L’impatience d’Emma Peters…

Tout de suite : plus qu’un mantra ou une profession de foi, trois mots qui résonnent comme l’affirmation d’un désir pur. Un appétit qui guide la vie d'Emma Peters chaque jour. Surtout depuis deux ans et la sortie de son premier album, « Dimanche », clin d’œil…

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L’ostréiculture de Quivers…

La formation australienne Quivers sortira son troisième long playing, « Oyster cuts », ce 9 août 2024. Ses deux premier elpees ont été salués par les musicos de R.E.M. ! Faut dire que sa jangle pop rêveuse et délavée par le soleil est parfois susceptible de…

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Dernier concert - festival

Slowdive
Kim Wilde - 11/04/2024

Vendredi Simple

Cahokia

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Lauréat ‘Paris Jeunes Talents 2003’, Vendredi Simple pratique une musique puissante, romantique et espiègle (NDR : c’est la bio qui le dit !) à la croisée des chemins du rock, de la chanson française, de la dance et du punk. Des influences ? Pixies, Renaud, Clash, Lio, Happy Mondays, The Beatles, Arno, Blur, Pavement, Depeche Mode et surtout Noir Désir. La voix éraillée du chanteur accentuant cette impression tout au long des sept morceaux remuants de « Cahokia », leur premier opus autoproduit. Pas mal…



Steve N Rocca

Les chaînes invisibles

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Ce jeune chanteur français nous propose un album métissé. Métissage musical tout d’abord, parce qu’il s’inspire de la world, du R’n´b et du reggae. Métissage de la langue également, car il interprète ses chansons tantôt en français ou en anglais. Malheureusement, ce métissage n’a pas atteint le résultat escompté. Un peu trop brouillon à mon goût, l’opus manque de cohérence et aligne des morceaux tirés en longueur. Il y a bien un superbe solo de piano ; et puis le chanteur marque les compos de son empreinte vocale. Il le sait. Ce n’est pas pour rien qu’il a rejoint une chorale dès l’âge de 10 ans. Une expérience qui lui a permis d’effectuer des tournées à travers toute l’Europe, mais aussi en Thaïlande. Cependant, il use et abuse parfois trop de son organe. Les incursions répétées dans les aigus finissent même rapidement par devenir lassantes, voire irritantes. Certains titres en souffrent, manifestement. Paradoxalement, son timbre passe mieux la rampe lorsqu’il s’exprime dans la langue de Shakespeare, évoquant même parfois celui du Lionel Richie de « All night long ».

Félicitons quand même cet artiste pour ce mélange de couleurs et laissons-lui encore un peu de temps pour se perfectionner.

Fleen

Journey in the moods

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Fleen est un groupe issu du nord de la France. Ses quatre membres comptent déjà à leur actif deux albums et deux eps quatre titres. La formation nous propose aujourd´hui un nouvel opus : « Journey in the moods ». Consommant de l´électro aux accents lounge ou rock, ce disque nous rappelle les meilleurs moments de la new-wave issue des années 80. La musique de Fleen évoque également des groupes tels qu´Archive ou Portishead, que Fleen compte d´ailleurs parmi ses influences. L´ambiance de « Journey in the moods » est relaxante et mystique à la fois. Le cd s’ouvre par un morceau instrumental avant d’embrayer par neuf titres chantés tantôt en anglais, tantôt en français par Sandrine Bultez, dont le timbre est proche de celui de Mylène Farmer. Si l´ensemble est généralement plaisant et novateur, on regrettera parfois le caractère peu mélodieux de la voix lorsqu´elle monte dans les aigus. Mention spéciale à « Eternel », chanson la plus réussie de l´album, qui clôture à merveille celui-ci.

Rom

Carnet de route

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Ce groupe belge cumule les distinctions. Parmi les plus prestigieuses, il a décroché un premier lauréat et le prix du public, lors de l’édition 2005 du concours « Belle à chanter » organisé à Mons, et le deuxième lauréat des Francofolies de Spa en 2004. Il a, en outre, assuré les premières parties des Ogres de Barback et de Vincent Venet. Pourtant, à l’origine, Rom n’était qu’un projet solo imaginé par Rom Renard. Objectif : créer une bande-son visionnaire destinée à illustrer un voyage entre Bruxelles et le Maroc. Et ce qui n’était au départ qu’un dessein personnel, s’est transformé en concept collectif, puisque le line up implique aujourd’hui 6 musiciens.

Mais quel beau périple nous propose Rom tout au long de son « Carnet de route » ! Il nous entraîne en Europe Centrale, en Afrique et même au bout du monde, sur une musique folk aux accents jazzy et orientaux. Riche en instruments divers (guitare, contrebasse, cornet, violon, clavier, etc.) cette solution sonore est épicée par la voix du chanteur, dont le timbre mais aussi les inflexions sont assez proches de ceux de Bertrand Cantat, leader charismatique de Noir Désir. Au fil du disque (NDR cinq fragments dont deux immortalisés en live), on découvre leurs récits, leurs histoires vécues ou fictives…

Déjà très intéressante sur Cd, on imagine l’envoûtement que leur musique doit exercer sur scène… A voir donc. Et en attendant, à écouter !

