La révolte de Bagdad Rodeo...

Le premier single extrait de « Quatre - L'album sans Fin - Part 1 », le nouvel album de Bagdad Rodéo, « Révolution Vendetta », nous plonge dans les racines du groupe, de son combat, celui de la liberté à tout prix et de l'esprit critique qui font de Bagdad…

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Pour Jane Weaver, l’amour est un spectacle permanent...

Jane Weaver, aka Jane Louise Weaver, est une musicienne originaire de Liverpool. Son nouvel opus, « Love In Constant Spectacle », paraîtra ce 5 avril 2024. Il a été produit par John Parish (PJ Harvey, Eels, Sparklehorse). Son disque le plus intime et le plus…

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mardi, 14 septembre 2010 02:00

Première Mue

Peau… Mais qui donc se cache derrière cet épiderme ? En fait, il s’agit de Perrine Faillet qui, après avoir milité, pendant cinq années, au sein de la formation vocale Crise Carmen (NDR : vous connaissez vous ?) a décidé de changer. De quoi ? Ben de peau, tiens ! Faut suivre hein les gars !!! D’où le titre de son nouvel album, « Première Mue » : ben oui quand on change de peau, c’est normal, non ? A vingt-huit ans, notre Grenobloise, après avoir passé une année à ‘traîner’ son ennui, suite à la séparation de sa ‘chorale’, s’est enfin remise à bosser ; et revêt donc sa nouvelle peau. Elle a enfin fait sa mue…

Auteur/compositeur, Perrine écrit depuis 2008 des chansons dans son home-studio. Les harmonies vocales ont cédé le relais à des guitares, des claviers et des beats. Le cadre vocal n’est donc plus d’actualité ; et Peau redessine les contours de sa carrière musicale. Après une année de recherches en solo, il est temps de passer à la vitesse supérieure.

Afin d’enfanter son projet, Perrine a convié deux explorateurs chevronnés du rock à la fois esthétique et électro : Olivier Depardon et Daniel Bartoletti. Interprétées tour à tour en français ou en anglais, les onze titres graciles ou vifs, nerveux ou intimistes mais toujours intelligemment construits, évoluent sur des rythmes lancinants. Et au sein d’un univers pop folk, ouvert tant à l’électricité qu’à l’électronique. Bien que souvent comparé à Emilie Simon voire à Noir Désir, la musique de cet opus intrigant, mais joliment maîtrisé, ne manque toutefois ni de personnalité ni d’originalité.

S’il n'est pas facile pour un jeune artiste de créer un univers fort et cohérent, dès ses premiers pas, Peau est quand même parvenue à faire l’unanimité autour d’elle, lors de la sortie de ce premier Cd. Un disque véritablement encensé par la critique. Bref, ce mélange de pop, d’électro et de folk n’attend plus que vous. Alors, entrez donc dans l’univers mystérieux et sensuel de Perrine susceptible de vous caresser à fleur de… Peau !

mardi, 20 juillet 2010 02:00

Live – The Short Version

Responsable de ‘petites chansons’ d’amour très particulières, Anaïs a décidé d’immortaliser ses chansons interprétées en ‘live. Où ? Aux Francofolies de La Rochelle. Quand ? L’an dernier. 

Comme d’habitude, la (re)belle grenobloise caricature grossièrement la relation amoureuse ou tout simplement le ‘couple’ dans ce qu’il y a de meilleur mais aussi souvent de pire… Un peu d’humour et de dérision ça passe. Tout au long d’un même cd, ça lasse. D’autant plus qu’il est pimenté, entre les différents morceaux, de commentaires et autres intermèdes du style. Et à la longue, son attitude devient vite agaçante et difficilement supportable ! Les titres ? Vous les connaissez tous. Donc, pas de surprise. Son tracklisting épingle tous les classiques. Depuis « Christina » à « Mon cœur, mon amour », en passant par « Le premier amour » ou encore « Peut être une angine ». Le tout complété par quelques compos un peu moins connues du grand public.

« Short Version » ? En existerait-il une longue ? Pas du tout ! Alors pourquoi baptiser son opus live d’un tel titre ? Et bien tout simplement pour deux raisons : la setlist est plus courte qu’un concert classique, et lors de cette prestation accordée aux Francofolies, Anaïs était vêtue d’un short ! L’explication vaut ce qu’elle vaut ; et pourtant, c’est la réalité. Il suffit de jeter un œil sur la pochette… Hormis ces quelques défauts, il faut reconnaître que la chanteuse démontre, tout au long de cet elpee live, qu'elle est une fameuse show girl, capable de se débrouiller plutôt entre plusieurs styles : rock, pop, r'n'b ou chanson française, ... En outre, elle parvient à enflammer son public, qui chante et s'éclate en même temps qu'elle ; surtout lors de l'intro de « Mon cœur, Mon amour », une interprétation très réussie au cours de laquelle, elle emprunte plusieurs gimmicks de guitare ultra-connus.

