Ce n’est pas la fin pour Caesaria…

Thomas, Louis et Théo ont tissé leurs liens dès l'enfance, autant sur la pelouse du club de foot qu’autour du son. C’est la scène qui devient leur terrain de jeu favori, et ça se voit : leurs ‘live’ électrisent les corps et marquent les cerveaux au fer rouge.…

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Zara Larsson 25-02-2024

Kid Congo Powers

Solo cholo

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Le palmarès de Kid Congo Powers (Brian Tristan pour l´état civil) a de quoi laisser rêveur : The Cramps, Nick Cave & The Bad Seeds, The Gun Club… Spécialiste de la fusion entre punk et ‘roots music’ (psychobilly et autres dérivés), il nous livre son nouvel effort solo un an à peine après « Philosophy And Underwear » (ça ne s´invente pas !), enregistré en compagnie de Pink Monkey Birds.

Impossible de coller une étiquette sur ce « Solo Cholo » : punk, rhythm & blues, garage, electro… Un joyeux télescopage d´influences bigarrées aux changements de styles radicaux illustrés par le technoïde « La Historia De Un Amour », l´éthéré « The Last Word » et sa voix féminine en contrepoint, le très punk lo-fi « Parts Unknown », sans oublier le final fleuve « Plunder The Tombs » : huit minutes parcourues de vocaux entêtants et de guitares gémissantes. Le tout en compagnie d´invités de marque tels que Lydia Lunch, le supergroupe garage Knoxville Girls ou encore le spécialiste allemand de l´électro, Khan.

Un album inclassable, constamment sur le fil du rasoir, entre groove et sonorités barrées, dominé par la voix profonde et chaude de l´artiste qui a privilégié le songwriting à la démonstration.



Bracken

We know about the need

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Derrière Bracken se dévoile l’ombre de Chris Adams, tête pensante de Hood. A quelques voies lactées de sa formation, l’artiste s’offre un voyage dans l’espace. La tête dans les étoiles, il pénètre les strates de l’electronica de sa voix éthérée et forge des mélodies flottantes, entêtantes. En guise de préambule, le sublime « Heathens » indique la marche à suivre. En apesanteur, un casque sur la tête, une bonbonne d’oxygène sur le dos, on s’éloigne de la planète bleue. Entre Boards of Canada et Hood, il y aura désormais une place pour Bracken. Premier pas (sur la lune) de cet effort solitaire, « We know about the need » affirme l’aisance mélodique de son auteur et place son projet au cœur de la fourmilière Anticon (Alias, Dosh, Why ?, etc.). La complexité des arrangements se couple ici à une construction méthodique des harmonies (écouter « Four Thousand Style » de toute urgence) pour délivrer un trip cosmique de toute beauté. On peine à garder les pieds sur terre. Cet album s’écoute en total abandon, loin des frustrations quotidiennes et des afflictions humaines. C’est un petit miracle en somme. Qu’il conviendra de savourer à sa juste valeur.



I’m From Barcelona

Let me introduce my friends

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I’m From Barcelona ! Enchanté. On y revient toujours... Pas à Barcelone. Mais à cette drôle de mode consistant à se satisfaire de patronymes géographiques à délocalisation musicale. Tout comme les Australiens d’Architecture In Helsinki ou les Allemands d’Urlaub In Polen, les drôles de Suédois d’Im from Barcelona usurpent une nationalité fantasmée. Originaire de la petite ville de Jönköping, Emanuel Lundgren laisse traîner ses idées et sa rousse moustache chez quelques potes. Puis d’autres et d’autres encore. Aujourd’hui, le chanteur peut fait valoir une équipée de 28 musiciens. Voilà donc débarqué « Let Me Introduce My Friends », premier album de ce nouvel orchestre abracadabrant : 29 fanfarons. Affolés, les Polyphonic Spree auraient ordonné une commande massive de toges étoilées, histoire de ne pas se faire cramer par cette horde d’hippies suédois.

Au cœur de cette fanfare, c’est la grande foire : guitares, clarinettes, banjos, trompettes, kazoos, saxophones, glockenspiel, accordéons, flûtes et autres ukulélés s’enflamment sur une pop naïve, gentiment léchée. Moins exubérants et théâtraux que les Texans de The Polyphonic Spree, les musiciens d’I’m from Barcelona se veulent plus champêtres dans leur entreprise d’orphéon.

