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Lokerse Feesten 2022 : mercredi 10 août Spécial

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Le Lokerse feesten arrive à mi-parcours. Le soleil commence à taper dur et la chaleur va devenir de plus en plus étouffante au fil de la journée. Heureusement des fontaines d’eau sont mises à la disposition des festivaliers. Et elles sont gratuites.

Ce mercredi 10 août, la Grote Kai accueille la formation belge Portland, Seasick Steve, une icône du blues/rock qui a côtoyé de nombreuses stars du rock, le band issu de Cincinnati, The Afghan Whigs, et en finale, le groupe insulaire, Snow Patrol.

Portland n’est pas seulement une ville de l’Oregon aux States, mais aussi un band issu du Nord de la Belgique. Finaliste de l’édition 2016 du Humo’s Rockrally, lauréat de la cuvée 2018 de ‘De Nieuwe Lichting’, concours organisé par Studio Brussel, il pratique de la dream pop (NDR : enfin, c’est ce que déclare le combo). Originaire d’Hasselt, il réunit Jente Pironet (lead vocal, guitare), Sarah Pepels (claviers, chant), Gill Princen (claviers, basse) et Arno De Bock (drums). Pour ce concert, il a engagé un guitariste de tournée.

La formation va nous proposer de larges extraits de son dernier elpee, « Your Colours Will Stain », paru en 2019, mais également de nouvelles compos qui figureront sur le nouvel album, dont la sortie est prévue pour cet automne. 2022). Pas de setlist.

Plutôt sexy, Sarah est vêtue de noir. Elle a ainsi opté pour un pantalon et une chemise légèrement transparente. Elle est également chaussée de lunettes fumées. Pour se protéger du soleil ou pour le look ? A vous de choisir ! Elle excelle derrière ses claviers et son IPad dont elle extirpe de superbes sonorités électro. Tout comme sur le percutant « You Misread Me ». Les voix de Sarah et de Jente sont parfaitement complémentaires, et celle de ce dernier semble hantée par Matt Bellamy (Muse). Mélancolique, la musique de Portland s’appuie sur un drumming métronomique et des grattes puissantes. En outre, le band a le bon goût de soigner le sens mélodique. Et il n’oublie pas d’interpréter son single, « Lucky Clover ». Un groupe à suivre de très près…

Place ensuite à Seasick Steve. Agé de 75 balais, il est issu d’Oakland, en Californie. Il porte une barbe imposante, à la ZZ Top. Il a eu des amis prestigieux. Dont Janis Joplin dans les années 60 et Kurt Cobain, au cours des 90’s. Et il a joué en compagnie de multiples légendes du blues et du rock, parmi lesquelles figurent John Lee Hooker, Lightnin' Hopkins, Son House, Albert King, Joni Mitchell, John Paul Jones et on en passe, mais également des groupes et artistes contemporains comme Modest Mouse ou encore KT Tunstall…

En toile de fond, on remarque la présence de la pochette de son dernier elpee, « Love & Peace ». Le disque, il va l’extraire, au cours du set, d’un emballage en carton. Et c’est un vinyle sur lequel est mentionné les inscriptions ‘Only On Vinyle‘, geste qu’il va accompagner d’un petit discours sur cet LP qui ne sort ni en cd, ni en MP3 et n’est pas disponible sur les plateformes de streaming….

Ce hobo sympa se sert d’une gratte différente à chaque chanson, une guitare artisanale ou une cigar-box, et notamment sa légendaire ‘3-String Trance Wonder’. Elle avait été confiée à Steve alors qu’il ne lui restait que trois cordes et il l’a gardée ainsi depuis. Mais aussi une ‘One-Stringed Diddley Bow’. Soit un manche avec une seule corde. Il a même fabriqué une dobro à l’aide d’un gros manche de brosse et d’une plaque minéralogique du Mississipi, terminée par une boîte de conserve en fer blanc.

Il est vêtu d’une chemise de bûcheron (qu’il va vite ôter, vu la température), d’un jeans rapiécé et coiffé d’une casquette ‘John Deere’, marque de tracteur notoire.

Malgré son âge, le papy est un séducteur. Il a repéré une jolie roussette aux premiers rangs. Elle s’appelle Mathilde. Coïncidence, il signale qu’il avait baptisé son camping-car de ‘Mathilda’. Il va la chercher et l’entraîne sur les planches, faisant même mine de se rendre en backstage avec elle. Une plaisanterie qui déclenche un fou rire général. Finalement il l’installe sur un siège et lui déclame une chanson d’amour en se servant d’une gratte semi-acoustique classique. Il propose même de lui envoyer le dernier album si elle lui envoie un mail. La chanson terminée, assez émue, elle est renvoyée aux premiers rangs sur la Grote Kai.

Sans quoi, parlons quand même de musique. Un cocktail de blues, boogie de country qui baigne au sein du Delta. Seasick est uniquement soutenu par un drummer à la barbe respectable, dont les interventions sont régulièrement sauvages, voire tribales.

