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Dour Festival 2013 : dimanche 21 juillet Spécial

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Le programme de la journée est amputé. Pourquoi ? Non pas une mais deux annulations, communiquées en début d’après-midi. Klaxons tout d’abord, mais aussi et surtout Holograms. Pas de quoi gâcher le feu d’artifice final, et encore moins la fête célébrée par les Tropics, rebaptisés pour la circonstance The Belgians.

L’absence des Klaxons n’est qu’une demi-surprise. Les Britanniques viennent, en effet, de déclarer forfait au festival parisien ‘Days off’. ‘Afin de se consacrer aux dernières sessions d'enregistrement de leur futur troisième album studio’, suivant le communiqué de presse destiné à la presse d’outre-Quiévrain. Qu’importe, puisque le combo a été avantageusement remplacé par le band courtraisien Balthazar, qui est donc crédité d’un autre grand festival, cet été.

Par contre pour Holograms, c’est la douche froide. Je vous avais recommandé la formation dans mes ‘highlights’. Parce que leurs prestations en ‘live’ pètent littéralement des flammes. Elle devait, en outre, se produire dans le cadre du Micro festival, de Liège, ce 2 août. Pas de bol, elle fera aussi faux bond…

Lorsque je débarque sur le site de la Machine à Feu, Tryo squatte la Last Arena. Pas trop ma tasse de thé. Je préfère m’éclipser, laissant le grand public, dont de nombreuses familles, applaudir ses idoles hexagonales…   

Kate Nash ? Je ne veux pas manquer son set. Elle est parvenue à gommer les clichés britpop qui avaient grevé son premier opus. A travers un second essai, « Girl Talk », au cours duquel elle durcit littéralement le ton. C’est donc bien une ‘riot girl’ qui s’apprête à monter sur les planches. Le décor est bien planté. Un écran vidéo géant a été installé en en arrière-plan, et quatre petites télés vintage trônent sur les amplis. Un petit road movie est diffusé, avant que les trois musiciennes, vêtues d’une robe à pois plutôt sexy, ne s’emparent des lieux. Et Kate suit ses acolytes, vêtue d’une parure de couleur bordeaux, tout aussi affriolante. Elle est même coiffée d’oreilles de chat, de type fétichiste. Leurs look est aussi léger que leur pop. Et malgré la chaleur étouffante qui règne sur le site, le collectif girl-power semble monté sur ressorts. Les tubes s’enchaînent énergiquement : “Kiss that grrrl”, “Dickhead”, “Foundations”, “Under-estimate the girl”… Et pour corser le spectacle, la chanteuse n’hésite pas à se fondre dans le public, afin de recruter des choristes, pas toujours très doués, il faut le souligner. Ou invite un contingent de filles sur l’estrade, pour participer au final. Manifestement, elle a adopté ce qu’on appelle la ‘Girl-power attitude’.

Rayon découverte, il faut de nouveau se rendre dans la Petite maison de la prairie, pour satisfaire ses aspirations. Pas pour y assister au concert des Ingalls mais de Thee Oh Sees. Leur mélange de punk, rock, garage et psyché est toujours aussi enivrant. Malheureusement, je débarque en fin de parcours. En fait, j’ai un peu perdu mes repères, suite aux modifications de programmation, consécutives à l’annulation de Holograms…

Je décide donc d’aller faire un tour, sous la Cannibal Stage, pour jauger si les décibels font toujours rage. Et pour cause, Biohazard va entamer son set. Biohazard est une figure légendaire du hardcore qui a sévi au cours des 90’s. Le combo s’est d’ailleurs produit à Dour, en 95 et 96. Le line-up n’a pratiquement pas changé. Bien sûr, leur ex-leader, Evan Seinfeld, manque à l’appel. Il  s’est reconverti dans le hard… porno. Scott Roberts, qui a sévi chez Spudmonsters et Cro-Mags, se réserve une des grattes depuis 2011. C’est un peu le petit nouveau. Le chapiteau est bondé. Et la foule déborde même, plusieurs mètres à l’extérieur de la tente. Les pogos et autres circle pits éclatent instantanément. Les vétérans semblent toujours avoir bon pied bon œil et bondissent d’un côté à l’autre de l’estrade. La ligne de basse adopte un profil très nineties. Leur fusion de hardcore old school et de hip hop me fait penser à un boomerang sonore, que l’on prend en pleine poire…