Mais c’est sur disque que le côté grandiloquent et boursouflé des ‘togés’ polyphoniques fait effroyablement défaut à I’m from Barcelona. Que les choses soient claires : on ne demande pas aux Suédois de bénir le soleil en chantant pieds nus pour célébrer les bonheurs de la terre. Simplement, nous attendions un peu plus de folie de la part d’une bande de 29 zigotos obsédés par les mythes catalans. Sur « Let Me Introduce My Friends », I’m from Barcelona délire comme une bande de scouts découvrant les plaisirs de la chasse aux champignons. Alors oui, on se réjouit de tubes de la trempe de « Barcelona Loves You » ou « We’re from Barcelona » mais on aurait souhaité un peu plus de dissipation dans les rangs d’I’m from Barcelona. Sur ce, allons danser dans le verger !



Lisa Gerrard

Best of

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Remise de la tournée d’adieu de Dead Can Dance, une belle aventure (ou une épreuve ?) qui s’est achevée au cours de l’hiver 2005, Lisa a poursuivi à sa carrière solo en concoctant, fin 2006, le somptueux « The Silver Tree », une œuvre parue sur le label australien Rubber Records.

Ce « Best of » scelle, selon toute vraisemblance, la fin du contrat entre la diva et la maison de disques arty 4 AD. Une vision particulièrement réduite de sa prolifique carrière, en compagnie ou sans son complice Brendan Perry, nous est ici offerte. Quatorze pépites, empreintes d’atmosphères exotiques et lyriques, et toujours marquées par cette forme d’interrogation existentielle si chère à la personne même de Lisa Gerrard, proche du mystique et du religieux. Quatorze merveilles générées par l’organe vocal exceptionnel de l’artiste qui touche les abîmes, flirte avec les éléments, frôle le firmament… De l’émouvant « Sanvean », extrait de l’unique live de Dead Can Dance, au plus hollywoodien « Elysium », fragment de la B.O. du film Gladiator, l’émotion et l’invitation au recueillement sont palpables à chaque instant. « Swans », tiré du chef d’œuvre « The Mirror Pool » invite à redécouvrir cet opus indispensable ! Une compilation évoquant des noms inscrits en lettre d’or dans la carrière de Lisa : Hans Zimmer, Peter Bourke , et bien entendu le célèbre compositeur irlandais Patrick Cassidy. Le magnifique « Persephone » rappelle que Dead Can Dance a traversé une période particulièrement sombre, gothique, tandis que le très oriental « Indus » souligne l’intérêt porté par Lisa à la musique orientale. Une excellente entrée en matière pour les néophytes, mais une plaque totalement dispensable pour les fans qui se délecteront plutôt des nouveaux joyaux réunis sur « Silver Tree », un tournant décisif dans la démarche artistique de l’ensorcelante vocaliste. Plus qu’un mythe !



Nerak Roth Patterson

Brown angel

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Enregistré à Yellow Springs, dans l'Ohio, "Brown angel" constitue le dernier album de Patterson. Sa section rythmique est identique : Dale Hughes à la batterie et Eddie Brookshire à la basse ; mais un nouveau claviériste répondant au nom de Chief ‘Johnny’ Lonesome a rejoint le line up. En outre, le son est de bien meilleure qualité que sur le précédent opus.

