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L’interaction de Ride…

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Luc Herpoel

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jeudi, 29 novembre 2018 11:52

If A Song Could Get Me You

Décidément, on trouve de tout dans les fonds de tiroir !

Datant de plus de deux ans déjà, ce cd vient d’atterrir dans ma pile. Faut pas d’mander…

Bon ben comme j’ai pas vraiment le choix, je m’y colle ! Mais vite alors parce que premièrement, les chanteuses mielleuses, non merci, sans façon ; et puis deuxièmement, j’ai l’impression bizarre que c’est toujours pour ma pomme les trucs qu’on a oubliés depuis perpète…

Marit Larsen, donc puisque c’est d’elle dont il s’agit, nous vient du Grand Nord, de Norvège pour être plus précis.

A 26 ans, en 2009 donc, elle nous propose déjà une compile ou presque.

Faut dire qu’elle a déjà un p’tit bout de carrière derrière elle. En compagnie de son ami d’enfance Marion Raven, elle a vendu plus de 2 millions d’albums dans son pays sous le patronyme de M2M. Hé, ho, on rigole plus là !

Allons bon, ben vaut p’têt mieux écouter ce qu’elle a fait de mieux tout de suite, ce sera plus rassurant ! Et elle n’a rien fait depuis ? Et bien si figurez-vous, elle a collaboré en 2010 à un duo en compagnie de Milow pour une chanson intitulée « Out Of My Hands » ; rien d’autre, heureusement, car là on aurait eu l’air vraiment malin…

Son ‘best of’ en quelque sorte se décline en 13 chansons oscillant entre pop dégoulinante de mélasse sucrée très légèrement nappée de sauce ABBA et un style folk bien trop commercial à mon goût.

Si le single qui donne son nom à l’album se laisse écouter (passivement), on a tendance à se laisser bercer, voire à s’endormir lors de certaines ballades qui suscitent un ennui mortel (« I’ve Heard Your Lovesong », « Solid Ground », « Under The Surface »).

Quelques titres, trop rares cependant permettent de garder les yeux ouverts ; et notamment « Don’Save Me » le seul qui, pour ma part, mérite un soupçon d’intérêt.

A oublier donc. Remettons donc cet objet dans le tiroir qu’il n’aurait pas dû quitter !

 

mercredi, 05 octobre 2011 20:33

Seeds We Sow

Est-il encore utile de présenter cet homme ? Lindsey, homme ? Hé oui, Lindsey est aussi un prénom masculin ! Mais oui, enfin Fleetwood Mac, ça titille encore vos oreilles, non ? Band mi-british, mi-amerloque, le groupe a illuminé le rock de la fin des 70’s et ce jusqu’au milieu des 80’s. Multipliant les hits, il est responsable d’un des meilleurs albums de la décennie « Rumours », véritable usine à tubes qui se vendra à plus de 40 millions d'exemplaires. Lindsey en était le guitariste, chanteur et co-auteur également des compos.

En 1987, Lindsey met entre parenthèses sa participation au groupe pour entamer une carrière solo. A bientôt 62 piges, il nous dépose son sixième Cd post-Fleetwood Mac. Force est de constater que notre homme n’a rien perdu de ses compétences, tant au niveau de l’écriture que de son jeu de guitare, très caractéristique. Et c’est en s’appuyant principalement sur cet instrument qu’il nous livre 11 très, très, très jolies mélodies (j’insiste) qui auraient pu figurer sur une ultime production du band légendaire. Le temps n’a certainement pas altéré son talent. Et sa voix, aisément identifiable fait le reste. Même si on reste à distance respectable des hits pondus par notre homme il y a ‘perpet’, c’est un sexagénaire alerte qui nous livre un travail impeccable, plaisant, jamais ennuyeux et tout en douceur. Il adapte même, pour conclure le disque, un titre signé Jagger/Richards vieux de 44 ans, complètement retravaillé, méconnaissable.

Ayant visiblement tiré un trait sur le passé, Lindsey produit maintenant seul son travail et s’il poursuit son chemin en solitaire, il n’hésite pas à le peupler de guitares et de splendides mélodies vite apprivoisées. C’est avec un plaisir non dissimulé que les bonnes oreilles réceptionnent, comme une excellente vieille habitude, quelques pépites comme « Illumination », « Stars Are Crazy », « When She Comes Down » ou encore « Rock Away Blind ». Et puis il y a « Gone Too Far », hit digne de la grande période qui mérite à lui seul le déplacement.

