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L’interaction de Ride…

Le septième elpee studio de Ride, « Interplay », sortira le 29 janvier 2024. Ce nouvel album est le troisième du quatuor d'Oxford depuis sa reformation en 2014. Ces pionniers du shoegaze, quelquefois proche du noise rock des années 90, sont davantage ensemble…

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The Sisters of Mercy - 30...

Paul Wood

All the best

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Paul Wood est retourné vivre chez lui, à Oakland. Dans la baie de San Francisco. Il s’était fixé une petite dizaine d’années à Memphis ; une période au cours de laquelle il avait enregistré trois albums : « Bridgeburner » en 1997, « Blues is my business » en 99, et enfin « Pirate radio » en 2003. Et son tout premier elpee, « Throwin’ down », remonte à 1994. En 2006, il a décidé de compiler ces trois disques sur un recueil modestement baptisé « Al the best »…

Cette collection s’ouvre par le royal « Everything dies but the blues », un fragment issu de « Blues is my business ». Introduit par un bottleneck acoustique, ce titre vire rapidement au blues rock royal. Enregistrées en re-recording, les guitares exécutent des envolées de très haut niveau. Manifestement, ce musicien possède des planches. Faut dire qu’il compte, il est vrai, plus de trente années d’expérience. Tant en studio que sur les routes. Les paroles sont signées par son père Paul Tulley, un poète de la beat generation. Memphis blues, le délicieux « Cryin’ won’t help ya » fait la part belle aux cuivres et à l’orgue. Blues lent typique, « Don’t call me » libère un maximum de feeling. Les cordes s’envolent à nouveau face aux claviers et aux cuivres. Blues rock très mélodique, « Another day » est fort bien construit. La guitare est sauvage, torturée, mais le dérapage contrôlé, parfaitement maîtrisé même. Issu du même elpee, « The mojo man » épouse une forme acoustique. Une plage autobiographique, au cours de laquelle il se rappelle avoir joué de la slide pour le Muddy Waters Band, en compagnie de Pinetop Perkins au piano, et devant son patron, John Lee Hooker, le jour des 54 ans du grand Muddy. Le timbre vocal est puissant et parfait. La guitare et l’harmonica bien présents. Remarquable ! De « Bridgeburner », le premier album de la trilogie, ne figurent que deux extraits. Tout d’abord le titre maître. Une plage très rock. Ensuite un autre morceau autobiographique : « Oakland to Memphis » ; une chanson relatant son parcours opéré entre les deux cités qui ont marqué son existence. Il chante en pétrissant, en martyrisant même son bottleneck. C’est du vécu ! Cinq plages de « Pirate radio » ont été retenues, dont le superbe « Blue world ». Aujourd’hui, Paul se produit régulièrement chez lui, soutenu par sa section rythmique : le bassiste Steve Soots, le drummer Mark Showalter et le claviériste Fred Nicholson. Si vous souhaitez mieux connaître Mr Paul Wood, je vous conseille vivement cet « All the best », une œuvre qui a vraiment tout pour plaire. Et n’hésitez pas à vous adresser directement à l’artiste, c’est un personnage tout à fait charmant !

Riké

Vivons !

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Les oreilles aiguisées ne mettront pas plus de quatre secondes pour reconnaître la voix de ce jeune homme enjoué qui, il y a quelques années, nous souhaitait tout le bonheur du monde au sein de Sinsemilia. Après un premier album en solitaire déjà égaré dans nos mémoires, le dénommé Riké profite d’une nouvelle sieste de la formation reggae pour nous rouvrir les portes de son univers à lui, forcément plus intime et moins enflammé qu'en compagnie de ses amis, mais délicieusement attachant. Le nom de baptême de la rondelle annonce la couleur : notre sympathique gaillard refuse les thèmes obscurs ou les discours de fin du monde, préférant nous convaincre que la vie est un grand terrain de jeu où tout être humain se doit de se délecter. Incorruptible prêcheur de la bonne humeur, il nous suggère avant tout de faire comme lui et de ne pas trahir nos idéaux, dans un « Oublie-moi » à l’accent rock dont la guitare sert de flambeau. Plus tard, les rythmes s’adoucissent mais continuent de titiller nos principes établis en les obligeant à se renverser de plus belle. « Je chante », « Tranquille » ou « Ma vie au soleil » sont autant de comptines enthousiastes, passionnées et élégantes, n’affichant d’autre ambition que de ressusciter nos cœurs d’enfant. C’est d’ailleurs aux papas qu’il s’adresse sur le tendre « Un père », cicatrice universelle sur ces hommes qui ‘font des enfants mais ne seront jamais pères’, au cours duquel Riké évoque l’absence paternelle sans sévérité ni outrance. Simple, juste, désinvolte et naïve, cette voix légèrement rauque n’est peut-être finalement que la nôtre, puisqu’elle nous rappelle nonchalamment une fois les 40 petites minutes écoulées…   