Le titre maître ouvre la plaque. La voix chaude et puissante de Nerak occupe bien l'espace. La guitare est assez agressive. Le Chief Lonesome siège derrière le piano. L’éclectisme est bien au rendez-vous. "One night stand" campe un blues acoustique. Nerak est seul et gratte son Alvarez Acoustic tout au long de l’instrumental "Walkin' alone", une superbe pièce de guitare classique. Il s'autorise une sortie particulièrement rock, très rythmique, sur le reggae "Lovin' each other". Nous ne sommes alors plus très loin du style de Carlos Santana. "Hotsauce-N-blues" est le titre d’un de ses premiers albums. C’est également celui choisi pour ce blues à ras de terre. Plus de 8' réservées à la formule trio, c'est-à-dire : guitare, piano et harmonica. L'ami Guy Davis est préposé à l’instrument chromatique. Il souffle, fait gémir son instrument et parvient à lui extraire un véritable cri d'effroi! "Raisin' hell" démarre sur un mode funky. La section rythmique est bien mise en avant. L'orgue participe au rythme. Patterson se réserve un envol sur les cordes parfaitement contrôlé. Pourtant, les cordes sont nerveuses, perçantes. Elles pénètrent au plus profond de nos tuyaux acoustiques pour ne plus en ressortir. Ce solo semble interminable, mais paradoxalement ne suscite jamais l'ennui… Nerak Roth replonge dans le blues solennel, en revenant au slow blues de son elpee précédent ; c’est à dire "Bluesdriver", mais enregistré sous une version live. Il a longtemps parcouru les routes au volant de son camion. Il nous restitue ses périples à coups de frissons. Pour la circonstance, le blues le hante. Le ton est cependant plus cabaret, fin de soirée. Ce blues, dépouillé à l'extrême, illustre la sensibilité d’un musicien possédé par sa musique. De très haut niveau, son blues devrait séduire le public européen. D’ailleurs, une tournée de Nerak Roth Patterson est prévue chez nous pour les mois de février et mars. Et puis en mai, flanqué de Guy Davis. "She don't need anybody" adopte un tempo inspiré par Howlin' Wolf. Les musiciens sont au service du rythme. Nerak respire la forme. Talonné par les ivoires insatiables du Chief Lonesome, il chante vigoureusement, tout en décochant encore quelques flèches de ses cordes. Cet elpee d’excellente facture s’achève par un véritable brûlot : "Brown angel blues". Un morceau dont il tire les délires sonores et les effets de saturation de la belle Gibson ES 345, avec les gloussements empruntés au maître du picking, Collins. Un régal!

 

 

Yes Boss

Look Busy

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Leeds, février 2007, nouvelle sensation urbaine au rapport : Yes Boss, deux lads convaincus que Mike Skinner demeure le rédempteur absolu de la cause hip-hop. Les idéaux de Noah Brown (la voix de Yess Boss) et Gavin Lawson (producteur et chef d’orchestre des beats corrosifs du duo) semblent également touchés par les paraphrases mitraillées de Dizzee Rascal. Le hip-hop de Yes Boss sent le fish and chips, les oignons, le bacon et les frites au vinaigre. Typiquement british.

Sur « Look Busy », premier album de cette paire rappeuse, le flow repose sur des samples de cordes étoffées, sur des beats rondouillards, rebondissant sur nos tympans telle une balle magique balancée maladroitement par Lucien, le petit cousin. Ça ricoche à droite, jaillit sur la gauche, repart au cœur de l’action pour nous en boucher un coin ! Britannique sur le fond (prêter une oreille attentive à « Indie Kids » et ses commentaires amers sur Franz Ferdinand) et dans la forme, le rap de Yes Boss se pose aux avant-postes, attendant sagement le moment pour sortir de sa réserve. A la moindre occasion, on dégaine le flow et on décharge sa verve : chef, oui chef !

 

 

 

Odetta

The best of MC Records

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Odetta Gordon est née en 1930. Le dernier jour de l'an. A Birmingham, en Alabama. Dès son plus jeune âge, sa carrière semble toute tracée : elle deviendra chanteuse d'opéra classique. Mais un séjour en Californie lui donne le goût à la musique populaire traditionnelle américaine. Elle s'installe alors à New York où elle séduit la communauté folk de Greenwich Village. En particulier un certain Pete Seeger ; et, déjà… Bob Dylan! La discographie d’Odetta est impressionnante, puisqu’elle compte la bagatelle de 27 albums à son actif. Cette collection réunit des extraits puisés au sein des trois œuvres réservés au label MC…

