Musiciennes lilloises, Sophie et Lulu se rapprochent, en 2016, à l'occasion de la ‘Hootennany’, soirée organisée par la salle de concert et lieu de répétition La Malterie, qui propose de mélanger les musicien.ne.s qu'elle abrite lors de ce rdv annuel destiné…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Phoenix
heilung_cirque_royal_14

Arno

Opex

Écrit par

Arno nous a donc quittés le 23 avril dernier, à l’âge de 72 ans. Avant son départ dans l’autre monde, il avait tenu à enregistrer un 15ème opus solo, baptisé « Opex », le nom d’un quartier d’Ostende où ses parents ont grandi et où ses grands-parents tenaient un bistro.

Première constatation, l’atmosphère de l’album est plutôt mélancolique. Surtout en début de parcours. Tout au long de « La vérité », ballade mid tempo, on sent que l’artiste est souffrant. Même les quelques riffs de gratte déchirants accentuent cette impression. Autre ballade, « Take me back », interprétée dans la langue de Shakespeare, trahit une grande tristesse. Il nous parle de sa maladie, sur « I can’t dance », un autre blues, également chanté en anglais. Après le spasmodique « Honnête », place à son duo avec Mireille Mathieu, qu’on entend presque en voix off, sur le bolero-reggae-tango « La Paloma adieu ». Il y glisse ces quelques mots : ‘Ma vie s’en va, mais n’aie pas trop de peine’

« Mon grand-père » raconte sa rencontre avec la fille de la maîtresse de son aïeul, une plage (?) au cours de laquelle un harmonica lacère littéralement l’atmosphère. Un harmonica qu’on retrouve sur le bluesy « I’m not gonna whistle », un morceau subtilement cuivré.

Bien sûr, la voix d’Arno est toujours aussi éraillée, et elle colle parfaitement au salace « Boulettes ». Il reprend le « One night with you » d’Elvis Presley, un autre blues tourmenté au cours duquel bien que fiévreuses, les grattes conservent une forme latente. Enfin, on retrouve Sofiane Pamart au piano pour le bouleversant « Court-circuit dans mon esprit ».

L’image de la pochette, signée par son ami Danny Willems, le montre de dos, comme s’il regardait vers l’au-delà…

Flying Moon in Space

ZWEI

Écrit par

Sur son premier elpee (un éponyme), Flying Moon In Space proposait un cocktail sonore issu d’un mélange entre psych-pop, krautrock, techno et math rock, basée sur l’impro. Le second opus est né d’un échange de fichiers entre les 6 membres du band, pendant la pandémie. Puis la formation allemande (Leipzig) s’est réunie dans une vieille église sise au fin fond d’une forêt de la République tchèque pour parachever le travail.

Découpé en 8 pistes, ce long playing accorde une plus grande place à l’électronique, un peu dans l’esprit d’Unknown Mortal Orchestra voire de MGMT, mais en plus techno. Les ingrédients de base sont toujours présents tout comme l’instrumentation organique –guitares (parfois trois, comme sur la plage qui ouvre l’album, « Traum Für Alles »), basse et drums– mais les synthés, les boucles et la boîte à rythmes finissent toujours par s’imposer, virant même parfois carrément à l’expérimentation. Baignant au sein d’une atmosphère mélancolique, « Dissoziation » se frotte même au psychédélisme indus alors que « Prophet » nous plonge carrément dans l’ambient. Et puis si le sensuel « This exists » semble taillé pour les clubs, « The day the sun was made » est imprimé sur un tempo drum&bass.    

Fernandhell

And the gatten army

Écrit par

Fernandhell c’est le projet de Livio Montarese, un multi-instrumentiste (guitare, basse, drums) et chanteur italien, auquel s’est associé un sixcordiste soliste répondant au prénom de Paul. Avant de fonder ce duo, Livio a milité chez The Peawees, en compagnie de l’ex-The Manges, Hervé Peroncini. Fin 2017, Montarese avait réintégré son ancien groupe afin de sortir un 7 inches en compagnie d’un de ses héros, le chanteur de Mudhoney, Mark Arm.

« And the gatten army » constitue le premier Ep de Fernandhell, dont le nom est bien évidemment inspiré du célèbre acteur, humoriste, chanteur et réalisateur français, mais d’origine piémontaise (NDR : ce qui peut expliquer le choix du patronyme).

A l’écoute de cet Ep, on ne peut s’empêcher de penser aux formations de guitare(s) nées au cours des eighties, comme Green Day, Lemonheads, Hüsker Dü et du début des nineties, et tout particulièrement Blink-182. Même que la voix de Livio est aussi versatile que celle de Robert Pollard, tout au long de « Mardi gras », un morceau imprimé sur un tempo tribal, auquel participe un autre gratteur invité, P. Billygoat…

A Slice of Life

Tabula Rasa

Écrit par

A Slice of Life est une formation issue du Nord de la Belgique née de la rencontre entre le chanteur/lyriciste Dirk Vreys (obsCURE, Silent Flag) et le guitariste/claviériste Guy Wilssens (Perverted by Language). Pour compléter le band, ils ont recruté un autre sixcordiste (également ex-obsCURE), un bassiste et un drummer.

