Les ravissements de Maud Lübeck

En mars 2023, Maud Lübeck est invitée par Ghislaine Gouby, directrice des Scènes du Golfe à Vannes, pour une carte blanche lors du festival ‘Les Émancipéés’. Cette année-là, pour la première fois, se déroulent ‘Les ravissements’, quatre rencontres animées par…

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Une piqûre de rappel pour Pond…

Le nouvel elpee de Pond, « Stung ! » paraîtra ce 21 juin 2024. A ce sujet, Nick Allbrook a déclaré : ‘J'ai écrit la plus grande partie de cet album en tondant la pelouse de quelqu'un. Je suis rentré chez moi, j'ai posé mes doigts sur le piano et j'ai joué la…

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The Sisters Of Mercy - 09...
Slowdive

Joe Ely

Happy Songs From Rattlesnake Gulch (2)

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Vieux briscard de la musique américaine, Joe Ely est en selle depuis 1977. Chanteur, songwriter et guitariste, il marque ses trente années de carrière en sortant ce « Happy Songs… » sur son propre label.

Plus axée sur le songwriting que sur la démonstration technique, sa musique oscille et serpente constamment entre les idiomes fétiches de son Texas natal : très country, un peu blues, un peu folk, un peu tex-mex… Un genre finalement assez convenu et surtout très propre et lisse. Cependant, si l’on est amateur du genre, on aurait tort de bouder son plaisir : Joe Ely a du métier, du talent et sait encore ménager quelques bonnes surprises.

Le très country « Hard Luck Saint » ne laisse ainsi rien présager du très électrique « Miss Bonnie And Mister Clyde ». Entre accordéon et guitare acoustique, « Little Blossom » surprend en prenant tout à coup un rythme plutôt rock & roll. L’ambiance tex-mex de « Up A Tree » bascule sans crier gare dans le reggae tandis que les musiciens semblent s’en donner à cœur joie sur le « Firewater » de Butch Hancock. Et l’amateur de blues ne pourra qu’avoir l’oreille titillée par le feeling pesant de « July Blues », marqué par une rythmique sèche et lourde comme une soif en plein désert.

 

Cocoon

My Friends All Died In A Plane Crash

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Jean-Louis Murat est unanime: ‘Aujourd’hui, les seuls artistes français valables sont Camille et Cocoon’. Pour Camille, on comprend : l’ovni aurait de quoi réveiller un chanteur mort (même si on sait que ceux-ci n’existent pas vraiment). Qu’en est-il de Cocoon? Honnêtement, on ne peut que partager également son avis. Le style diffère, le duo a opté pour la langue de Shakespeare et, surtout, Cocoon aurait de quoi enterrer définitivement un chanteur mort par l’ivresse berçante de ses mélodies. Mais l’Auvergnat a raison: c’est du très bon. Il y a quelques mois, il invitait d’ailleurs la chanteuse Morgane à attendrir son album « Charles & Léo ».

Morgane… Une voix tendre et somnolente, paisible et presque charnelle, qui donne toute son éloquence à ce subtil mélange de chansons folk et d’humeurs soft-pop. On ne l’écoute pas, mais on l’entend. Elle ne fait que passer, mais elle fait un bien fou. Sans forcer, sans pleurer, sans s’envoler, elle habille les guitares acoustiques, le piano, le banjo et autres ukulélés avec retenue et finesse. On dirait qu’elle ne le fait pas exprès. On dirait que la musique pourrait tourner en boucle dans nos oreilles sans que rien, jamais, ne puisse venir perturber notre quiétude et notre joie. Un seul conseil, donc: ne vous fiez pas au titre macabre de cet album. Espérons néanmoins qu’il n’y avait pas trop de chanteurs vivants à bord…

Frank Black

Svn Fngrs

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De son véritable nom Charlie Michael Kittridge Thompson IV, Black Francis alias Frank Black nous propose son 15ème album solo. Un mini elpee. Découpé en 7 titres, il ne va pas au-delà des vingt minutes. Un disque qui s’inscrit dans la lignée de « Bluefinger », paru l’an dernier. C’est-à-dire davantage dans l’esprit des Pixies. Encore qu’après avoir écouté attentivement les compos, les nuances sont bien plus subtiles. « The seus », morceau qui ouvre la plaque, campe un hybride entre punk, blues, hip hop et funk blanc. Il s’agit également du single. Un titre mordant qui aurait pu naître d’une rencontre entre Rage Against The Machine et Captain Beefheart. Caractérisé par sa basse propulsive et sa jolie mélodie, « Garbage heap » rappelle « Here comes your man », alors que « I sent away » campe une sorte de boogie post punk plongé dans un climat menaçant, digne du « I feel like a wog » des Stranglers. Finalement, la compo la plus ‘pixiesque’ est probablement celle qui clôt le cd : « When they come to murder me ». Hymnique, balisée par des drums implacables, on y recèle quand même, dans le refrain, une référence à Neil Young. Et c’est encore plus flagrant sur « Half man », une chanson plus basique hantée par une voix haut-perchée, rappelant, non pas le ‘loner’, mais Robert Pollard (Guided By Voices). Enfin, une frénésie acoustique hante le titre maître alors qu’apparemment plus allègre (NDR : imaginez la version du « Blue Suede Shoes » de Kevin Ayers revue et corrigée par les Stones), « The tale of lonesome fetter » joue sur les breaks du tempo. Il est même parfois carrément à l’arrêt, avant de repartir de plus belle.