Manifestement, la qualité n’a pas de limite d’âge. Et Fleetwood Mac aurait pu, aurait dû continuer sa carrière, permettant ainsi à la voix de Stevie Nicks de magnifier les chansons de Buckingham. Mais on ne refait pas l’histoire…

Un album pour nostalgiques. J’en suis !

 

mercredi, 05 octobre 2011 20:23

Two

Joli petit bouchon australien, Lenka chanteuse indie-pop, la trentaine juste entamée, débarque du pays des kangourous, un nouvel album dans… la poche. Née un 19 mars 1978 à Sydney, Lenka débute sa carrière artistique à 14 ans, en tournant des films indépendants. Elle devient ensuit présentatrice TV, puis chanteuse au sein de petits groupes indie. Mais Lenka est avant tout une musicienne, chanteuse, auteur-compositrice qui ne manque pas de ‘pétillant’. Elle sort son premier single, « The Show », en avril 2008. Qui ne récolte qu’un succès en demi-teinte. En mai de la même année, elle publie un elpee éponyme. Le single « Trouble Is A Friend » suit dès septembre. Il est intégré à la B.O. de la série « Grey’s Anatomy », jolie reconnaissance de son talent…

En 2011, elle grave son second opus, simplement intitulé « Two ». Alors que son premier jet transpirait principalement la pop fraîche et acidulée, son second ouvrage, très court au demeurant, 11 chansons pour moins de 40 minutes, se consacre essentiellement aux ballades langoureusement amoureuses, mais inclut heureusement trois ou quatre titres plus rythmés. Ouf !

Quelques pistes sortent la tête de l’eau. A épingler dans le lot de chansonnettes, le titre maître qui ouvre l’album, “Roll With The Punches”, “Sad Song”, “Everything's Okay” ou encore “The End Of The World”. Des plages qui ne se défendent pas trop mal, même si l’ensemble demeure assez léger et sans grand relief.

Bref, si de temps à autre, l’ombre des Feist, Regina Spektor ou Yaël Naïm plane sur cette production aussie, on est loin d’atteindre des sommets. Alors, niais, mièvre, insipide ? Non, un peu d’indulgence voyons !

‘Gentil’ ! C’est le terme exact pour qualifier ce disque. Un petit album gentil, pas du tout dérangeant et qui devrait plus que probablement passer inaperçu chez nous. A moins que…  Bingo ! « Everything At Once » figure à nouveau dans la B.O. de la série médicale américaine.

 

mercredi, 28 septembre 2011 02:00

I’m With You

Même s’il est inutile de présenter les Red Hot, un petit rafraîchissement de mémoire s’impose. Si Flea (Michael Peter Balzary) donne toujours le tempo de la basse et qu’Anthony Kiedis se réserve toujours le micro (NDR : ce sont quand même les deux figures de proue du band), un membre et non des moindre –puisqu’il s’agit du guitariste John Fusciante– a quitté le navire à l’aube de l’enregistrement du dixième album studio. Navire qui selon certains commencerait tout doucement à sombrer… Ne restent donc plus que les deux emblématiques sources d’inspiration accompagnées de Chad Smith derrière les fûts et de Josh Klinghoffer aux guitares.

Rois de la pop/funk depuis près de trois décennies, le quatuor californien nous balance sa dixième plaque beaucoup plus teintée funk que de rock, c’est une évidence. Néanmoins, on ne peut pas décréter que l’album soit déplaisant pour autant ; mais pour un groupe qui accuse un tel patronyme, il faut bien reconnaître qu’il manque… un peu de sel…

Là où « Californication », « By The Way » ou « Suck My Kiss » avaient l’immanquable don de fouetter nos oreilles et de nous envoyer une bonne dose d’adrénaline, il reste, à l’écoute de ce nouvel opus, une impression de glissement vers une formule plus ‘séduisante’, moins ‘authentique’, destinée au grand public. Le single « The Adventure Of Rian Dance Maggie » en est la parfaite illustration. Excellente ballade, ce titre ne peut que réaliser une grande carrière radiophonique et télégénique. Les Red Hot sont et seront encore de tous les plateaux TV cet automne ; après les avoir vu chez Denisot, on risque même de les voir débarquer un de ces quatre chez Drucker, c’est tout dire…

Pour la défense des Californiens, il est clair qu’ils n’ont plus rien à prouver depuis longtemps. Or, la démission de leur guitariste fétiche devait sonner comme un nouveau départ. Cependant, on attend toujours le signal du starter. On pourrait sans crainte affirmer que les Red Hot sont en roue libre, qu’ils se la coulent douce et qu’hormis deux ou trois compos dignes de ce nom, « Happiness Loves Company » ou « Goodbye Hooray », le reste se laisse écouter sans sourciller. S’il n’y a certes rien à jeter sur cette galette, il n’y a pas grand chose non plus qui fait bondir… Pas davantage de gros hit en perspective.

