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Une lune de nacre éclaire And Also The Trees…

« Mother-of-pearl moon », le nouvel elpee d’And Also The Trees, paraîtra ce 23 février 2024. Nés d'une série d'improvisations à la guitare électrique, de Justin Jones avant et après l'aube, pendant un mois de solitude en 2020, les morceaux se sont ensuite…

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Zara Larsson 25-02-2024
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Dour Festival 2012 : jeudi 12 juillet Spécial

Écrit par Sebastien Leclercq + Redouane Sbaï
&

Cette 24ème édition du Dour Festival (la 21ème en ce qui concerne votre serviteur) commence plutôt mal. Je suis parti vers 19h, et la pluie est déjà au rendez-vous. Elle ne quittera plus le ciel frontalier de la soirée, comme nos Miss météo l’avaient annoncée (NDR : n’en déplaisent aux gérants de parcs d’attraction). Ensuite une file de plus d’1 heure 30 est nécessaire pour retirer son pass de presse. Mais bon, les circonstances me rappellent rapidement que je dois me mettre en mode ‘festival’. Un déjanté lance des chants dans la file, et tout le monde embraie. Une inconnue vous propose de partager son breuvage frelaté. Certains jouent au frisbee, pour patienter. C’est aussi ça l’ambiance du festival de Dour…

Mais vu les péripéties, ma soirée est quelque peu écourtée. Le coup d’œil vers notre vedette nationale du moment Selah Sue sera bref. La plaine n’est qu’à moitié pleine (?!?!) ; mais pas uniquement à cause de la pluie. Le concert est plutôt mollasson. Et notre petite Belge se sent un peu perdue sur la grande scène. Une prestation à cent lieues de son premier passage en 2009. Mais le temps n’est pas à la nostalgie ou au ‘c’était mieux avant’.

Pour preuve, après avoir accueilli le gratin du rock alternatif français début des 90’s, Dour programme une nouvelle sensation issue d’outre-Quiévrain : Shaka Ponk. Le groupe joue aussi presqu’à domicile, vu son succès rencontré dans le Nord de la France. Pourtant il a dû attendre la confection de trois albums et quelques collaborations (comme celle qui leur a permis de bénéficier du concours de Bertrand Cantat) pour percer au grand jour. Leur fusion de rock et de funk accomplie en mode virtuel fait recette. Le Dance Hall est bondé et la bonne ambiance est palpable. Les déhanchements de la chanteuse métissée Samaha ne laissent personne de glace. Le chant rauque et les acrobaties du deuxième chanteur Frah s’intègrent parfaitement dans l’ensemble. De quoi réchauffer l’atmosphère par cette température vraiment pas de saison (NDR : dehors, il doit faire 15 degrés à tout casser).

Autre lieu, autre style. Le Club circuit Marquee accueille Caribou. Un combo plus raffiné que Shaka Ponk. A la musique moins immédiate, aussi. Plusieurs titres sont d’ailleurs nécessaires, pour entrer dans l’univers psychédélique de Dan Sanith et sa bande, susceptible de vibrer sous les coups d’une double percussion ou de glisser vers une atmosphère plus ambient. « Odessa » est vraiment le titre qui parvient à faire décoller le set. Le public commence (enfin) à s’enthousiasmer. Malheureusement le son est trop approximatif. En outre, les plus jeunes ne tiennent pas en place. Ils cherchent (visiblement) à se mettre à sec. Dans ces conditions, difficile d’apprécier le concert du combo canadien. Un groupe à revoir, mais dans une salle adaptée. Comme le Bota, par exemple.

Retour sur la grande scène pour l’une des têtes d’affiches de ce festival : les Franz Ferdinand. La plaine de la Machine à Feu va se transformer en plaine de la Machine à tubes. « Matinée », « Walk away » et « Do you want to » sans oublier « Take me out » en sont de parfaites illustrations. Les Ecossais sont, s’il fallait encore le rappeler, taillés sur mesure pour les grands festivals. Certes, cette pop demeure inoffensive. La foule balance les bras de gauche à droite ou entonne des ‘la-la-la’ sur « Ulysses ». Et parmi cette pluie de singles, le band glisse quelques nouvelles compos ou des morceaux aux arrangements disco surprenants. A l’instar d’une cover de Donna Summer. Le plus grand secret enveloppe les titres du prochain nouvel elpee. Le groupe n’a accordé aucune interview. Or, d’habitude, il se montre plutôt généreux dans cet exercice… Et encore moins de vidéo autorisée. Même la prise de photos ne sera autorisée qu’après insistance. (NDR : et dans ce domaine, Xavier a réalisé de l’excellent boulot – voir ici) Bref, un show sans temps mort, mais malheureusement sans rappel. Le timing prévu entre 23h et 0h30 cesse vers 0h15. Il est vrai qu’Alex a bien pris le temps de saluer le public, même lorsque les techniciens étaient déjà occupés de dégager l’estrade. Ces Franz Ferdinand sont tellement sympas et généreux qu’il est difficile de leur adresser des critiques défavorables. Néanmoins, c’est leur nouvel album qui devra les faire taire. Faut dire qu’il se fait attendre…

Et après avoir un détour par les VIP, et souhaité un bon anniversaire au Bourgmestre, je constate qu’il il est déjà 1 heure du mat’. En rejoignant ma voiture garée derrière le Balzaal, le set de Danny Byrd est parfaitement audible. Le responsable du tube « Tonight » (avec Netsky) balance ses compos drum’n’bass à fond la caisse. Et le chapiteau vibre sous les coups de basses. A moins que ce ne soit sous les cris des fans de house et jungle qui se déchaînent devant le podium. Je ressens les good vibes du DJ anglais, en tout cas. Et la tentation de rejoindre mes amis clubbers est même grande. Mais il est plus sage de rentrer chez soi, et d’en garder sous la pédale, pour les trois prochains jours…

(S.L.)

