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L’ostréiculture de Quivers…

La formation australienne Quivers sortira son troisième long playing, « Oyster cuts », ce 9 août 2024. Ses deux premier elpees ont été salués par les musicos de R.E.M. ! Faut dire que sa jangle pop rêveuse et délavée par le soleil est parfois susceptible de…

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Dernier concert - festival

Slowdive
The Sisters Of Mercy - 09...

Green Day

Saviors

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Pour enregistre « Saviors », son quatorzième elpee, Green Day a enregistré le retour de Rob Cavallo, à la production. Et hormis sur deux morceaux plus pop (« Corvette summer » et « Susie Chapstick »), Green Day a fait du Green Day, ce qui n’est, sans doute, pas pour déplaire aux nombreux aficionados du groupe.

Des chansons hymniques de 3 minutes (NDR : seul le titre final, « Fancy Sauce » dépasse d’un fifrelin les 4’), découpées dans des riffs de guitare cinglants et imprimées sur un tempo enlevé que chante Joe Armstrong de sa voix si caractéristique. Il y déverse des textes sociaux caustiques qui ciblent notamment, Donald Trump, les partisans de la conspiration électorale aux Etats-Unis, les fusillades de masse, la brutalité policière, la toxicomanie, Elon Musk, les influenceurs, etc.

Un hit potentiel : « Bobby sox », une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Weezer…

Grapes

Slow Motions

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« Slow motions » constitue le second elpee de Grapes. A son actif, également, deux Eps. Fondé au Havre, en 2009, ce groupe marche sur les traces de Midlake, Fleet Foxes voire de la formation belge, Girls in Hawaii. En tout cas, il semble s’en inspirer. A cause de ce sens très aiguisé de la mélodie et du soin apporté aux harmonies vocales. Bénéficiant d’une production irréprochable, cet opus recèle huit plages efficaces, langoureuses, bucoliques, transpirant de mélancolie. Le pop-folk de ce quatuor nous entraîne à travers les grands espaces normands, et suscite même l’envie de prendre un grand bol d’air frais.

Malgré la durée plutôt courte de l’album, la diversité de l’instrumentation et des tempos nous tient en haleine du début à la fin. Sans révolutionner le genre, ce long playing s’avère de toute bonne facture…

Malummí

The universe is black

Écrit par

« The universe is black » constitue le second LP de ce duo bâlois réunissant la chanteuse/violoncelliste/compositrice Larissa Rapold et le guitariste/producteur Giovanni Vicari. Il fait suite à « Blood », paru en octobre 2021, un essai davantage électronique, mais sous une forme trip hop.

S’il a conservé des accents trip hop (« Something »), ce nouvel elpee navigue plutôt à la croisée des chemins du pop/folk, du shoegaze et du post punk. Même si le tourmenté et atmosphérique « Mother » nous entraîne aux confins de l’univers d’une Björk. Ou encore « Dreams », subtilement coloré de tonalités sud-américaines. Ce qui peut aisément se comprendre, quand on sait que Larissa est d’origine brésilienne. De cet album, on épinglera encore l’acoustique et expérimental « In a gentle way », mais surtout l’excellent « There is no thing ». A cause de ses changements fréquents de tempo, et puis de son aisance à traverser les frontières entre shoegaze, noisy et post punk.

Quant aux textes, ils explorent les différentes relations qui existent avec soi-même, les autres et la société. 

Her Wild Love

Wake up before the night is over (Ep)

Écrit par

Her Wild Love est un duo bruxellois, en couple depuis 2006, réunissant la chanteuse Sarah de Saint-Hubert et le multi-instrumentiste Rafael Van Mulders. Elle est créatrice de mode, et lui, luthier.

« Wake up before the night is over » constitue le premier Ep de leur projet lo-fi et intimiste. Un disque qui s’ouvre par une valse tramée sur des accords de piano, même si, en filigrane, on perçoit un certain feeling blues. Psyché/folk, « Feu sacré » (NDR : les chansons sont interprétées en anglais ou en français) nous replonge au cœur de la ‘flower power’ de la fin des sixties. Détachée, la voix de Sarah épouse même régulièrement les inflexions de Kendra Smith (Mazzy Star). Elle se mue en chuchotement sensuel sur « Lightly ». Et en prière sur « Short pain, long run », une piste dont le tempo subtilement tribal et les accords de guitare tour à tour surf ou grésillants nous entraînent dans un univers étrange et inquiétant.

