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Roots And Roses 2023 : lundi 1er mai Spécial

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La seconde journée du Roots & Roses a donc lieu donc le 1er mai, alors que dans un passé récent encore, elle se déroulait uniquement ce jour férié. Le temps est couvert mais suivant les prévisions météorologiques, on n’annonce pas de pluie. Peut-être quelques gouttes… on verra. A Lessines, c’est la fête du Travail mais aussi celle du blues, du rock garage et de l’americana ; soit tout ce qui correspond à ce festival. Hier, on a quand même constaté que le public était un peu à l’étroit sous cet unique chapiteau, pour les têtes d’affiche.

A 11heures pile, The Cleopatras ouvre le bal. Un quatuor italien qui réunit quatre jolies gonzesses, dont la chanteuse Vanessa, la drummeuse Camilla, la bassiste Alice et la guitariste Marla. Son premier elpee, « Bikini girl », est paru l’an dernier. Hormis « Amoureux solitaires » de Lio, chantée en français, les compos sont interprétées dans la langue de Shakespeare ou de Verdi et la plupart sont puisées dans ce long playing. Manquait plus qu’un « Banana Split » ! Le combo va nous réserver, quand même, deux plages extraites de l’Ep « Onigiri Head », « Apple Pie » et « Rock’n’ Roll Robot ». Son garage-rock-punk-surf bourré d’autodérision tranche par rapport au milieu résolument sérieux et … masculin. Belle entrée en matière !

Neptunian Maximalism est censé nous éveiller les chakras. Fondé en 2018, ce groupe propose un musique cosmique et expérimentale ouverte au free, psyché, doom et drone. Hormis le guitariste Guillaume Cazalet (parfois préposé à la cithare, mais pas lors de ce concert) et le saxophoniste Jean-Jacques Duerinckx, le line up du combo est à géométrie variable. Ainsi, en général, il implique deux drummers. Pour la circonstance, il n’y aura qu’un percussionniste. Musicalement, on a l’impression d’être plongé dans une ambiance indienne propice à la méditation. Pas trop la tasse de thé de votre serviteur, mais des goûts et des couleurs…

Place ensuite à Psychonaut, un trio malinois actif depuis 2011. Il réunit le chanteur/bassiste Thomas Michiels, le chanteur/guitariste Stefan de Graef et le drummer Peters (depuis 2020). Teinté de sludge, son post metal psychédélique s’inspire de groupes issus des 70’s, tels que Led Zeppelin et Pink Floyd, mais également contemporains comme Tool et Amenra. La formation partage la même vision que Graveyard et Kadavar, qui se produiront sur la même scène, plus tard dans la journée. Paru en 2018, son album « Unfold The God Man » est une œuvre essentielle dans sa carrière. Conceptuelle et complexe, elle aborde des thèmes philosophiques et existentiels. Depuis, elle a publié un second opus, « Violate Consensus Reality », en 2022. Si le premier morceau du set est instrumental, les suivants sont chantés par l’une ou l’autre voix screamée. La prestation est assez captivante. Et atteint son apogée sur « All I Saw as a Huge Monkey », « Interbeing » et « The Fall Of Consciousness », issus de cet opus génial qu’est « Unfold the God Man ». Rien à ajouter. Parfait !!

Lee Bains & The Glory Fires nous vient tout droit des States. Formé en 2011 à Birmingham (Alabama), ce trio pratique un rock alternatif, original et sudiste qui véhicule un message à la fois politique et écologique. On est d’ailleurs loin ici des clichés du genre trop souvent ressassés. Le trio implique le frontman, Lee Bains (guitare/chant), Blake Williamson (drums) et enfin Adam Williamson (basse).

Le concert débute par « Sweet Disorder ! », un morceau issu du troisième album, « Youth Detention » (2017). De loin, l’un des meilleurs du band. La musique de Lee Bains est alternative, puissante et contemporaine. Elle communique de bonnes sensations. Nerveuse, granuleuse, elle nous plonge au sein d’une bonne vieille musique country, débordante d'un esprit rock and roll certain, tout en soignant l’aspect mélodique. Extrait de « Old Time Folks », le dernier elpee du groupe, « Lizard People » est littéralement à croquer. Un excellent set, mais trop court. Mériterait de figurer parmi les têtes d’affiche, dans le futur.   

The Devil's Barkers est un autre duo guitare/batterie que votre serviteur adore. Et pour cause, il implique le guitariste Fred Lani (Fred & The Healers, Superslinger, X-Three, etc.) et Giacomo Panarisi (Romano Nervoso, Giac Taylor, Hulk), pour la circonstance, préposé aux fûts. A Lessines, ils sont presque à la maison. Le nouveau single de la paire, « The Carpenter », est une véritable tuerie. Et « The Punisher » est de la même trempe. A contrario, le plus paisible « Wise Man » est idéal pour entraîner votre partenaire sur le dancefloor. Une belle claque ! En espérant un album, pour bientôt…

Originaire du Sierra Leone, mais établi à Bruxelles, Bai Kamara Jr. est devenu Belge d’adoption, d’où il mène depuis plus de vingt ans une carrière internationale. Il met sa voix chaude et puissante au service d’une musique métissée de blues, de soul, de funk et de jazz ». Il est soutenu par The Voodoo Sniffers. Soit les guitaristes Tom Beardslee (Red Red) et Julien Tassin ainsi que le drummer Patrick Dorcean et le bassiste Jonathan Dembélé.