Bref, ce nouvel elpee hyper funky et même parfois limite disco ne fera certainement pas l’unanimité auprès des fans de la première heure. Par contre il risque d’attirer un public plus proche de la variété de bonne facture que de la pop/rock funkysante qui était la marque de fabrique des RHCP.

En conclusion, « I’M With You » est un bon album sur lequel les joyeux quadras risquent de se faire plaisir mais qui ne nous réserve aucune surprise.

Rien de bien neuf sous le soleil californien !

 

mercredi, 28 septembre 2011 02:00

Vincent Liben

‘Elégance’ est le premier mot qui me vient à l’esprit, après avoir écouté cet album de chanson française.

Vincent Liben sort de sa coquille. Dans l’œuf, qu’il partageait en compagnie des autres membres du groupe Mud Flow, il était un peu la tête pensante, le responsable des compos ainsi que la première voix et le guitariste du band. Une page se tourne ? Il faudra hélas bien s’y résoudre. Après tant d’années de pratique d’une pop/rock anglophone bien léchée et d’excellente qualité, convenons-en, notre homme change radicalement son fusil d’épaule.

A priori, on redoutait un peu ce changement mais notre Bruxellois… étonne !

A vrai dire cependant, ce n’est pas son premier essai. « Tout va disparaître », son premier effort en solitaire paru en 2009, est demeuré dans un anonymat quasi parfait… Le mot ‘découragement’ ne figurant pas dans le vocabulaire de notre ‘ket’ et, invitant cette fois le public français à sa découverte, le manneke nous ressert le même plat mais dans la crainte d’une ‘disparition annoncée’, comme il y a deux ans, il ne lui attribue aucun titre… Quelques chansons (seulement celles où il chantait) viennent de sa première esquisse, les autres sont le fruit du travail d’un auteur/compositeur/chanteur enthousiaste.

Puisant son inspiration musicale dans la simplicité, toutes ses jolies mélodies ont pour origine  un jeu de guitares tout en finesse, un piano occasionnel et des cuivres plutôt discrets. Le tout est orchestré de main de maître par notre homme à tout faire.

La force de cette expérience en solo repose sur la dualité légèreté/gravité des 11 chansons qui peuplent cet excellent premier (?) elpee. En effet, même si les thèmes abordés ne sont pas tous joyeux, Vincent les traite avec une légèreté musicale redoutablement efficace ; ce qui a pour don de faciliter la digestion de quelques moments de la vie pas toujours très drôles.

La poésie est partout présente, joyeuse, amoureuse, romantique, sensuelle et même absurde (« Camélia »).

Il y a du Yves Simon, du Alain Souchon, du Benjamin Biolay et même du Serge Gainsbourg dans cette œuvre. Bouquet d’influences, cet album éponyme de l’ex-leader de Mud Flow a tout pour plaire tant Vincent Liben nous offre des chansons envoûtantes et inspirées où cohabitent une mélancolie et un humour doux-amer.

Une page s’est peut-être tournée. Un livre se ferme peut-être ; mais un autre s’ouvre, un cahier blanc tout neuf qui ne demande qu’à être rempli de jolies partitions et de beaux textes comme ceux-ci.

Un artiste ‘nouveau’ est né et dans son berceau, c’est un véritable écrin subtil empli de magnifiques textes et de somptueux arrangements qui nous est offert.

Goûtez donc ces fruits et reprenez-en à volonté, ils sont excellents.

 

mercredi, 28 septembre 2011 02:00

We Are Not From

« We Are Not From » est le titre ‘clin d’œil’ pondu par Aurélie, sœur du bassiste de Malibu Stacy. Mais d’où ne sont-ils pas ? Telle est donc bien la question. Et bien pas de Malibu pardi mais bien de Dalhem dans notre bonne vieille province de Liège, tiens ! C’est pour l’anecdote. Et à y regarder de plus près, ils y tiennent à leur Dalhem. Tant et si bien qu’en écoutant le titre inaugural de l’album, « General Thys », on a droit à un gag bien typique de l’humour noir jaune rouge. Dans leur village, il existe en effet une rue, un buste et un musée dédiés à Albert Thys, promoteur de la première ligne de chemin de fer construite au Congo. L’œuf ne tombe jamais bien loin du cul de la poule !

