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Cercle Metal 2018 : samedi 6 janvier 2018 Spécial

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Située à Chapelle-Lez-Herlaimont, Le Cercle est une salle dont la gestion a été reprise par l’ASBL Hell&M Prod, en septembre dernier. Et quand une équipe est aussi motivée en Wallifornie, il ne faut pas hésiter à la féliciter. C’est si rare aujourd’hui. D’ailleurs, organiser un festival metal réunissant 10 groupes, est une belle preuve d’audace. Les formations vont se relayer sur deux podiums différents. L’endroit est sympa, le son est bon et plus de 250 personnes se sont déplacées pour assister à cet événement, dont les têtes d’affiche sont des vieux de la vieille, Tagada Jones et Drakkar, mais qui ont encore bon pied bon œil. Le reste sera partagé entre découvertes, dans des styles –métalliques quand même– différents.  

Votre serviteur débarque pendant la prestation d’Octane, sur le podium ‘Club’. Fondé en 2012, ce quatuor est issu de Laval en Mayenne. Aujourd’hui, le line up implique la jolie Morgane au micro, Laurent à la basse, Alexandre (NDR : chef d’entreprise le jour et rockeur le soir) à la gratte et au chant ainsi que Fabien aux drums. Le groupe reconnaît pour influences majeures Foo Fighters, Alter Bridge, Stone Sour et AC/DC. La voix d’Alexandre est burnée, celle de Morgane, claire, mélodieuse et haut perchée, un peu comme Lzzy Hale d’Halestorm. En outre, elle déménage sur l’estrade. De la setlist, on épinglera l’excellent « Religion », compo au cours de laquelle les deux voix brillent par leur complémentarité, le drumming est métronomique et la gratte, particulièrement sauvage. Et puis surtout « Bullshit ». On a l’impression qu’il y a des échanges entre deux six cordes, mais en fait, c’est Laurent qui joue alors de la basse comme sur une guitare. Et le show de s’achever par le lumineux (?!?!?) « I Saw The Light ».

Ithilien se prépare à grimper sur la grande scène. Se consacrant au chant, à la guitare solo et au bouzouki, Pierre Ithilien en est, bien évidemment, le leader. Il est soutenu par Tuur (gratte rythmique), Ben (basse), Myrna (violon), Davy (flûte), Jerry (drums), Hugo (cornemuse) et Sabrina (vielle à roue, nykelharpa). Cet octuor pratique le folkcore. Soit du folk à la sauce métallique. Le combo va nous réserver de larges extraits de son dernier opus « Shapin The Soul », paru en février 2017. Le set s’ouvre par le titre qui entame l’opus, « Blindfolded ». La voix de Pierre est gutturale, mais mélodique. Les instruments traditionnels apportent une coloration particulière à l’expression sonore. Parfois même, ils prennent littéralement leur envol. La section rythmique est particulièrement efficace. « Lies After Lies » monte en crescendo, ce qui permet aux différents instruments de s’emballer et même d’entretenir un climat conflictuel. « The Dive » est d’abord dominé par la cornemuse, avant que le calme ne cède le relais à la tempête. Instrumental frémissant, « Danse de L’Ours » baigne dans le punk/rock celtique. Ithilien se produira dans le cadre du festival Propulse, ce 2 février au Botanique, et le 6 avril, dans celui du Durbuy Rock. 

Cathubodua –qui signifie ‘corneille de bataille’– est le nom d’une déesse guerrière celte. C’est également le patronyme choisi par un sextuor issu du Nord de la Belgique, impliquant une chanteuse, une violoniste, deux guitaristes, un batteur et un bassiste. A son actif, un Ep gravé en 2016, « Opus I : Dawn ». A l’instar d’Epica, la formation pratique du metal symphonique et épique. Le plus souvent, c’est le violon qui domine l’ensemble de l’instrumentation. La vocaliste a du coffre, mais son chant est mélodieux. En cours de set, cette dernière agite deux ailes, tel un oiseau, et en profite pour se ventiler la tête. Et en même temps, celles des spectateurs agglutinés aux premiers rangs. Jolie chorégraphie, par ailleurs… 

