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Lokerse Feesten 2024 : mardi 6 août

Écrit par - Dominique Falmagne (Adaptation : Sébastien Leclercq + B.D.) -

Ce mardi 6 août se déroule la traditionnelle soirée ‘metal’ des Lokerse Feesten. La tête d’affiche est dévolue au groupe de nu-metal californien Korn, pour lequel le public est venu en nombre (c’est même presque sold out !). Cette date est généralement planifiée le 1er dimanche du festival et propose, lors de cette édition, une affiche plutôt hétéroclite, puisqu’y figurent également des formations telles que Nova Twins, Frank Carter & The Rattlesnakes et The Dillinger Escape Plan.

Votre serviteur débarque pour assister au set, programmé sur la main stage, du duo féminin anglais, Nova Twins. Il implique la chanteuse/guitariste Amy Love et la bassiste Georgia South. Sur les planches, elles sont épaulées d’un drummer. Il est 19h10 et le public est encore clairsemé. Le répertoire se focalise essentiellement sur ses deux elpees, « Who Are the Girls ? » (2020) et « Supernova » (2022). La paire pratique un heavy rock énergique aux riffs de gratte lourds sur des textes souvent rappés. Son expression sonore rappelle le rock alternatif et le crossover des 90’s. Pensez à Rage Against the Machine. Le tandem tente d’ériger un ‘wall of death’ au sein de l’auditoire, mais sans grand succès. La bassiste s’autorise une escapade dans le couloir de sécurité, qui traverse la fosse. Mais le concert est vraiment trop court pour faire décoller l’ambiance. A revoir en salle !

Cap sur le Club indoor où la formation américaine Ho99o9 se produit. Dans la salle, la température est tropicale. Originaire du New Jersey, mais établi en Californie, le duo (encore !), implique OGM et Eaddy. Les deux artistes se consacrent aux vocaux, et le second se charge également des synthés). Pour la tournée, ils sont également soutenus par un batteur. Indus, la musique de Ho99o9 est teintée de punk, de hardcore et de hip hop. Parfois, elle évoque même The Prodigy. Parmi les samples exploités, on épinglera ceux d’Elvis Presley (« My Way ») et de Crystal Waters (le ‘La da dee la da da’ de « Gypsy Woman »). Au cours de cette prestation, devant un public assez conséquent, la température, pourtant déjà étouffante, grimpe encore de quelques degrés. Le son est tellement puissant que les infrabasses font trembler les escaliers de la salle. Finalement, l’endroit choisi était idéal pour revoir Ho99o9 que nous avions déjà eu l’occasion de découvrir au festival de Dour précédemment. 

Retour définitif sur la Main stage. Tout d’abord pour accueillir le groupe anglais de punk rock, Frank Carter & The Rattlesnakes. Habitué des scènes belges (NDR : il s’est encore produit au festival Rock Werchter, début juillet, et en février 2024, dans une Ancienne Belgique presque comble), le combo, qui ne compte plus que le chanteur Frank Carter et le guitariste Dean Richardson, est complété, pour la circonstance, de trois autres musiciens. Quand on assiste à un concert de cette formation, on sait qu’on va passer un bon moment, car le vocaliste est un véritable entertainer, s’approchant fréquemment du frontstage pour être au contact du public ou carrément en s’y immergeant. Il réussit une fois encore à faire assoir ou accroupir une grande partie de la foule avant de provoquer des pogos endiablés dans le mosh pit. Le band a interprété une petite dizaine de morceaux issus de ses cinq elpees studio, dont trois de son dernier opus, « Dark Rainbow », publié en début d’année. Limité à une quarantaine de minutes, ce chouette concert nous a paru trop court, preuve qu’on n’a pas vu le temps passer.

Séparé en 2017, après une tournée d’adieu, The Dillinger Escape Plan vient de signer son comeback. Il s’est reformé autour du premier chanteur, Dimitri Minakakis, et a repris la route pour fêter le 25ème anniversaire de son premier long playing, « Calculating Infinity ». Il sera joué dans son intégralité. Mais, le résultat obtenu est loin de celui escompté. Le set est compliqué à écouter. Certains festivaliers le jugent horrible ou tout au moins cacophonique. Le cocktail de metalcore et de mathcore proposé est particulièrement expérimental. Un peu trop peut-être pour le public de Lokeren, peu réceptif et clairsemé qui, en grande partie, déserte le site pour aller se sustenter, malgré les tentatives du chanteur de chauffer l’auditoire...

And last but not least, place à la tête d’affiche, Korn. Son dernier opus, « Requiem », et son dernier passage, en Belgique, remontent déjà à 2022.

Une grille en forme de herse se lève au moment où le band débarque. Elle va monter ou descendre, tout au long du show, au gré des morceaux, et des visuels y seront projetés. Il est 23h15. Le chanteur, Jonathan Davis, qui nous paraît en forme, rappelle que sa formation compte désormais 30 ans d’existence.

Aux premiers rangs, le public, essentiellement féminin, est aux anges et les crowdsurfers (les premiers de la soirée) s’en donnent à cœur joie. À mi-parcours, le combo nous réserve son triptyque, « Blind », « Got the life » et « Falling away from me », qui va mettre tout le monde d’accord. Au cours de « Coming Undone », le band insère un sample du « We will rock you » de Queen.

Au bout d’une bonne heure, le set s’achève, mais le groupe a le bon goût d’accorder un rappel qui s’ouvre par le traditionnel solo de cornemuse de Davis réservé à « Shoots and Ladders », morceau au cours duquel figure le refrain du classique « One » de Metallica. Outre deux autres titres du début de sa carrière, (« Twist » et « Divine »), le show se clôt en apothéose, par « Freak on a Leash », repris en chœur par la foule. Bien qu’écourté de 10 minutes sur la plage horaire prévue, cet excellent concert a été dispensé sous forme de ‘best of’, tout en mettant l’accent sur les albums qui ont fait son succès (« Korn », « Life is peachy », « Follow the leader » et « Issues »), dans les années 90

(Organisation : Lokerse Feesten)

Photos Wim Herbaut ici

Informations supplémentaires

  • Date: 2024-08-05
  • Festival Name: Lokerse feesten
  • Festival Place: Grote Kaai
  • Festival City: Lokeren
  • Rating: 8
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