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Raphaël, l archange sibyllin? Spécial

Écrit par Léti
&

Raphaël est ce jeune poète de la pop française. Un style, un univers, des mélodies qui donnent des frissons. Et pour ne rien gâcher, un charme fou au regard profond et ténébreux. Rencontre avec le Rimbaud des temps modernes…

Vous êtes multi-intstrumentiste, chanteur, auteur, compositeur, quels autres talents nous cachez-vous ?

Aucun, hormis peut-être que j'ai longtemps hésité entre faire de la musique et du tennis. J'étais très admiratif d’Yvan Lendl et de David Bowie ! D'ailleurs un des premiers disques que j'ai écoutés était " Let's dance " de Bowie. J'étais fou de ce titre. Mais comme tout le monde, au début, je n'étais rien, et je ne dois cela qu'à l'apprentissage de la guitare et du piano, qui sont venus relativement tôt dans ma vie. Et puis, vers l'adolescence, j'ai commencé à écrire et le reste s'est fait naturellement.

Justement, vous évoquez David Bowie, dont vous avez assuré la première partie, lors d'un de ses concerts. Que gardez-vous de cette expérience ?

C'était, bien sûr, un grand moment…que dire d'autre ? Oui, un grand moment…

Pour une chance, c'est une chance " de vivre de ce métier ?

Oui absolument, je suis chanceux. Il n'y a pas d'horaires. Quand on a une envie, il faut la réaliser, et pour l'instant, je dois dire que je fais ce que j'ai envie de faire ; autrement dit, ce que j'aime, je le fais.

Vos textes révèlent une sphère qui vous est propre. Comment décririez-vous cet univers ?

J'ai du mal à décrire cet univers, sinon de dire qu'il est sûrement mystérieux. Mais il est très difficile d'en parler soi-même. Disons que j'aime ce qui a rapport aux voyages, au thème de la route, qui revient d'ailleurs souvent dans " La Réalité ". L'idée d'aller de mer en terre, de traverser des pays, comme peuvent le faire les marins, me plaît beaucoup. A mon avis, les hommes libres sont Saint-Exupéry et n'importe quel marin. La route et l'aventure sont, à mon sens, synonymes de bonheur. Enfin, musicalement, mon univers porte principalement sur l'imaginaire…

Le duo avec Jean-Louis Aubert " Sur la route ", est-il une opération " marketing " ?

Non, parce que je ne raisonne pas du tout de cette manière. En fait, il fallait un titre qui porte l'album, justement parce que les autres morceaux sont d'un abord moins facile. En tout cas, ce n'est pas stratégique puisque je connais Jean-Louis Aubert depuis trois ans ; c'est un ami pour qui j'ai une vraie tendresse et que je vois pratiquement deux fois par semaine. Je suis très admiratif de ce Salinger de la chanson française. Et en fait, pour l'anecdote, j'avais écrit " Sur la route ", juste avant de partir en vacances avec Jean-Louis Aubert. On la fredonnait souvent, ce qui nous avait donné envie de faire un duo, mais je ne pensais pas que ce serait pour " Sur la route ". J'avais plutôt envisagé un duo sur " Il y a toujours ". Mais comme " Il y a toujours " était plus intimiste ou moins accessible, le duo ne fonctionnait pas sur ce morceau. C'est pourquoi, nous en sommes revenus à " Sur la route "…

Vous dites aujourd'hui de votre premier album " Hôtel de l'univers ", qu'il est " naïf ". Ce n'est pourtant pas le sentiment que l'on en a, même après trois ans…

Je pense que j'ai dit cela dans le sens où il était plus contestataire, et que foncièrement, ce n'est pas ce dont j'ai envie. Je ne le renie pas, j'en suis même plutôt content, mais j'avais envie de parler de la société de manière plus brutale, alors que pour " La Réalité ", l'imaginaire prend le dessus. D'autant que ma seule ambition est de faire de la chanson populaire, et que je n'ai pas de discours en particulier. C'est aussi ce que j'admire chez Jean-Louis Aubert ou Renaud, c'est l'intemporalité de leurs chansons. Idéalement j'aspirerais à cela mais le chemin est long.

Le temps qui passe revient souvent dans La Réalité. Cette notion vous angoisse ?

Je n'ai pas le sentiment que ce thème revienne souvent, mais il est vrai que les textes amènent peut-être à une libre interprétation. C'est votre perception et peut-être est-ce vous qui avez raison, mais chacun interprète selon son vécu. Sinon, je ne suis pas plus angoissé que cela par le temps qui passe, par la mort peut-être, mais comme tout le monde.

Comment appréhendez-vous le travail d'écriture ?

Je pense que plus on écrit et plus on a envie d'écrire ; j'ai donc décidé d'écrire tout le temps, de manière beaucoup plus régulière qu'avant. Je crois aussi qu'écrire est non seulement une défense mais surtout, elle permet de retrouver l'espérance…

(Interview réalisée à l'occasion de sa tournée, en France)

 

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Raphael
  • Date: 2003-12-31
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