Un opus qui s’ouvre judicieusement par "Blues everywhere I go" ; manifestement le principe d'existence de notre chanteuse. Sa voix est naturellement (sur)puissante et son timbre très grave. Le tempo bien rythmé. Elle est entourée d’une solide équipe de collaborateurs, dont le guitariste Jimmy Vivino qui tire bien son épingle du jeu. La reprise du "Goodbye Irene" de Leadbelly nous entraîne à la Nouvelle Orléans, un morceau dynamisé par ses rythmes syncopés ainsi que le piano sautillant et omniprésent de Seth Farber. Odetta prend toute sa dimension lorsqu’elle interprète son répertoire. Et elle le vit. Cette passion se ressent au plus profond de sa voix prodigieuse qu'elle utilise comme un instrument. Et pour l’écouter, je vous invite à fermer les yeux. Comme sur la cover du célèbre "Please send me someone to love" de Percy Mayfield, une version parcourue par le piano intimiste de Dr John. Cet organe s’est forgé dans les temples. Par l'exercice du chant gospel. Et lorsqu’elle est rejointe par les Holmes Brothers, pour interpréter le traditionnel "This little light of mine", on a l’impression que les voix pénètrent dans un univers magique. Odetta doit beaucoup apprécier Leadbelly, car elle reprend encore quelques autres titres du pionnier. Dont "Bourgeois blues", un blues remarquable caractérisé par de superbes envolées au piano ; mais qui bénéficie surtout du concours de Vivino au dobro et d'un certain Kim Wilson à l'harmonica. Et puis "New Orleans", en réalité une adaptation du célèbre "House of the rising sun". Probablement la version la plus impressionnante et envoûtante commise à ce jour. Soutenu par le piano divin d’Henry Butler, elle est absolument extraordinaire! Pour "Roberta", une complainte empreinte d’une grande sensibilité, Vivino se réserve une sortie remarquée au banjo. Et il se soumet à l’exercice du bottleneck tout au long de "Midnight special". Enfin, pour clore ce chapitre, elle s’attaque à l’"Alabama bound" du célèbre Louisianais. Cette compile nous réserve encore quelques merveilleux moments de blues. Et en particulier lorsqu’elle chante le "Trouble in mind" de Big Bill Broonzy, soutenu par Pinetop Perkins, vétéran mythique, au piano. Ou lorsqu’elle se replonge dans le gospel lors de "What mouth was Jesus born in". Si vous n’avez toujours pas découvert son talent, je vous invite à le rencontrer, tout au long de ce ‘best of’…

 

 

 

Reel Big Fish

Our Live Album is Better Than Your Live Album

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Avec pareil intitulé, le combo ska-punk avait intérêt à assurer. D’autant plus que leurs prestations live, bien que divertissantes, sont loin d’être légendaires. Une chance, « Our Live Album Is Better Than Your Live Album » est une promesse tenue. Marquant les 10 ans de la formation apparue en plein 'boom' de la scène ska-punk californienne, ce recueil célèbre également la fin d’une collaboration tumultueuse entre Reel Big Fish et le label Zomba. Récupérés début 2006 par Rykodisc, les six gaillards fêtent leur liberté enfin retrouvée en offrant à leurs fans de quoi se régaler des heures durant. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne se foutent pas de la gueule du client.

35 explosions de cuivres dispersées sur deux disques et encore 20 autres, documentées sur un DVD bonus. Quand y’en a plus, y’en a encore. Niveau quantité, nickel. Quant à la qualité, hormis les deux ou trois regrettables mais inévitables blagues potaches, tout est au poil. Le son est bien léché et le choix des tracks est judicieux. On y retrouve les hits « Sell Out », « She Has A Girlfriend Now » ou leur version brillamment retravaillée du « Take On Me » de A-Ha ainsi que certains des meilleurs titres du combo et autres reprises (The Cure, Tracy Chapman, Lita Ford). Mention spéciale à « S.R. » décliné de manière amusante en plusieurs genres musicaux. Bref, loin d’être de l’arnaque, « Our Live Album Is Better Than Your Live Album » n’est certainement pas le meilleur live de tous les temps mais un must pour tous les fans de la formation et du genre.