 

 

 

 



aMute

The Seahorse Limbo

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Dès l’ouverture de l’album « The Sea Horse Limbo », la tranquillité du son propose une invitation au bien-être, les cordes de guitares vibrent sur un appel lointain, comme propulsées au devant d’un écho. Le désir de s’installer confortablement apparaît opportun, tout comme l’envie de se balader vers le voyage proposé. C’est dans un mélange savoureux de douceur acoustique et d’acier que l’on s’immerge, tel un espace électro-aérien. Le Belge Jérôme Deuson (aka aMute) exprime tout son art en ces lieux, soulevé de temps à autre par des voix féminines mélodieuses. Affranchi d’une série incroyable de prestations ‘live’, accordées un peu partout à travers le monde, il est le guide qui pousse de vieilles portes grinçantes vers des jardins verdoyants. Etape par étape, l’infiniment doux frôle le froid calculé, les instruments se perdent volontairement dans les bois d’arbres métalliques, chahut malicieusement tracé par un chemin long de 50 minutes. Le label Intr-Version Records (Avia Gardner, Vitaminsforyou, Désormais …) enrichit ici sa collection d’une pièce maîtresse : le second et excellent album de notre compatriote.

Only Crime

Virulence

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Back of the dream team ! Anciens parrains de notre adolescence punk/hardcore, les membres de cette équipe de vieux briscards se réunissent, pour la deuxième fois, sous le pseudo peu fraternel d’Only Crime. Après avoir commis un premier opus intitulé « To The Nines », l’équipe de gros bras nous propose « Virulence », un disque enregistré sur le label Fat Wreck Chords. Pour rappel, Hagfish, Gwar, Black Flag et Good Riddance (pour ne citer qu’eux) incarnent la genèse de cette tribu, responsable depuis les années 80 d’un flux de cris et de flots de sueur. Comme tout bon album de ce genre, le riff engagé de la basse pose la première brique de l’édifice ; suivi de près par des muscles cognant fûts et cordes. Ca sonne comme au bon vieux temps, sauf qu’à cette époque notre foi juvénile semblait moins exigeante. Le mur prend des hauteurs qu’une guitare bien tranchante aurait dû casser afin de nous livrer la sensation de liberté tant attendue. Il n’en est rien, les maçons triment sans qualité transcendante en construisant un rempart froid et inaccessible. Hurlements et grattages quasi psychotiques forment cette chimère musicale de 28 minutes, mal finie et vite fatigante. Le style frôlant parfois le rock californien abreuvera avec plaisir les oreilles des nouveaux ados, confirmant au passage bien fièrement l’adage : ‘Avant c’était mieux !’ On vous jure pourtant qu’avant ces musiciens-là, c’était de la bombe ! Quoi … ? Vieux con ?



Sleazy Days

Evolution Ep

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Dès les premières notes d´« Evolution », on ne peut s´empêcher de penser au « Gimme gimme gimme » d’Abba, récemment samplé par Madonna sur le titre « Hung up ». Mais la musique de Sleazy days se révèle par la suite beaucoup moins disco, même si elle demeure aussi dansante. Les membres du trio français la définissent eux-mêmes comme un projet hybride. Il est vrai que les six titres de cet Ep empruntent aussi bien à l´électro qu´au rock. Pas étonnant lorsqu´on sait que le groupe avoue avoir été bercé par des artistes tels que Depeche Mode, The Chemical Brothers, Fischerspooner, Nirvana ou encore Korn, dont un des titres a d´ailleurs récemment été remixé par Sleazy Days. Le combo a puisé dans ces multiples influences pour se construire un style original et efficace. Que les morceaux soient plus pops (« A job »), plus rock (« Walk to Freedom »), ou plus électro (« A job Part 2 »), ils sont tous d´excellente facture. La formation semble connaître la subtile recette qui donne naissance à la chanson réussie. La voix de Steve C., évoquant celle de Fred Durst (chanteur et leader de Limp Bizkit) semble en être un ingrédient majeur. Les rythmes new-wave et les refrains accrocheurs également. La musique de Sleazy Days pourrait bien devenir rapidement indispensable aux soirées branchées. Notons que leur deuxième album devait sortir très prochainement. Nous l´attendons, en tout cas, avec impatience...

