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Dour festival 2011 : vendredi 14 juillet Spécial

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Jeudi 14 juillet : coup d’envoi de la 23ème édition du Dour Festival, et la 20ème  en ce qui concerne votre serviteur. Les organisateurs ont le droit d’afficher un large sourire, puisque le cap des 150.000 tickets vendus a été franchi. Pourtant le temps maussade a de quoi décourager les plus audacieux. Mais, comme les festivals ont plus que jamais le vent en poupe, les records d’affluence y sont légion. Aussi, dans ce contexte, on peut vraiment affirmer que l’extension du site et l’élargissement des chapiteaux couverts sont des idées, on ne peut plus judicieuses.

Arrivée sur la plaine de la Machine à Feu, vers 20 heures. Pas de chance, j’ai manqué la prestation du vétéran Charles Bradley. Or, suivant les échos recueillis, sa soul yankee valait le détour. Tant pis, on s’en passera. Quand un festival programme 200 groupes en quatre jours, on finit toujours par louper l’un ou l’autre artiste ou groupe.

Place donc à Kyuss Lives. Le public est essentiellement constitué de ‘métalleux’. Cette année, encore, les amateurs de stoner et de hardcore sont plus que gâtés. D’ailleurs, sur la même scène, Channel Zero s’était illustré deux heures plus tôt. Tiens pour l’anecdote, le patronyme de ces revenants, belges de surcroît, est inspiré d’une compo de Public Enemy intitulée « She Watch Channel Zero ». Et paradoxalement, le collectif new-yorkais opère son retour, cette année, au festival de Dour (NDR : ainsi la boucle est bouclée). Mais revenons à nos moutons. Ou plus exactement à Kyuss. Orphelin de Josh Homme, puisque ce dernier a décidé de consacrer son temps à l’aventure plus lucrative des Queens of the Stone Age. Le come-back implique donc John Garcia (NDR : dont le projet Hermano a quand même récolté un succès certain), Brant Bjork et Nick Oliveri. Et mieux vaut profiter de l’aubaine, car Nick Oliveri a des démêlés, pour l’instant, avec la justice étasunienne, suite à une sombre affaire de violence conjugale. Trêve de commentaire people. La foule est agglutinée face au podium de la Last Arena. Elle ne souhaite pas manquer une seconde de la prestation des précurseurs du Stoner rock. Les impressionnants amplis Marshall saturent. Le son est crade. Brouillon même. Tout comme le set, d’ailleurs. Un concert qui finalement sera loin d’atteindre le niveau des deux derniers spectacles accordés à l’AB, ‘sold out’ pour la circonstance.  

The Bony King of Nowhere, c’est le projet du Gantois Bram Vanparys. Il est particulièrement populaire en Flandre. C’est d’ailleurs le rédac’ chef néerlandophone de Musiczine, qui me conseille d’aller jeter un œil sur sa prestation. La formation propose un set paisible et agréable à l’écoute. Le son est net. Leur pop oscille quelque part entre Bon Iver et Ed Harcourt. Un groupe qui mériterait davantage de notoriété, au Sud du pays.

La magie du festival de Dour, c’est de pouvoir glisser d’une ambiance à l’autre. Ce n’était pas prévu, mais je me rends instinctivement au Dance Hall. De quoi démontrer la nécessité de bien consulter le petit programme, avant de changer de podium. Ah, tiens, le groupe qui s’y produit répond au nom curieux d’Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou. Un souffle d’air frais après le déferlement de décibels encaissés sur la Last Arena. Une bonne dizaine de vétérans constituent le line up de ce collectif. Leurs vêtements sont très colorés. Leur musique est entraînante, aussi de nombreux festivaliers osent le pas de danse. On n’est pas au Bénin, ni dans un festival world, mais l’ambiance est chaleureuse. Elle baigne d’ailleurs au sein d’un mélange de soul, de funk et de salsa. Ou la rencontre entre l’Afrique noire et l’Amérique du Sud. Choix osé, mais visiblement payant, de la part des organisateurs, pour ce groupe qui jouit néanmoins d’une belle réputation dans l’univers des musiques du monde.

