L’aventure de YMNK…

« Aventure », le nouveau single de YMNK fusionne l’extravagance du ‘stadium rock’ et le ‘banger’ techno pop. Sur une rythmique house, un thème de ‘guitar hero’ nous emmène explorer des univers électriques aux couleurs saturées. Avec ses sons de lasers…

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Dernier concert - festival

Kim Wilde - 11/04/2024
30 Seconds To Mars

W-Festival 2023 : samedi 26 août Spécial

Écrit par Denis Fourrier
&

Tout avait pourtant bien mal commencé ! Après un peu plus de 90 minutes de route, votre chroniqueur est à la recherche d'un emplacement pour son véhicule ! Trouvé ! Et Waze renseigne une distance de 1,7 kms à parcourir pour atteindre la ‘Klein Strand’, où se déroule le festival. Après une marche de 200 mètres, dans la direction indiquée, le GPS rectifie : le trajet sera de 6,5 kms ! Il faut donc reprendre la voiture, mais tous les parkings sont complets ! Il y a bien quelques places libres le long des rues principales, mais il n’est pas autorisé de rester garé plus de 2 heures ! Pas envie de se farcir une prune ou pire, de retrouver le véhicule en fourrière... Après avoir tourné inlassablement, on finit par s’éloigner. Un stationnement sans risque est enfin déniché, mais il se situe à 4,5 kms du site. Et cette marche forcée, il faudra se la retaper en sens inverse, à l’issue des concerts... après être resté debout pendant 7 heures…

En arrivant sur place, il faut déjà dire ‘adieu’ à nos sandwiches ! Interdiction d'amener de la bouffe et des boissons à l'intérieur de l'enceinte ! Ok ! That's my very big mistake ! Il aurait été préférable de bien lire les conditions d’accès au site ! Enfin ! On ne va quand même pas balancer des sandwiches au filet américain à la tête des artistes !

Nik Kershaw ! Quelle idée de programmer un tel artiste à 14h20 ! Pas grave, on s'avance, mon Kéké (Kelian Mongin) et votre serviteur ; et puis, tout à coup, c'est le déluge ! Des trompes d'eau s'abattent sur les festivaliers. On se précipite sous le chapiteau et... stop ! Défense d’entrer ! Il y a trop de monde à l'intérieur !!! Pendant que le préposé à la sécurité nous explique cette décision, une dizaine de personnes pénètrent à notre gauche et à notre droite ! Frustrant ! ‘The Riddle’, ‘Wouldn't it be good’, ‘I won't let the sun go down on me’ (the sun ? The rain, yess) plus tard, trempés jusqu'aux os, on capitule et on se dirige vers une friterie ! Ben oui, on n'a plus de sandwiches... 7 € le (petit) paquet de frites ! 5,50 pour la barquette + 1,50 pour la sauce ! Et elles n'étaient même pas bonnes ! On comprend mieux l'histoire des sandwiches qui finissent à la poubelle.

Bon, maintenant, on a soif ! 45 minutes de queue pour pouvoir déguster 1 Wittekerke Rosée ! Une blanche avec de la grenadine quoi ! Enfin, ça désaltère et c'est déjà ça ! Il est l'heure de la première conclusion partielle : le W-Festival n'apprend pas de ses erreurs et les reproduit d'une année à l'autre...

Mais il est l'heure aussi du Earth Wind and Fire Project ! Et là, première claque ! Ils sont bons les bougres ! Et le son l'est tout autant ! Et ils ont l'excellente idée de terminer leur prestation par les titres les plus connus : "September", sur lequel l'ombre de Omar Sy et François Cluzet plane, mais aussi "Boogie Wonderland" et "Let's groove" qui viennent ponctuer une prestation de grande qualité. Le public est déjà conquis, et la bonne humeur revient. Tout comme le soleil.

On profite du va-et-vient de la foule pour se faufiler vers les premiers rangs ; et, déjà, Wet Wet Wet grimpe sur le podium ! D'abord annoncé comme ‘dismissed’ pour raison de COVID d'un des membres, la formation est bien présente ! Ce qui, au vu de l'état des fringues de votre chroniquer et de son patronyme, n'est que logique ! Si elle avait opté pour ‘Dry Dry Dry’, il aurait été plus difficile d'assurer une belle prestation... Parce qu’elle a été tout bonnement excellente ! Si les deux Graeme (Clarke et Duffin) sont toujours bien au poste, et en très grande forme, Marti Pellow a été remplacé par Kevin Simm. Le nouveau chanteur du groupe écossais va-t-il tenir la comparaison ? Près de 15 ans plus jeune que les membres fondateurs, il va faire mieux que ça ! Le mec a une voix de malade et un charisme de dingue. Il improvise même une partie de football, agrémentée de quelques jongles de qualité avec le public qui lui renvoie sans cesse un ballon de plage, et lance un petit débat sur la qualité des bières belges.