Et si « Keep chins up » trahit des accents disco, l’Ep s’achève par la ballade plus acoustique « Nothing’s missing » …

TaughtMe

Laugh on Me

Écrit par

TaughtMe est le projet de l’américain Blake Aaron Henderson, un musicien de talent élevé dans la pure tradition mormone et conservatrice chère à son état natif de l’Utah. « Laugh on Me » constitue son 5ème opus et le premier depuis… plus de 10 ans ! Enregistré en Islande, il a bénéficié du concours de quelques invités, dont Ulfur Hansson (Swords of Chaos, Minnigar), le batteur finlandais Samuli Kosminen, la violoniste locale Gyoa Valtysdottir (Mum) et encore du saxophoniste Alabaster DePlume.

L’album baigne au sein d’une ambiance électro acoustique particulièrement ouatée rappelant les maîtres du genre tels que James Blake ou Washed Out. Tout est magnifiquement arrangé et interprété, mais il manque ce brin de folie ou des mélodies fortes auxquelles se raccrocher pour susciter l’envie de le réécouter…

Kid Colling

Living On The Wild Side

Écrit par

Kid Colling Cartel

Né à Bogota, cet orphelin a été adopté par une famille luxembourgeoise. Auteur, compositeur, interprète, guitariste et chanteur, dès son plus jeune âge, il a développé une fascination pour le blues et le rock’n’roll.

A son actif, un Ep, « Tomorrow’s Far Away », paru en 2014 et un album, « In The Devil’s Court », gravé en 2017. Avant d’enregistrer son second opus, « Living On The Wild Side », Kid Colling a séjourné à la Nouvelle-Orléans, afin de bien s’imprégner de l’atmosphère qui baigne la plus grande ville de l'État de Louisiane, aux Etats-Unis.

Tant en studio qu’en live, Kid est soutenu par son backing group, Le Cartel, une formation qui implique Markus Lauer à l’orgue Hammond B3, David Franco à la basse et Florian Pons aux drums.

La recherche d’une identité sonore, la volonté de garder un esprit blues sans tomber dans le cliché, d'insuffler une énergie rock, tout en affichant un solide songwriting et en délivrant des mélodies accrocheuses, font la différence. Ainsi le Kid Colling Cartel propose un cocktail sauvage et direct de soul, de funk et de rock imprimé sur un tempo groovy, sans jamais renier ses origines blues. Kid Colling donne une dimension roots à ses compostions grâce à la chaleur et la générosité de son jeu de guitare. Au-delà du cri de rébellion dans une société en déliquescence, l’alt blues de Kid Colling transmet un message d’espoir.

Titre maître qui ouvre le long playing, « Living On The Wild Side » nous rappelle que Kid est un guitariste talentueux et polyvalent aussi à l’aise à la slide électrique qu'en picking, se doublant d'un chanteur au timbre soul profond, rocailleux et chaleureux.

Les références oscillent des Black Keys (« Ain't Nobody ») à Larkin' Poe (« Living On The Wild Side », « The Storm »), en passant par Gary Clark Jr. (« Step Out Of Line », « Long Way To Go » et « All Night Long », caractérisé par son magistral solo d'orgue) et Royal Blood (« Cold Blooded », dont le clip est disponible ici). Deux plages accueillent des invités. Daniel Restrepo pour la cumbia autobiographique « El Gato ») et l'impressionnante chanteuse Johanna Red sur le splendide soul/blues « I'll Carry You », sur lequel le Kid démontre ce qu'il doit aussi à BB King.

 

Elisabetta Spada

L’art de créer des boucles…

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Née en Italie et révélée en Belgique, Elisabetta Spada a écrit son histoire entre Rome et Bruxelles. C’est sous le pseudo Kiss & Drive qu’elle a remporté le Concours Circuit, en 2010. Elle s’est ensuite affirmée sur scène aux côtés d’artistes comme Lianne La Havas, Puggy, Ane Brun ou Sinéad O'Connor. En 2013, elle avait gravé un Ep 5 titres baptisé « My Mood Changes ». Elle a pris une pause dans sa carrière artistique pendant 7 ans. Elle a donc décidé de repartir à zéro en 2023, sous son propre nom. Elle s’est également entourée de nouveaux musicos, dont le drummer Franck Baya (Cloé Du Trèfle, Sarah Carlier, Fugu Mango, Alaska Gold Rush, Mièle, Les Amazones d’Afrique) et le bassiste Ruggiero Catania (Romano Nervoso, Africa Unite), qui lui ont appris à jouer d’autres instruments. Son album, « Home Again », est paru ce 10 novembre 2023. Concentré d'authenticité, ce nouvel opus constitue un exercice ultra pop empreint d’humanité. En phase avec sa passion, totalement libérée, l’artiste italo-belge met le cap sur des morceaux qui lui ressemblent. La release party se déroulait ce vendredi 26 janvier 2024. La salle est archi-comble. Et le lendemain Betta elle remettait le couvert dans le cadre du Bota Kid, à 10h00.

