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Quand la bière est tirée, il faut la boire… Spécial

Écrit par - Mathieu Parret -

Depuis leur création en 1996, les Dropkick Murphys ont fait du chemin. Ces Bostoniens sont devenus un groupe incontournable de la scène punk et le nombre de leurs fans augmentent de jour en jour. Pour en avoir la preuve, il suffit de faire un détour par leur site internet. Vous y découvrirez ainsi des tas de personnes, issues du monde entier, qui se tatouent les emblèmes de leurs idoles sur le corps.

Ayant subi quelques modifications au sein de leur line up, les Dropkick sont aujourd’hui désormais sept pour imposer leur style punk folk. Et ils y parviennent d’une manière remarquable tout au long de leur dernier album, paru en 2007 : « The meanest of times ». Ils réussissent en effet une nouvelle fois, tels des alchimistes des temps modernes, à marier la musique celtique avec leurs propres sonorités punk.

A l’origine, prétexte pour se retrouver et vider quelques bières, cette formation est devenue un groupe de renommée internationale qui fait désormais partie du paysage musical américain. Ils ont d’ailleurs connu un moment de gloire, en figurant sur la bande originale du dernier film de Martin Scorcese, ‘The departed’, avec leur titre  « I’m shipping up to Boston ».

A l’occasion de leur tournée en Europe, les Dropkick Murphys sont passés par la Belgique pour accorder une représentation unique à l’Ancienne Belgique. C’était le 7 avril dernier. Nous les avons rencontrés deux heures avant leur concert. Nous interrompons Scruffy Wallace, joueur de flûte et de cornemuse, dans la mise à jour de sa page MySpace où il vante les mérites de notre pays. Il répond avec gentillesse et convivialité à nos questions autour d’une Budweiser.

Est-ce que la première fois que vous vous produisez en Belgique ?

Personnellement, c’est la sixième fois que je viens en Belgique. On a participé à de nombreux festivals, notamment celui de Werchter. Vos bières sont géniales... Un peu trop peut-être... La dernière fois que je suis passé par Bruxelles, j’ai terminé la soirée à 5h du matin, porte de Hal. J’avais un peu abusé de la Duvel... Sinon, le public est vraiment formidable, c’est justement ce que j’écrivais sur la page MySpace des Dropkick Murphys.

Vous avez participé à la bande originale du dernier long métrage de Martin Scorcese, ‘The Departed’. Comment une telle aventure a-t-elle pu vous arriver ? Avez-vous rencontré le réalisateur ?

On ne l’a malheureusement jamais rencontré. C’est le manager qui a tout organisé. Scorcese tournait un film sur la mafia de Boston et il recherchait un groupe local pour donner plus d’authenticité à son scénario. Il nous a choisis. C’était vraiment incroyable ! Ce film a fait un tabac au box office en plus ! Scorcese a récolté plein d’oscars pour ce film... D’ailleurs, après la cérémonie, il est allé voir les journalistes pour leur dire : ‘Je suis impardonnable, dans mes remerciements, j’ai oublié les Dropkick Murphys !’.

Le succès de ce film vous a ouvert les portes du grand public. Désormais, la ménagère de moins de 50 ans peut chanter ‘Fuck, I’m drunk’, dans sa cuisine ! Que pensez-vous de ce succès commercial ?

On a fait ce qu’on devait faire... La chanson « I’m shipping up to Boston » n’a pas été écrite pour le film mais pour notre album « The warriors code ». On a effectivement enregistré une hausse dans la vente de nos albums. Une chanson qui nous booste, c’est excellent. On n’a pas changé, on ne se prend pas la tête. On joue toujours la musique qu’on a envie de jouer....

Etes-vous êtes engagés politiquement ? Soutenez-vous un candidat particulier pour les élections présidentielles aux USA ?

On n’a rien à voir avec la politique. Ce n’est pas notre affaire. Les artistes derrière les candidats, ce sont des tocards. Ce n’est pas parce qu’on joue de la musique qu’on doit donner son avis...

Si tu devais t’exiler sur une île déserte, en ne disposant du droit de n’emporter qu’un seul disque. Lequel choisirais-tu ?  

(sans la moindre hésitation) : «  Reign in blood » du groupe Slayer.

Je suppose que la plupart de vos aficionados ultras sont issus de Boston. Mais vu vos influences celtiques, recueillez-vous autant de succès en Irlande et en Ecosse ?

On bénit tous ceux qui suivent le groupe. Ce public veut faire la fête et partager un bon moment en notre compagnie, en buvant de la bière notamment. On véhicule le même état d’esprit dans tous les pays que nous traversons.

Avez-vous déjà des projets pour un nouvel album ? Ou des idées pour de nouvelles chansons ?

On commence en effet à enregistrer certaines chansons. On réinvente. Mais c’est normal, c’est notre moyen de subsistance. C’est notre métier. On doit donc garder notre processus de création... et en particulier pour tous nos fans. 

Aimablement invité par Scruffy Wallace, nous avons donc assisté au concert dans une Ancienne Belgique pleine comme un œuf et dans une ambiance survoltée. Les slams se sont enchaînés toutes la soirée au son des nombreux succès des Dropkick Murphys qui ont l’art de satisfaire leurs fans. Ils y ont notamment interprété leur version de l’hymne écossais et la populaire ballade irlandaise « The wild rover ». Pendant 1h30 de concert, les Dropkick Murphys ont enchaîné les morceaux, ne s’accordant aucun répit pour souffler tout en mettant littéralement le feu au public. Ils inviteront même toutes les demoiselles à monter sur le podium pour participer à l’interprétation de leur morceau « Kiss me, I’m Shitfaced ». Après s’être fait désirer quelques minutes, au son des ‘Let’s go Murphys’ scandés par le public, ils sont revenus accorder en rappel leur fameux « I’m shipping up to Boston », avant que la foule n’envahisse la scène... Bref, un concert qui restera dans les mémoires pour tous les fans de ces drôles de Bostoniens... 

 

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