Bref un opus bien agréable, au cours duquel le vocal primal, abrasif de Francis s’en donne à cœur joie (NDR : pensez à « Debaser »), les accords de sa guitare sont plus turbulents et excitants que jamais, et les interventions à l’harmonica judicieuses. Et si ce n’est pas un chef d’œuvre (NDR : l’album a été écrit, enregistré et mixé en 6 jours), ce « Svn Fngrs » n’en est pas moins très rafraîchissant…

 

Black Engine

Ku Klux Klowns

Écrit par

Une batterie, une basse, un saxophone, une cithare et des claviers : l’arsenal est rudimentaire, mais les soldats qui le manipulent ont décidé de tenter quelques expériences. Histoire de passer le temps, sans doute. D’un rock génétiquement modifiable, ils passent à un jazz frileux, puis à une dub bancale, en transitant par un drôle de hip-hop et un bavard noisy. L’harmonie? Elle n’existe pas ou en tous cas, elle est bien cachée, quelque part entre les longues tempêtes insidieusement ravageuses et les cris de guerre d’une batterie qui s’épuise inutilement. Honnêtement, on n’est pas contre les expériences, même quand elles ne durent que 43 minutes. Mais c’est encore mieux lorsqu’elles apportent un vent de fraîcheur et d’audace, effort que ce quatuor italien n’a manifestement pas eu envie de faire. Godspeed You! Black Emperor, vous connaissez? Et Mars Volta? Et And You Will Know Us By The Trail Of Dead? Si oui, remettez la main dessus au plus vite. Si non, allez donc faire un tour dans une brocante ou dans votre centre-ville, pour écouter ces bons vieux ocarinas péruviens qui, à défaut d’offrir un vent de fraîcheur, épargnent les tympans.

Adele

19

Écrit par

Lily, Kate, Duffy et les autres ‘Girls of British Soul’ n’ont qu’à bien se tenir. Du haut de ses 19 ans, Adele est probablement la seule artiste dont le talent égale celui d’une certaine junkie multi-récompensée. Précédé par l’indispensable single « Chasing Pavements », le premier ouvrage de la jeune singer-songwriter dévoile une voix envoûtante aux intonations délicieusement jazzy.

Influencée par les inoubliables Peggy Lee, Etta James ou encore la plus contemporaine Jill Scott, Adele Adkins conte ses déboires amoureux à coups de mélodies dépouillées, parfois touchantes (« Hometown Glory », « Chasing Pavements »), souvent exaltantes, (« Best For Last » et ses chœurs gospel accompagnés de Jack Peñate, « Right As Rain »). La post-adolescente se permet une reprise d’un classique de Bob Dylan, « Make You feel My love », probablement l’extrait le plus dispensable de cette œuvre d’introduction mais qui n’altère en rien la qualité de l’ensemble.

« 19 » est une agréable surprise qui devrait attribuer à l’Anglaise une place de choix au panthéon de la nouvelle vague Soul made in UK. Reste à voir si la multiplication exponentielle de ces nouveaux talents n’entraînera pas un ras-le-bol généralisé… 

 

65daysofstatic

The Distant and Mechanised Glow of Eastern European Dance Parties (EP)

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Difficile de décrire le parcours de 65daysofstatic tant il est prolifique en matière de structures et de recherches sonores inventives. Le combo de Sheffield est certes, à la base d’un post-rock incroyablement intensif, que ce soit sur ses trois albums ou lors de ses performances scéniques. Dès son premier elpee, « The Fall Of Math », le quatuor a toujours cherché à mêler ses compositions à de nombreuses phases électro. Dans un style comparable à Aphex Twin ou encore Autechre. Il était dès lors évident d’imaginer que le groupe suivrait cette voie d’une façon magistrale.

