Jasper Steverlinck inspiré par Roy Orbison ?

Jasper Steverlinck vient de sortir un nouveau single. Il en parle : ‘« Nashville Tears » est l'une de ces chansons qui m'est venue à moi, instinctivement. Elle a coulé d'un seul jet, comme si la chanson s'était écrite toute seule. Elle évoque un moment très…

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L’interaction de Ride…

Le septième elpee studio de Ride, « Interplay », sortira le 29 janvier 2024. Ce nouvel album est le troisième du quatuor d'Oxford depuis sa reformation en 2014. Ces pionniers du shoegaze, quelquefois proche du noise rock des années 90, sont davantage ensemble…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Chanteur, compositeur et leader du trio canadien Tea Party, Jeff Martin ressemble très fort à Jim Morrison. C'est ce que j'avais pu lire au sein des différents articles consacrés à la biographie du groupe. Mais je ne m'imaginais certainement pas que la ressemblance était aussi frappante. Jeff souffre même d'un léger strabisme divergent comme le défunt et mythique roi Lézard. Et puis sa voix campe le même baryton profond. Il est également poète et plutôt mystique. Heureusement il joue de la guitare et tout comme Jimmy Page porte un grand intérêt à la musique orientale. Rencontre à l’issu de son set accordé dans le cadre du festival Pukkelpop…

Vous avez vécu très longtemps à Windsor, près de Detroit, mais votre firme de disques est canadienne. Tea Party est-il un groupe canadien ou yankee? N'y a-t-il pas une certaine volonté délibérée d'entretenir le mystère?

Il n'y a pas de mystère. En vérité, le groupe a grandi à Windsor dans l'Ontario. Une ville de 120 000 habitants située près de Detroit. Detroit en compte 4 000 000. Ce qui explique pourquoi cette cité subit une très grosse influence de la part des States. A Windsor, la population écoute la radio américaine, regarde les programmes de TV américains, et inévitablement écoute la musique yankee. J'y ai vécu jusque l'âge de 10 ans. Et je dois avouer que j'ai fini par devenir très américanisé. Mais il est très difficile pour un groupe canadien de se faire une place au pays de l'once Sam. Nous n'avons jamais décroché un seul contrat à Detroit. Nous avons dû remonter quatre heures vers le nord. A Toronto. Qui est le centre vital de la musique au Canada. EMI nous y a découvert, et nous a sorti de l'ombre. Aujourd'hui, je vis cependant à Montréal. La ville est beaucoup plus européenne, artistique. Un endroit qui correspond beaucoup mieux à ma sensibilité culturelle, finalement.

Que tu épanches à travers tes lyrics; une sorte de message spirituel?

Je suis très influencé par la poésie française. Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine en particulier ; les romanciers anglais Colin Campbell et Robert Graves également. J'ai découvert ma spiritualité en lisant cette littérature. J'explore, à travers mon écriture, les aspects les plus sombres de l'âme humaine. La vie n'a pas que de beaux côtés... Enfin, la religion occupe une place très importante dans mon attitude. J'étais à l'origine de conviction catholique. A l'âge de 16 ans, mon âme a été confrontée aux questions existentielles. J'ai beaucoup réfléchi. J'ai cherché. J'ai énormément lu. Et j'en ai conclu qu'il était nécessaire d'opérer un retour aux sources. Parce que la religion organisée est néfaste à l'humanité. Elle engendre l'intolérance provoque des situations conflictuelles. La foi est personnelle...

Tu crois à la réincarnation?

Oui. (NDR: il entame une grande réflexion sur Nietzsche...)

Au cours de ton set, tu as inclus le refrain de "Love will tear us apart" de Joy Division dans une de tes chansons. Etait-ce une forme d'exorcisme?

Oui. Ou plus exactement un hommage à Ian Curtis. La puissance de son lyrisme m'a toujours impressionnée. Nous avions des goûts, ma foi, très semblables dans le domaine de la littérature et de la poésie...

Est-il exact que tu répugnes tourner des vidéos?

J'apprends à ne plus les détester. En fait, jusqu'à présent, je n'ai toujours pas trouvé un concepteur susceptible de rencontrer mes idées. De faire passer notre symbolisme à travers l'image. Nous ne voulons pas tourner de clip pour le plaisir de le tourner. C'est la raison pour laquelle, jusqu'à présent, nous avons toujours éprouvé des sentiments négatifs à cet égard. Maintenant, nous ne sommes pas totalement hermétiques à cet univers. Il suffirait peut-être de rencontrer le réalisateur compétent.