Et puisqu’on évoque les nineties, à 22h30, Smashing Pumpkins investit la grande scène. En toute humilité, je dois avouer que c’est un groupe que j’ai adulé à ses débuts. Gravé en 1991, l’explosif « Gish » (dont aucun titre ne sera interprété ce soir), collait parfaitement au rock indie pratiqué au début de cette décennie. Si « Siamese dreams », publié en 1993, se révélait davantage mainstream, « Mellon Collie and the Infinite Sadness », paru en 1995, osait le retour au concept album. Et brillamment ! Puis le line up a commencé à se lézarder. L’aventure Zwan a tourné en eau de boudin. James Iha, Jimmy Chamberlin et Melissa Auf der Maur ont mis définitivement les voiles. Et lorsque j’ai assisté à la prestation du groupe en 2007, dans le cadre du Pukkelpop, je me suis rendu compte que les citrouilles s’étaient dégonflées. Mais revenons au set de ce soir. Qui ne commence pas trop mal. "Tonight", "Bullet with butterfly wings" et la cover du "Space oddity" de David Bowie mettent le feu aux poudres. Le public, pourtant sceptique au départ, commence à s’enthousiasmer. Mais le soufflet retombe assez rapidement. En fait, dès « Quasar » et « Pale horse », issus de l’elpee tout aussi transparent « Oceania » (NDR : sorti l’année dernière). Quelques titres parviennent cependant à maintenir l’attention des spectateurs (NDR : sous respiration artificielle ?) ; et notamment « Disarm », « Chebub rock » ou encore en fin de parcours, « Ava adore », « Zero » et le final, « Today ». Mais difficile de s’enflammer, lorsqu’on observe l’attitude de Billy Corgan, de plus en plus nonchalante, pour ne pas dire pathétique…

La fête (nationale) ne doit pas être gâchée. Juste après ce spectacle un peu trop mollasson à mon goût, on assiste à un feu d’artifice, lancé depuis l’arrière de la grande scène. Était-ce la surprise prévue pour le 25ème anniversaire du festival ?

Car pour clore le quatrième jour en beauté, rien de tel qu’un set de The Experimental Tropic Blues Band. Surtout quand le trio est encore plus délirant que d’habitude (NDR : si, si, c’est possible !) Rebaptisé pour l’occasion The Belgians, le combo s’est paré des couleurs nationales, soit de noir, jaune et rouge. Et peu importe si un des chanteurs a perdu la voix, puisqu’une fanfare est venue booster le show. Mais également un melting-pot d’images de propagande consacrées à notre Belgitude (NDR : oscillant de nos exploits footballistiques à notre JCVD national). Bref, un grand moment de surréalisme à la Belge. De quoi en jeter plein les yeux à nos visiteurs étrangers. Et lors du final, on assiste à une farandole géante sur l’air de la Brabançonne. Même le Gand Jojo n’y aurait pas pensé ! Un pari réussi donc, et qui n’était pourtant pas gagné d’avance. Et dans la grande histoire du festival, encore un épisode de plus à marquer d’une pierre blanche. C’est une certitude, ce set fera date, au même titre que ceux de Didier Super ou Rémy Bricka.

Quelques chiffres pour terminer cet article. Les organisateurs ont enregistré une fréquentation de 183 000 personnes, du mercredi au dimanche. 35 000 campeurs, 39 0000 entrées le vendredi, 40 000 le jeudi ainsi que le samedi. Record absolu ? Le dimanche. 42 000 festivaliers !

(Voir aussi notre section photos ici)

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2013-07-21
  • Festival Name: Dour Festival
  • Festival Place: Plaine de la Machine à Feu
  • Festival City: Dour
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