Aujourd’hui âgée de 34 ans, la jeune femme avait entamé sa carrière en 2003, au sein d’un groupe ‘illustrement’ inconnu répondant au patronyme d’Opposum. Un combo qu’elle a quitté en 2004 pour embrasser une carrière solo. Son premier elpee, « Cheap Show », sorte de ‘one-woman-song’ oscillait entre folk, blues, rock, rap et r'n b' (!?!!) Armée d'une simple guitare acoustique et d'une pédale, elle bouclait en live sa voix.

Mais c’est en 2005 qu’elle va enfin se révéler. Les médias vont alors découvrir sa première incursion dans les histoires de couple, à travers "Mon cœur mon amour". Le reste, vous le connaissez…

Le « Live Short Version » d’Anaïs est donc un condensé de 6 années de carrière solo qui se laisse écouter ; mais seulement à doses homéopathiques…

 

mardi, 13 juillet 2010 02:00

2020

La trentaine déjà entamée, Benoît Dorémus ne publie pourtant seulement que son troisième album. Il faut avouer que ce jeune homme préfère prendre le temps de se construire plutôt que de brûler les étapes et de risquer de se faire jeter vite fait bien fait.

Né donc un 20 mai en 1980, ce natif de Besançon, se consacre prioritairement à ses études. Une Licence en Arts du Spectacle (cinéma) en poche et la publication d’un premier roman resté confidentiel, il s’installe à Paris. Accompagné de Richard Posselt (accordéon et piano) et Franck Portal (basse), il commence à se produire en concert dès 2003, tournant dans plusieurs salles et bars parisiens. Il reconnaît pour influences majeures Eminem, Renaud, Alain Souchon et Philippe Djian, pour l'écriture.

En 2005, il publie donc sa première réalisation « Pas en parler ». Ce disque attire l’attention de Renaud qui le signe sur son propre label ‘Ceci cela’. En 2007, son opus « Jeunesse se passe » recueille un excellent accueil critique.

‘Taratata’ le reçoit même lors d’un hommage à Renaud et il tourne ensuite durant plus de deux ans, assurant principalement des premières parties de Renaud (encore lui) ou encore Renan Luce (restons en famille), dont il est très proche tant dans les textes que le style musical.

Découvrons donc ce nouvel elpee entamé automne 209 et paru il y a quelques semaines. Plus ouvert, plus sensible, plus léger, plus posé que le précédent, il nous propose des morceaux bien écrits et nettement moins vindicatifs que sur « Jeunesse se passe ». Quoique…

« Bilan Carbone » ouvre la série des 12 titres. Une bonne leçon environnementale, à la mode actuellement chez beaucoup de ses collègues… Autre coup d’œil sur les maux de la planète sur « Comment vont les autres », vision décalée des pseudo-problèmes de chacun. « T’as la loose » ou Renaud revisité,  surtout lors du refrain. On se croirait revenu 30 ans en arrière. « De l’autre côté de l’ordi » complètement autocritique nous démontre une personnalité assez inquiète de son avenir, de son métier, de la voie empruntée. Et puis, il y a « J’ai les deux pieds dedans », mélodie simplement efficace et la galère d’un artiste, petite histoire toute personnelle (?).

De jolies chansons à découvrir, à écouter, à la fois tendres, lucides et parfois même ironiques. ‘De l’intime à la sociologie, du politique au romantique, de lui-même à nous tous’», dixit Benoît himself…

Après avoir joué en première partie de la tournée de Renan Luce, il entamera la sienne dès l’automne prochain.

 

mardi, 13 juillet 2010 02:00

Coup de foudre

Higelin ? Tout un programme. Et pourtant ! Depuis quelques années, l’ami Jacques s’était fait plutôt discret. Il faut dire que la qualité des œuvres proposées n’était plus à la hauteur de son passé ni de son immense talent. A croire qu’il avait mis sa gouaille en mode vibreur, voire silencieux.

