La rébellion de Jewly…

Auteure-compositrice engagée, Jewly est investie d’une mission : celle qui la pousse à écrire pour ouvrir les consciences et les libérer grâce à des vibrations rock salvatrices pour les uns ou salutaires pour les autres. « Rébellion » est un concept album…

logo_musiczine

Le flux existentiel de Maxïmo Park…

Maxïmo Park publiera son nouvel elpee « Stream Of Life », ce 27 septembre 2024. L’information du huitième album studio du groupe arrive en même temps que la sortie du premier single, « Your Own Worst Enemy ». Pour préparer » Stream Of Life », la formation…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kim Wilde - 11/04/2024
Jane's Addiction - 04/06/...

Wolf & Cub

Vessels

Écrit par
A Adélaïde, en Australie, alertées par une étrange disparition, les autorités locales ont lancé un avis de recherche ! Joel Byrne, Thomas Mayhew, Joel Carey et Adam Edwards, les quatre membres de Wolf & Cub, avaient disparu. L'espoir de retrouver les corps des quatre musiciens s'amenuisait au fil des jours. Plus personne n'y croyait. Et pourtant, contre toute attente, un passant les aperçut, un beau matin, sortant des bois. Le teint blafard, le poil dru, la main tremblante et le cerveau lobotomisé par d'inimaginables expériences stroboscopiques, ils étaient là. Joel Byrne, le chanteur fumeur et chef de file de la formation, leva les bras, tendant « Vessels », son premier album, au ciel. Alors, il cria : `Les poils des kangourous sont électriques !' Aujourd'hui, on présente ces Australiens, fans de Primal Scream (écoutez de toute urgence l'excellent « This Mess »), des Stooges et des Liars comme les messies d'une nouvelle vague neo-krautrock psychédélique (`Allo, Le NME ? On a du nouveau par ici...'). Caractérisé par ses deux batteurs (Joel Carey et Adam Edwards), ses riffs cramés et son chant drogué, Wolf & Cub a fière allure. D'autant que ses intentions sont louables. Car, finalement, affirmer que vos concerts relèvent `d'une session de gospel sous ecstasy, que vos chansons prennent forme en mouvement par la grâce d'une intervention divine', c'est plutôt bon signe.

American Blues Box

American Blues Box

Écrit par

Avant de fonder American Blues Box, le chanteur/compositeur Derek Davis et le batteur James Pacheco militaient au sein de Babylon A.D. Nous sommes alors du côté de San Francisco, en 2004, et le duo ambitionne jouer du hard rock largement teinté de blues, à la manière d’Aerosmith, consentant une large part à guitare slide et à l'harmonica. Ils aiment d’ailleurs définir leur style comme une rencontre entre l'Aerosmith des débuts et le blues d'Elmore James. En véritable leader, Davis chante, compose, joue des guitares, de la slide et du piano. Kyle Bates est également préposé à la six cordes. Eric Pacheco se réserve la basse. Et invité, Charlie Knight se consacre à l'harmonica et au piano!

Un bottleneck apparemment distant ouvre le bal. Mais le volume sonore de ce "Mississippi Mud" augmente progressivement. La voix de Derek s'inscrit parfaitement dans ce décor. Tous les instruments se conjuguent à l’unisson. Même l'harmonica fantomatique baigne au cœur de cet univers malsain, fangeux. Derek chante –il est vrai– à la manière de Steven Tyler d'Aerosmith, d’un  timbre assez ‘zeppelinesque’. La slide n'attend guère longtemps pour se libérer. Les deux gratteurs s'entendent comme larrons en foire. Ils entretiennent une densité sonore impressionnante. ABB demeure davantage accroché aux blues que ses aînés d'Aerosmith et pourtant les ressemblances sont évidentes. Davis est un vocaliste idéal pour ce type de répertoire. Les deux gratteurs ne cessent de s'affronter ; mais également de se rejoindre. Révélant même un flux et un reflux de guitares acoustiques tout au long d’"Unconditionnal love". Leur reprise de "Some kind of wonderful" ne souffre d’aucune concession. Le vocal de Derek est très proche de Robert Plant. Il chante face à un mur de cordes menaçantes, contenues. L'harmonica de Charlie tente de se frayer un chemin au sein de ce puissant édifice sonore. Le reste de l'opus est de la même veine. Un hard blues rock fort bien ficelé caractérisé par une voix sauvage mais suffisamment maîtrisée ainsi qu’une combinaison de cordes électriques et acoustiques. Cette musique popularisée au début des années 70 bénéficie cependant ici d'une production résolument contemporaine (technologie oblige !) Parfois l'ABB baigne au sein d’une atmosphère plus sereine, tissant une ballade aux lignes mélodiques bien marquées. A l’instar de "Killing time", même si les guitares continuent de jouer à l’intimidation. L'apaisement ne transparaît guère que sur "When you were young". Lorsque l’exercice se résume à une simplification du blues rock, l’expression peut paraître banale, mais sous un profil électro-acoustique enrichi par l'harmonica, le résultat est beaucoup plus séduisant. Et je pense ici tout particulièrement à "Rattle my bones" et surtout au sémillant "Biscuit baking Mama", me rappelant quelque part l'Irlandais Rory Gallagher. Les musiciens aiment le blues. Et c’est à cet instant qu’ils se révèlent au sommet de leur art. Comme sur "Half the man", une plage totalement acoustique qui met en exergue piano, bottleneck et un harmonica dont l’aventure dans les aigus est proche du délire. La dernière plage a été immortalisée ‘live’. La cover d’un canon d'Elmore James : "I can't hold out". l'American Blues Box sort ses tripes sur les planches. Puissante, la slide hurle et gémit, pendant que nous nous surprenons à reprendre en chœur avec Derek, "Talk to me baby". Quelle santé!

