Sages Comme Des Sauvages face à l’obsolescence programmée…

« Répare ou Pas », premier single issu du troisième album de Sages Comme Des Sauvages est un hymne en forme de question. On le répare ou pas ? Face à un monde plein de vices de fabrication et de malfaçons, le duo se demande si ça vaut encore la peine de…

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FestiNeuch 2008 Spécial

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Il est 17 heures. Un orage vient de s’abattre sur la petite ville de Neuchâtel, alors que le site du FestiNeuch vient d’ouvrir ses portes. Malgré la pluie, quelques irréductibles Helvètes se présentent à l’entrée, en essayant tant bien que mal de se préserver des intempéries ; mais les dégâts sont irrémédiables : trois concerts de groupes régionaux (Ska Nerfs, The Passengers et The Licks) sont annulés sur la scène ‘La Rive’. Fort heureusement le moral des troupes n’est guère atteint.

C’est dans ces conditions difficiles que s’ouvre la huitième édition du festival ‘open-air’ de Neuchâtel. Heureusement, elles vont changer assez rapidement ; et quoique un peu frais, le temps va, au fil des heures, devenir de plus en plus clément. Une situation idéale pour profiter pleinement du cadre des ‘Jeunes Rives’ et en particulier du lac. Il faut dire que l’événement est idéalement situé, à deux pas du centre ville et carrément au bord du l’eau, bénéficiant ainsi de la proximité des infrastructures citadines et, si le temps le permet, d’assister au spectacle les pieds dans l’eau, à moins que vous ne préfériez, si la visibilité le permet, d’admirer la vue sur les Alpes.

Il est déjà 18 heures, et une petite troupe commence à s’assembler sous le grand chapiteau. Changement de dernière minute, The Young Gods remplace The Hoosiers. Ils se produisent en set acoustique et ouvrent le bal. Ils sont tous assis. Trois sèches (NDR : pas reconnu qui était le quatrième du band! D’après les infos recueillies, il participe régulièrement aux sets acoustiques du band suisse) et un drummer ; même si Franz Treichler souffle de temps à autre dans son harmonica. Leur prestation est très rafraîchissante (NDR : vu le temps !) On ne se bouscule pas encore devant cette grande scène, mais cette situation s’explique : nous sommes vendredi soir et la météo n’incite pas trop à mettre le nez dehors. Pourtant, tout au long du show des Fribourgeois, la foule commence à grossir pour atteindre 7.000 entrées en fin de soirée, le site étant susceptible d’en accueillir 10.000, chaque jour.

Petite pause de 45 minutes entre les concerts ; l’occasion de découvrir les lieux plus en détail. Ils sont découpés en cinq zones.

Le ‘Chapiteau’, scène principale, accueille les têtes d’affiches. Outre son espace VIP surélevé et un bar dédié, il réserve une zone spécifique aux personnes handicapées ; ce qui leur permet d’assister confortablement aux spectacles sans devoir se mêler à la foule.

La scène ‘Lacustre’ ressemble à un demi-tonneau ouvert de part en part. Elle accueille les groupes dits ‘secondaires’. Cette scène dispose également de son propre bar ; très pratique lorsqu’on souhaite se ravitailler sans risquer de manquer la moindre partie du spectacle. ‘La Rive’, une nouveauté de cette édition, tourne le dos au lac. Ce qui permet aux spectateurs de choisir entre le panorama et les shows en live. Elle accueille les artistes régionaux ; bien que ce soir, les trois-quarts de sa programmation soit ‘tombée à l’eau’ ; et l’expression n’a jamais été aussi proche de la réalité. Près de l’entrée, une zone destinée à la relaxation a été aménagée. C’est la plage de galets. Un village d’échoppes ou de stands –prononcez comme ‘sans’ mais avec un ‘t’ sinon les gens vous regardent de travers– a été également été érigé. On y trouve les produits ou objets habituels proposés lors des festivals… Enfin, à l’autre extrémité, le ‘Dôme’ accueille une série de DJs, tout en permettant aux spectateurs de se reposer dans des fauteuils très confortables, installés au bord du lac.

Retour aux concerts en compagnie de Tafta, une formation romande, qui ouvre sur la scène Lacustre. On sent qu’elle joue à la maison. Le public connaît les paroles –normal le groupe chante en français– et accompagne le chanteur tout au long des chansons. Pourtant, leur rock bien puissant, légèrement teinté d’électronique, se révèle de toute bonne facture.