Nonobstant ton aversion profonde pour les sempiternelles comparaisons avec le Led Zeppelin, je suis au regret de t'annoncer que je trouve de nombreuses affinités entre ton album et le troisième elpee du célèbre dirigeable. Qu'en penses-tu?

Je suppose donc que c'est vrai. L'explication est assez simple. A cette époque, Jimmy Page était influencé par les mêmes guitaristes auxquels je voue une grande admiration aujourd'hui. Page a d'ailleurs également exercé une certaine influence sur moi. Mais il ne faut pas prendre uniquement le passé pour bible. Car si Tea Party laboure dans le même champ que Led Zeppelin, il ne le retourne pas dans le même sens. Je ne dispose pas, par exemple, d'un timbre vocal stratosphérique (NDR: il imite la voix de Plant)... ‘Maybe... babe...’ Tout le monde est influencé quelque part par les autres, et en particulier par les artistes du passé...

Lorsque tu parles de guitaristes auxquels tu voues une grande admiration, je suppose que tu parles d'abord de John Renbourn, de Bert Jansch et de Roy Harper. Et puis, bien sûr de Sony Boy Williamson ainsi que Robert Johnson?

Des modèles! Ils sont parvenus à dynamiser le son de la guitare acoustique en imaginant de nouveaux accords. Des accords susceptibles, comme chez John Renbourn, de sonner comme un luth, un sitar, ou des tas d'autres instruments. Chez Tea Party, j'essaie d'inoculer cette science dans un cadre plus électrique. Mais en y apportant notre propre passion, notre propre humeur, et pas seulement une technique. Roy Harper est davantage pour moi, un ami, un professeur. Il m'a énormément influencé.

Tu as eu le loisir de jouer avec lui!

Nous avons accompli une tournée ensemble au Canada. Et puis nous avons donné un spectacle à Londres au cours duquel nous avons purement et simplement électrifié toutes ses chansons originellement acoustiques. Ce fut un grand moment de fantaisie et de rock'n roll... Sony Boy Williamson, Robert Johnson et BB King appartiennent à un héritage musical transmis par mon père; lorsque tous mes copains écoutaient Ritchie Blackmore et consorts, il m'a demandé de m'asseoir et m'a passé des disques de ces grands bluesmen. Howlin' Wolf également. Sa voix reste pour moi un exemple. Ces racines constituent pour moi une éducation fondamentale qui m’a servi à vivre ma musique avec la même passion que les bluesmen...

Version originale de l’interview parue dans le n° 28 du magazine Mofo de novembre 94.

 

 

vendredi, 20 juillet 2007 03:00

Album solo pour Thurston Moore.

Thurston Moore, le chanteur/guitariste de Sonic Youth sortira un album solo dans le courant du mois de septembre. Son titre ? "Trees Outside The Academy". Steve Shelley et John Mascis y ont participé. Quant à la production, elle a été assurée par John Agnello.

Tracklisting :

1. Frozen Gtr
2. The Shape Is In A Trance
3. Honest James
4. Silver Blue
5. Fri/End
6. American Coffin
7. Wonderful Witches
8. Off Work
9. Never Day
10. Free Noise Among Friends
11. Trees Outside The Academy
12. Thurston@13

Pour plus d’infso : http://www.ecstaticpeace.com/artist.php?id=21

 

 

 

 

vendredi, 20 juillet 2007 03:00

Einsturzende Neubauten : un nouvel album

Le prochain album d’ Einsturzende Neubauten paraîtra le 22 octobre. Il s’intitulera « Alles Wieder Offen » et paraîtra sur le label Potomak.