Le supporting act est assuré par Elvin Byrds. Soit le projet solo de Renaud Ledru, la moitié du duo Alaska Gold Rush. Il grimpe sur le podium, armé d’une sèche et d’un harmonica. Chez AGR, la musique s’enfonce profondément dans le Bayou. Sous l’appellation Elvin Byrds, elle nous entraîne à travers les grandes plaines de l’Ouest américain. Oscillant entre americana tendre et évocateur et folk old school elle véhicule des textes poétiques qui invitent au voyage et à la réflexion. Passionné par l’héritage culturel américain, Renaud développe un style de jeu et d’écriture unique imprégné de ses découvertes, de Ramblin’ Jack Elliott à Charlie Parr. Un texte, une mélodie, et l’aventure commence.

Le set s’ouvre par « Water ». Un extrait de son Ep gravé en 2021. En 30 minutes, il va nous en réserver l’une ou l’autre plage, ainsi que des morceaux issus de son album, « Riot », paru en 2019. Entre les compos, il explique le sens de ses chansons poétiques. Il remercie également Betta, le public et demande si celui-ci aime bien les chiens. Une histoire qui se termine mal, car le canidé meurt à la fin du récit. Ce qui déclenche l’hilarité générale. Une intro qui lui permet d’attaquer « The Animal Run ». La corrélation entre musiques et images s’avère essentielle chez Elvin Byrd. Une prestation cool face à un auditoire attentif et connaisseur.

Setlist : « Water », « The Animals Run », « Passers-By », « Old Blue », « Poison Control Centre », « Us Five », « The Window ».

Place ensuite à Elisabetta Spada. Elle est vêtue d’une veste et d’un pantalon de couleur d’un bleu azur qui tapisse le ciel ensoleillé de l’Italie. Elle est soutenue par sa section rythmique constituée du bassiste Ruggiero Catania et du batteur Franck Baya.

Le concert débute par « In Hale Exhale ». Un morceau de pop/folk léger au cours duquel elle roule spontanément les ‘r’, d’une voix et d’un accent reconnaissables entre mille. Elle semble heureuse d’être sur les planches, se sert alternativement de deux guitares semi-acoustiques aux sonorités différentes, et bien sûr de sa loop machine, qui lui permet de disposer ses inflexions vocales ou les sonorités de ses instruments, par couches successives. Un art à créer des boucles qu’elle continue à exercer, avec un même brio. Et les deux comparses enrichissent le tout de leurs intervenions à la basse et aux drums, mais également de leurs chœurs.

Empreintes de douceur, les mélodies sont belles et accrocheuses. « Home Again » coule de source. Petite perle hyper pop sautillante, « Don’t Say No » est une compo que Franck caresse de ses baguettes feutrées et qui replonge dans l’univers de Kiss & Drive. « Tigress » évoque les petits soucis féminins qui se produisent tous les 21 jours. Ce qui provoque rires et sourires dans la fosse

Après « My Mood Change », Elisabetta clôt le concert par le « Don’t Be So Hard » de Kiss & Drive, dans un style reggae et ragga, en accompagnant uniquement sa voix au ukulélé. De quoi nous transporter, le temps d’une chanson, du côté de Kingston…

En rappel, on aura droit à deux morceaux : « Sister » et de nouveau « Home Again », mais dans une version épurée et acoustique…

Setlist : « Inhale Exhale », « Home Again », « Dont Say No », « The Whale », « No One », « Smoke And Mirrors », « She’s Full », « I Go, I Go, I Go », « Tigress », « My Mood Change », « Don’t Be So Hard ».

