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« Misneach », c’est le titre du troisième album du groupe irlandais Tau & the Drones of Praise. Après « Tau Tau Tau » en 2016 et « Tau & the Drones of Praise » en 2019, ainsi que l’Ep « Seanóirí Naofa, » il s’agit d’une nouvelle étape dans la vision folk de…

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Sinner’s Day Summer Festival 2022 : vendredi 24 juin Spécial

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Le Sinner’s day s’est battu contre vents et marées afin de conserver la tête hors de l’eau ; et finalement, s’est associé au W Festival, pour se maintenir à flots, pendant et après la Covid. Préalablement à l’édition hivernale prévue du 29 au 31 octobre, l’édition estivale du Sinner se déroulait du vendredi 24 au 26 juin à Ostende. Compte rendu du premier jour.

Après avoir laissé passer les orages et surtout les embouteillages qui conduisent au littoral, votre serviteur débarque en début de soirée. Sis à deux pas de la gare, le festival est organisé au sein d’un grand parc, entouré d’étangs enjambés de petits ponts. Un cadre agréable, féérique même, comparable au Minnewaterpark, où est organisé le Cactus à Bruges. Ou dans un style goth, comme l’Amphi festival de Cologne, aménagé le long du Rhin. La capacité du site est cependant limitée ; et à vue d’œil, il doit y avoir quelques milliers de participants. En espérant que cette fréquentation puisse permette aux organisateurs (par ailleurs fort sympathiques) de rentrer dans leurs frais.

Votre serviteur aurait souhaité assister au set du groupe belge Ultra Sunn, programmé en ouverture, à 12h30. Un duo réunissant Gaëlle aux synthés et Sam au chant. Quelque part entre cold-wave et EBM, mais revu à la sauce techno, son style évoque DAF, John Maus voire le défunt Soldout. A revoir dans d’autres circonstances…

A 19h30, W.H. Lung grimpe sur l’estrade. Il avait fait forte impression au Botanique, un mois plus tôt. A ce jour, il compte deux elpees à son actif, « Incidental Music » en 2019 et « Vanities », en 2021, bien reçus par la critique.  Malgré leur jeune âge, les Mancuniens semblent déjà bien à l’aise sur les planches. Plantés de chaque côté du podium, le bassiste et le guitariste se montrent aussi discrets qu’efficaces. A l’arrière, le drummer est également effacé, mais bien concentré sur son sujet. Et au centre, une claviériste au look purement british et surtout excentrique ainsi qu’un chanteur aux cheveux bouclés, dont le physique et l’attitude évoquent Nic Offer (NDR : le leader de !!!) communiquent leur bonne humeur, s’embarquent dans des chorégraphies ou se relaient au chant. Rafraîchissantes, les compos baignent au sein d’une synth-pop imprimée sur un rythme dance ou punk, à laquelle on aurait ajouté quelques accents empruntés à Metronomy. Une découverte qui fait mouche au milieu des vielles gloires qui se produisent lors de ce festival.

Grosse déception en revanche pour le concert de IamX. Celui-ci avait publié un elpee durant la pandémie. Intitulé « Machinate », il compilait des sessions ‘live’, interprétées online pour les fans. Réputé pour ses shows époustouflants, à l’instar de ceux qu’il avait accordé à la Madeleine ou l’AB, Chris Corner revient à Ostende, mais dans un projet solo. Affichant un look définitivement androgyne (longue chevelure blonde, sweat élégant à capuche derrière lequel il se cache parfois), il revisite son répertoire. Un peu trop, car on a parfois des difficultés à reconnaître ses compos. Le plus bel exemple ? « After every party I die ». Faut dire que les arrangements sont saturés de sonorités de basses émanant d’un clavier et d’une table de bidouillages. Les fidèles aficionados, comme sortis d’une exhibition manga, se pressent aux premiers rangs. En général, ce public est conquis d’avance, mais là on se rend compte qu’il n’est pas trop enthousiaste…