 



Bunny Rabbit

Lovers and Crypts 

Écrit par

Couple sur scène et à la ville, la emcee Bunny Rabbit et la ‘beat maker’ Black Cracker bénéficient d’un buzz favorable, suite à leur adoubement officiel signifié par les tout aussi ‘hype’ CocoRosie. Black Cracker a d’ailleurs collaboré sur scène et sur disque avec les sœurs Cassidy. Pour « Lovers and Crypts », les deux musiciennes proposent un curieux mélange de paroles ‘porno chic’, de beats électro et hip hop minimalistes, cultivant un désespoir qui évoque les atmosphères claustrophobes des archi-sombres Swans voire de Lydia Lunch. On signalera quelques bons titres comme les hantés « It ain’t easy » et « Pussy Queen » ou le dansant « Saddle Up ». Le reste s’avère crispant et ennuyeux à souhait : la faute au flow monotone de Bunny Rabbit et l’absence de compositions dignes de ce nom…

 



Gym Class Heroes

Gym Class Heroes

Écrit par

A première vue, constater que les critiques américains catégorisent Gym Class Heroes dans l’emo-pop est assez étrange, leur musique se rapprochant beaucoup plus de Fort Minor que de leurs potes de chez Panic! At The Disco. Hormis le fait de partager le même label, le seul point commun entre ces derniers et Gym Class Heroes est une tendance à s’adresser principalement aux adolescentes américaines dont la culture musicale se limite à ce qui est diffusées sur VH1 et autres MTV. « As Cruel and As Boring As School Children » aurait été un titre plus correct pour cette plaque insignifiante, comme en témoignent les ultra-chiants « Clothes Off !! », « Scandalous Scholastics » ou « 7 Weeks ». Seul le single « New Friend Request » ressort du lot, sans vraiment faire de vagues. A offrir à votre petite sœur. Seulement si vous voulez vraiment être cruels.

 



Summer Hymns

Summer Hymns

Écrit par
Oubliés les bonnets. Rangées les écharpes. Pliées les moufles et les chaussettes norvégiennes. Voici venu l'été, voici venu le temps où la recherche de douceur et de fraîcheur vont devenir quêtes. Backward Masks a décidé de préparer le terrain en commettant « Summer Hymns », ode au soleil et au bien-être. Solennel comme une sonnerie d'appel au théâtre, le rideau de Misra Records (Fools Gold, Clemency, Voice Brother & Sister?) s'ouvre sur les artistes. Avides de crier à qui veut les entendre que nous ne maitrisons pas les saisons, ils composent 12 titres entraînants comme des balades à la campagne. En ces lieux où la réflexion intérieure a sa place, où la mise remise en question se pratique sans angoisse, où la prise de conscience sur notre mode de vie est indissociable. Un album intelligemment composé, diffusant avec sagesse l'envie de voir plus loin.

L'album n'est pas innovant, ni incroyable. Il est dans la lignée de ces oeuvres que l'on ressort de temps à autre en se rappelant l'effet interne qu'il procure plutôt qu'un souvenir impérissable entre les oreilles. Bien découpé, net, précis avec la sensation de liberté qui l'emballe bien, Backward Masks ouvre les festivités de l'été, ça sent déjà le barbecue et le chlore.

Various Artists

¡Ya Basta !

Écrit par

Fondé en 1996 par le musicien Philippe Cohen Solal, le label « ¡Ya Basta ! » célèbre ses dix ans d’existence par cette discrète compilation de remixes et inédits majoritairement anecdotiques. Pour rappel, ¡Ya Basta ! recèle dans son catalogue des artistes de gros calibre comme Gotan Project et David Walters. Cette écurie cherche avant tout à explorer les différentes facettes de la musique, telle qu’elle se pratique dans la partie sud du continent américain : house, électro de salon, électro-dub, tango. Un menu musical proposé par les artistes-maison. Dominant cette compilation, l’atmosphère ‘lounge’ plonge l’auditeur dans la plus grande indifférence et déclenche des bâillements intempestifs. Ce disque passera cependant, sans peine, le test de musique de fond pour dimanche sans histoire. A moins que vous ne souffriez de petites pierres aux reins susceptibles de vous arracher des grimaces de douleur. Comme dirait le ‘subcommandante’ Marcos, ça suffit maintenant !

