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Dour Festival 2014 : jeudi 17 juillet Spécial

Écrit par Célia Leclercq
&

Le soleil vient très tôt nous réveiller en ce jeudi matin. Un ciel sans nuages nous annonce une journée des plus chaudes. On profite de notre pass pour visiter le site avant que les festivaliers n'y entrent. Outre le terril, une autre scène a fait son apparition cette année : le Dub Corner. Quelques artistes tirent parti de ce moment de calme pour effectuer les derniers tests. Retour au camping en attendant le début des festivités.

Un peu après 18h c'est au Dance Hall que le public et Chet Faker ont rendez-vous. De son vrai nom Nicholas James Murphy, l'Australien arrive sur le podium au cœur d’une tente bouillante. La chaleur est insupportable mais l'artiste nous transporte dès les premières notes. Il aligne quatre morceaux en se servant uniquement de sa voix, accompagné d'un beat qu'il lance au fur et à mesure. Cette ambiance électronique adoucit quelques peu le côté mélancolique et folk de ses albums. Son guitariste et son batteur le rejoignent ensuite pour le reste du concert. Son tube " No Diggity" n’exerce pas tellement d'effet sur le public, sûrement assommé par la température. Le chanteur annonce sa dernière compo et met fin au concert après seulement 35 minutes. C'est un peu décevant mais il nous a livré un live de qualité qui, ne l'oublions pas, doit primer sur la quantité.

21h, l'air se refroidit enfin. On se dirige vers la Last Arena pour y voir Détroit. Le soleil se couche sur la plaine lorsque Bertrand Cantat et Pascal Humbert lancent leur "Droit dans le soleil". Les musiciens les rejoignent ensuite pour "Ma muse", "Horizon" et "Au creux de ta main", trois plages de leur premier album. L'ambiance est un peu plate jusqu'à ce qu'ils reprennent quelques titres de Noir Désir, notamment "Lazy", "Le vent nous portera", "Fin de siècle" et "Tostaky". Le public est enfin plus motivé. La voix de Cantat, si familière, ensorcelle les fans du début à la fin. Ce poète des temps modernes, aidé par le rythme rock'n'roll des guitares n'a rien perdu de sa superbe.

Hésitant entre Darkside et The Subs, nous nous décidons finalement d’aller voir et écouter ces derniers. Comme d'habitude, le trio fou nous offre le mix parfait entre électro et show totalement déjanté. Le groupe commence sa performance derrière un filet qui s'étend de part et d'autre du podium. Le décor est transparent à effet kaléidoscope. "The face of the planet", "Fuckt hat shit", tous leurs tubes y passent. Le chanteur, Jeroen De Pessemier se jette dans la foule, se balade sur sa scène mobile. On en prend plein les yeux même s’il y a déjà quelques années que The Subs propose le même genre de spectacle. Une valeur sûre pour continuer la soirée, après avoir fait le plein d'énergie.

Direction Bonobo. On en profite pour manger et s'asseoir, le pro de la downtempo a attiré la foule, mais c'est un peu trop calme à mon goût.

Une heure à tuer le temps nous permet ensuite de faire un vif passage par DJ Hype, Gui Boratto, Bauuer et Mac Miller. On s'imprègne de chaque style, de chaque ambiance.

Le très attendu Gramatik et ses sons éclectiques mettent le feu à la petite maison dans la prairie à partir d'une heure. Au fil des rencontres, je décroche un peu (l'ambiance était pourtant au rendez-vous). On profite de ce temps pour discuter, boire un verre. C'est ça aussi Dour.

Un regain de peps nous pousse jusqu'à Flosstradamus ! Leur musique sent bon l'Amérique, le hip-hop se mêlant à la trap. Ce duo nous incite à danser jusqu'au bout de la nuit. On assiste au début du set de Mr. Carmack avant de partir pour d'autres horizons... La fête continue au camping !

(Organisation Dour Festival)

Voir aussi notre section photos ici

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2014-07-17
  • Festival Name: Dour Festival
  • Festival Place: Plaine de la Machine à Feu
  • Festival City: Dour
  • Rating: 0
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