Rappel : « Sister », Home Again » (reprise) 

(Organisation : Botanique)

Photo : Laetitia Bica

Admiral Freebee

Admiral Freebee a plus d’une corde à…

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Ce 20 janvier 2024, Tom Van Laere (aka Admiral Freebee) se produisait à l'Ancienne Belgique dans le cadre de Rewind ; l'occasion pour ce musicien d’exécuter dans l'ordre et intégralement son premier elpee éponyme. En 20 ans de carrière, cet artiste –frère du galeriste anversois Tim Van Laere– qui avoue s'inspirer énormément de Tom Waits, mais dont la musique lorgne manifestement vers Neil Young et Bob Dylan, a pris de l'amplitude et n'a cessé d'améliorer son jeu. Pas étonnant quand on sait qu’avant de se lancer dans la musique, c’était un espoir du tennis belge, sport qu'il pratique cependant, toujours quotidiennement… L'occasion de demander, sans le prendre de ‘court’, à ce manieur de raquette et de guitare anversois son avis sur l'évolution du rock belge depuis deux décennies…

Quelle est l'importance d'Anvers dans votre musique ? 

Énorme... Sur mon premier album, que je vais réinterpréter complètement demain, la chanson « There is a Road » évoque la Noorderlaan. Je suis né à Brasschaat, et cette artère mène à Anvers.

Sur « Get out of town », la première chanson du disque, je parle de la transition difficile vers l'âge adulte tout comme l’effort qu’exige aller de Brasschaat à Anvers. Ensuite, se rendre à New York ou à Tokyo n'est pas compliqué quand on a pris confiance en soi, et lorsqu’on devient un homme. Car en ville, on découvre la vraie vie, on doit se prendre se prendre en main et on y fait de bonnes et de mauvaises rencontres…

Dans vos chansons, on ressent souvent une pointe de l'amertume…

Je ne suis pas quelqu'un d'amer dans la vie, mais j’éprouve le droit de l'exprimer dans ma musique ; c'est une sorte de catharsis. Lorsque je suis sur scène, je chante incarner un ‘loser’ et quand je m’adresse au public, j'affirme que nous le sommes tous, mais que nous allons célébrer cette condition. En tant qu'Admiral Freebee, je proclame ne pas savoir comment m'y prendre avec les impôts, les femmes... bref, que je ne sais pas comment vivre, mais que le public va se reconnaître dans les paroles de mes chansons. Ce qui engendre une certaine communion d’esprit, de progression collective...

Sur « I'm Bored », Iggy Pop chante ‘I'm the chairman of the bored. I'm a bit the chairman of the losers’ (rires)

La compo « The Worst Is Yet To Come » symbolise cette perspective ?

C'est du Schopenhauer (NDLR : un philosophe allemand qui a exercé un impact important sur de très nombreux écrivains, philosophes ou artistes majeurs du XIXe siècle et du XXe siècle) ! Il a écrit que lorsqu’on imagine le pire, on a l'heureuse surprise de constater ensuite que ce n'est pas le cas. Bref, il est préférable de prévoir le pire...

Vous aviez débuté une carrière de tennisman. Quel est le rapport entre le tennis et la guitare ?

Il y en a tellement que je pourrais rédiger un livre sur le sujet. À l'instar du tennis, en matière de jeu de guitare par exemple, on vous apprend que pour ‘speed up, you have to slow down’. Pour être meilleur, il faut ralentir un peu son jeu.

Par ailleurs, lorsque je dispute un match de tennis important ou me produis à l'AB voire à Werchter, c'est chaque fois dans ces moments importants que je joue le plus mal. Question de mental ! 

Enfin, dans ces deux disciplines, c’est au bout de milliers d’heures de pratique qu’on atteint un certain niveau.

Et vous pratiquez toujours le tennis ?

Oui, une fois, voire deux fois par jour ! Mais j'ai arrêté un moment, car la musique devenait trop envahissante. Mais désormais, comme je joue au tennis plus souvent et mieux, mes concerts sont bien meilleurs ! Ma résistance s‘est accrue eet mes poumons sont en pleine forme. Le tennis est un sport très intense, et chanter ressemble à de la course à pied...

Et puis j'écoute beaucoup au tennis... car de nombreux joueurs crient, sans que ce soit du chiqué…

J'entends cela et je me dis ‘c'est génial le rock’ (rires) ! Je vais m'y mettre aussi ! Donc en concert, j'imite un joueur de tennis (rires) !

Quel est votre guitariste préféré...

Keith Richards. Enfin, notamment ; parce qu'il joue à l’économie, sans emphase. Ce qui n'est pas simple ; et il rejoint ainsi l'approche du tennis. Il a confié dans une interview que si la toile est le support du peintre, pour le guitariste, c'est le silence...

Après 20 ans de carrière, comment jugez-vous l'évolution du rock en Belgique ?