Son set terminé, Steve, toujours aussi interactif, mais humble, serre des mains, signe des autographes mais, incorrigible, continue à draguer Mathilde…

Setlist : « Don't Know Why She Love Me but She Do », « Self Sufficient Man », « That's All », « Soul Food », « Walkin' Man », « Shady Tree », « Summertime Boy », « Roy's Gang », « Bring It On », « Put That in Your Pipe and Smoke It », « Barracuda '68 », « Thunderbird ».

Rien à faire, quand on parle de The Afghan Whigs, on pense aux nineties. Enfin, presque, puisqu’entre 88 et 1999, la formation américaine va graver 6 albums, dont l’incontournable « Gentlemen », dans un style soul/rock particulièrement alternatif, l’aspect soul s’exprimant surtout à travers la voix écorchée de Greg Dulli.

Un Dulli qui est bien sûr le leader et fondateur du groupe légendaire issu de Cincinnati, dans l’Ohio. Outre The Afghan Whigs, Il a également monté deux projets parallèles. Tout d’abord The Twilight Singers, mais également The Gutter Twins en compagnie du regretté Mark Lanegan, dont on suppose la fin de parcours du projet, suite à sa disparition.

Le line up de la formation a quand même mal changé depuis ses débuts. Ce soir, il implique un multi-instrumentiste (basse, claviers, violon, percus), un drummer et trois sixcordistes, dont Greg. Ils sont tous habillés de noir…

Pour votre serviteur, il s’agit d’une découverte. La setlist va privilégier des extraits de l’inévitable « Gentlemen » et de « Black Love ». Mais également de « How Do You Burn ? », le nouvel opus, qui paraîtra en septembre. Dont le morceau d’entrée « I'll Make You See God ».

La musique libère une fameuse intensité. Les trois grattes y sont pour quelque chose, mais également la section rythmique, boostée par un drummer à la frappe aussi technique que sauvage. Parfois, le spectre des Pixies voire de Pearl Jam se met à planer. Mais le combo nous réserve quelques surprises, dont le célèbre blues de Bo Diddley, « Who Do You Love ? » ou la cover de « There Is A Light That Never Goes Out » des Smiths. Pas de trace cependant du hit « Going To Town ». Peu d’interactivité entre les morceaux, de manière à rendre le set le plus compact possible, mais vraiment un superbe concert…

Setlist : « I'll Make You See God », « Matamoros », « Light as a Feather », « Oriole », « The Tide » (Greg Dulli song), « Gentlemen », « Who Do You Love ? » (Bo Diddley cover), « Fountain And Fairfax », « Algiers », « Heaven On Their Minds » (Andrew Lloyd Webber cover), « Somethin' Hot », « A Line Of Shots », « John The Baptist », « Summer's Kiss », « My Enemy », « Into The Floor », « There Is A Light » (The Smiths cover).

Formation indé insulaire, Snow Patrol implique des musicos issu d’Irlande du Nord et d’Écosse. Elle réunit de Gary Lightbody (chant, guitare), Jonny Quinn (drums), Nathan Connolly (guitare), Paul Wilson (basse) et Johnny McDaid (claviers, guitare). Le peuple attend impatiemment le début du show et votre serviteur également. Il y a du monde et on est un peu serré comme des sardines.

Côté discographie, le combo est plutôt discret pour l’instant, puisque hormis un remix baptisé « Reworked », paru en 2019, le dernier elpee, « Wildness », remonte à 2018. Par contre, cette année il se produit un peu partout. Il y a 3 jours, il était à l’affiche du festival de Ronquières.

Ce groupe-phare des années 2000 a écoulé plus de 12 millions d’albums.

Le concert s’ouvre par deux hits : « Chocolate » et « Take Back the City ». Lightbody (NDR : qui a surmonté son addiction à l’alcool) se consacre au chant et se sert tour à tour d’une guitare électrique ou semi-acoustique (une Martin’s !).

Particulièrement mélodieuses, les chansons sont régulièrement chantées par les spectateurs, qui connaissent les paroles. « Open Your Eyes » et « Shut Your Eyes » font trembler la plaine. Et à la demande de Gary, « Chasing Cars » est intégralement repris en chœur par la foule. C’est à la fois beau et bouleversant. L’attitude du claviériste préposé aux backing vocaux évoque Chris Martin. Il remue derrière ses ivoires comme une puce. Des images de « Reworked » sont projetées sur l’immense écran situé derrière les artistes, alors qu’un impressionnant light show est projeté sur les artistes depuis l’arrière scène...

L’apothéose de la soirée…

Setlist : « Chocolate », « Take Back the City », « Crack The Shutters », « Run », « Empress », « Set The Fire To The Third Bar », « Open Your Eyes », « Life On Earth », « Shut Your Eyes », « Chasing Cars », « You're All I Have ».

Rappel : « What If This Is All the Love You Ever Get ? », « Just Say Yes ».

(Organisation : Lokerse Feesten)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2022-08-10
  • Festival Name: Lokerse feesten
  • Festival Place: Grote Kaai
  • Festival City: Lokeren
  • Rating: 8
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