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Scène sur Sambre 2014 : vendredi 29 août Spécial

Écrit par Didier Deroissart
&

Le festival Scène sur Sambre a bien failli ne pas se dérouler. A cause des conditions climatiques, rendant le site particulièrement inaccessible. Suite à l’appel lancé par les organisateurs, de nombreux bénévoles, sont venus prêter main forte. Et en particulier pour transporter le matériel et installer des planchers en bois afin d’éviter que les festivaliers ne pataugent dans la gadoue. Finalement, c’est grâce à ces volontaires, que les hostilités ont pu débuter à l’heure, presque prévue. A ce titre, on peut leur tirer notre chapeau. Les bottes et le K-way seront néanmoins de rigueur, tout au long du festival. Il en est à sa quatrième mouture et a donc pris de la bouteille. Et puis, il se déroule sur 3 jours. Le site est magnifique. Mais, pour l’automobiliste qui cherche un emplacement de parking, c’est la galère. Il faut se lever tôt, pour dénicher une place. Car si vous musardez en chemin, vous devrez vous taper 4 à 6 kilomètres, à pied. A revoir pour l'année prochaine.

La première journée est particulièrement intéressante, puisqu’elle accueille notamment Vismets (NDR : c’est leur retour !), Arsenal, les Girls In Hawaii (NDR : dont c'est l'Année !), les déjantés de The Subs et –on peut le dire– le régional de l'étape : Mister Kid Noize. La programmation est également et essentiellement focalisée sur le pop/rock et l'électro de qualité.

La vedette du festival, c'est pourtant le 'Cap'tain Hublot' aka Christophe Delire ou Mister Hachtag, présentateur qui est chargé de nous ouvrir les zygomatiques et communiquer sa bonne humeur.

Kennedy's Bridge ouvre les hostilités. Le quintet liégeois est né en 2008. Il puise ses influences chez les Libertines, les Strokes et Arctic Monkeys, mais qualifie sa musique de 'Belpop’. Depuis ses débuts, la progression est constante. Il rêve même de se produire aux Iles Britanniques. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Son premier single, « Way To The Mist », a été visionné par 50 000 internautes sur Facebook, en à peine un mois et lui a permis de décoller. Mais surtout de décrocher des engagements dans de nombreux festivals d’été. Le line up réunit les guitaristes Guillaume et Pierrot, ce dernier se consacrant également au chant, Charles aux drums, Bastien à la basse et Benoît aux synthés. Le public est déjà conséquent, mais le son est un peu trop puissant. Le combo est venu défendre son Ep 6 titres, « Basics », paru au cours de ce printemps 2014. Les musicos se démènent sur les planches. Le plus populaire « Way To The Mist » et le nouveau single « Finland », caractérisé par son refrain hymnique, sont les deux compos qui passent le mieux la rampe. La voix de Pierrot ne manque pas de charme et colle parfaitement à une expression sonore plutôt sucrée. 45 minutes plus tard, le band se retire, le sentiment du devoir accompli.

Après un petit intermède destiné à changer le matos, place à Vismets. Le combo bruxellois est venu présenter son nouvel elpee, « Abracadabra ». Cet excellent opus (NDR : et à la superbe pochette, ce qui ne gâche rien !) baigne dans une atmosphère psychédélique ; mais il pourrait dérouter les aficionados de la première heure. Votre serviteur a déjà eu l’occasion d’aller les applaudir à plusieurs reprises (PacRock 2011, Brussels Summer Festival, Ancienne Belgique, Nuits Belges au Bota), et je dois avouer prendre chaque fois le même plaisir à les revoir. Geoffrey Hautvast est vraiment balèze à la basse (NDR : à la gratte aussi !) Il a vécu quelque temps en Angleterre et y a acquis une fameuse dose d’expérience, expérience qu’il met au service de la musique du band. Mais également d’autres projets. Ainsi, pour ce dimanche, non seulement il va épauler Antoine Chance, mais également driver son propre groupe, Electric Château. Bref, les Vismets sur l’estrade, c’est du solide. Je ne puis cependant pas m’attarder car plusieurs interviews m'attendent. Raison pour laquelle je dois également faire l’impasse sur le set de Deportivo. Partie remise, ce sera pour une prochaine fois…

L’auditoire commence à gonfler. J'attends impatiemment le concert d’Arsenal. Les derniers sets auxquels j’ai pu assister, se sont déroulés lors de leur ‘release party ‘magique au Lotto Arena ; et puis dans le cadre des Lokerse Festen. Juste avant le concert, John et Hendrick ont eu l’amabilité de m’accorder un entretien. Considérés comme des méga stars au Nord du pays, ils peuvent compter sur un beau contingent de fans au Sud. On y reviendra plus tard. Arsenal sert de tête d’affiche pour de nombreux festivals en Flandre. Et même à Werchter. Il se produit dans des grandes salles, comme l’AB, mais se fait rare en Wallonie. Un concert d'Arsenal c’est une fête à la musique. Une musique teintée de rock et d'électro/pop que dynamisent des rythmes exotiques et brésiliens. Cependant, chaque elpee est conceptuel et baigne dans un climat spécifique qui fluctue suivant les diverses influences. Arsenal est venu défendre son nouveau bébé « Furu », un disque qu’il est allé enregistrer au Japon. Ce soir, pas de projection du film tourné pour la circonstance. Ce sera pour l'Ancienne Belgique, ce 18 décembre 2014.