Pourtant, « The Destruction of Small Ideas », sorti en 2007, a montré une légère baisse de forme ; et c’est lors d’une tournée accomplie en compagnie de The Cure (NDR : ponctuée par un bon coup de pied au cul de Robert Smith), que 65dos s’est redressé pour nous balancer ce « Dance Parties », un Ep étonnant, bourré de gros beats technoïdes et tempétueux. Un aspect clubber que l’on ne connaissait pas chez ces Britons mais qui surprend très agréablement. A cause de l’énergie dispensée et des rythmes aussi puissants qu’entrainants, susceptibles de mettre le feu sur un dancefloor à l’odeur de souffre. A l’instar des deux versions de « Dance Parties », issus de leur dernier album et remixés pour un effet rave party aux allures d’hystérie. La suite épingle « Goodbye, 2007 » et « Antique Hyper Mall », deux titres bien dans l’esprit d’un 65dos rituel. Bref, une formalité ou tout simplement un moyen de rassurer les fans qui ont fatalement dû ressentir un pincement au cœur en écoutant cet Ep.

Qu’importe, on peut être rockeur dans l’âme tout en aimant remuer ses membres sur une techno destructrice. C’est certain, 65dos l’a bien compris ; et l’envie me ronge de découvrir sans tarder leur future probable album. 65dos : l’un des rares groupes capable de fusionner des styles aussi antagonistes. Ca se respecte quand même, non ?

 

Vampire Weekend

Vampire Weekend

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La pop n’en a pas finie d’être sauvée. Vampire Weekend, ces quatre New-Yorkais inspirés, se portent manifestement volontaires pour reprendre le flambeau lâchement abandonné par leurs nombreux prédécesseurs. Inspiré par Talking Heads, le quatuor nous entraîne dans une formidable promenade intemporelle autour du monde.

Après une première étape, consentie dans les rues de Grande-Bretagne (« Oxford Comma »), la formation nous offre une splendide halte dans les plus beaux panoramas d’Afrique et des Caraïbes (les bondissants « A-Punk », « Cape Cod Kwassa Kwassa ») avant de nous lâcher un petit moment, à l’insu de notre plein gré, en plein cœur d’une affreuse garden-party à Versailles (l’inutile « M79 »). Conscient de leur petite erreur, les quatre rigolos se feront pardonner en nous ramenant vers les terres plus familières des States (les irrésistibles hymnes pop-rock « Campus », « I Stand Corrected », « One (Blake’s Got A New Face) »).

Délirant et inventif, le disque éponyme de Vampire Weekend est un appel au voyage et à la désinvolture. Cette même désinvolture avec laquelle le quatuor réussit le pari d’imposer à la pop des sonorités inattendues. Probablement l’une des plus grandes révélations de cette année, Vampire Weekend renouvelle un genre prodigué par The Shins, quelques années auparavant. Et de la même manière ! Incontournable.

 

Brisa Roché

Takes

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Brisa Roché a 32 ans, le même nombre de dents, et la tête bien sur ses épaules. Après avoir traversé les salons jazzy de Saint Germain des Prés et nous avoir proposé « The Chase » en 2005, elle nous revient flanquée d’un nouvel elpee : « Takes ». Une œuvre pour laquelle elle a décidé d’embrasser un style différent. Bien différent de celui qui lui avait permis d’être encensé, voici trois ans. La jeune femme assume complètement ce revirement, et semble même le trouver très drôle. En chemin elle quitte EMI pour Discograph. C’est le grand nettoyage de printemps avant l’heure.

Plus abordable, « Takes » s’adresse à un public plus large. Aussi, avant de prendre place dans les bacs, elle a bénéficié d’une couverture plus commerciale. Au cœur de cet univers un peu décalé, Brisa pose sa douce voix. Toujours avec justesse. Les 15 plages de cet album oscillent entre Björk et Feist. Des morceaux comme « Airplane », « Little Robot » ou encore « Flying Too High » nous invitent à prendre place dans sa soucoupe, pour un voyage de 58 minutes. Dans le genre, « Takes » n’est pas un album novateur, mais il a le mérite d’être techniquement très au point. Il recèle quelques plages plus intimes ou entraînantes ; et c’est en affichant un sourire complice que l’on s’enfile la galette. Sourire oui, mais pas extase. Brisa à beau se dévêtir sur la pochette, il manque à l’intérieur de ce périple, un cachet groove. Ce petit ‘plus’ qui aiderait vraiment à prendre son pied. Bof bof quoi, mais pas horrible non plus.

 

Mooney Suzuki

Have Mercy

Écrit par

En service actif depuis 1996, soit bien avant la vague garage de ces dernières années, les New-yorkais Mooney Suzuki remettent le couvert pour un quatrième album, « Have Mercy ».

Empreint de blues et de soul music, leur rock garage s’avère ici plutôt bien léché, manifestant un sens aigu des sons et des orchestrations (instruments et chœurs disséminés, un piano par ci, une guitare slide par là…) Lisse ? Ou plutôt un signe de maturité ?