 

 

 



Cornflakes Heroes

Off with your heads

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Originaires de Caen, les Cornflakes Heroes proposent un premier album destiné à réchauffer les oreilles, les pieds et les mains ; une œuvre à l’efficacité aussi énervante que redoutable. Pourquoi énervante ? Parce qu’on a l’impression que cet indie rock sautillant a été conçu avec une désinvolture enfantine dans l’unique but de plaire à tout le monde. Pourquoi redoutable ? Parce qu’il n’y a rien de plus difficile que de plaire à tout le monde en laissant extérioriser ses pulsions enfantines et, surtout, de réussir son pari. Inutile de chercher midi à quatorze heures : la séduction est instantanée. Frais, élancé et discrètement déjanté, l’album ne contient pas la moindre faille rythmique et, le temps de douze titres, nous emmène aussi bien au pays des Velvet que sur la terre des Pavement, voire dans les plaines ondulées des Clap Your Hands Say Yeah pour son côté pop-folk lunatique. Déversant nonchalamment leur enthousiasme dans chaque accord et chaque refrain, les deux amis d’enfance qui nous font déguster ces cornflakes ont parfaitement saisi l’importance de ne pas rajouter trop de lait pour ne pas faire déborder le bol. On s’amuse, on se détend, on s’étonne… On apprécie la clarté, la vivacité et la rigueur de cette mixture qui ne se ramollit jamais.

Aaron Stout

Queens live in caskets

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Comment classer l´oeuvre de ce jeune songwriter débarquant d´outre-Atlantique ? Pour vous donner une vague idée, on pourrait parler de ‘folk-country-psychédélique’. Pourtant, les artistes ont toujours haï les étiquettes, surtout lorsqu´elles veulent tout et ne rien dire ! Encore pourrait-on simplement utiliser le terme ‘lo-fi’ pour cet album paru depuis 2004, mais seulement distribué chez nous aujourd’hui. Un travail réalisé pratiquement seul par Aaron Stout, ‘entre ma chambre et ma cave’, comme il le dit lui-même. C´est Stout en personne qui se réserve tous les instruments, si l´on excepte les quelques notes de slide guitar apportées par Matt Frick.

« The Coronation » ouvre le bal par une frappe de batterie lourde comme du plomb et un theremin strident. Le theremin, c´est cet instrument aux sifflements étranges qui a connu son heure de gloire grâce aux « Pet Sounds » des Beach Boys et au « Whole Lotta Love » de Led Zep. Un outil de savant fou dont Stout use voire abuse, mêlant ballades acoustiques et sonorités zarbis, de l´extrêmement lo-fi « Space Station » à ce « Fountain Of Youth » chuchoté, sans oublier ce final totalement à contre-pied qu´est l´électro « Story Of My Life ». Si ce cocktail est quelque peu déroutant, on ne peut qu´être subjugué par la voix torturée et dépressive de Stout. C’est d’ailleurs elle qui domine réellement cet album et laisse entrevoir un futur intéressant pour cet artiste atypique.



Phillip Walker

Going back home

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Ce "Going back home" constitue sans aucun doute le meilleur album de blues paru en ce début 2007. Phillip Walker est aujourd’hui un vétéran. Il fêtera, en effet, bientôt ses 70 ans. Né à Welsh en Louisiane, il a passé sa jeunesse à Port Arthur, au Texas. Il a accompli ses premières sessions en compagnie de Roscoe Gordon et de Clifton Chenier. Depuis 1959, il vit à Los Angeles où il a acquis une réputation internationale et enregistré un bon nombre d'albums. L'idée maîtresse de ce "Going back home" impliquait un retour de l’artiste à ses sources. A la musique de la Louisiane et du Texas qui l'ont tant inspiré. Randy Chortkoff a mis tous les meilleurs musiciens de son écurie Delta Groove à sa disposition : les Hollywood Blue Flames, le drummer Richard Innes, le pianiste Fred Kaplan ainsi que l’harmoniciste Al Blake ; mais également les excellents Jeff Turmes et Rusty Zinn, respectivement bassiste et guitariste.