Mais en 2010, soit à 69 ans bien sonnés, il décide de nous revenir en publiant « Coup de foudre », son dix-septième album studio au compteur depuis les prémices de sa carrière, en 1965 (hé oui déjà !) Après quelques réalisations plutôt anodines, il nous sort un de ses meilleurs elpees, un peu comparable au superbe « Tombé du ciel », qui date de 1988. Cet opus fait suite à « Amor Doloroso » qui amorçait en 2006 un retour en force. Ce trublion de la chanson française, digne héritier de Charles Trénet, autre fou chantant, a repris dans son équipe les mêmes membres qui lui ont valu un retour aux sources. Et les recettes sont les mêmes pour un résultat encore meilleur que quatre années plus tôt. Comme il y a 22 ans, les mélodies sont au rendez-vous. Variées, agréables, ludiques ou tout simplement belles. L’accent est mis sur l’accessibilité de ses chansons.

Car à dire vrai, pour apprécier Higelin, il faut oser entrer dans son univers, accepter ses coups de gueule, ses avis bien tranchés, son sens désopilant de la réalité du monde dans lequel il vit. Pas si simple. Surtout quand lors d’une première écoute, on n’a pas l’oreille accrochée par la ligne mélodique de la chanson.

Ici, pour « Coup de foudre », Jacques a rendu ses textes directement accessibles grâce à une clarté, une pureté des sons qui vous capturent immédiatement. Il s’en sert alors royalement pour nous proposer son grand carrousel de mots. D’amoureux fou dans « Coup de foudre » qui ouvre l’album, il passe au statut de paumé du cœur dans « J’ai jamais su », puis critique notre société de consommation « Qu’est ce qui se passe à la caisse ». Comme en ses plus beaux jours, il visite ses thèmes préférés : l’amour, la joie, la misère, la violence parfois et puis la poésie encore et toujours.

Il nous faisait peur le bougre en sortant à près de 70 ans un nouvel album. Allait-il être capable de relever son niveau, de se hisser à nouveau au sommet de son art ? Visiblement, comme le bon vin, il s’améliore encore au fil des années. Mais il faut prendre soin de choisir alors la bonne bouteille ! Sortez les verres ! Santé !

 

mardi, 13 juillet 2010 02:00

AKA Lostboy

Jim Kerr, c’est le chanteur du légendaire groupe de rock écossais Simple Minds. Une formation qui a vendu plus de quarante millions d'albums, à travers le monde, depuis 1979. Sans oublier les hits planétaires (NDLR : et surtout les plus populaires) comme « Don't You (Forget About Me) » et « Alive And Kicking », qui leur ont permis d’entrer dans la légende. Jim a décidé de voler de ses propres ailes. Et d’enregistrer un premier album solo. En choisissant pour pseudonyme Lostboy! Pour la première fois, il a bossé sans le concours de son acolyte Charlie Burchill, musicien (NDR : guitariste, claviériste, saxophoniste, batteur et violoniste) et surtout compositeur hors pair. Depuis plus de 30 ans, il était la muse de Simple Minds. Cependant, Kerr a sollicité, pour concocter son premier album solo, le coauteur et producteur londonien Jez Coad, qui avait déjà collaboré à la mise en forme du 14ème elpee studio du combo écossais, « Black & White 050505 », en 2005.

Mais venons-en au fait. En perte de vitesse depuis quelques années, Simple Minds s’essouffle visiblement. Souhaitant donner un coup de fouet ou de lifting à son image, Kerr nous propose donc « AKA Lostboy », balade solitaire d’un leader actuellement en manque de reconnaissance.

Là où on attendait un renouveau, une tentative, une prise de risque, Jim nous sert des fonds de tiroir où se sont accumulés quelques titres poussiéreux et totalement dépassés pour l’heure. De « Refuggee » à « Mr Silversmith », Jim Kerr, alias Lostboy, ne s’est visiblement pas perdu en chemin. Il n’a pas dévié d’un poil des sentiers tracés. Il a parfaitement suivi les dizaines de petits cailloux blancs qu’il avait semés durant plus de 20 années en compagnie de ses acolytes. Bref, rien de bien nouveau à déguster mais simplement une repasse des plats bien connus des amateurs de pop/rock des eighties. La voix et les mélodies sont immédiatement reconnaissables ; et on en arrive à se demander pourquoi sortir un elpee solo si c’est pour faire exactement la même chose que durant son aventure vécue au sein des Simple Minds ???