Immense ! Lorsque j'ai débuté, tout le monde était influencé par dEUS, moi y compris. La formation combinait des éléments du rock qui ne l'avaient jamais été précédemment. Aujourd'hui, elle mélange bien d'autres styles : rap, hip-hop, jazz... Comme des tas d'autres groupes, d’ailleurs…

Qu'en est-il de la scène, des concerts ?

On ne parle plus de concert, mais de show. À mes yeux, un concert c'est quand on commet des fautes. C'est forcément imparfait. Lors d’un show, entre en compte le jeu de lumière et la gestion par ordinateurs qui évite les erreurs ; tout y est parfait… trop parfait, trop léché…

Y a-t-il désormais trop de festivals en Belgique ?

Non. Beaucoup de groupes belges sont excellents parce qu'ils peuvent justement se produire dans de nombreux festivals.

Comment expliquez-vous qu'il y ait autant de groupes en Flandre et moins en Wallonie ?

Mais il existe de nombreux bons groupes en Wallonie. Cependant, je ne comprends pas pourquoi les groupes wallons ne se produisent pas davantage en Flandre. Sans doute parce que les Flamands sont snobs... (rires)

Pourtant, à mes yeux, la meilleure artiste belge, la plus authentique c'est Mélanie De Biasio. Elle joue d'ailleurs énormément en Flandre. Elle est tellement formidable, qu'au début, je pensais qu'elle était flamande (rires) 

La réédition des 4 premiers albums d’Admiral Freebee est sortie ce 10 novembre, en série limitée, sous forme de vinyle et dans un même box.

 

The Vaccines

Court, mais excellent !

Écrit par

Malgré le départ des membres fondateurs, Pete Robertson (le drummer) et Freddie Cowan (le guitariste), la notoriété de la formation londonienne ne semble pas avoir été altérée. Son sixième elpee, « Pick-Up Full Of Pink Carnation », est paru ce 12 janvier 2024. Il a été enregistré à Los Angeles sous la houlette du producteur Andrew Wells (Ellie Goulding, Adam Lambert, Jason Mraz). Ce qui qui a permis à la musique d’embrasser des horizons pop d'une autre dimension. C’est le premier depuis le départ de Cowan. Et pour le défendre, elle est repartie en tournée qui passait, ce jeudi 18 janvier 2024, par l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Le concert est sold out depuis plusieurs mois. Le 25 février 2011, on avait vécu un moment historique et d’une belle intensité au Bota, lorsque le band avait joué son premier opus, dans son intégralité, en 35 minutes…

The Vaccines a eu le nez creux en choisissant pour supporting act, ce soir, Teen Jesus & The Jean Teasers, un groupe australien (NDR : il est originaire de Canberra) et féminin qui a gravé son premier long playing, « I Love You », l’an dernier. Fondé en 2015, Il réunit la chanteuse/guitariste Anna Ryan, l’autre sixcordiste Scarlett McKahey, la drummeuse Neve Van Boxsel et la bassiste Jadida Stephenson.

Dès le premier morceau, « AHHHH ! », le quatuor implique la foule lors des refrains. L’expression sonore baigne dans un pop/punk entraînant, parfois teinté d’une pointe de hardcore. Très électrique « I Used To Be Fun » évoque le « Kiss With A Fist » de Florence and the Machine. Pendant « Desk Chair » à l’avant de la fosse, la foule tente un petit round circle. Toute en douceur, la reprise acoustique du « Happier Than Ever » de Billie Eilish permet à tout le monde de souffler. Car forgé dans un rock puissant et accrocheur, « Lights Out » reprend vigueur et déménage littéralement. Intéressant et énergique pour un supporting act.   

Setlist : « AHHHH ! », « Desk Chair », « Treat Me Better », « I Love You », « Cayenne Pepper », « I Used To Be Fun », « Salt », « Happier Than Ever » (Billie Eilish cover), « Lights Out », « Girl Sports »

Place ensuite à The Vaccines. Le set s’ouvre par une intro préenregistrée du « Live and Let Die » de Paul McCartney ; ce qui permet aux musicos de s’installer devant leurs instruments. Le line up réunit aujourd’hui le chanteur/guitariste Justin Hayward-Young, le bassiste Árni Árnason, le guitariste/claviériste Timothy Lanham et le drummer Yoann Intonti, ces deux derniers perchés sur une estrade, respectivement à gauche et à droite de la scène. Et le team a engagé un second sixcordiste, pour la tournée, Matthieu Hitt. Le décor est sobre. Hormis les fleurs qui décorent amplis, pieds de micro et haut-parleurs, une tenture vintage tendue derrière le band changera de couleur au gré du jeu de lumières.