Originaire de Tunisie, Carthagods grimpe sur la main stage. Né en 1997, il réunit le chanteur Medhi Khéma, le bassiste Yessine Belghitith, le drummer Mohamed Ben Hadidia ainsi que les gratteurs Tarak Ben Sassi et le Batave Marcel Coenen (NDR : il a milité chez Sun Caged et Stormrider et c’est également le producteur du band). C’est la première fois que le quintet se produit en Belgique. Eponyme, son premier LP est paru en 2015. Lors du soundcheck, on est convaincu que le combo va envoyer du lourd. Pas étonnant que son metal old school puise ses racines chez Saxon, Iron Maiden, Def Leppard et encore Judas Priest. Les deux guitaristes sont complémentaires, la section rythmique est efficace, la voix est démoniaque, mais c’est la basse –qui compte six cordes !– qui trace la ligne de conduite. Tout au long de « A Last Sight », le combo affiche toute sa maîtrise technique. Il nous réserve une reprise nerveuse et longue de 6’ de « I Am A Viking », une compo signée par le ‘guitar héro’ suédois, Yngwie Malmsteen. Bien heavy rock, « Memorie Of Neverending Pain » clôt la prestation de ces metalleux pur jus…

Retour sur la petite scène pour accueillir Baraka, des ‘barakis’ particulièrement poilants et festifs. Issus de Braine-l’Alleud, ils viennent sans doute d’inventer le frit-bier-core. Et de la bière, ils en consomment ! Déguisés, ils pratiquent un cocktail de death-hard-punk-black-metal aussi sauvage que délirant. Déjantées, les grattes dépotent et les beuglements sont gutturaux. Les textes ? Ils ne veulent pas dire grand-chose et sont à prendre au troisième degré. Même le Grand Jojo est passé à la moulinette. Ces noceurs ont la patate et sont peut-être les cousins du combo hexagonal, Ultra Vomit. Car finalement, malgré l’exiguïté de la fosse, la mayonnaise prend et la réaction du public est enthousiaste… On assiste même à la formation de ‘circle pits’ ! Après un tel boxon, il est temps de prendre un bol d’air…  

D’autant plus que c’est Drakkar, le plus ancien groupe wallon de métal, qui embraie sur le podium principal. Son speed métal est technique et mélodique. Les papys n’ont rien perdu de leur dynamisme. Le son est excellent. Le chanteur occupe tout l’espace scénique. Bref, le set est excellent, mais comme le groupe n’a rien à proposer de neuf et que votre serviteur a déjà assisté, à leurs prestations, de nombreuses fois, il en profite pour se restaurer et s’oxygéner…

Le set de Tagada Jones va débuter avec une demi-heure de retard, suite à quelques soucis pratiques. Lorsque le concert débute, il y a du monde dans la fosse. Depuis la parution du dernier long playing, « La Peste Et Le Cholera », le combo rennais n’a pas composé de nouvelles chansons. Parabellum, Les Sheriff, The Exploited, The Ramones, Bad Religion, Suicidal Tendencies et Bérurier Noir constituent ses influences majeures. Au fil du temps, la musique du groupe breton a évoluée, avant d’émarger tout simplement au punk rock. Sérieusement engagés, les textes sont chantés dans la langue de Voltaire, d’une voix rageuse, par Niko.

En live, la musique de Tagada Jones est brute de décoffrage. Mais ce soir, il manque un des guitaristes. Ce qui finalement ne va pas nuire à la prestation, particulièrement rock’n’roll. Et ce malgré les petites touches discrètes, mais judicieuses d’électro. Les riffs de gratte sont racés et incisifs. Et si les pecus jouent un rôle essentiel, la ligne de basse lui sert de tremplin. « De l’amour et du sang » coulent dans leurs veines. Tout au long d’« Instinct Sauvage » et de « Zero De conduite », les cordes de gratte tagalopent. « La peste et le choléra », titre maître du dernier LP, est un des sommets du show. Au cours duquel l’interactivité entre le groupe et la foule est totale. « Je suis Démocratie » nous rappelle l’attentat dont a été victime la rédaction de Charlie Hebdo. Un concert de Tagada, c’est de l’énergie, de la sueur, de la testostérone, de la bonne humeur et une solide ambiance...

Le Cercle Metal festival est était sa première édition. Votre serviteur a passé une belle journée métallique. A l’année prochaine !

Tagada Jones + Drakkar + Carthagods + Ithilien + Trikhorn + Innerfire + Baraka + Cathubodua + Octane + Out The Monster

(Organisaton : ASBL Hell&M Prod)

Informations supplémentaires

  • Date: 2018-01-06
  • Festival Name: Cercle Metal
  • Festival Place: Le Cercle
  • Festival City: Chapelle-Lez-Herlaimont
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