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Cactus 2004 : vendredi 9 juillet Spécial

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Le festival Cactus en est déjà à sa 23ème édition. Et il se déroule dans un cadre de verdure tout à fait remarquable : le Minnewaterpark de Bruges. L'équipe de Musiczine y était présente. Johan les deux premiers jours (voir reviews sur le site ne néerlandais), Bernard le vendredi et Grégory le samedi. Non seulement le cadre est remarquable, mais le personnel qui y travaille est aussi accueillant que sympathique. Une seule ombre au tableau : la pluie ! Surtout le vendredi. Deux averses qui n'ont pourtant pas refroidi un public multi générationnel particulièrement enthousiaste.

Vendredi 9 juillet

Auteur d'un superbe deuxième album (« Det er mig der holder traeerne sammen », chroniqué en ces pages), Under Byen (NDR : voir également interview) était invité à ouvrir la manifestation. Pas une mince affaire, puisque la première drache s'est abattue juste avant que la formation danoise ne monte sur les planches. J'avais eu l'occasion d'assister à une petite demi-heure du set, lors de leur passage au Grand Mix de Tourcoing en mai dernier. Et nonobstant des problèmes de balance liés à un test checking opéré dans la précipitation (!!!!), j'avais ressenti chez eux la flamme d'un futur super groupe. Toutes les conditions étaient donc réunies pour montrer ce qu'ils avaient dans le ventre. Et franchement on n'a pas été déçus. Les musiciens sont bien en place. La section rythmique et le pianiste/claviériste posent la trame. La violoncelliste y brode des accents graves. Le violoniste des accents aigus. Et leur trip hop tour à tour atmosphérique, symphonique ou cinématique peut atteindre une intensité phénoménale. Surtout lorsque ce violoniste joue de la scie. Avec un archet. A cet instant, il flirte avec le psychédélisme 'hendrixien'. Sans la moindre guitare. Une sensation accentuée par la performance du percussionniste. Effacé au début, il devient impressionnant au cours du concert, apportant même une impulsion 'wagnerienne' à l'expression sonore. A charge d'Henriette de canaliser les émotions. De sa voix éthérée, sensuelle, 'bjorkienne', tour à tour intimiste ou impétueuse. La formation en profite pour épingler l'un ou l'autre titre de son nouvel opus (NDR : dont la sortie est prévue pour la fin de l'année), et puis se retire après 50 bonnes minutes, le devoir accompli… alors que les premières gouttes de pluie recommencent à tomber…

Déjà que la musique de Macy Gray ne me botte pas trop, mais comme au cours des vingt premières minutes de son set, il tombait des hallebardes, j'ai préféré rester à l'abri. Mais que d'eau ! Ah oui, le concert ! Macy possède une superbe voix. Un hybride un peu écorché entre Lisa Kekaula (Bellrays) et Tina Turner. Beaucoup de présence sur scène, des musiciens balèzes, quatre filles dont deux claviéristes et deux choristes. Mais le mélange de soul, de pop, de r&b, de hip hop, de funk et de jazz, que la formation pratique, m'est assez insupportable. Désolé, mais j'ai pris davantage de plaisir en avalant un excellent sandwiche et une (NDR : peut-être deux, ou même trois) blanches de Bruges. Après tout ce qui venait de verser, je n'allais quand même pas me mettre à l'eau.

A 57 balais, Patti Smith n'a jamais été aussi en forme. Pour preuve, son dernier album « Trampin' », dont la critique est unanimement élogieuse (NDR : voir également en ces pages). Et puis à cause de la prestation qu'elle a accordée ce vendredi soir. Un set qu'elle entame par le titre maître de son dernier opus. Au piano. Et sa voix est déjà impressionnante de précision et d'émotion. Puis la machine se met en marche. Faut dire que derrière elle, le backing group assume. Un backing group au sein duquel on retrouve les fidèles Jay Dee Daugherty (aux drums) et Lenny Kaye (à la guitare). Un line up complété par un bassiste et un claviériste qui se mue épisodiquement en guitariste. Et lorsque Patti empoigne également une six cordes, on se croirait alors en plein trip crazyhorsien, ryhtme tribal à l'appui. Faut dire que l'essentiel de sa prestation va libérer une intensité électrique phénoménale (NDR : il ne manquait plus que Neil Young pour faire une jam !). Une bonne partie du répertoire de son dernier elpee est interprété, avec pour point d'orgue un « Ghandi » proche de l'envoûtement. C'est d'ailleurs une longue ovation qui va ponctuer l'interprétation époustouflante de ce qui risque de devenir un nouveau classique. Classiques qui n'ont d'ailleurs pas été oubliés. Et notamment « Horses », « Dancing barefoot », « Because the night », sans oublier l'hymnique « People have the power ». Patti en profite alors pour faire passer ses messages de paix et de solidarité dans le monde, en particulier pour les enfants. Elle n'a pas changé ! Sur scène elle se démène, dialogue avec la foule ou la harangue comme une prêtresse. Parfois elle avale une lampée d'eau, qu'elle recrache sur les premiers rangs du public (NDR : je l'avais dit, faut pas boire de l'eau quand il a plu ; elle aurait dû commander une blanche de Bruges…) Et en rappel, nous accorde un « Gloria » dévastateur, avant de se retirer. Une claque !

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2004-07-09
  • Festival Name: Cactus
  • Festival Place: Minnewaterpark
  • Festival City: Bruges
  • Rating: 0
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