La substitution d’Edouard van Praet

Edouard van Praet a publié son nouveau single, « Remplaçable », ce 2 mai 2024, une chanson délicate et rêveuse à la basse hypnotique, aux synthés mignons et aux guitares discrètes. Entre pop et punk doux, les paroles en français à la reverb’ profonde évoquent…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Acid Mothers Temple - Mag...
Acid Mothers Temple - Mag...

Les heures In D 2011 : vendredi 21 octobre Spécial

Écrit par Akim Serar
&

Après avoir vécu l’édition de l’an dernier qui avait accueilli Midlake ou encore Anna Calvi, dans la cité bouillonnante, j’ai donc remis le couvert pour assister à ce festival parallèle aux Ardentes. Un événement qui jouait en 2011, la carte de l’éclectisme et de la découverte. Son appellation ne souffrant d’aucun malentendu, l’accent était, bien entendu, placé sur les artistes en marge du ‘mainstream’. Jeunes talents en devenir ou valeurs (r)assurées, cette nouvelle a permis au public considéré comme le plus ‘chaud boulette’ de s’éclater et de frémir aux sons les plus divers.

Day one.

En débarquant après le boulot, j’ai manqué les prestations de Divine et Radio Radio.

Selon les échos glanés à chaud, la prestation de la jeune Liégeoise a récolté un franc succès ; elle a même emporté dans son flow les doutes éventuels quant à assumer seule l’ouverture du festival.

Sur la lancée de sa première Mixtape et déjà reconnue dans le milieu pour son talent de MC, Divine a assuré remarquablement un exercice toujours périlleux avec un certain aplomb. 

Suivent donc les Canadiens de Radio Radio, dont le hip hop electro aux accents Chiac (un franglais parlé principalement par la jeune génération du Nouveau Brunswick au Canada) convainc une assistance qui allait gonfler au fil des minutes. Prozac dans la grisaille et les premiers froids de cette soirée d’octobre, leur enthousiasme et bonhommie a instauré un climat on ne peut plus favorable pour la suite des festivités.

Auxquelles je me suis enfin invité sur le coup de vingt heures. Juste à temps pour le début du set de 1995… Absolument réfractaire au Hip Hop hexagonal perclus de clichés en tous genres –depuis la grosse chaîne en or qui brille, aux gestuelles formatées (Yo !) jusqu’au phrasé inlassablement copié-collé de générations en générations– je ne peux qu’émettre deux constatations. La première : sur les six minutes vingt-six secondes de patience accordée au set, chaque fois que j’ai tourné la tête, un membre de plus est apparu sur scène. La seconde : après coup, j’ai réalisé que la moyenne d’âge des fans oscillait autour des treize ans. Conclusion : trop vieux et trop Rock & Roll pour vous donner mon avis sur un épisode que j’ai de toute façon snobé.

Les choses sérieuses peuvent donc commencer par la prestation des Lillois de Skip The Use. Quelle énergie ! Quelle pêche ! Mêlant ingrédients pop aux forts accents British (Bloc Party comme référence majeure), son vachement burné (Dog Eat Dog ?) et influences glissant du funk au reggae, ces cinq là ont un allant certain pour mettre la patate et mettre l’ambiance dans une salle. Si ce n’est pas tout à fait ma tasse de thé, j’en reprendrais volontiers une petite goutte en infusion veineuse. Un chanteur époustouflant, et un groupe qui dégomme derrière. Bref, cette révélation des Ardentes 2009 n’a rien perdu de sa superbe.

L’ambiance montée d’un cran, les Français de Caravan Palace n’avaient plus qu’à assener le coup de grâce. L’ennui, c’est que je déteste ce genre de jazz manouche teinté de disco house. J’admets un savoir-faire indéniable ; et au vu de la réponse du public et de son enthousiasme, le concert devait être particulièrement bon. Mais perso, ça m’horripile et je m’ennuie ferme face à telle prestation. Truc de jeunes ou de filles (ou les deux), le plan clarinette sur fond de boîte techno me laisse profondément de marbre. Au milieu de ces centaines de jambes qui s’agitent, de ces fessiers qui rebondissent, de ces poitrines qui se soulèvent, je ressemblais à une frêle embarcation prisonnière d’une tempête. Et je n’avais qu’une hâte, rejoindre le rivage.

Le premier soir s’achève donc par un salut théâtral dans une ambiance survoltée, pendant que je m’engouffre dans ma voiture, chauffage à fond.

A demain pour d’autres aventures…

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2011-10-21
  • Festival Name: Les heures In D
  • Festival Place: Caserne Fonck
  • Festival City: Liège
  • Rating: 0
Lu 1286 fois