Pour plus d’infos : http://www.neubauten.org

jeudi, 26 juillet 2007 03:00

Première video pour The Other

Pour promotionner la sortie de leur nouvel album "We are who we eat", la formation de ‘horror punk’ allemande nous propose son premier clip : "Lover's Lane". Un clip auquel ont participé, bien sûr, les membres du groupe, mais également, et notamment, la star du porno allemande Leonie Saint…

http://www.fiendforce.de/The_Other_LoversLane_VIDEO.zip

Tracklisting :

 
1. Passion For The Kill 
2. In The Dead Of Night 
3. The Last Man On Earth 
4. Lover's Lane 
5. Hollow's Eve 
6. This Is Not An Exit 
7. Menage A Mort 
8. We Are The Other Ones 
9. Shadows From The Past 
10. The Ghosts Of Hollywood 
11. Monster Bride 
12. Ode To Darkness 

13. Horror Night 

Pour plus d’infos : http://www.the-other.de

 

 

mardi, 31 juillet 2007 12:26

Santana : une nouvelle compilation !

En octobre 2007, Santana sortira une compilation de ses plus grands succès. Intitulé « Ultimate Santana », l’opus recèle trois inédits dont une compo à laquelle a participé Shakira et le rappeur Lil Wayne, une nouvelle version de « The Game of Love » déjà interprétée par Michelle Branch en 2002, et pour laquelle le chant a ici été confié à Tina Turner, et puis une cover du « Into The Night » de Nickelback. Enfin, Jennifer Lopez et Baby Bashont apporté leur collaboration à "This Boy's Fire".

Tracklisting.

“Into The Night” (featuring Chad Kroeger) – previously unreleased

“This Boy’s Fire” (feat. Jennifer Lopez and Baby Bash - previously unreleased

 “Smooth” (w/Rob Thomas) – from Supernatural (released June 15, 1999)

“Maria Maria” (w/Product G&B) – from Supernatural (released June 15, 1999)

“Oye Como Va” – from Abraxas (released Sept. 1970)

“Black Magic Woman” – from Abraxas (released Sept. 1970)

“Evil Ways” – from Santana (released Aug. 19, 1969)

“Corazon Espinado” (w/Maná) – from Supernatural (released June 15, 1999)

“Europa” – from album Amigos (released March 1976)

 “The Game of Love” (w/Tina Turner) – previously unreleased

“Put Your Lights On” (w/Everlast) – from Supernatural (released June 15, 1999)

“Why Don’t You and I” (w/Chad Kroeger) – from Shaman (released Oct. 22, 2002)

“Everybody’s Everything” – from Santana III (released Sept. 1971)

 “Just Feel Better” (w/Steven Tyler) – from All That I Am (released Nov. 1, 2005)

 “Samba Pa Ti” – from Abraxas (released Sept. 1970)

“No One To Depend On” – from Santana III (released Sept. 1971)

“The Game of Love” (w/Michelle Branch) – from Shaman (released Oct. 22, 2002)

"Interplanetary Party"- previously unreleased

 

 

Pour voir la video du single “Into The Night”  sur Youtube :  http://www.youtube.com/watch?v=gtt9LEh-1aY

 

 

 

 

 

 

 

lundi, 30 juillet 2007 18:47

T.V. Eye

TV Eye est un magazine musical américain qui propose bien évidemment toute la panoplie des articles prévus pour ce type de media; mais à chaque tirage, la revue est enrichie d’un Dvd épinglant des prestations ‘live’, des interviews ainsi que des reportages consacrés à des artistes en tournée ou en studio. Ce quatrième volume s’intéresse à Sunno))), Isis, High On Fire, The Bronx, Comets On Fire, Radio Birdman ainsi qu’aux Murder City Devils, réunis le temps d’un concert… 

lundi, 30 juillet 2007 18:46

Live in Madrid (Dvd)

The Drones est un quatuor australien. Fondé à Perth en 2000, il a décidé de s’installer sur le Vieux Continent. En 2005. Une résidence quasi-permanente, même si la formation retourne encore ponctuellement aux Antipodes pour s’y produire en ‘live’ ou tout simplement pour retrouver leurs familles respectives. Un exil destiné à mieux faire connaître une musique dont les Européens sont assez friands. Et pour cause, particulièrement électrique est essentiellement influencée par Neil Young, The Velvet Underground, Green on Red et The Birthday Party. Déjà responsable de 5 albums à ce jour, le groupe a vécu, depuis sa fondation, quelques changements de line up. Mais sous une formule toujours identique : un drummer, un guitariste, un chanteur/guitariste et un bassiste. Encore qu’aujourd’hui ces quatre cordes soient caressées par une bassiste (très jolie par ailleurs !) Sur ce Dvd figurent tout d’abord 10 morceaux immortalisés live au Gruta 77 de Madrid. Des prises de vue particulièrement réussies alternant les images en couleur et en noir et blanc. En outre, la qualité du son est irréprochable. Ensuite trois titres interprétés au Tote Hotel de Melbourne. Et enfin deux clips vidéo.  