Les amateurs du genre apprécieront et tomberont peut-être même sous le charme ; reste quand même un petit goût de trop peu ou plutôt de déjà vu ou entendu ! D’ailleurs, pour ne pas être trop négatif, on épinglera quand même le single « Shadowland » que n’auraient pas renié les habituels musiciens du band, restés cette fois à quai, pour voir partir leur ‘enfant perdu’…

mardi, 13 juillet 2010 02:00

Amour Carabine

Un peu d’histoire pour commencer. A vingt et un an, Patxi, jeune homme basque, participe à l’édition 2003 de la Star’Ac. Tout le monde s’en fout ? M’en doutais un peu. S’ensuit immédiatement un single « A l’anglaise » que personnellement je n’ai jamais entendu. En 2006 paraît un premier album « S’embrasser ». Aux manettes, on y retrouve JP Nataf (ex-Innocents) aidé dans les compos par Louis Chédid et Pierre Souchon. Pas n’importe qui… Pourtant, jamais entendu non plus ! Quatre années plus tard, c’est Sébastien Lafargue, bassiste du groupe Autour de Lucie qui s’y colle. Mais cette fois-ci, personne pour écrire ou composer, Patxi Garat (de son patronyme complet) s’affirme quasi seul, hormis une collaboration de l’écrivain Philippe Besson.

Onze titres peuplent cet opus qui, surprise, n’est pas si mauvais qu’on aurait pu le craindre. Visiblement, en se prenant en charge seul comme un grand garçon, en osant écrire et composer, ce Basque de 29 ans est devenu un chanteur à part entière. Un chanteur de (bonne) variété certes, mais de bien meilleure qualité que certains dont la notoriété est déjà bien assise dans le métier… Non, non, pas de noms…

« Paris » qui ouvre l’album semble quelque peu autobiographique, « Le Début du siècle » rend hommage à son grand-père, lorsqu’il a fui la dictature franquiste. « A l’évidence », titre phare de l’album, reste en tête grâce à son phrasé répétitif. La voix légèrement éraillée de Patxi soutenue d’un son acoustique fait mouche sur « Parachute », enveloppé d’un doux parfum de Raphaël. « Chaque ville », hymne au voyage, servi par les chœurs de Valérie Leulliot, ex-chanteuse d’Autour de Lucie, transporte ailleurs. Pour le reste, ses compos oscillent entre chanson française et pop-folk, parfois rehaussées d’une pointe d’électro, à l’instar de « Chercher la vitesse ».

En conclusion, Patxi se révèle enfin, il nous montre ses talents de jeune auteur-compositeur en alignant des titres tour à tour légers puis graves. Le résultat est intéressant, dans la bonne moyenne des chansons françaises qui fleurissent ces dernières années. Une petite réussite.

 

mardi, 13 juillet 2010 02:00

La vie du bon côté

Découverte en 2007 par son tube, « Allô le Monde », la chanteuse française, Pauline, sort aujourd'hui, son second album. « La Vie du Bon Côté » est partagée en 12 nouvelles compos dont a été extrait le premier single, « Tous les Jours ». Signant elle-même toutes les mélodies et quasiment tous les textes, la ‘nouvelle Zazie’ a cependant confié la réalisation du long playing à Jean-Luc Léonardon, qui a autrefois bossé pour Natasha Saint-Pier.

Jouant régulièrement du piano depuis ses cinq ans, c’est à douze que Pauline découvre sa passion pour la musique, en rentrant au Conservatoire de Lille. Trois ans plus tard, elle obtient son diplôme de fin d’études (NDR : de piano évidemment) et elle écrit sa première chanson « Vie de songes ». ‘J’ai toujours écrit, je voulais poser mes mots, parfois n’importe quoi, des citations, des pensées, ma journée… Le plus compliqué ensuite, c’est de les rassembler en trois minutes pour en faire une chanson’, précise-t-elle encore. Elle rencontre et collabore ensuite avec Martin Rappeneau, Léna Ka, Jean-Luc Léonardon et François Welgryn, en compagnie desquels elle coécrira quelques textes de ce premier opus, « Allô le monde » qui sera écoulé à plus de 100 000 exemplaires.

Son second, « La vie du bon côté » se décline en 12 titres, copies conformes de ce que réalise habituellement Zazie. Cette impression d’hommage encombrant se confirme dans « Music Pop », titre dancefloor, pétri d’effets électro qui rappellent l’esprit de « Tout le monde » ou « Cyber », et dans d’autres titres dont « Dormons mieux » et « A mourir ». Le mimétisme est assurément poussé à son paroxysme. Tout y est, mélodies, textes, voix et interprétation. Pourquoi un tel plagiat ? J’ai bien du mal à comprendre que l’on puisse produire un tel disque. En outre, quel est l’intérêt ? Assurément pas la découverte d’une ‘nouvelle artiste’…

Malgré un talent d’auteur-compositeur et de pianiste, difficile de voir éclore l’univers de Pauline ! Décevant !

 

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