"Sweet surrender", "Love is all around" mais surtout "With a little help from my friend" et "Wishing I was lucky" font un véritable tabac au sein d'un auditoire de plus en plus déchaîné !

Il faut attendre 45 minutes avant l'arrivée de Nena ! Aaah l'attente est longue, mais le plaisir n'en sera que plus intense...

Les lombaires de votre chroniqueur commencent à le rappeler à l'ordre et lui imposent un ‘sitting’ dans le sable. Le retour en position debout entraîne une chute en avant sur les pieds d'une voisine francophone... Heureusement, son copain de 2 mètres n’en tiendra pas rigueur... Et voilà enfin la Reine de la soirée ! Gabrielle Suzanne Kerner, alias Nena !

Elle entame son gig par "Genau Jetzt". Et d'entrée, elle fait chanter le public qui n'attend que ça ! Elle a une pêche d'enfer du haut de ses ??? 63 printemps et est toujours aussi belle. Elle est soutenue par une équipe extraordinaire. Ses 2 guitaristes, John Andrews et Gabriel Holz (NDR : merci Philippe), sont tout bonnement époustouflants et accompagnent Nena dans ses sprints et multiples sauts sur scène. Même s’il semble que ce soit Philippe Palm à la batterie, une recherche approfondie sur le Web ne permet pas de retrouver les noms de tous les membres du combo. Mais de la qualité, il y en a à revendre !

Les morceaux s'enchaînent lors d’une prestation plus ‘rock’ que jamais : "Nur getraümt", "Kreis", "Lied Nummer 1", "Willst du mit mir gehn ?" et le public, en chœur, de répondre ‘Jaaaaa’ !

Un petit moment de répit est accordé à travers un de ses tout derniers titres : "Karawane". Et puis, le set repart de plus belle, Nena se chargeant de la guitare rythmique ! "Noch einmal", "Zaubertrick", "Leuchtturm", "Blitzkrieg Bop" qui se s’achève en version ‘ramonesque’ et on en arrive déjà à la fin du show. Alors que le claviériste entame les premiers accords du légendaire "99 Luftballons", Nena reçoit un ballon blanc, géant, qu'elle dédicace, avant de le balancer dans la fosse en délire !

Hast du etwaß Zeit für mich
Dann sänge ich ein Lied für dich
Von 99 Luftballons
Ihren Weg zum Horizont
Denkst du vielleicht gerade an mich
Dann sänge ich ein Lied für dich
Von 99 Luftballons...

Elle termine ce morceau par le final de "Hey Jude" des Beatles repris par 3 500 fans exaltés, avant de tirer sa révérence en affichant un sourire qui ne l'a pas quittée une seule seconde.

Ben quoi ? C'est tout ? Et "Irgendwie, Irgendwo, Irgendwann" alors ?

Surprise ! Nena kommt zurück et nous offre cet autre morceau culte. Pas de Kim Wilde pour l'accompagner ? Certains ont peut-être fermé les yeux, et l'ont rêvée. Mais finalement, pas besoin de Kim ! Nena fait très bien le job seule. Pour notre plaisir, pour le sien ! Une heure (57 minutes exactement) d'un concert empli de professionnalisme, de dynamisme et de très bonne humeur. On se reverra Nena ! Votre chroniqueur ne compte pas, une fois de plus, attendre 35 années avant de la revoir sur les planches.

Human League ? Le dos dit ‘stop’ ! Il faudra faire l’impasse. Au cours de la randonnée pédestre du retour, on entend vaguement la bande à Phil Oakey, et de loin. Le temps de retrouver mon amie Christine et son adorable mari, Frédéric. Et d'aller déguster 2 excellentes ‘Triples Karmeliet’ !

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2023-08-25
  • Festival Name: W-Festival
  • Festival Place: Kleine Strand
  • Festival City: Ostende
  • Rating: 7
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