La missive de Sprints…

La formation dublinoise Sprints sortira son premier elpee, Letter To Self, le 5 janvier 2024. Le quatuor garage punk a partagé un nouveau titre et une vidéo consacrée à Up and Comer, qui fait suite aux singles autonomes Adore Adore Adore et Literary Mind,…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

DAF - Bimfest 2023
Nothing But Thieves 03-02...

Cactus 2014 : samedi 12 juillet Spécial

Écrit par
&

Modification de période pour cette 33ème édition du festival Cactus, puisqu’au lieu de se dérouler du vendredi au dimanche, elle va s’étaler du samedi au lundi. Pas trop de précipitations. Sauf dimanche en début d’après-midi. De la bruine le samedi. Et du soleil le lundi. Quelques flaques résiduelles, mais pas de grande marre comme en 2012. Lors de ce week-end aussi bien musical que familial, on a recensé un total de 26 000 visiteurs. Et 10 000 personnes, rien que pour le troisième jour, au cours duquel Massive Attack clôturait la programmation. Donc plus ou moins 8 000 festivaliers le samedi et autant le dimanche.

Champs est un duo insulaire réunissant les frères Michael et David Champion. Ca ne s’invente pas ! Ils sont venus défendre leur dernier opus, « Down Like Gold », paru en mai dernier. Mais sous une forme minimaliste. Sans y ajouter les arrangements qui font le charme de cet elpee. Bref, à revoir sous un line up plus conséquent…

Coely est une jeune chanteuse. Une Anversoise d’origine congolaise. Elle avait dû annuler son set à Werchter, suite à une crise d’appendicite, pour laquelle elle a été opérée d’urgence. Mais elle a absolument tenu à se produire à Bruges. Très courageux de sa part !

Bref, passons donc aux choses sérieuses et en particulier à The Notwist, dont notre ami Eric a dit le plus grand bien. Et pas seulement à cause de leur tout dernier album, « Close to the glass », qui vient de paraître et dont la critique est unanimement positive. Ils sont 6 à monter sur l’estrade dont les frères Markus et Micha Acher, respectivement chanteur/guitariste et bassiste ainsi Martin Gretschmann aux claviers. Le trio est complété par un nouveau drummer (Andi Haberl) ainsi qu’un sixcordiste et un préposé au glockenspiel. La voix de Markus est toujours aussi claire et veloutée. Mais ce qui va rendre le set particulièrement intéressant, c’est la faculté du band à réaliser le mix parfait entre pop, rock, punk, electronica et krautrock. « Kong » et « Into another » libèrent même un groove contagieux. Les meilleurs moments du set ? Lorsque le combo se lance dans des envolées hypnotiques, frémissantes, des envolées dont l’intensité est subtilement filtrée par les sonorités du glockenspiel. Une jolie surprise !

De son véritable nom Matthew Stephen Ward, M. Ward est un chanteur/compositeur/guitariste qui roule sa bosse depuis 1999. Originaire de Portland, dans l’Oregon, il participe également aux projets de She & Him auprès de la comédienne et chanteuse Zooey Deschanelet ainsi que de Monsters of Folk, en compagnie de Conor Oberst. Sans oublier ses collaborations multiples et ponctuelles qu’il a notamment apportées à Cat Power, Neko Case et Beth Orton. Sur disque, le yankee propose une musique americana/roots. Sur laquelle il pose sa voix dont les inflexions me font surtout penser à Stephan Eicher. Excellent guitariste, il a acquis une solide réputation dans l’art du fingerpicking, qu’il prodigue à la manière de feu John Fahey. Mais sur les planches du Cactus, il se sert le plus souvent d’une gratte électrique pour en libérer régulièrement des sonorités surf. Il est flanqué de trois autre musiciens, dont un préposé à la sèche, qui viendra à l’une ou l’autre reprise enrichir les morceaux aux percus, d’un bassiste et d’un remarquable drummer. Un set d’honnête facture pour ce troubadour des temps modernes.