Voilà donc pour la touche humoristique.

Troisième plaque au compteur déjà pour le combo liégeois. Elle fait suite à « G », paru en 2006 et « Marathon », en 2008. Pendant trois longues années, la formation a assuré la promo de leurs Cds. Elle a beaucoup tourné et s’est notamment produite en première partie des Kaiser Chiefs, Nada Surf ou encore Babyshambles. En 2011, pour rendre hommage à Martino, leur roadie décédé deux ans plus tôt, ils publient le single « The Road Is Dead ». Figurant en quatrième position sur l’elpee, ce morceau prélude un changement de style bien marqué. Stop au style post punk électro made in USA vite fait bien fait et place à une ambiance plus acoustique, une musicalité plus variée où se croisent des rythmes rock (« Mardi Gras »), des ballades ludiques (« Patricia ») ou des compos plus recherchées, plus élaborées. Place également aux cuivres chapeautés par Ben des Hollywood Pornstars pour donner un peu plus de relief aux dix plages de ce nouvel opus. Malibu Stacy a pris largement plus de temps que d’habitude pour réaliser ce troisième essai. Le temps de faire appel à des musiciens additionnels, des proches pour la plupart, le temps de faire le tri parmi la cinquantaine de titres composés par tous les membres du groupe. Au final, il n’en reste que 10, ceux qui faisaient l’unanimité chez les six musicos. Et si comme d’habitude, Dave (David de Froidmont), le chanteur est  responsable des lyrics, les compositions musicales portent cette fois la signature de Christophe Levaux et Michael Goffard.

Au final, on a entre les mains un album qui redessine la trajectoire du groupe liégeois, un disque qui varie les effets, surprend et a le mérite de sortir des ornières tracées par les deux premières réalisations. On assiste en dix chansons à une renaissance, à un renouveau. Bravo, fallait oser…

Changer de style tout en gardant la qualité et la fraîcheur est la preuve d’une belle maturité !

 

mercredi, 14 septembre 2011 02:00

Canopy

« Late Night » et « Cindirella » ne sont déjà plus que de jolis souvenirs d’été que m’arrive enfin le premier album d’une toute jeune formation bien de chez nous, Great Mountain Fire.

Bruxellois bon teint, le quintet débute sa carrière sur les bancs de l’école primaire ‘Nos enfants’ d’Uccle. C’est là qu’ils usent leur fond de culotte, deviennent inséparables et, dès l’âge d’onze ans, débutent la musique. Alexis (basse), Tommy (claviers) et Antoine (guitares) apprennent les grandes lignes de l’écriture et de la compo auprès du papa de Morgan (batterie). La dernière roue de la charrette, Thomas (chant) les rejoindra plus tard. Durant quelques années, les teenagers enchaînent les concerts sous le patronyme de Nestor sans pour autant jamais sortir d’album.

En septembre 2010, c’est sous le pseudo de Great Mountain Fire qu’ils assurent la première partie de Ghinzu au Bota. Dès cet instant, leur carrière connaît un virage assez important ; puisque Jean Waterlot, le chanteur de Montevideo, les prend sous sa coupe afin d’assurer la production de leur première réalisation, « Canopy ».

« Canopy », canopée en français signifie la vie, faune ou flore, qui existe à la cime des arbres de la forêt tropicale. ‘Ça nous évoquait surtout un côté très organique, vivant. A la fois lumineux quand on regarde en haut et à la fois sombre et intime. Il y a plein de synonymes qui nous correspondent là-dedans’, confie Antoine.

Dès lors, de quelle oreille écouter et comment apprécier ce nouvel opus ?

Onze titres électro/pop, post punk, un rien minimaliste, mettant l’accent sur une rythmique bien claire et intense, rappelant de temps en temps l’ère disco du début des eighties. Great Mountain Fire démontre une belle originalité et toute sa richesse dans ce premier opus ouvert sur la ‘nature et le monde animal’.

Outre les deux titres précités qui ont eu une jolie couverture radiophonique, il reste encore quelques belles perles à épingler sur ce premier ouvrage, « Breakfast » et ses chœurs efficaces, « If a Kid » et sa basse lancinante ou encore « Crooked Head » aux consonances très ‘Vampire Weekend’.

Vous les avez peut-être manqués cet été ; pourtant ils se sont multipliés lors des festivals estivaux, au cours de ces trois derniers mois, Pas de panique, Great Mountain Fire partira en tournée dès le début de cet automne. Ne les ratez plus s’ils passent près de chez vous ! Et une découverte belge de plus, une !

