs NRJ-Awards de la chaîne radiophonique commerciale de bas étage, « Le syndrome de Peter Pan » s’est vu décerner un coup de cœur par deux vendeuses FNAC, grandes spécialistes et véritable juges de paix de la chanson française. Personne n’en doute ! Aïe, aïe, aïe. Où va-t-on si même la FNAC s’en mêle ?

Ben moi, je vais nulle part. Le Cd par contre prend illico la direction des oubliettes…

 

mercredi, 12 octobre 2011 02:00

Build Me A Swan

Natifs de Dublin, les frères Rocky (chant) et Gordo Whittaker (guitares) sont à l’origine du projet qui réunit également Richie Mc Ardle (guitares), Bryan Pepper (claviers) et Ian Kane (basse). Après avoir fourbi leurs armes dans leur île natale sous l’œil bienveillant d’Ian Brown, le club des cinq émigre à Londres, il y a deux ans, pour des raisons purement musicales et techniques. Afin de se ‘réaliser’ complètement, les musicos coupent toutes relations qui pourraient interférer dans leur travail et se consacrent à leurs compositions dans des conditions de ‘liberté’ totale.

Après avoir publié le single « Build Me A Swan », en 2010, Chris Potter les rejoint pour remixer le morceau. Un renfort judicieux, puisque la musique s’avère plus aérée, plus abordable, loin des guitares trop lourdes, des rythmes tonitruants et surtout de tout ‘bruit inutile’.

Toujours à l’affût de bons conseils et à la recherche du son ‘juste’, le quintet irlandais s’adjoint les services de ‘Jay’ Jarrad Rogers à la production. De quoi booster et diversifier les compos du band. Et le résultat ne se fait pas attendre. Un véritable bijou de 11 titres émerge de cette fructueuse collaboration.

Dans un registre différent de la pop/rock commerciale d’excellente qualité, proposée actuellement, dont Coldplay est le chef de file, les Chakras prennent le risque d’explorer des domaines plus fouillés, osent des compositions qui s’imposent et gagnent en puissance à chaque nouvelle écoute.

Alternant les grandes envolées lyriques (les remarquables « Slowdive » et « Blinded »), les mélodies pop bien élaborées (« Build Me A Swan », « Drifting », « We The People », …), les Chakras ne copient rien ni personne ; et c’est bien là leur principale qualité. Quoique, en prenant un peu de recul, on peut déceler un petit air de famille avec ce qui  restera sans aucun doute l’icône incontestable de la pop des nineties, JJ72, hélas disparu de la circulation aujourd’hui.

Piano, synthé, guitares et batterie font bon ménage dans le monde des Chakras. Aucun instrument n’empiète chez le voisin ; une complémentarité évidente et diablement efficace saute aux yeux. Et détail croustillant, aucun des cinq membres ne tient les baguettes assis derrière les fûts. Pour assurer le tempo (et quel tempo), les Irlandais se sont assuré les services d’Osgar Duke, musicien indépendant qui n’a visiblement pas le droit de figurer ni sur la photo de famille, pas plus que dans le livret. Il faut juste espérer pour eux qu’il les accompagne sur scène, lors de leur tournée.

« Build Me A Swan » a tout de l’album révélation ou découverte 2011, c’est selon : punch, finesse, originalité, musicalité, variété,… tout y est. Aucune faiblesse à pointer, une fameuse réussite. Le smog londonien leur aura paradoxalement éclairci les idées ! Excellent, vraiment.

 

Ils existent encore ? Débarqués de nulle part en 1993, ils se sont rapidement imposés sur les ondes, en composant ce fabuleux « Mr Jones » qui fait toujours partie de leur fond de commerce, à l’heure actuelle. Ils nous le resservent d’ailleurs encore et toujours, à toutes les sauces, en acoustique, en live, …

Bref, au moment où le glas sonne pour REM qui les avait précédés de quelques années, il est curieux d’apprendre que le band d’Adam Duritz (au look toujours aussi étonnant) ressort de ses archives un enregistrement public de leur premier album, excellent au demeurant, mais en version live ‘non’ acoustique contrairement à ce qui avait déjà été publié en son temps.

Pour les avoir vus et (mal) entendus sur scène il y a quelques années, il ne fait aucun doute que la technique fait actuellement des merveilles. Alors que leur prestation publique bruxelloise m’avait profondément déçu, voir dégoûté, cet enregistrement est d’une qualité honnête, presque bonne.

Mais pourquoi maintenant, près de 20 ans après la tournée originale, publier un tel disque ? Est-ce lié à un problème financier ? Y aurait-il un autre motif ?

En fait, libéré de sa maison de disques de l’époque et de ses contraintes et/ou obligations, le band s’est amusé et s’est fait plaisir. Enregistrant quasiment le tracklist original, c’est sans nouvelle surprise ou inédit que les Counting Crows nous fourgue sa camelote. Piège à cons ?

Visiblement oui car la version n’arrive pas à la cheville de l’album studio, que l’on a juste envie de ressortir de sa disco(compacto)thèque ; ce qui n’est pas une mauvaise idée en soi.

Un album plutôt réservé aux fans, qui bénéficie, en parallèle, de la sortie du même concert en Dvd, business oblige.

Sans doute également une bonne opération promo, car Duritz annonce la couleur assez vite lors de ses échanges avec le public pour lui proposer la sortie imminente de leur sixième album, en novembre prochain.

Du bois de rallonge, rien de plus !

 

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