« Love to Walk Away » ouvre la prestation. Les morceaux ne dépassent pas les 3 minutes et s’enchaînent rapidement, même si, de temps à autre, pendant les intervalles, Justin y glisse une vanne.

« Wreckin' Bar (Ra Ra Ra) » fait monter la température ambiante. Les premiers rangs viennent se jeter contre les barrières près du podium et un timide round circle prend forme face à Justin qui ne tient pas en place. Mais à partir du hit « Post Break-Up Sex », c’est déjà le boxon. Le public reprend même les paroles en chœur ; ce qui laisse Justin pantois. Et « Wetsuit » prolonge le climat de houle dans la foule. Tout comme « I Can't Quit », une compo caractérisée par ses riffs de grattes surf addictifs.

Curieux, mais la voix de Justin évoque de plus en plus, celle de Paul Banks (Interpol). La formation commence alors à proposer des morceaux issus du nouvel opus. Dans son style bien spécifique, revivaliste, entre garage, rock, surf et post punk. Vivifiants, parfois explosifs, ils passent bien la rampe.

The Vaccines n’en n’oublie pas son hit, « If You Wanna », avant de clore le set par « All in white », et de revenir pour un rappel de 3 titres.

Court mais excellent !

Setlist : « Live and Let Die » (Paul McCartney), « Love to Walk Away », « Wreckin' Bar (Ra Ra Ra) », « Your Love Is My Favourite Band », « Post Break-Up Sex », « Wetsuit », « I Can't Quit », « Discount de Kooning (Last One Standing) », « Primitive Man », « Headphones Baby », « Wolf Pack », « Jump Off the Top », « Handsome », « Heartbreak Kid », « Teenage Icon », « I Always Knew », « If You Wanna », « All In White ».

Rappel : « Sometimes, I Swear », « Lunar Eclipse », « All My Friends Are Falling In Love ».

(Organisation : Live Nation)

The Soft Moon

Luis Vasquez (The Soft Moon) et John Juan Mendez (Silent Servant) sont décédés

On a appris la mort de deux musiciens de la scène 'wave': Luis Vasquez de The Soft Moon et John Juan Mendez alias Silent Servant. Les deux Californiens, accompagnés de la femme de Mendez, ont été retrouvés sans vie dans une maison à Los Angeles il y a quelques jours. Les circonstance de leur mort n'ont pas encore été établies mais les rumeurs évoquent une overdose due à la consommation d'un opiacé très dangereux, le fentanyl.

C'est surtout Luis Vasquez qui était très connu dans la communauté '(dark) indie' car, avec The Soft Moon, il a développé avec succès un style unique, hybride, combinant darkwave, techno, industrial et power electronics, comme un mariage improbable entre Nine Inch Nails, Depeche Mode, The Cure et Nitzer Ebb.

Né à Los Angeles d'une mère immigrée cubaine et d'un père mexicain, Vasquez a commencé à jouer de la guitare dès son enfance et a formé son premier groupe punk à l'âge de 15 ans, inspiré par des groupes tels que Fugazi. et Bad Brains. Il a fondé son projet solo The Soft Moon en 2009 et a signé avec le label de Brooklyn Captured Tracks pour sortir son premier single, Breathe The Fire, en 2010. Son premier album est sorti la même année.

Deux autres albums ont suivi, toujours sur Captured Tracks en 2012 (Zeroes) et 2015 (Deeper), avant que Vasquez ne signe avec Sacred Bones pour sortir l'album Criminal en 2018. Le dernier album de Luis était Exister, sorti en 2022.

En Belgique, The Soft Moon avait acquis une large renommée et Luis s'était produit une quinzaine de fois, au Botanique, au Magasin 4, au Trix et dans des festivals comme Les Nuits, Pukkelpop, Dour, Sonic City, etc.

Quant à John Juan Mendez, alias Silent Servant, il produisait une musique 'wave' instrumentale plus orientée techno.

Nous avons eu la chance d'interviewer Luis Vasquez en 2015 et il était apparu comme un homme attachant, très humain et d'une grande sincérité. Il restera à jamais dans nos mémoires.

Pour lire l'interview de Luis Vasquez (The Soft Moon), c'est ici

Pour écouter l'hommage rendu par l'émission de radio WAVES, qui comprend l'audio de 2 interviews de Luis Vasquez, c'est ici.

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