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Pukkelpop 2007 : samedi 18 août Spécial

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La dernière journée du Pukkelpop commence en douceur par The Bony King Of Nowhere. Derrière cet étrange nom, se profile le jeune Gantois Bram Vanparys, grande promesse qui s’est révélée au public lors d’un concert de Devendra Banhart. Le jeune homme est ainsi sorti d’un relatif anonymat et a, par la suite, remporté un concours rock (De Beloften), joué à l’occasion des défricheuses soirées Rock&Brol et figure à l’affiche du prestigieux festival Domino à l’Ancienne Belgique. Et croyez-nous, ce garçon ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Sa musique épouse la douceur de Nick Drake qu’il mélange aux inquiétudes de Thom Yorke. Mais Bram Vanparys possède son propre style et a d’ailleurs reformé un combo pour se produire sur scène. Une formule qui fonctionne très bien, surtout que tous les musiciens possèdent de bonnes voix et solidifient le timbre fragile de Vanparys. Même si le set rencontre une baisse de régime au cours de sa deuxième partie, la qualité des vocaux et des mélodies impressionne. Si la formation passe près de chez vous, ne les manquez surtout pas.

Après une écoute distraite de l’électro-rock de Home Video, on décide d’imprimer une saveur pop et mélodique à ce début d’après-midi. C’est ce qui nous incite à fendre une foule de plus en plus importante pour aller écouter Albert Hammond Jr. Le guitariste des Strokes vient de sortir un album solo empli de mélodies pop-rock subtiles et sans prétention. Un disque à l’image de ce concert tout simple où l’homme vêtu de jeans blanc enchaîne de manière décontractée des ballades pop-rock suscitant la sympathie. L’homme ne tente pas de révolutionner la musique et se contente de nous faire passer un bon moment. Ce qui est déjà très bien. On aura même droit à « Old Black Dawning », une reprise d’un titre du premier (et excellent) premier opus solo de Franck Black, (ex) chanteur des Pixies.

Toujours plongé dans un univers pop, on se laisse conseiller par le programme du jour. Il mentionne la présence de Soapstarter, groupe formé par d’anciens membres de dEUS, Soulwax et Vive La Fête. La scène est envahie de plantes vertes. Une riche idée pour illustrer la pop ensoleillée de ces gaillards. Leur musique est assez proche de celle des Français de Tahiti 80. Une solution sonore très mélodique puisant son inspiration dans la soul et le funk le tout saupoudré d’un zeste de reggae. Vraiment très intéressant ! On attend impatiemment leur album « Naked Wheelz » pour se forger une meilleure idée de leur potentiel.

Toujours dans le rayon belge et pop, on décide d’aller assister à la prestation des Tellers. Ce duo pop folk wallon a connu une ascension très rapide. Remarqués par le label bruxellois 62TV, lors du concours radio hebdomadaire Pure Demo, les Tellers sont invités à enregistrer quelques maquettes de leurs titres dans un local de répétition. Le résultat est tellement probant qu’il est publié illico sur un huit titres dont le succès rencontré est plus qu’honorable. « More » tourne beaucoup sur la bande FM et une multinationale photographique décide d’utiliser « Second Category » pour son spot publicitaire européen. La suite logique se traduit par la sortie d’un premier album dont la sortie est imminente : « Hands full of Ink » sera distribué dans toute l’Europe par COOP, filiale alternative de V2. Une ‘success story’ qui a déjà fait jaser les esprits chagrins ; et pourtant leur réussite est totalement méritée. La voix est excellente et les compos très mélodiques rappellent parfois Bob Dylan dans ses moments les plus pop. Le tout abordé avec un esprit plus rock’n’roll qui doit beaucoup aux Anglais. Le charme opère aussi au Pukkelpop : après de multiples essais non concluants, les gaillards semblent avoir trouvé un line up qui tient la route. Leur set totalement rafraîchissant accentue l’ambiance pop empruntée par le festival, en ce début d’après-midi.