The Mission est un des groupes préférés de votre serviteur. Donc, il sera nécessaire de prendre beaucoup de recul pur rester objectif afin de commenter la prestation du band issu de Leeds. Il est enfin à l’affiche de ce festival, après plusieurs reports et reprogrammations. ’C’est un plaisir d’être là enfin, on aurait dû jouer… je ne sais même plus à quelle date, mais le principal c’est qu’on soit ici’ s’exclame d’ailleurs Wayne Hussey, enclin à entrer en communion avec ses fans. Le set s’ouvre par l’inévitable « Beyond the pale », déjà repris en chœur par les aficionados agglutinés aux premiers rangs. Les tubes s’enchaînent. Seul « Metamorphosis » (issu de « Another fall from grace », paru en 2016) vient se glisser au milieu des singles parus au cours des 80’s et 90’s. Le band s’autorise un débordement de timing. 50 minutes sont prévues, The Mission s’en octroie une bonne heure. On regrettera cependant un son globalement mal maîtrisé et l’un ou l’autre raté à l’allumage. Mais les fans les plus conquis (dont votre serviteur) auront savouré la prestation du quatuor (les trois membres originels et un batteur fraîchement incorporé au sein du line up). En attendant un retour en salle qui passera par Arlon le 7 août (au lendemain du Mera Luna festival en Allemagne) et à Louvain (Het Depot), le 22 avril 2023.

Setlist : “Beyond the Pale”, “Hands Across the Ocean“, “Like a Hurricane“, “Metamorphosis”, “Severina”, “Butterfly on a Wheel”, “Wasteland”, “Tower of Strength”, “Deliverance”

Initialement prévu comme tête d’affiche, Front 242 a été remplacé par Echo and the Bunnymen, qui se charge de clôturer la soirée. Très vite la différence de qualité du son est palpable (par rapport aux autres sets de la soirée). Le côté pro et bien rôdé des compos y est sans doute la meilleure explication. Toujours vêtu de son long imperméable et chaussé de lunettes fumées (qu’il ne quittera jamais tout au long du concert), Ian McCulloch reste placide, raide comme un piquet, derrière son micro. A sa droite, le guitariste Will Sergeant, l’autre membre fondateur du band, en 1978 (NDR : encore un groupe qui fête plus de 40 ans d’existence !), est fidèle au poste. Les trois autres musicos sont plus jeunes. Plongés cependant dans l’obscurité, ils prennent le soin de se fondre dans l’esprit de la musique des Hommes-Lapins. D’ailleurs, les 5 comparses sont plutôt statiques. Ce qui ne les empêche pas d’enchaîner les titres sans jamais provoquer le moindre instant de lassitude au sein de la foule. De « Going up » (issu du tout premier album « Crocodiles ») en ouverture à « The cutter » joué en rappel, le set est particulièrement fluide. « Nothing lasts forever » est prolongé par la reprise du « Walk on the wid side » de Lou Reed. Et en final, le combo ne va pas oublier « The killing moon » (issu de « Ocean rain », ce titre date de 1984), un morceau toujours d’actualité, car il a servi à de nombreuses BO). Le band de Liverpool quitte alors sobrement la scène après quelques remerciements polis et une bonne heure quinze de prestation.

Setlist : “Going Up”, ”All That Jazz”, “Flowers”, “Rescue”, “Dancing Horses”, “Over the Wall”, “Seven Seas”, “Bedbugs & Ballyhoo”, “Nothing Lasts Forever/Walk on the wild side”, “Never Stop”, “Lips Like Sugar”.

Rappel : “The Cutter”, “The Killing Moon”.

A noter qu’à côté de la scène principale, se relayaient en permanence des DJs sous un chapiteau rebaptisé ‘Batcave’. Et où une bonne cinquantaine de spectateurs se regroupaient pour s’autoriser un pas de danse tout au long de la journée… replongeant ainsi dans l’ambiance des soirées gothiques du défunt ‘Steeple Chase’ de Waregem, du ‘Coquin’ à Tournai ou des clubs new-wave de la ‘Bodega’ à Bruxelles.

(Organisation : Sinner’s day)

ULTRA SUNN, W.H. LUNG, IAMX, THE MISSION, ECHO AND THE BUNNYMEN

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2022-06-24
  • Festival Name: Sinner’s Day Summer Festival
  • Festival Place: Marie Hendrika park
  • Festival City: Ostende
  • Rating: 7
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