Force est d’avouer que les compositions présentées sur cet opus recèlent leur part de trouvailles et de bonnes surprises, à l’instar de l’emballant « 99% » ouvrant le bal : guitare bluesy, beat sixties et chœurs beatlenesques, bercé par quelques voix féminines fort à propos. D’intéressants contrastes apparaissent, comme la surprenante alchimie entre mandoline et guitare Fuzz boueuse sur « This Broke Heart Of Mine » ou encore la flûte façon Jethro Tull de « Adam and Eve ». Et comment passer à côté d’un « Good Ol’ Alcohol » débordant de bonne humeur entre piano de bar, chants de taverne et fanfare de village !

Coté guitares, si les acoustiques sont très présentes, aucune chanson ne sombre dans la mollasserie –« Ashes » en est la preuve éclatante– et le groupe sait quand faire parler la poudre, assénant un solo particulièrement tranchant et gorgé de wah-wah sur « Mercy Me ». « Down But Not Out » clôt fort bien l’album sur une touche bluesy particulièrement réussie.

Bien produite, bien écrite, bien composée, une musique énergique et jamais ennuyeuse qui ne demande qu’à se faire entendre sur scène !

Left Lane Cruiser

Bring yo' ass to the table

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Ce duo nous vient de Fort Wayne, dans l'Indiana. Mais en écoutant attentivement leur album, on finit par détecter les références de leur musique. Car manifestement, elle balayée par le souffle des collines du Nord Mississippi. A cause des sonorités dispensées. Déjantées. Réminiscentes de leurs lointains parents de chez Fat Possum! Joe Evans, alias Freddy J IV, chante et joue de la slide. Brenn Beck siège derrière sa batterie rudimentaire et sa panoplie de percussions. Difficile quand même de définir leur style. Sans trop prendre de risque on pourrait le décrire comme du heavy/boogie/punk/blues. Enumération à écrire dans l'ordre ou le désordre. Au choix. Une solution sonore manifestement primaire, sale, sans guère de production. En prise directe. Et pour cause, les prises de son en studio se sont déroulées comme si la formation affrontait son public, au sein d’un vieux juke joint enfumé. Brenn, le drummer, n’hésite jamais à en rajouter, une couche. Et même plusieurs. Il est d’ailleurs surnommé ‘Sausage paw’. Un véritable déménageur !

Frénétique et parfaitement intégrée dans le Sud profond, la musique de LLC puise donc bien des sources dans le Delta du Mississippi. Dès les premiers accords de "Wash it", la slide s'enfonce dans nos oreilles. Bien en profondeur. Elle n’en sortira plus qu’en fin de parcours. Et si d'aventure, elle s’autorise une pause, Brenn prend immédiatement le relais, histoire de nous asséner de violents coups percussifs. Un véritable enfer ! Pas le temps de reprendre son souffle et on embraie sur la plage suivante : "Set me down". Brenn doit avoir des bras en acier. La slide s'éclate. Et la pause de brève durée sert de tremplin aux deux possédés, déterminés à aller aux bout de leurs forces. Boogie ravagé, "Pork n' beans" aurait pu relever du répertoire de ZZ Top. Mais un ZZ Top, passé en enfer. Tout brûle en ce lieu maudit ; mais cette slide est tellement dense, qu’elle vous envoûte, vous pénètre, vous met à nu. "Big Momma" adopte un schéma semblable. Un boogie rageur, proche de la démesure. Les douze chapitres de cette aventure défilent en un éclair et sans jamais susciter le moindre ennui. Une homogénéité dans l’intensité et l’agressivité. La musique ne souffre pourtant pas d’une quelconque uniformité. La fureur constitue le dénominateur commun. Et reconnaissons qu’une plage comme "KFD" nous la ramène dans des limites plus sensibles. Brenn souffle dans un harmonica aux tonalités fantomatique. Le doigt d'acier fait vibrer les cordes, durant de brefs instants. Freddy y révèle un potentiel inattendu, empreint de délicatesse tout en surfant sur les différentes modulations de l'espace sonore. "Justify" émarge presque au punk. Enfin, surtout le chant. Le rythme épousant plutôt un Bo Didley beat. "Busket" et "Amerika" affrontent du garage punk. Le combat terminé, le tandem nous abandonne blêmes et livides. Et impossible de reprendre sa respiration. La paire impressionne lorsqu’elle se met à table. Elle avait démontré cet art culinaire, en avalant le plat de "porc et haricots". Et le confirme tout au long de "Amy's in the kitchen", une plage au cours de laquelle les riffs de la slide nous dévorent. En finale, "Heavy" reflète parfaitement son titre. Un opus à conseiller vivement aux fans des Black Keys ou encore North Mississippi All Stars. Remuez-vous, la musique continue!