Mustii avant que la fête ne soit finie…

L'auteur, compositeur et acteur Thomas Mustin aka Mustii représentera la Belgique au Concours Eurovision de la chanson avec son nouveau titre « Before The Party's Over », un hymne à la vie, à la fois fragile et puissant. Le titre –comme la vie elle-même– est…

logo_musiczine

Un Pycholove pour soigner Hoboken Division…

Issu de Nancy, Hoboken publiera son troisième long playing, « Psycholove », ce 14 février 2024. Cette formation est parvenue à teinté son garage/blues/rock râpeux, glacial, furieux et authentique de psychédélisme. En attendant, cette sortie, le groupe a…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Sisters of Mercy - 30...
Nothing But Thieves 03-02...

Les Nuits Botanique 2008 : jeudi 8 mai Spécial

Écrit par
&

De l’émotion au bruit, il n’y a qu’un pas. A égale distance des deux, il y a Xiu Xiu, qui frôle inlassablement le trop plaintif et le trop bruyant, sans pourtant jamais franchir le point de non retour. Étrange expérience sonore que cette pop déstructurée acheminant sans transition une triste mélancolie en explosions noise et new wave. Et dans cette atmosphère successivement légère puis plombée, prévisible puis tâtonnante, on ne sait pas toujours sur quel pied danser. La froideur inébranlable des musiciens (pas un regard, pas un mot) ne nous donne pas plus d’indication. La voie salutaire, pour les quatre Anglais, réside alors dans leurs percussions franches et directives (une batterie tantôt classique, tantôt électronique). Car tant que l’énergie et la rythmique parviennent à ne pas s’égarer dans ces méandres emocore douteux, l’ensemble reste aussi surprenant qu’envoûtant.

Retour à un univers plus homogène et moins torturé : celui de Why. Cette fois, le déluge n’est pas sonore mais bavard. Un flot zélé de tirades rappeuses, accompagné de guitare bien lunée, de batterie allégée et de tambourin; on est bien loin de l’abstract hip-hop de Clouddead (l’autre projet du chanteur) ; ça tangue, ça scande, surtout sur les morceaux d’Alopecia, leur troisième album ; on se laisse rapidement gagner par l’alliage fluide de hip-hop et électro qui, sous couvert d’une nonchalante légèreté, est loin d’être superficiel.

Dans la BD Buffalo Bill, Archie Bronson Outfit n’est autre qu’un gang de brutes du Far West. Ça donne le ton. Repérés dans un pub à Londres par leur label Domino, ça donne  l’ampleur. Quatre barbus, deux saxophones, un batteur fou furieux. Le bruit déferle. Brut et brutal. Des voix s’élèvent dans la salle ‘le son est pourri !’ ; c’est, sans conteste, le grand regret de ce concert, même si on pouvait se douter qu’un son frisant déjà le saturé, en studio, s’accommoderait mal du chapiteau monté pour l’occasion. Dommage pour l’inlassable crépitement en bruit de fond. On l’oublie parfois, quand l’urgence dévastatrice des deux grattes prend le dessus. On l’exècre souvent, quand il devient responsable d’un piètre confort d’écoute. En l’occurrence, lorsqu’une guitare se noie dans l’autre et vice versa ou quand la voix, pourtant si singulière de Sam Windett, se décolore. Au final, on ne peut que voter l’indulgence puisque le cœur y est autant que le bruit. « Dart for my sweetheart » est toujours aussi puissant et démantèle les dernières résistances. C’est crade mais efficace et sans répit. L’effet est dévastateur et la tornade laisse nos esprits bourdonnants et embrumés. A refaire, vite, dans un contexte sonore plus digeste.

Après le son uniformément saturé des Archie Bronson Outfit, la voix féminine de Black Mountain frise l’apparition maritale. Le contraste est tel que ce premier morceau s’élève dans la fascination. Un instant on croirait entendre Alison Goldfrapp ; le nouvel album (« In the future ») semble emprunter des chemins inattendus où l’électronique prend parfois le dessus sur l’électrique. Étrange surprise pour ceux qui, de coutume, ressuscitent si bien l’univers des Led Zep. Dès le second morceau, on retrouve avec bonheur la tessiture tremblante de Stephen Mc Bean (rappelant sérieusement Eddie Vedder) ; le Canadien est toujours aussi échevelé, toujours aussi sobre et en retrait. Coincé en dehors des faisceaux de lumière, son chant n’a rien perdu en émotion et en gravité. Enchaînant alors quelques morceaux au blues-rock psychédélique, on replonge instantanément dans la fusion ingénieuse du premier album. Les guitares saturées y côtoient sans complexes les plages d’orgue épurées, pour un univers décalé, irrésistiblement 70’s. Un seul regret : on aurait donné beaucoup pour un morceau de ses projets parallèles Lightning Dust et Pink Mountain Tops (surtout la terrible reprise d’« Atmosphere » des Joy Division). Mais on conçoit parfaitement que Black Mountain, à lui seul, valait déjà largement le détour.

Xiu Xiu + Why + Archie Bronson Outfit + Black Mountain

Organisation Botanique

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2008-05-08
  • Festival Name: Nuits Botanique
  • Festival Place: Botanique (Chapiteau)
  • Festival City: Bruxelles
  • Rating: 0
Lu 1196 fois