lundi, 30 juillet 2007 18:42

Wildmen in action (Dvd)

Fondée vers 1999/2000, cette formation américaine nous vient de Georgie. D’Atlanta très exactement. En décembre 2002, victime d’un accident de voiture, son guitariste Ben Eberbaugh a perdu la vie. Malgré ce coup du sort, le groupe est parvenu à remonter la pente et à enregistrer son premier elpee éponyme, en 2003. Eberbaugh ayant été remplacé par un ami du groupe, Jack Hines, puis par un ex-Renegades Ian Brown (rien à voir avec l’ex leader des Stone Roses). Le quatuor véhicule une réputation de groupe de scène sulfureux. Pas à cause de son style garage teinté tour à tour de blues, rock, doo-wop, country ou punk, mais de ses attitudes et de ses comportements rabelaisiens voire licencieux, n’hésitant pas à vomir et à uriner sur le podium ou encore à finir ses spectacles en tenue d’Adam. Ce Dvd immortalise un show accordé au Gruta 77 de Madrid en 2006. Et il inclut les inévitables ( ?!?!?) surprises, dont deux clips vidéo.

lundi, 30 juillet 2007 18:38

The floating life

Avant de fonder Leadfinger, Stephen O’Brien a sévi chez Brother Brick, Proton Energy Pills, Asteroid B-612, The Yes Men et Challenger 7. Mais Leadfinger, c’est avant tout le projet de cet Ecossais émigré en Australie depuis l’âge de 3 ans. Pour partir en tournée, il s’est quand même décidé à recruter un drummer et un bassiste ; mais lors de l’enregistrement de « The floating life », il a tout fait pratiquement seul. Et franchement, ce premier opus de Leadfinger est excellent. Epousant parfois le timbre de Tom Verlaine, de Paul Westerberg ou d’Ed Kuepper, mais sans en avoir les inflexions, sa voix gémissante est peut-être un peu limite, mais sa fragilité est bouleversante. L’ombre de l’ex Saints plane d’ailleurs sur la plupart des ballades. Et en particulier cette sensibilité mélodique typiquement australienne (« Back is the ‘burgh », « The music had the last say »). Eclectique, cet opus alterne donc compos plus acoustiques et franchement électriques. Acoustiques d’abord. A l’instar du country blues « I went looking » au cours duquel il fait glisser délicatement son bottleneck sur sa sèche. Technique qu’il reproduit sur le titre maître, une compo franchement lo-fi dont les lyrics sont directement inspirés d’un poème écrit par le poète australien John Forbes. Electriques ensuite. Dispensant même une véritable intensité blanche. Comme sur le très ‘Paisley Underground’ « Boo Radley », une compo balayée de riffs de guitare cinglants. Ou « The Philadelphia ruse » oscillant constamment entre cordes tintinnabulantes (Television ?) et ‘crazyhorsiennes’. Stephen rend également hommage à la bande du défunt Phil Lynott, à travers « Thin Lizzy », mais en s’appuyant sur une rythmique typiquement ‘Stones’ ; et puis il adresse un clin d’œil au « Rebel Rebel » de Bowie sur « The Sydney way ? » Un excellent album !

Les Epsilons auraient pu figurer sur une des compilations ‘Peebles’ ou 'Nuggets'. Et on n’y aurait vu que du feu, tant leur surf/garage/punk, rogné par les inévitables claviers poussiéreux, est aussi âpre et tumultueux que celui des Standells, Remains, Count Five, Shadows of Knight ou encore Chocolate Watchband. Même les vocaux sont écorchés comme à cette époque. Pourtant ce quatuor californien est bien contemporain et a reçu le concours de Mike McHugh (Melvins, Lighninh Bolt) à la production. Une seule cover : le « Stronger than dirt » de Jay and the Techniques immortalisé par les Mummies. Et malgré tout, l’un ou l’autre titre plus menaçant (« Drunk on love », « Cecilia »), abordé dans l’esprit du « Rattus Norvegicus » des Stranglers. Ou même épisodiquement une ligne de guitare un peu moins pourrie. Néanmoins, difficile de faire plus revivaliste…