Phillip ouvre l’opus par le "Lying woman" de Percy Mayfield. Un démarrage dans le plus pur funk, digne d’un big band. Rusty se charge de la rythmique tandis que David Woodford et Turmes se réservent les saxophones. Phillip chante d'une voix émouvante mais décontractée. Il prend son envol, en économisant les notes qu’il arrache littéralement au couteau de ses cordes. Pour attaquer le "Mama bring your clothes back home" de Lowell Fulsom, il passe alors au plus pur style west coast. Une adaptation très sophistiquée, très swing, au cours de laquelle sa guitare, plongée dans une ambiance cabaret parfaitement restituée, se révèle absolument délicieuse. Les musiciens se procurent leur ticket de chemin de fer et s’embarquent vers le Sud. Le rythme est saignant tout au long de "Mean mean woman". Fred Kaplan se démène au piano tandis que la guitare largement amplifiée de Zinn  prend le large. La voix de Walker est absolument superbe. Il la module, la force, lui fait vivre son texte. Elle se révèle même audacieuse et irrésistible tout au long du "Blackjack" de Ray Charles. Il chante alors sur un tempo très lent, dialogue avec sa guitare, la fait hurler, agoniser, éclater. Du grand art! Randy Chortkoff a signé trois chansons pour Phillip. Notamment "Honey stew". Un boogie blues vivifiant. Zinn s’y déchaîne pendant que Rob Rio assure aux ivoires. "Lay you down", également. Un R&B bien cuivré destiné à servir de théâtre aux joutes en relief opérées entre les deux gratteurs sortis de leur réserve. Une émotion pure nous envahit, lorsqu’il fait revivre Sam "Lightnin' Hopkins sur "Don't think 'cause you're pretty". La version est poignante, saisissante. L'harmonica d'Al Blake y apporte une pointe de tristesse évidente. Un très grand moment ! Nous nous attardons dans le sud profond pour le "Leave my money alone" de Lonesome Sundown. Une plage subtilement rythmée, imprégnée par ce son Excello rencontré à Baton Rouge. Jeff Turmes trace une ligne de basse imparable. Cette situation a le don d'exciter Mr Walker qui se déchaîne sur ses cordes. Retour à la douceur pour la cover de "Bad blood". Rob Rio y cajole son piano. On s’imagine pénétrer dans l'ambiance enfumée d'un joint de New Orleans. Champion Jack Dupree est le créateur de ce titre menaçant. C'est quand il joue le blues lent que Phillip vit le plus sa musique. Il la sent, la ressent, la respire à travers tous les pores de sa peau. Ses cordes et lui ne font plus qu'un. Alors il peut hurler le blues qui le hante. Et le merveilleux "If you see my baby", un morceau à nouveau signé Lonesome Sundown, en est la plus belle illustration. Flanqué d’Al Blake, il chante son "Sweet home New Orleans". Encore un blues paresseux embourbé dans les marais de la Louisiane... Cet album de grande classe s’achève par un hommage à Frankie Lee Sims, un long et  majestueux boogie intitulé "Walking with Frankie"...

 

Little Man Tate

About what you know

Écrit par

« About What You Know ». En voilà un titre judicieux. ‘Destiné à de grandes choses’ selon  l’inévitable hype-maker hebdomadaire, NME, Little Man Tate ne propose, comme le titre de leur premier essai l’indique, rien d’autre que ce que l’on connaît déjà. Surfant sur la vague Libertines / Arctic Monkeys, le combo de Yorkshire résume à merveille la sensation que l’on éprouve en écoutant l’œuvre sur la plage d’ouverture, adéquatement intitulée « Man I Hate Your Band ». Lorsqu’il ne s’adonne pas à un rock sans relief reproduisant toutes les erreurs de débutants possible et imaginables (les bateaux « European Lover », « Down On Marie », « Court Report »), le quartet british sabote ses propres cartons potentiels par la lourdeur de ses textes (« This Must Be Love », « 3 Day Rule »). Irritant, inutile et aussi lourdingue que le film duquel le combo tire son nom...

Four Tet

Remixes

Après Fridge (bientôt le comeback), ses albums solo, ses compilations d’influences et de goût(s) (LateNightTales, DJ Kicks, tous deux fameux) et son ‘featuring’ Steve Reid, Kieran Hebden rappelle à notre bon souvenir qu’il est aussi, forcément dirait-on, un sacré bon remixeur. Normal pour un type de cette éclectisme trempé, à l’ouverture d’esprit simplement exemplaire : monsieur aime la musique ? Nous aussi, et c’est pour ça qu’on l’aime et qu’on guette chacune de ses sorties. Scindée en deux (« remixes » et « remixed »), cette double compile donne un bel aperçu de ce que le garçon est capable, à savoir s’approprier la musique des autres sans la rendre vulgaire. Sous son scalpel digital s’ébaudissent stars planétaires (Radiohead, Aphex Twin, Bloc Party), les visionnaires Madvillain (bref Madlib et MF Doom) et même la gentille Sia – avis aux amateurs de Six Feet Under, la fin. C’est là qu’on repense au slogan de la série (« Tout a une fin ») et que d’un coup notre pression sanguine s’affole et nous oblige à éteindre cet ordi, pour une bonne nuit de sommeil. Ah oui, sinon Four Tet est remixé par Jay Dee, Manitoba, Battles ou encore Boom Bip. « Tout a une fin ». Sniff. Ca ne pouvait pas mieux tomber.