Yuksek revisite Laurent Voulzy…

Le musicien, compositeur, réalisateur et producteur de musique électronique Yuksek revisite « Cocktail chez mademoiselle », le titre de Laurent Voulzy paru en 1979 sur son album « Le cœur grenadine ». Il en propose une relecture retro futuriste, groovy et…

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Un Pycholove pour soigner Hoboken Division…

Issu de Nancy, Hoboken publiera son troisième long playing, « Psycholove », ce 14 février 2024. Cette formation est parvenue à teinté son garage/blues/rock râpeux, glacial, furieux et authentique de psychédélisme. En attendant, cette sortie, le groupe a…

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The Jesus & Mary Chain

Sunset 666

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En 1990, J&MC avait choisi Nine Inch Nails pour assurer le supporting act de sa tournée aux States. En 2018, Trent Reznor, qui a acquis depuis, une notoriété inversement proportionnelle, lui a renvoyé l’ascenseur en l’invitant à se produire en première partie, d’une tournée aux Etats-Unis, dont une série de concerts au Hollywood Palladium.

Le 15 décembre 2018, la bande aux frères Reid s’y produit pour la dernière fois.  Le band n’a pas l’intention d’enregistrer l’événement, mais Michael Brennan, l’ingé-son, avait remarqué qu’il était possible de connecter son ordinateur portable sur la console et il n’a donc pas hésité à le brancher.

Les trois premières faces de ce double vinyle immortalisent l’intégralité de ce concert, au cours duquel, invitée, Isobel Campbell vient poser la voix sur « Sometimes always ».

Interprétés cinq jours plus tôt, au même endroit, les cinq morceaux qui figurent en face D constituent un hommage à l’album « Automatic », avant de s’achever par « In a hole », issu de l’elpee « Psychocandy ». Quant aux trois premières faces, elles ne recèlent aucun titre de « Darklands ». Et pas davantage de trace du single « Sidewalking ». Doit-on s’attendre à une suite ? C’est toujours dans le domaine du possible. En attendant, les aficionados vont probablement se ruer sur cet objet de collection, Jesus & Mary Chain n’ayant plus rien sorti de neuf depuis 2017 ! Ça fait un bail !

Night Beats

Rajan

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Night Beats, c’est le projet de Danny Lee Blackwell, un Texan établi à Los Angeles. « Rajan » constitue son sixième elpee. Un disque dont les compos semblent nées de la rencontre improbable entre psychédélisme et soul vintage. Légèrement reverb et en retrait, le falsetto de Danny rappelle celui de Moby. Encore que sur « Dusty jungle », sa voix devient aussi versatile que celle de Finn Andrews (The Veils). Il règne un climat particulièrement cool tout au long de cet opus à l’instrumentation complexe. Et le spectral « Osaka » en est certainement le plus bel exemple, une plage au cours de laquelle Ambrose Kenny-Smith (King Gizzard & The Lizard Wizard) se réserve le micro et l’harmo. La guitare traverse de nombreuses pistes. Ses sonorités tentaculaires épousent parfois celles de Carlos Santana, mais sur le blues Cautionary tale », elles se révèlent à la fois grinçantes et sinistres. « Thank you » laisse transparaitre, dans le refrain, le célèbre « Sunny » de Bobby Hebb, repris par une multitude d’artistes, dont Ella Fitzgerald, Marvin Gaye, Shirley Bassey, Boney M, etc.

Petit coup de cœur pour « Morocco blues », dont l’atmosphère psychédélique filtrée insidieusement par un sitar, est hantée à la fois par Marc Bolan, Syd Barrett et Brian Jones…

The Clientele

I’m not there anymore

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Malgré ses quatre intermèdes plutôt brefs (« Radial »), le neuvième elpee du groupe londonien est plutôt copieux. Dix-neuf titres en tout pour un total de 63 minutes. Première constatation, la formation, qui compte 32 années d’existence, a incorporé des éléments de jazz, d’électronique, de psychédélisme et surtout de musique classique, dans son expression sonore, et tout particulièrement des cordes (violons, violoncelle, alto), mais aussi des cuivres (trompette, cor). Et ces arrangements ‘dits’ classiques rappellent inévitablement ceux qu’Arthur Lee réservait à son Love. Le grinçant « My childhood » émarge même à la musique classique contemporaine, alors qu’invitée, Jessica Griffin y récite des poèmes sordides.