 
Ca y est, c’est jeudi. Le jour J, celui du signal de départ du seul festival que tu te tapes cette année. Quelle merveilleuse idée d’avoir jeté son dévolu sur Dour. Mais vu l’affiche, tu pouvais pas une seule seconde penser aux prévisions météorologiques au moment de demander tes accréds ou t’acheter ton ticket. Bref, t’as pas retenu la leçon de l’année précédente. Donc, pour ta pomme, tu ferais mieux mater meteobelgique.be avant de faire ton sac. Après avoir checké la liste des indispensables et enfilé tes bottes de guerre, le temps est venu d’aller jouer aux masos sur la Plaine de la Machine à Feu.

Arrivée sans encombre à la fête de la boue de Boryeong. Le temps de faire une petite promenade de quelques bons kilomètres à travers des champs investis par de courageux Hobbits mélomanes, mais également infestés de trolls n’ayant aucune notion de l’usage premier d’un sac poubelle, nous vlà parés. Le sol est encore relativement sec malgré les petites gouttes qui (re)font leur apparition. Bref, faudra se dépêcher. Même si, au fond, on s’imagine déjà qu’on n’y coupera pas.

Il est 21h quand tes petons foulent la plaine. Selah Sue se produit en fond de toile sur la Last Arena. Petite, prend une pause. Ecris d’autres chansons et écoutes-en de nouvelles, histoire de pas interpréter la même reprise à chaque show (« Lost Ones » de Lauryn Hill »). Ne t’inquiètes pas, personne ne va t’oublier si tu prends six mois pour souffler...

Du côté de la Dance Hall, le singe de Shaka Ponk se promène sur l’écran de la scène tandis que les Parisiens hurlent ‘Let’s Bang !’ à qui veut l’entendre. Le chapiteau est bien rempli. C’est de notoriété publique, le sextet est bien meilleur sur les planches que sur disque et le prouve une nouvelle fois. Le temps d’un « My Name is Stain » et, hop, second arrêt de la soirée du côté du Club Circuit Marquee.

Histoire de chasser du Caribou. Et que tes potes puissent savourer pour la première fois le délicieux volatile. Le chapiteau est un peu trop grand pour apprécier pleinement les subtilités des « Leave House », « Sun » (que le ciel t’entende, Dan !), « Bowl » et autres « Odessa » ; mais Dan Snaith et ses comparses mettent la gomme avant que ne vienne l’heure de se décaler un peu.

Il re-re-pleut. Le ton du week-end est donné. C’est qu’on n’ira pas voir grand-chose sur la Last Arena manifestement. Sauf Franz Ferdinand. Et là, après un « Michael» en bonne et due forme pour entamer leur concert, les Britons enchaînent tubes sur tubes (« Matinée », « No You Girls », « Can’t Stop feeling » en adressant un clin d’œil à Donna Summer, « Ulysses »,  etc.), histoire de réchauffer les pieds de l’assistance. Ça ne marche qu’à moitié mais ils ont le mérite de mettre du cœur à l’ouvrage, même si leurs derniers morceaux ont l’air bien pourris à la première écoute. Take Me Out.

Petite pause repas avant de reprendre les festivités sous la Dance Hall où Squarepusher s’emballe sur son dernier rejeton, un « Ufabulum » qui décrasse les tympans en moins de deux. On se réchauffe sous les beats IDM du bonhomme qui livre un set radicalement différent de celui proposé il y a trois ans au festival Domino de l’AB. Le Brit’ tape toujours dans le mille, surtout lorsqu’il balance les énormes sons de « Come On My Selector » ou le sifflotant « Unreal Square », suivi de près par « 4001 ».

Et pour finir la journée, le combo de livreurs de beats putassiers, Busy P et SebastiAn dans la Magic Soundsystem.  Busy P s’en sort pas mal. Du moins pour un gars qui joue à une heure où il est interdit de réfléchir. SebastiAn, lui, arrive en force. Trop en force. Tout en démonstration, rien en contenu. Ça tombe bien, faut se taper à nouveau 30’ de marche pour rejoindre le camping. Une longue demi-heure qui s’achève, une fois arrivé à l’abri, par l’ouverture des vannes du ciel. On l’a échappé belle ce soir ; mais ça promet pour demain…

(R.S.)

Voir aussi notre section photos ici 

 

 


 

Informations supplémentaires

  • Date: 2012-07-12
  • Festival Name: Dour Festival
  • Festival Place: Plaine de la Machine à Feu
  • Festival City: Dour
  • Rating: 0
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