Entre John Rohan et Léonie Gysel la complicité est totale aux vocaux. Hyper sexy, cette dernière focalise presque tous les regards. Hendrik Willemyns, c’est le second pilier du groupe. Il mène la danse derrière ses machines qu'ils ne quitteraient pour rien au monde. Un mec sympa qui garde toujours, à portée de main, une petite pint'je. Le line up est complété par des musiciens professionnels, dont le bassiste/claviériste Mirko Banovic (NDR : qui milite au sein du backing group d’Arno). Et s’est enrichi d’une nouvelle choriste. Plutôt jolie. Et puis bénéficie toujours de la participation ponctuelle de la très belle féringienne Lydmor, qui vient alors se joindre aux vocaux de John et Léonie.

Et notamment dès l’ouverture, soit « Temul (Lee Low) », le nouveau single. Excellent ! « Not Yet Free », « Black Mountain (Beautiful Love), « Saudade », On Day On Time », « Estupendo », « Evaporate », « Lotuk » font monter progressivement la température et invitent l’auditoire sur le dancefloor marécageux. Léonie ne lésine pas sur un sourire ou vous adresse un bisou volé. Conquis, l’auditoire jumpe en deux temps trois mouvements. « Longee » enflamme encore davantage l’atmosphère. Faut dire que les déhanchements de Léonie vous propulsent vers le nirvana. Le spectacle s’achève en apothéose, par « Melvin ». Techniquement, artistiquement et visuellement c’était parfait. Rendez-vous pris à l’Ancienne Belgique !

Girls In Hawaii ? Il s’agit de la sixième fois cette année que j’assiste à un de leurs concerts. Je commence tout doucement à connaître leur nouveau répertoire. Malheureusement, d'autres entretiens m'attendent : The Subs et Kid Noize. Je ne pourrais donc savourer que 3 chansons : « Suns Of The Sons », « No Dead » et « The Fog ». La foule est compacte. Et lorsque je reviens sur la plaine, il soit bien y avoir 6 000 personnes…

The Subs est un trio infernal capable de faire trembler les dancefloors sur les plus grandes scènes du monde entier. Un combo gantois réunissant David Newton, D.J. Tonic et Hadrien Lavogez. Et établi aujourd’hui à Londres. Il vient de publier son troisième opus, « Hologram ». Un disque aux compos plus pop, aux climats et aux styles plus variés, au sein desquelles sont venus se greffer des accents soul, du rétro futurisme cinématographique à la française ainsi que des beats irrésistibles. Lors des sessions, le combo belge a bénéficié de la collaboration de voix internationales, établies ou underground : Colonel Abrams, Selah Sue, Jean-Pierre Castaldi, Jay Brown et Danny Greene. Il s'agit à ce jour, du disque à la fois le plus accessible et le plus expérimental des Subs. Je débarque alors que le set est déjà commencé depuis quelques minutes. Comme d’habitude, le public est mis en poche en deux temps trois mouvements. Début du mois, à Lokeren, la réaction de l’auditoire était identique. Et impossible de rester de marbre à l’écoute de  « Concorde », « Kiss My Trance » et « The Face Of The Planet ». Le chanteur semble hanté par Ricky Wilson de Kaiser Chiefs. La grimpette est généralisée. Le public saute et jumpe. Un moment fort quand même : lorsque le vocaliste entre en contact avec le public au milieu de la fosse boueuse. Une très bonne mise en jambes avant le clou de la soirée.

Place donc au régional de l'étape : Mister Kid Noize (Christophe # Delire l'a confirmé). Le coco est seul sur l’estrade, entouré de ses machines. Je l'avais découvert en supporting act de Stromae à l'Ancienne Belgique. Depuis lors, il a parcouru un sacré chemin. Vu la gadoue, j’assiste au spectacle de très loin. Près du bus presse, très exactement. Mais je suis attentivement sa prestation. Il a le visage masqué et maquillé. Un grimage qui nécessite 3 heures de préparation ! Kid Noize est épaulé par un DJ carolo : Evernest (NDR : lors de l’interview, il était présent dans la loge). Mais vu la distance, je suis incapable de dire si ce dernier était sur le podium. Particulièrement remuant, Kid Noize est un vrai phénomène de scène. Le public est venu pour lui et il le sait. « Jackass » et « Excuse My French » sont des hits irrésistibles. Et le reste de sa setlist est tout aussi excitante. Il y a du mouvement dans la fosse ; et c’est inévitable. Kid Noize clôture merveilleusement cette première journée qui promet pour suite. Il est plus de deux heures du matin. Il est temps de reprendre la route ; car demain je reviens pour la suite…

(Organisation : Scène sur Sambre)

Informations supplémentaires

  • Date: 2014-08-29
  • Festival Name: Scène sur Sambre
  • Festival Place: Abbaye d’Aulne
  • Festival City: Thuin
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