Le set est à peine terminé, que le gros de la foule fonce vers le grand chapiteau afin d’assister à la performance d’Empyr. Le nouveau projet du chanteur de Kyo, Benoît Poher, implique des musiciens français qui ont déjà bien roulé leur bosse : Florian Dubos (ex-Kyo), Frédéric Duquesne (ex-Watcha), Benoît Julliard (ex-Pleymo) et Jocelyn Moze (ex-Vegastar). Changement important, les lyrics sont exprimés dans la langue de Shakespeare, plus de Voltaire. Affichant parfois un look rappelant les membres de Tokio Hotel, la majorité du public est très jeune. Ce qui n’est pas étonnant. Des ados dont certain(e)s sont au bord de l’hystérie. Manifestement, ces fans sont ravis de la présence de leurs idoles et extériorisent leur satisfaction bruyamment. Faut dire que leur gros rock, même s’il trahit des tendances emo screamo et neo metal, leur est personnellement destiné. Leur premier opus, « The Peaceful Riot », est dans les bacs depuis ce 24 mars.

Alors que Zenzile et son dub/rock expérimental mettent de l’ambiance sur la Lacustre, une grande partie de l’affluence se dirige déjà vers la scène principale. Normal, c’est là que se produira The Verve. Mais quelques mots quand même du quintet angevin. Un ensemble qui transforme en dub tout ce qu’il touche : le rock, le rap, la new wave, le punk, post punk, funk blanc, et j’en passe. Un goût de l’expérimentation que la bande à Raggy explore le mieux en ‘live’ ; et surtout grâce à l’excellente osmose entre les différents instruments : guitare, basse, claviers, batterie, saxo et percussions.

Mais place au clou de la soirée, j’ai nommé The Verve. Le groupe s’était séparé. Richard Ashcroft ne s’en était pas tiré trop mal en solo, même si la magie n’opérait plus, comme au sein de sa formation précédente (NDR : parfois pourtant bien en ‘live’). Le guitariste Nick McCabe avait bien tenté de monter l’un ou l’autre projet ; mais sans grand résultat. Le combo de Wigan, s’est donc, de manière plutôt inattendue, reformé. Et est immédiatement reparti en tournée. Un périple qui passait donc par Neuchâtel ce vendredi et qui repassera par Werchter en juillet. Bien sûr, les plus jeunes, venus applaudir Empyr, ne doivent pas trop connaître. Et même pas du tout. Par contre, ceux qui ont vécu leur histoire entre 1992 et 1999 n’ont pas envie de manquer ce come-back. Veste de cuir (au début du set), pas de lunettes fumées, Richard Ashcroft ressemble aujourd’hui davantage à Roger Daltrey (NDR : pas les cheveux !) qu’à Mick Jagger. Il joue de plus en plus souvent de la guitare. Une heure quinze de spectacle (pas de rappel) au cours duquel, le combo britannique va dispenser sa britpop mélodique et tellement savoureuse, nous balançant ses inévitables « The Drugs Don’t Work », « Lucky Man » et bien sûr l’incontournable « Bitter Sweet Symphony ». Mais également deux extraits de « A Northern soul » (« This is music » et « Life's an ocean »), référence discographique incontestable du néo-psychédélisme des nineties. Pas d’extraits de « A storm in heaven ». Deux nouveaux titres quand même, dont « Love is a noize », morceau maître d’un nouvel elpee qui devrait paraître en automne. Sans surprise, The Verve a donc clôturé le festival en beauté.

Mais ce n’est pas la fin pour autant, puisqu’on a encore droit à une petite soirée électro. Tout d’abord un set ‘live’ exécuté par Simian Mobile Disco. Balayé de multiples jeux de lumières LED, son show impressionne. Responsable pour la circonstance d’un excellent (NDR : et surtout original !) cocktail d’électro de fantaisie et d'énergie, le duo anglais parviendra à faire danser le public ; une performance que l’on a d’ailleurs déjà pu découvrir à maintes reprises dans nos contrées. Une excellente manière pour ceux qui n’avaient pas rejoints leur lit, dès la fin des derniers accords de « Bitter Sweet Symphony », de se défouler jusqu’au bout de la nuit. Enfin, plus ou moins jusqu’à 2 heures du matin. Faut dire qu’on n'a pas vu le temps passer...

Et last but not least, pour les plus courageux, une after payante et sold out était organisée au casino de la Rotonde. Animation : le dj local Orange Dub, suivi par les Allemands de Boys Noize. Fin des festivités : 4 heures du mat’!

Aucun doute, cette première journée, malgré le petit incident sur ‘La Rive’, a tenu ses promesses et nous donne déjà envie de vivre la suite !

On vous invite également à aller voir les superbes photos de cet événement…

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2008-05-30
  • Festival Name: FestiNeuch
  • Festival City: Neuchâtel
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