 

 



Various Artists

Our Latin Thing 3

Écrit par

Cette série s’attache à résumer la réédition de l’énorme catalogue du légendaire label Fania. Ce troisième volume permet à l’auditeur de goûter les improvisations du Fania All-Stars en concert ou encore de l’inévitable Joe Bataan sélectionné par Gilles Peterson pour sa ‘Dj-series’ personnelle. Côté boogaloo, on pointera deux titres ‘groovy’ d’Eddie Palmieri et de Ray Barretto ou encore l’énergie rock’n’roll de l’excellente La Lupe. Dans un registre plus funk, le producteur de hip hop Dj Format dépoussière le dansant « Kool It » de Jimmy Sabater tandis que le « You need help » de Monguito Santamaria rappelle le très bon album « Black Out »  réédité l’an passé. Plus pépères, trois plages salsa des années 70 de Willie Colon, Hector Lavoe et de Bobby Cruz & Ricardo Ray clôturent la sélection ; mais on leur préférera l’énergie sans matière grasse des années soixante.

 



Baja

Baja

Écrit par

Baja propose un CD essentiellement instrumental de musique d'ambiance. Mélodies éphémères et compositions embryonnaires se succèdent donc sans heurts, mais aussi sans passion, même si elles amorcent parfois l'intérêt. Un album inoffensif pour amateurs avertis.



Seventeen Evergreen

Life Embarrasses me on Planet Earth

Écrit par

« Life Embarrases me On Planet Earth » : tout un programme. De l’ouverture à la fin des 9 pistes (seulement), la surprise rejoint la douceur. Les rythmes entraînants ouvrent le chemin aux morceaux beaucoup plus tendres. Seventeen Evergreen semble se balader sur une terre où même si la vie les excède, ils en font fi d’un revers positif et encourageant. Le super entraînant « Music Is The Wine », tube potentiel, ouvre les festivités. Le groupe a pourtant préféré le -moins bien négociable- « Haven’s Been Yourself » comme morceau promo. Il s’agit là d’un étonnant choix stratégique ; mais finalement parfaitement en accord avec l’esprit de l’album. Le rythme baladeur, le duo de Sacramento s’accorde de temps en temps une halte –peut-être trop souvent– sur de grandes étendues où l’invitation à se coucher, respirer et écouter le monde qui bouge y est irrésistible. La couche primaire electro ne vient pas perturber la fabrication méthodique de ce premier opus signé chez Lucky Number (Keith, Sébastien Tellier). Les instruments ont la patience et la sagesse de s’accorder sans faille aux boîtes digitales ; même si l’album pèche un peu par excès de douceur et que les morceaux les plus soutenus (« Music Is The Wine », « Sufferbus ») ont beaucoup plus de charisme. Il n’en reste pas moins que cet album est une bonne petite galette, prête à être découpée et distribuée un soir entre amis. Le dessert idéal pour la saison, couché dans l’herbe, un brin d’épi de blé en bouche, tout en scrutant le ciel, à l’affût d’une hypothétique apparition d’étoiles filantes voire même d’ovnis.

 



Saturnia

Muzak

Écrit par

Ayant tenté plusieurs formes d'association depuis 96, le Portugais Luis Simões a finalement opté pour le travail en solitaire. Même si cet opus compte quelques invités, Luis a tout composé, écrit et chanté, et joue quasi tous les instruments… sans démériter. Et le résultat prouve qu'il n'a pas eu tort. « Muzak » est un album fort intéressant. On est tenté d'énumérer ses disques favoris pour définir son style. Mais cette pratique s'avérerait par trop réductrice. Bien évidemment, le Floyd de Nick Barrett est largement présent, de même que le mouvement kraut cher à Ashra Tempel, Klaus Schulze et Tangerine Dream. Il emprunte aussi au space rock d'Hawkwind, mais sous sa facette la plus volatile. Nick Turner joue d'ailleurs de la flûte sur la seconde et excellente plage, « Organza ». Mais la recherche sonore et les rythmiques plus modernes qui jalonnent l'album font également référence à Portishead, alors que quelques ambiances surannées et désuètes rappellent Air. Enfin, la dernière plage glisse lentement sur les eaux du Gange. Et ni Ravi Shankar ni les Finlandais de In the Labyrinth ne la renieraient. Malgré une compo plus faible (« Kite »), ce trip psyché-cosmique et intemporel s’avère très recommandable.