Tout au long de « I’m not there anymore », les textes parlent de la mémoire de l’enfance et en même temps de l’impossibilité de se souvenir réellement de cette période. Mais également de sa propre mort, à travers celle de la mère du chanteur/compositeur/multi-instrumentiste Alasdair MacLean. Et comme l’opus est structuré comme un opéra rock, on pourrait presque le qualifier de conceptuel, vu sa thématique. 

S’étalant sur une durée de 8’30, le titre qui ouvre le long playing, « Fables of the Silverlink », est régulièrement chamarré de cordes à la « Eleanor Rigby ». Violoncelle, mellotron et polyrythmes presque tribaux alimentent « Dying in May ». On retrouve le spoken word de Jessica Griffin sur « Conjuring summer in ». « Claire’s not real » flirte avec la bossa nova. La voix de MacLean devient incantatoire sur « Garden eye mantra ». Enfin, certaines compos, et tout particulièrement « Chalk flowers », véhiculent des accents médiévaux réminiscents de l’lncredible String Band.

Magon

Did you hear the kids ?

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Depuis 2019, Magon a enregistré la bagatelle de 6 albums. Difficile d’être plus prolifique. Après avoir vécu tout un temps à Paris, l’Israélien s’est installé au Costa Rica en compagnie de toute sa famille. C’est là qu’il a enregistré son sixième elpee. Alon Magen (NDR : c’est son vrai nom) se réserve la quasi-intégralité de l’instrumentation et du chant. Sur « Onie Was A Kid », Louise Bou, aka SOS Citizen, assure les backing vocals et Alan Borg se consacre à la guitare ; et tout au long de « Havana Bay », Cary Morin se réserve la pedal steel. Et puis, c’est tout.

« Did you hear the kids ? » baigne au sein d’un cocktail particulièrement soigné de psych folk, de soft rock et de garage. Mais pas seulement ! Ainsi, Magon parvient à propulser une section rythmique de manière offensive comme chez Wilco, sur « Right here », « Back in the day » et même « Havana Bay » ou dans l’esprit groovy de Mink Deville, sur « Johnny was a son of a bitch », une compo au cours de laquelle il emprunte les intonations vocales semi-déclamatoires chaleureuses et nonchalantes de Lou Reed, tout comme sur « Back in the day ».

Upper Wilds

Jupiter

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Après « Mars » (2018) et « Venus » (2021 »), Upper Wilds met le cap sur « Jupiter », une nouvelle destination dans son exploration du système solaire. Le guitariste, chanteur et leader, Dan Friel, est un passionné de l’espace et il reflète cette passion dans ses compos. Dans sa musique aussi ? Oui, mais d’une manière subtile. Surtout dans ses lyrics.

Parce que l’expression sonore et quand même pêchue, frôlant régulièrement l’univers du métal.

« Greetings », bref morceau d’ouverture, mêle 55 langues, dans un chœur en cascade. La repise du « Books about UFOs » de Hüsker Dü se distingue par son riff de guitare à la Thin Lizzy et l’intervention du saxophone hurlant de Jeff Tobias (Sunwatchers). Ce dernier ainsi que Katie Eastburn (KATIE) assurent les backing vocals sur « Short centuries », un morceau qui rend hommage à Julia Mora et Waldramina Quinteros, le couple marié le plus âgé de la planète terre, mettant ainsi en exergue le pouvoir de l’amour et son pouvoir sur la durée de l’existence. Plusieurs plages sont imprimées sur des tempos bien enlevés. A l’instar des bien punks et frénétiques « Drifters » et « Radio to forever ». D’« Infinity drama » et d’un « Voyager » lancé au galop. Faut dire que la section rythmique du bassiste Jason Binnick et du drummer Jeff Ottenbacher impose régulièrement un rythme impitoyable voire tonitruant. Si « 10’9’’ » ne dure que « 6’56’’ », il est profilé sur deux lignes de guitares. L’une groovy et l’autre crépitante, stridulante, un peu dans l’esprit du hard rock des seventies, alors que sinistre, la voix de Dan emprunte les inflexions de Peter Murphy (Bauhaus). Des inflexions et même un timbre qui réapparaissent circonstanciellement sur cet opus, car, en général, le chant de Friel se décline plutôt en falsetto… 

