Hoorsees voit tout en grand…

En deux albums, le quartet parisien Hoorsees s’est construit une solide réputation de faiseur de mélodies pop imparables auprès du public français ainsi qu’américain, par l’intermédiaire du label new-yorkais Kanine Records (Grizzly Bear, Chairlift, The Pain…

logo_musiczine

L’interaction de Ride…

Le septième elpee studio de Ride, « Interplay », sortira le 29 janvier 2024. Ce nouvel album est le troisième du quatuor d'Oxford depuis sa reformation en 2014. Ces pionniers du shoegaze, quelquefois proche du noise rock des années 90, sont davantage ensemble…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Depeche Mode - Sportpalei...
DAF - Bimfest 2023

Cactus 2014 : lundi 14 juillet 2014 Spécial

Écrit par
&

L'affiche traditionnelle du vendredi soir a donc été déplacée vers le lundi. Faut dire que c’était la seule solution pour que Massive Attack, programmé la veille aux Ardentes, accepte de se produire au Cactus. Et il y en avait du monde pour assister aux concerts de Mogwai et Massive Attack. Près de 10 000 festivaliers. Ce qui doit être un record pour le Cactus.

Bref, la soirée avait commencé par Austra et Banks, mais pour apprécier les sets des deux têtes d’affiche, j’ai préféré faire l’impasse.

Mogwai, c’est l’archétype du post rock. En arrière-plan de la scène on remarque la présence de logos représentant la pochette de « Rave tapes », dernier album du groupe écossais, paru en février dernier. Des logos qui vont ce charger de nuances lumineuses, tout au long du show. Le band écossais monte sur l’estrade. Stuart Braithwaite va se poster à l’extrême droite du podium. Le line up implique deux autres guitaristes, un bassiste, un drummer et un préposé aux claviers/synthés. Lors du titre d’entrée, il est enrichi d’un musicien de couleur noire, qui se charge du violon. Ce même multi-instrumentiste pose sa voix sur la seule compo chantée ; et puis à deux ou trois reprises, il va se charger des percus, afin de donner une belle dynamique au tempo. Stuart est toujours aussi laconique, entrecoupant ses morceaux de ‘Thanks ! Cheers’. Il vient s’asseoir face à son ampli orange lors d’une des compos les plus intenses du set. Certains titres un peu plus électro nous plongent curieusement dans la new wave. Tantôt celle de New Order. Plus tard d’Anne Clark. Mais les meilleurs moments du concert émaneront des envolées d’électricité, des envolées chargées d’intensité, ‘transiques’ ; et tout particulièrement sur le tout dernier morceau, au cours duquel j’ai parfois eu l’impression d’entendre des bribes du « One of these days » du Floyd, moment choisi par le préposé au light show pour inonder le podium de lumières bleues et blanches singulièrement chatoyantes…

« Heligoland », le dernier opus de Massive Attack est sans doute le plus faible de leur discographie. Il remonte déjà à 2009. Invitée, Martina Topley-Bird était revenue participer aux sessions d’enregistrement. Et depuis elle a réintégré le collectif.

Quand le combo de Bristol monte sur l’estrade, on est immédiatement fasciné par le spectacle visuel qui nous est proposé. Différents messages se succèdent sur les écrans, disposés en arrière-plan. En anglais, en français ou en néerlandais. Mais y sont également projetés des logos publicitaires. Sans oublier ces chiffres qui défilent à une vitesse vertigineuse. Le message vise clairement la politique, les guerres et l’escalade médiatique. Et suscite inévitablement la réflexion.

Véritable machine de guerre, Massive Attack se lance donc dans un show parfaitement huilé, mais terriblement efficace. Deux drummers se font face aux extrémités du podium. De petite taille, et la tête complètement rasée, le bassiste claque des notes percutantes. Et le mot est faible. Quant au guitariste, si en début de parcours ses interventions s’avèrent plus ou moins conventionnelles, en fin de set elles vont littéralement déchirer l’atmosphère. Robert Del Naja et Grant Marshall complètent le line up de base. Ce sont aussi les leaders. Il se chargent des énormes synthés/pupitres sis au milieu de la scène, légèrement en retrait, et se réservent aussi de temps en temps les vocaux. Tous les autres musiciens interviennent par intermittence. Que ce soit Martina Topley-Bird (NDR : elle est vêtue d’une grande cape de couleur/bleu-vert et s’est maquillée les yeux en forme de masque de couleur rouge), l’icône du reggae Horace Andy ou l’autre vocaliste Deborah Harry. Ce qui n’empêche pas la parfaite osmose entre les différents membres du combo. Au fil du spectacle, l’intensité est de plus en plus palpable, et elle se fait même parfois menaçante. Mais elle est terriblement excitante et enthousiasme la foule.

Après une heure vingt de prestation, MA vide le lieux ; mais revient accomplir les quelques minutes qui restent afin de prester l’heure trente prévue pour leur concert. Mais lors d’une apothéose qui risque de rester longtemps dans les mémoires.

Serait-ce de la magie noire ? Aucune idée ! La quintessence du trip hop ? Il n’y a pas photo ! Mais une chose est sûre, votre serviteur a pris une fameuse claque !

(Organisation Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2014-07-14
  • Festival Name: Cactus
  • Festival Place: Minnewaterpark
  • Festival City: Bruges
  • Rating: 0
Lu 698 fois