Lydie Claire

Lydie Claire (single)

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Musicalement agréable, les deux titres de Lydie Claire font légèrement penser à du Linda Lemay sans accent et sans le côté grandiloquent. "Caisse à Savon" et "N'importe Quoi" passent comme une lettre à la poste. Reste maintenant à entendre si la pop acoustique de la jeune femme tient la route sur l'entièreté d'un album...

Lionel Solveigh

Six Songs For A Sunday Afternoon

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Echappé d’Austin Lace, Lionel Solveigh s’offre six chansons pour un dimanche après-midi réussi. Pluvieux de préférence, le repos dominical s’écoulera dans une atmosphère soyeuse et paisible, esquissée de mélopées bricolées. Esseulé, Lionel Solveigh livre ses plus tendres confessions. Jamais très loin d’Alfie, M. Ward et autres Kings Of Convenience, le chanteur multi-intrusmentiste bruxellois pose les jalons d’un avenir radieux.



Machun

Machun

Écrit par

Besoin de bonne humeur? Alors, écoutez ce cd 9 titres de Machun. Cet adepte du ‘toutouseul’, (comprenez qu´il endosse à la fois les rôles d´auteur, compositeur, interprète, guitariste et percussionniste ; et non pas qu´il est un chien sans maître) propose une pop française aux rythmes festifs et euphorisants. La guitare et la grosse caisse sont les instruments ‘clef’ de son oeuvre. Son vocabulaire riche donne naissance à des textes originaux, abordant des sujets aussi divers que la rupture, la perte d´emploi, la société, voire même la voiture! Les premiers titres vous plongent dans un univers reggae-rock. Même si celui-ci évoque surtout la musique de Tryo ou de Manu Chao, les riffs de guitares rappellent également certains morceaux de M. Des airs de flamenco chatouillent ensuite nos oreilles ("Mon boulot") pour céder enfin la place à des mélodies plus funky-rock, à la Sinclar.

Ca swingue, c´est drôle, c´est réussi!



Yannick Bernard

Rebelle

Écrit par

C’est quelqu’un, ce Yannick Bernard ! Après la dissolution de plusieurs de ses groupes (Antigel, No Man’s Land, Lisa Complot, Kolo), il se lance seul dans l’élaboration de « Rebelle ». ‘J’ai le rock’n’roll qui me ronge les doigts’ (« Rock story »). Oui… Reste un petit souci : Yannick Bernard, c’est un peu comme un Johnny sans le rock, un Lavilliers sans la carrure, un Brassens sans la plume (mais la moustache !) ou encore un Fonck sans l’humour. A l’auditeur d’en avoir une sacrée dose pour se farcir les quelque 45 minutes de « Rebelle ». « Toujours debout, toujours rebelle », le titre de son album est, en fin de compte, bien choisi.



Yohm

Sur le fil de la gouttière

Écrit par

De son passé au sein d’un groupe pop rock anglais, Yohm garde le sens de la mélodie. Vient alors l’électrodrum, et enfin le jazz manouche dont il tire l’art du rythme. Fort de ces expériences, il revient aux sources : la chanson française et… ses textes. Crooner parfois (« Latine Lover »), charmeur souvent (« Toi et Moi »), toujours conteur (« James »), Yohm dépeint la vie, celle des comptoirs de bars où ‘on refait le monde à coups d’espoir’ (« Rue de la Crèche »). Suivant la voie de Saule, quelquefois la voix de M, jouant la chaleur des plages ensoleillées de Lafontaine (« Bungalow »), Yohm propose un répertoire dynamique, tant ludique qu’authentique. Accompagné de Martin Michiels (pour un duo de guitares), on l’imagine écumant les cafés, égayant les piliers de bars. Chauffe, Yohm, chauffe !



Alasèv

Les envoûtées

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Dés les premières notes de cet Ep, on perçoit l’intensité libérée par la musique du duo charismatique Alasèv. Un rock français d´excellente facture, dans la lignée de Noir Désir. Les notes latines de « L´envoûtée » nous plongent dans une ambiance chaude et sensuelle. La température continue à monter sur les titres suivants, à un tel point que l´atmosphère en devient désertique. Nous sommes ensuite transportés dans l´Ouest américain, sur un air de banjo. C´est en parvenant à trouver le parfait équilibre entre rock épuré et sonorités traditionnelles que réside le secret de la réussite des six morceaux de cet Ep. Un équilibre préservé par la richesse du timbre vocal de Mickaël Caron. Le disque s’achève trop tôt, par un très festif « Cabaret ». On en redemande…