Lors de son interview qu’il avait accordée à Musiczine, en mai dernier, Tom Vanlaere avait précisé qu’il viendrait se produire à Bruges, en compagnie de 2 cuivres. En l’occurrence le trompettiste Yves Fernandez et le saxophoniste Marc de Maes. Lorsqu’ils sont descendus du podium, je leur ai quand même demandé combien de temps il leur avait fallu pour s’intégrer dans l’ensemble. La réponse a été aussi naturelle qu’étonnante : 1 heure de répète ! Bref, il faut reconnaître que tous ces musicos qui accompagnent l’Anversois sont balaises. Y compris le second gratteur, le drummer et le bassiste. Et reflètent l’esprit de spontanéité qui a baigné l’enregistrement du dernier opus d’Admiral Freebee, « The great scam ». Un disque plus yankee que nature et surtout d’excellente facture. Le combo va bien sûr nous en réserver plusieurs titres, dont les inévitables « Nothing else to do » et « Breaking away », mais également puiser dans le back catalogue, épinglant au passage « Always on the run », « Bad year for rock’n’roll », « Einstein brain », « Living for the weekend », « Get out of town », « Oh darkness » et « Rags’n’run », pour le plus grand bonheur des fidèles aficionados. Au cours du set, Tom interprète deux compos au piano, troque sa gratte électrique contre une acoustique et en fin de parcours, joue de l’harmo posé sur un rack. Outre le r&b, le band va également opérer quelques incursions dans le jazz et dans l’americana. Faits marquants : les breaks qu’il semble improviser, avant de repartir de plus belle. Ou encore les chutes de morceaux à rallonge, comme le pratiquaient de nombreux groupes, au cours des seventies. Et si la formation nous réserve l’un ou l’autre titre mid tempo, on s’est aussi rendu compte que Tom assure régulièrement le supporting act de Neil Young. A cause de l’approche tribale, offensive, de certaines de ses compos. Manifestement, depuis la sortie de son nouvel opus, Admiral Freebee a pris une toute autre dimension…

Sur l’insistance de Johan, notre rédacteur en chef néerlandophone, j’ai donc assisté aux premières minutes du set de Jamie Woon. La ligne de basse libère un groove monstrueux. Tellement puissant qu’au bout de 10 minutes, je préfère battre en retraite. Déjà que le dubstep me fout les boules, mais alors cette vibration continue est intenable. Doit y avoir de la pop, de la soul et du trip hop, là-dessous, mais proposée sous cette forme, l’alka-seizer et/ou l’aspirine sont indispensables pour pouvoir tenir le coup…

Arsenal est du duo qui jouit d’une énorme popularité au Nord du pays. 10 ans déjà que le duo Roan/Willemyns réalise une macédoine savoureuse entre des tas de styles musicaux ; et en particulier pop, hip hop, indie rock, électro, techno, qu’il brasse allègrement sur des rythmes africains et latinos. Sous l’impulsion de la sympathique chanteuse Léonie Gysel, le set a propagé une onde de dance particulièrement contagieuse. Et quand Baloji est venu apporter son grain de sable, la fête était à son comble.

Avant le set de Selah Sue, on croise une multitude de copies de l’artiste. Mais en format réduit. En fait, des tas de (très) jeunes filles ont adopté la même coiffure ‘Tuto’. En y plantant même des fleurs en plastique. Bref, bien que la Louvaniste soit occupée de terminer l’enregistrement de son second album, elle a aussi accepté de se produire au Cactus. Elle possède une superbe voix, soul, et son mélange de pop, soul, r&b, jazz, reggae, ragga et dubstep passe vraiment bien à la radio. C’est incontestablement soigné, mais un peu trop formaté à mon goût. Il est préférable de conserver la forme pour les deux journées qui vont suivre, car elles risquent de se terminer tardivement…

(Organisation Cactus)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2014-07-12
  • Festival Name: Cactus
  • Festival Place: Minnewaterpark
  • Festival City: Bruges
  • Rating: 0
Lu 795 fois