Le moment fort de la soirée sera incontestablement la prestation de Foals. Il y a 3 ans, à Dour, il constituait une découverte. Aussi, on attendait la confirmation. Car parfois, le succès (NDR : plusieurs nominations aux NME Awards, cette année) monte à la tête des musicos. Alors que les espoirs placés par les mélomanes sont plus conséquents. Mais le groupe est à la hauteur des espérances. Pas une seule seconde, je n’ai été envahi par l’ennui. A contrario du sentiment communiqué par certaines formations de pop insulaire. Les riffs de guitares sont transcendants. Les interventions électro versatiles. Une touche punk et une autre post-rock agrémentent cette expression sonore parfaitement maîtrisée. Et puis il y a la présence scénique des membres du groupe, particulièrement dynamique. On est ici à des années-lumière des ensembles ‘hype’ aseptisés et stéréotypés reproduits à 10 000 exemplaires. Excellent !

Par contre, et je vais peut-être devoir essuyer les critiques de leurs aficionados, mais le set de Cypress Hill ne m’a guère convaincu. Sûr que les deux vocalistes sont capables de mettre une ambiance de feu. Ils ont la langue facile. La foule est impressionnante. Rarement vu une telle audience devant un podium, à Dour. Posant même des problèmes de mobilité. Mais perso, entendre des ‘yeah, yo’ et ‘fucking ya’ ou au beau milieu du show, un ‘Insane in the brain’, comme si on venait de sortir un vinyle poussiéreux datant de plus de 15 ans, trop peu pour moi…

Donc je décide de déménager au ‘Magic Soundsystem’ pour le concert de Tahiti 80. L’éclairage est plus cosy, reposant. Les lampadaires mauves disséminés sur le podium, reproduisent l’ambiance du ‘rest-room’ d’un hôtel de luxe moderne. Le public est également fort différent. Beaucoup moins nombreux. Quelques centaines de mélomanes. Mais ils sont aussi plus posés et attentifs. Motivés aussi. Même si le chanteur cherche à se rassurer en demandant entre les morceaux à l’audience : ‘Vous êtes sûr que tout va bien à Dour ?’ ou ‘Vous en voulez encore ?’ Le tube « Heartbeat » met tout le monde d’accord. Un set bien rôdé qui me réconcilie avec le groupe. En cause, un concert catastrophique accordé à la Maison de la Culture de Tournai, il y a quelques années. Le tout doublé d’une attitude antipathique. Ce soir, les musiciens semblaient prendre du plaisir entre eux. Et ce feeling s’est propagé au public.

Initialement prévu dans le club-circuit Marquee, c’est finalement sur la Last Arena, et plus tard en soirée, qu’I’m from Barcelona s’est produit. Après avoir publié un premier opus chez EMI (NDR : le très remarqué « Let Me Introduce My Friends »), la bande de joyeux lurons (NDR : ils sont une vingtaine sur scène) est un peu retombée dans l’anonymat. En 2010, leur album « 27 songs » était d’ailleurs exclusivement distribué via internet. Mais 2011 pourrait bien permettre au band de prendre un nouveau départ. D’abord, le combo a signé chez Mute et le titre de leur nouvel album « Forever today », sorti en avril dernier, est teinté d’optimisme. De quoi peut-être voir leur futur en rose. Une chose est sûre, ce soir, la formation suédoise (NDR : non, non, elle n’est pas espagnole…) nous propose une musique colorée. Trempant dans un climat ‘néo hippie’, ‘flower power’, ‘peace & love’ et tutti quanti. Mais il est déjà près de 2 heures du mat’, et il faut encore une bonne heure avant de regagner ses pénates. Donc, il est temps de prendre la route, car la journée de vendredi s’annonce très chargée.

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2011-07-14
  • Festival Name: Dour festival
  • Festival Place: Plaine de la Machine à Feu
  • Festival City: Dour
  • Rating: 0
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