Enfin, le long playing a été enregistré sous la houlette de Travis Harrison, dans son studio ‘Serious business’ à Brooklyn (Guided By Voices, Built To Spill, The Men) …

Claud

Supermodels

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Originaire de Chicago, Claud Mintz s’est établi depuis quelque temps à New York. Il a choisi son nom de famille comme patronyme pour son trio. Il se charge de la guitare et du chant et est soutenu par une section rythmique réunissant un drummer et un bassiste.

« Supermodels » constitue son second elpee. Mis en forme par Ethan Gruska (Phoebe Bridgers, Ryan Beatty), ce disque est plutôt éclectique, alternant morceaux plus acoustiques et titres bien rythmés.

Valse, « Glass wall » est parcourue de sonorités de guitares stridentes. Elles se révèlent élégantes sur le mid temo « Dirt », une chanson mélodieuse qui libère un bon groove. Courte plage acoustique, la dépouillée et mélancolique « Crumbs » baigne au sein d’un climat proche du « Double blanc » des Beatles, nonobstant quelques incursions subtiles d’électronique. Une sèche qu’on retrouve sur « Spare tire » et « Every fucking time », une compo qui rappelle parfois le « Wonderwall d’Oasis. « Wet » aurait pu figurer au répertoire de Mylène Farmer », mais dans la langue de Molière. « A good thing » et « All over » émargent à l’indie rock. Enfin, entraînant, « The moving on » est une compo dense, enrobée de chœurs, interprétée dans l’esprit de Weezer…

Bref, un album qui souffle le chaud et le froid…

Blankass

Si possible heureux

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Originaire d’Issoudun, dans le Berry, Blankass est un duo réunissant les frangins Ledoux. Guillaume, c’est l’auteur/chanteur, et Johan, le guitariste/compositeur. La fratrie nous propose son septième opus, « Si Possible Heureux ». Onze titres qui se jouent des modes en oscillant entre rock, pop, folk et électro, et où l’on retrouve intact le talent musical du groupe, champion des hymnes à reprendre en chœur.

Une auberge espagnole musicale qui témoigne d'une envie (d'un besoin ?) d'évolution du groupe.

« Comment sèchent les fleurs » évoque le suicide alors que « Cet Incident » nous entraîne sur les plages de Kingston. Les guitares acoustiques sont bien mises en exergue sur ces deux morceaux et permettent de savourer cette alchimie viscérale qui règne entre les instruments et la voix mélancolique de Guillaume Ledoux. Le piano, la basse ronde et les instruments à cordes frottées libèrent une douceur tendre qui transpire l'identité Blankass. « Manqué » a reçu la collaboration de Vianney.

Le tire maître est interprété en duo avec Gauvain Sers ? Une ballade folk empreinte de nostalgie positive, portée par une mélodie séduisante, et notamment un refrain délicieux, enrobé d'un violon délicat, qui renforce la chaleur de la voix de Guillaume Ledoux. Une petite perle radiophonique. En mode électro doux, « Je Sais Que Tu Sais » se distingue par son refrain imparable et cette mélodie dansante irrésistible.

Alors qu’« Enfants » aborde le sujet des victimes innocentes de la guerre, Blankass s’autorise une belle et étonnante reprise du « Message Personnel » de Françoise Hardy et Michel Berger.