 

 

 

Paul Wood

All the best

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Paul Wood est retourné vivre chez lui, à Oakland. Dans la baie de San Francisco. Il s’était fixé une petite dizaine d’années à Memphis ; une période au cours de laquelle il avait enregistré trois albums : « Bridgeburner » en 1997, « Blues is my business » en 99, et enfin « Pirate radio » en 2003. Et son tout premier elpee, « Throwin’ down », remonte à 1994. En 2006, il a décidé de compiler ces trois disques sur un recueil modestement baptisé « Al the best »…

Cette collection s’ouvre par le royal « Everything dies but the blues », un fragment issu de « Blues is my business ». Introduit par un bottleneck acoustique, ce titre vire rapidement au blues rock royal. Enregistrées en re-recording, les guitares exécutent des envolées de très haut niveau. Manifestement, ce musicien possède des planches. Faut dire qu’il compte, il est vrai, plus de trente années d’expérience. Tant en studio que sur les routes. Les paroles sont signées par son père Paul Tulley, un poète de la beat generation. Memphis blues, le délicieux « Cryin’ won’t help ya » fait la part belle aux cuivres et à l’orgue. Blues lent typique, « Don’t call me » libère un maximum de feeling. Les cordes s’envolent à nouveau face aux claviers et aux cuivres. Blues rock très mélodique, « Another day » est fort bien construit. La guitare est sauvage, torturée, mais le dérapage contrôlé, parfaitement maîtrisé même. Issu du même elpee, « The mojo man » épouse une forme acoustique. Une plage autobiographique, au cours de laquelle il se rappelle avoir joué de la slide pour le Muddy Waters Band, en compagnie de Pinetop Perkins au piano, et devant son patron, John Lee Hooker, le jour des 54 ans du grand Muddy. Le timbre vocal est puissant et parfait. La guitare et l’harmonica bien présents. Remarquable ! De « Bridgeburner », le premier album de la trilogie, ne figurent que deux extraits. Tout d’abord le titre maître. Une plage très rock. Ensuite un autre morceau autobiographique : « Oakland to Memphis » ; une chanson relatant son parcours opéré entre les deux cités qui ont marqué son existence. Il chante en pétrissant, en martyrisant même son bottleneck. C’est du vécu ! Cinq plages de « Pirate radio » ont été retenues, dont le superbe « Blue world ». Aujourd’hui, Paul se produit régulièrement chez lui, soutenu par sa section rythmique : le bassiste Steve Soots, le drummer Mark Showalter et le claviériste Fred Nicholson. Si vous souhaitez mieux connaître Mr Paul Wood, je vous conseille vivement cet « All the best », une œuvre qui a vraiment tout pour plaire. Et n’hésitez pas à vous adresser directement à l’artiste, c’est un personnage tout à fait charmant !

Riké

Vivons !

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Les oreilles aiguisées ne mettront pas plus de quatre secondes pour reconnaître la voix de ce jeune homme enjoué qui, il y a quelques années, nous souhaitait tout le bonheur du monde au sein de Sinsemilia. Après un premier album en solitaire déjà égaré dans nos mémoires, le dénommé Riké profite d’une nouvelle sieste de la formation reggae pour nous rouvrir les portes de son univers à lui, forcément plus intime et moins enflammé qu'en compagnie de ses amis, mais délicieusement attachant. Le nom de baptême de la rondelle annonce la couleur : notre sympathique gaillard refuse les thèmes obscurs ou les discours de fin du monde, préférant nous convaincre que la vie est un grand terrain de jeu où tout être humain se doit de se délecter. Incorruptible prêcheur de la bonne humeur, il nous suggère avant tout de faire comme lui et de ne pas trahir nos idéaux, dans un « Oublie-moi » à l’accent rock dont la guitare sert de flambeau. Plus tard, les rythmes s’adoucissent mais continuent de titiller nos principes établis en les obligeant à se renverser de plus belle. « Je chante », « Tranquille » ou « Ma vie au soleil » sont autant de comptines enthousiastes, passionnées et élégantes, n’affichant d’autre ambition que de ressusciter nos cœurs d’enfant. C’est d’ailleurs aux papas qu’il s’adresse sur le tendre « Un père », cicatrice universelle sur ces hommes qui ‘font des enfants mais ne seront jamais pères’, au cours duquel Riké évoque l’absence paternelle sans sévérité ni outrance. Simple, juste, désinvolte et naïve, cette voix légèrement rauque n’est peut-être finalement que la nôtre, puisqu’elle nous rappelle nonchalamment une fois les 40 petites minutes écoulées…