Vu la dose de bruit et de fureur prévue pour la fin de soirée, on évite The Streets qui enchaîne tubes et reprises (« I Love Rock’n’Roll », « Goin’ Out Of Space ») sur la grande scène.

Et on se rabat sur une session acoustique des rockers liégeois Hollywood P$$$ Stars. Installés dans une tente sponsorisée par un géant du monde bancaire, ils nous proposent les titres de leur nouvel opus « Satellites », dont la sortie est également toute proche. Les titres accrochent moins instantanément que ceux de leur précédent elpee. Cependant, au fil des écoutes, on recèle des qualités qu’on n’avait pas soupçonnées après une première écoute rapide du disque. Les Liégeois joueront ces mêmes morceaux et quelques autres un peu plus tard dans la soirée. Minés par quelques problèmes techniques, ils proposeront un set très rock, limite métal au cours duquel le single « Andy » se détache du lot, dans un style très proche de Millionaire.

Après avoir zappé le space rock bancal des norvégiens de 120 Days, on décide d’aller admirer CocoRosie. Admirer parce que les photos de presse des sœurs Cassidy ne laissaient pas imaginer que l’une d’elles (celle qui porte de longs cheveux noirs) était fichtrement sexy dans sa tenue blanche, à cheval entre le bikini et le pyjama d’été. L’autre sœur (la moustachue) tape moins dans l’œil, même si elle a revêtu un gilet fluorescent de la sécurité routière. CocoRosie vient de concocter un album très inspiré par le hip hop, et cette coloration se ressent aussi beaucoup sur scène. Une basse, des claviers et des jouets. Sans oublier un ‘human beat boxer’ aux hallucinantes capacités techniques qui balance des beats hip hop avec sa bouche tandis qu’une des sœurs Cassidy rappe dessus. En contrepoint, l’autre frangine se lance dans des vocalises évanescentes proches de l’opéra. Une musique aussi agaçante que fascinante et qu’on a bien du mal à appréhender. Un subtil sentiment de malaise émane de ces mélodies faussement enfantines mais vraiment désespérées… comme un mauvais rêve qui n’en finit pas. Très original et osé en tout cas ; dommage cependant que parfois on frise le grand n’importe quoi.

Il est temps de relater le meilleur set de ce festival : celui des New-yorkais de LCD Soundsystem. On ne se lancera pas dans de vains discours ; il suffit de savoir que ce concert dynamisé par les basses tonitruantes nous a enthousiasmés. Une énergie énorme et constante a transporté la foule dans l’extase. Les morceaux des deux albums ont souvent été interprétés sous leurs versions longues. Des versions qui doivent autant à l’électro (Krafwerk ?) qu’au punk goguenard (The Fall ?) A l’issue du concert on en est encore tout fébrile, et on va se préparer une petite camomille pour se remettre des vibrations basses, coupables de nous avoir retourné l’estomac et fait claquer les dents.

On terminera ce compte rendu marathon (je félicite et remercie celles et ceux qui les auront lu jusqu’au bout) par la prestation des Sonic Youth. Toujours intègres, les vétérans du noise rock viennent jouer l’intégralité de « Daydream Nation ». Un double album sans concession, paru en 1988 et devenu culte pour les nombreux fans qui s’entassent sous la tente ‘Marquee’. Thurstoon Moore et Lee Ranaldo nous font la version rock de la ‘Guerre de Etoiles’ en organisant une lutte de manches de guitares avant de mettre à mal nos oreilles pendant une heure et demie. Un délire de larsens et de distorsion où les mélodies délavées et les paroles étranges tentent d’émerger du magma sonore. Un concert complètement fou, d’autant plus respectable que ces Yankees pratiquent ces joyeusetés depuis bientôt trente ans. Prenez-en de la graine et rendez-vous l’année prochaine pour un bon entretien général des acouphènes !

Amicalement

Enzo

Informations supplémentaires

  • Date: 2007-08-18
  • Festival Name: Pukkelpop
  • Festival Place: Kiewit
  • Festival City: Hasselt
  • Rating: 0
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