Ballade ample et majestueuse, « Un Million » et interprétée en compagnie de Stephan Eicher. Etoffée par des accords de piano intenses et caractérisée par une mélodie pleine de grâce, elle ne déparerait pas dans le répertoire du Bernois. Le délicat et très sensible « Du Papier, Des Crayons » rend hommage à leur ami Tignous, tombé sous les balles, dans les locaux de ‘Charlie-Hebdo’. Tout en retenue, d'une grande sobriété et à la sensibilité à fleur de peau, ce morceau achève ce long playing… Il n’est jamais trop tard pour se souvenir.

« Si possible Heureux » constitue, pour les anciens aficionados, la meilleure occasion de renouer avec Blankass et, pour les nouveaux, une belle opportunité de découvrir un groupe aguerri et sincère, qui trace sa voie avec savoir-faire et talent. Un renouveau pour les frérots Ledoux qui nous avaient bien manqués.

Emily Pello

Time space love

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La Française Emily Pello peut se targuer d’avoir acquis une solide expérience, notamment en assurant les premières parties de pointures telles que Liza Minelli en France et feu Amy Winehouse, à Londres. En outre, « Time Space Love » constitue déjà son quatrième album.

A l’écoute de ce nouvel opus, on constate d’entrée que la musicienne maîtrise son sujet et les codes de la rock-soul. De l’instrumentation à la voix (souvent en anglais, parfois en français), tout est parfaitement maitrisé et exécuté. Mais le résultat est trop léché. « Time Space Love » manque cruellement d’âme et de folie. Aucune mélodie ne parvient à sortir du lot. Après onze albums, on a toujours l’impression de se farcir du ‘déjà entendu’...

Mey

With the Lights Off (Ep)

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De son véritable nom Meryem Barbet, Mey est issue de la banlieue parisienne. Et avant de se lancer en solo, elle militait comme chanteuse au sein du groupe Lost My Name. Depuis 2012 pour être plus précis. Elle est d’ailleurs toujours soutenue par le guitariste de LMN, Julien Portmann, pour son nouveau projet.

Très féministe, elle s’interroge sur le rôle donné à l’apparence des femmes dans notre société. Un sujet important et dans l’air du temps qu’elle emballe dans d’élégants morceaux électro-pop, tout au long de cet Ep, empreint de maturité. La Française y manifeste cependant ses envies de tubes pop sophistiqués, à côté de morceaux bien plus doux.

The Budos Band

Frontier’s edge (Ep)

Écrit par

Neuf musicos ont participé à l’enregistrent de ce « Frontiers’ edge », un Ep découpé en 6 plages. Au sein du line up figurent un bassiste, trois percussionnistes, un drummer, un trompettiste, un claviériste et puis les deux leaders, le saxophoniste baryton Jared Tankel et le guitariste Tom Brenneck.

Pas de chanteur, la musique est exclusivement instrumentale et elle est le fruit d’un cocktail énergique entre jazz/rock, funk, afro-beat et proto-metal. Percussifs et bien cuivrés (NDR : vous vous en doutez), les compos pourraient aisément servir de B.O. pour des séries TV ou des films. A l’instar de « Curled steel », une piste infiltrée par un subtil filet d’orgue qu’on imagine aisément sonoriser une série policière des 70’s. De « Crescent Blade » également, plutôt des 80’s, du style ‘CHIPS’. Ou encore de « KRITN », pour un long métrage à suspense, une plage serpentueuse caractérisée par le drumming syncopé et l’intervention très free du saxophone de Jared. Claviers rognés et poussées de cuivres alimentent « A passage to « Ashinol », un morceau qui communique des vibrations empruntées à l’Orient Express. Enfin la mélodie du titre maître est tramée par la guitare, qui s’autorise pourtant des accès de pédales wah-wah, alors que les cuivres presque mariachi s’échappent régulièrement de l’ensemble. Des cuivres qui soufflent à l’unisson sur l’intrépide « Devil doesn’t care ».

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