Depuis la sortie de l’elpee « Salone », en 2020, Bai Kamara Jr. est revenu à un son plus inspiré par le blues noir des origines africaines. En mars dernier, il a publié « Traveling Medicine Man » un LP dont il va nous présenter de larges extraits. « Troubles » et « Cold Cold Love » (« Salone ») se révèlent à la fois hybrides, onctueux et bluesy. « Miranda Blues » campe un blues du désert. « I Don't Roll With Snakes » serpente entre le boogie blues et les musiques traditionnelles issues de l’Afrique de l’Ouest. Enfin, « Fortune » qui clôt le concert, s’enfonce profondément dans le bayou.   

Ada Oda est une nouvelle formation issue de la scène bruxelloise. Son rock binaire et uptempo synthétise l’aplomb post-punk des eighties et les grandes envolées mélodiques propres à la variété italienne. Le projet a été initié en 2020, durant le premier confinement, par le guitariste/pianiste/vocaliste César Laloux (The Tellers, BRNS, Mortalcombat, Italian Boyfriend) et la chanteuse Victoria Barracato, qui n’est autre que la fille de Frédéric François. César décrit ses impressions sur l’amour et les gens qui l'entourent. Ses textes sont d’abord traduits en italien et ensuite adaptés par Victoria, fille d’immigré sicilien. Le duo est épaulé par le bassiste Marc Pirard (Italian Boyfriend), le batteur Alex De Bueger (Alaska Gold Rush, Gros Cœur) et le guitariste Aurélien Gainetdinoff (San Malo, Yolande Bashing). Un elpee à son actif : « Un Amore Debole », paru l’an dernier. La musique est rafraîchissante, punk, parfois garage (« Nienta Da Offrire ») et énergique, mais un peu bercée par la ‘dolce vita’ …

Fantastic Cat réunit 4 singer/songwriters américains. Ce sera une des découvertes de l’édition 2023 du Roots & Roses. Electrique, son folk exhale des effluves 60’s et 70’s. Ce quatuor implique Don DiLego, Mike Montali, Anthony D'Amato et Brian Dunne. Collectivement, cependant, les quatre transcendent leurs racines respectives et émergent comme une harmonie d'échange d'instruments qui fusionne le rock and roll et le folk.

Le set d’ouvre par le skud « C'Mon Armageddon. Une entrée en matière particulièrement éblouissante qui sert de tremplin à des morceaux comme « Wild & Free » et « The Gig ». En fait, le combo va dispenser une forme de ‘best of’ de son répertoire, dont la plupart des plages figurent sur la compile sortie en 2022, « The Very Best Of Fantastic Cat » ...

A l’instar de Deuxluxes, les Courettes est un couple uni à la ville comme sur la scène. Un duo brésilo-danois formé de Flavia (guitare/chant) et Martin Couri (batterie) qui éclabousse depuis quelques années déjà la scène néo garage européenne.

Les groupes qui proposent un rock/garage revivaliste sont légion. Mais les Courettes se situent franchement au-dessus du lot. Leur musique est inventive, fraîche et inspirée. Comme les Deuxluxes ils ont fait trembler le chapiteau.

Band instrumental, le Delvon Lamarr Organ Trio est issu de Seattle et pratique une forme de soul/funk à forte coloration sixties et seventies, dans l’esprit de Booker T & The MG’s. Baignant dans l’orgue Hammond, l’expression sonore libère pas mal de groove, mais votre serviteur décide alors de prendre une pause pour d’aller se restaurer…

Originaire de Berlin, Kadavar est né en 2010. Le line up implique le guitariste/chanteur Christoph ‘Lupus’ Lindemann, le batteur Christoph ‘Tiger’ Bartelt et le bassiste Simon ‘Dragon’ Bouteloup. Il reconnaît pour influences majeures The Doors et Hawkwind, mais surtout Black Sabbath et Led Zeppelin. Rétro, son stoner rock est teinté de psychédélisme, de blues et de doom.

« All Your Thoughts » ouvre les hostilités. La formation n’en n’oublie pas « Die Baby Die » et « Doomsday Machine », deux titres-phare de son répertoire.

La prestation terminée, votre serviteur vide les lieux. Il reste Pokey LaFarge, mais il a déjà eu l’opportunité de l’applaudir à deux reprises, au même endroit. Et puis, comme d’habitude, il s’est concentré sur les découvertes en débarquant dès l’ouverture du festival. La fatigue commençant à se faire de plus en plus sentir, il préfère rejoindre ses pénates.

(Organisation : Centre Culturel René Magritte, Lessines)

Informations supplémentaires

  • Date: 2023-04-30
  • Festival Name: Roots & Roses
  • Festival Place: Ancien chemin d’Ollignies
  • Festival City: Lessines
  • Rating: 8
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