 

mercredi, 31 août 2011 02:00

Becoming Ourselves

Surprise, surprise, Splinn est un quatuor parisien qui pratique du rock métal alternatif (dixit le groupe lui-même). Etonnant, qu’un artiste ou une formation issue de l’Hexagone propose autre chose que de la chanson(nette) franco-française. Pour l’heure, Splinn, qui puise, soi-disant, son inspiration auprès de formations telles que Deftones, A Perfect Circle, Tool, Incubus ou encore Silverchair n’y est pas allé par quatre chemins. Une basse tenue par Romain, une guitare et un micro que s’approprie Laurent, une seconde guitare entre les mains de Jérémy et une batterie confiée à Benjamin sont les fondations sur lesquelles repose le groupe.

A l’origine, en 2008, deux potes, Laurent et Benjamin, réalisent une ou deux démos qui leur ouvrent les portes de leur label actuel M&O Music. Romain rejoint le duo, lors de la confection d’un Ep quatre titres, publié en 2010. Et le line up est complété, par Jérémy, lors de l’enregistrement de leur première ‘œuvre’ complète, quelques mois plus tard. Des premières compos un peu timides chantées en français, Splinn est passé à la vitesse supérieure, en dispensant un rock ravageur qui véhicule –pas facile pour des Parigots– des textes exprimés en anglais.

« Becoming Ourselves » fait donc la part belle aux guitares, sur ses dix plages. Une voix mélodieuse, très juste, quoique parfois un peu faible, des mélodies qui sonnent bien laisseront une trace enviable auprès de nombreux responsables d’un premier opus. On est loin du métal ‘redouté’ par certains sur ce disque. Quoique amateurs du style, ils en proposent un plus coulé, plus mélodieux, plus… audible. Perso, il me semble plus proche d’un Foo Fighters, par exemple.

Pourtant pas très branché sur le genre, j’avoue que l’écoute des 10 morceaux ne m’a pas ennuyé. Mais il ne m’a pas davantage communiqué de frissons. Il est vrai qu’hormis « Resign », piste qui ouvre l’album ou encore « Euphoria » on n’a pas beaucoup l’occasion de vibrer. S’il n’y a cependant rien à jeter sur cet elpee, le reste est plutôt anecdotique et guère excitant. Des débuts néanmoins encourageants pour Splinn, qui ne s’en sort pas si mal pour un coup d’essai.

 

mercredi, 24 août 2011 02:00

Le vrai le faux

Lauréat du Prix Rapsat-Lelièvre 2010 pour son album « Le Vrai Le Faux », Jérôme Minière n’est pas un débutant dans la chanson française, puisqu’il compte déjà une petite dizaine de disques à son actif.

Ce natif d’Orléans, très bientôt quadra (27/03/1972) reste cependant assez méconnu des médias malgré une production qui ne manque pas de relief.

Après avoir accompli des études de cinéma à Bruxelles, il se lance dans la chanson. En 1996, ces démarches se matérialisent par la sortie d'un premier opus, « Monde pour n’importe qui ». Il a depuis émigré au Québec, publié de nombreux albums sous son nom et en a également commis deux sous le patronyme d'Herri Kopter, sorte d'alter ego fictif.

L'auteur/compositeur sonde l'univers des musiques électroniques et aujourd’hui, après quinze années de métier et de voyages, l'explorateur des planètes musicales, le « Petit Cosmonaute » (du titre de son quatrième Cd) en est à son septième elpee studio. A nouveau, il vogue entre pop et électro tout au long de « Le Vrai Le Faux ».

Encensé dans son pays d’adoption, Jérôme retente une percée sous nos latitudes. Le long playing sorti de l’autre côté de l’Atlantique en octobre 2010 a fait un tabac au pays du sirop d’érable et sa réputation a (re)franchi l’océan.

Quatorze plages nous sont proposées. Intelligentes pour certaines, irrésistibles pour d’autres mais toujours originales surtout au niveau des textes, ces chansons sont accrocheuses, inspirées et emplies d’humour. On se prend à remuer du pied pour battre le rythme et très rapidement, on adopte les titres les uns après les autres.

Tendez donc l’oreille vers « Le monde est là », soyez attentifs aux mots sur « Des pieds et des mains », dansez sur « Rien à vous dire » et surtout sur « Une chanson toute nue » et puis faites un accueil digne à ce beau disque plein de bon sens et habité d’une musique simple mais tellement entraînante. Jérôme Minière nous emmène sur ‘une petite planète’ pleine d'instruments, où violoncelle, trompette, guitares et percussions dansent avec les synthés pour faire virevolter les belles paroles de Jérôme.

Petite planète où règnent la bonne humeur, les jeux de mots, les rêves. Petite planète à visiter !

 

mercredi, 21 septembre 2011 02:00

Diamonds & Plastic

Du haut de ses trente balais (32 pour être précis), Ian Kelly nous propose son nouvel album, le troisième déjà de sa jeune carrière. Canadien pur jus, puisque fils du rapprochement entre une anglophone et un francophone, Ian a grandi à Montréal où il vit et sévit d’ailleurs depuis sa naissance. Il n’a pas encore 13 ans quand il jette les bases de son rêve. Autodidacte, il s’assied derrière la batterie de son frère, se met à la guitare, puis au chant, reprenant rapidement les classiques de l’époque, de Pearl Jam, entre autres… au cœur de son premier band.

Quelques années plus tard, employé comme technicien au Spectrum de Montréal, toute grosse scène locale, il débute l’apprentissage, toujours seul, de divers instruments, s’achète un ordi et enregistre ses premiers projets. En résulte un premier disque intitulé « Insecurity » qu’il publie en 2005, sur son propre label.

Deux événements boosteront ses débuts. Le premier, lorsqu’il assure au pied levé (en fait, ce soir-là il accomplit son job de technicien) la première partie du concert d’Alanis Morissette, devant 2500 spectateurs conquis ; et le second, en défendant son premier ouvrage sur les ondes de Télé-Québec. Médusé, Michel Bélanger, big boss d’Audiogram, lui propose illico un contrat.

Trois années plus tard, « Speak Your Mind » tombe dans les bacs. Disposant de nettement plus de moyens, Ian Kelly peut alors totalement s’exprimer à travers un mélange de pop et de folk teinté d’une bonne sonorité ‘roots’, un style qu’il soutient par un tout bon jeu de cordes, des arrangements minutieux ainsi que des mots bien pesés et surtout bien dits.

L’album se vend à plus de 40 000 exemplaires au Canada et plus de 100 dates sont au programme de la tournée. Continuant les concerts le week-end, Ian et ses musiciens démarrent les sessions de travail pour concocter le troisième elpee, « Diamond & Plastic ».

L’accent est à nouveau mis sur les cordes, omniprésentes sur les 13 chansons qui peuplent cet ouvrage. Les arrangements réalisés par Jon Day sont splendides, mettant réellement en valeur le travail de compositeur d’Ian. Deux quatuors à cordes balaient les mélodies mélancoliques d’un souffle léger, d’une fraîcheur souriante et d’une variété surprenante, passant du violoncelle au banjo, de la guitare électrique à l’acoustique au gré de la fantaisie d’une chanson ou de l’autre.

Marié à Sophie, l’amour de sa vie (sic) et père de deux jeunes enfants, ce parfait auteur/compositeur/interprète promène ses mélodies intimistes et énergiques sur lesquelles il pose des textes empreints de bon sens, explorant le monde qui l’entoure, soucieux des problèmes, des peurs, mais surtout des joies d’élever une famille aux côtés de la femme qu’il aime.

« Diamond & Plastic », la pureté au naturel pour le premier et la maîtrise de l’homme sur les éléments pour le second résument parfaitement le niveau atteint sur cet opus, aboutissement d’une quinzaine d’années de travail pour un artiste qui a atteint la parfaite maturité.

Quelques titres, particulièrement bien torchés devraient permettre à Ian Kelly de pénétrer dans le cercle restreint des songwriters respectés tels Ian Matthews ou encore Elliot Murphy. Epinglons notamment « I Would Have You », caractérisé par son refrain éblouissant de bonne humeur, « Parliament », parfumé d’effluves Counting Crows, « What You Like », mis à la sauce REM, « Your Garden », digne d’un Damien Rice des grands jours ou encore « Drinking Alone », ballade géniale folk/pop qui traduit en musique un thème pourtant difficile à aborder… Ensuite, « Workday » et « We’ll Meet Again » pour la grande beauté des jeux de cordes. On notera, pour terminer, une reprise tout en finesse et en délicatesse de « White Wedding » de ce bon vieux Billy Idol.

Les références et les qualités se bousculent donc au portillon démontrant encore, si nécessaire, la diversité et le niveau artistique atteints sur cette œuvre. Un must !

 

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