Manifestement sombre et mélancolique, la musique du combo est influencée par le post punk et la dark wave. Lorsque la voix de Dirk s’étrangle d’émotion (sans quoi, en général, elle se révèle glaciale et torturée), on ne peut s’empêcher de penser à Robert Smith (« Seven days », une plage que Dirk a écrite après le décès de ses parents), alors que la ligne de basse semble parfois calquée sur celle de Simon Gallup (« Cavern »).

Si les deux dernières pistes de l’opus émargent à l’électrodance, les onze autres oscillent entre titres lancinants, ténébreux (la valse « Fortress of solitude »), pistes bien post punk et compos davantage atmosphériques, romantiques mais aussi fiévreuses, colorées par les accords tintinnabulants, bringuebalants, d’une des guitares, dont les cordes réverbèrent des échos empruntés à Sad Lovers & Giants (Two-faced », « Sweet darkness »). Enfin, le spectre de Sisters of Mercy plane même tout au long de « Run for cover ».  

Thinking With Sand

Dreams & half truths.

Écrit par

Thinking With Sand nous vient de Bristol, en Angleterre. A l’origine, soit entre 2005 et 2009, le line up était réduit à un duo et proposait une forme de shoegaze électronique. Relancée en 2020, la formation a intégré un drummer, et c’est en trio qu’elle nous réserve cet elpee.

Après une intro atmosphérique (probablement des bandes passées à l’envers, on est entraîné au sein d’un univers sonore déchiré entre shoegaze et noisy/rock. Inévitablement on pense à My Bloody Valentine pour l’électricité sinusoïdale et les harmonies vocales vaporeuses. Mais hormis « Between », imprimé sur un tempo new wave, bien qu’offensives dans l’esprit d’un Hüsker Dü, les compos semblent toutes coulées dans un même moule et finissent par lasser…

Marble Sounds

Bienvenue dans l’univers feutré de Pieter van Dessel…

Écrit par

Ce dimanche 6 novembre, les deux salles de l’Ancienne Belgique sont combles. Votre serviteur a cependant opté pour le club, où se produit le groupe belge, Marble Sounds.

Marble Sounds sort son nouvel elpee, demain. Ce sera son cinquième, et il est éponyme. La formation emmenée par le chanteur Pieter Van Dessel squatte depuis plus de 10 ans les sommets de la scène musicale belge. Une sacrée performance, surtout quand on sait que Van Dessel choisit rarement la facilité et aime se lancer des défis musicaux. Pour cet opus, Pieter s’est chargé de la production. La musique du band évolue vers un son de plus en plus épuré, mais toujours grandiose et universel.

Le supporting act est assuré par Lotte Lauwers aka Patches. De grande taille, la jeune femme est vêtue de noir ; chaussée d’escarpins, elle porte un pantalon transparent en dentelle et une longue veste. Son claviériste (certainement Karel Naessens) se plante à sa gauche, perdu au milieu des instruments du band de Pieter. Lotte regarde très peu l’auditoire. Quand elle ne grimpe pas sur un siège haut, ne montrant son visage que de profil, la plupart du temps, elle tourne le dos au public. Serait-ce de la timidité ?

Elle enfile des gants en dentelles –toujours de teinte noire– juste avant d’attaquer « Road To Ruin », et bien sûr, dos à la foule. Discret, le light show plonge l’artiste dans la pénombre, jonglant entre ombres et lumières. On ne se lasse pas de l'alchimie de ses mélodies, des beats et de sa voix sensuelle qui crée une énergie magique. Tout est étudié. Chaque chanson baigne au sein d’une ambiance feutrée, mais chaque fois différente. Une superbe découverte !

Setlist : « Road To Ruin », « Sweet By And By », « Bye Bye Bye », « Hot Enough », « Silver Foxes », « And Another », « Food For Fantasy », « Venice In Fog »

Marble Sounds est un collectif réunissant 10 musicos. Mais la colonne vertébrale, c’est bien Pieter Van Dessel. Ce soir, il va uniquement se consacrer au chant et au piano. Il est soutenu par un drummer (Mattijs Vanderleen), un bassiste (Gerd Van Mulders, reconverti au bugle pour « The Ever After »), un guitariste (Gianni Marzo, qui milite également au sein de différents projets, dont Isbells et Ansatz Der Machine), un claviériste (le fidèle Brecht Plasschaert), la vocaliste Renée Sys et un quatuor à cordes dont un violoncelliste et trois violonistes, parmi lesquels figurent Beatrijs De Klerck et Stefan Wellens (alto).  

Le set débute par « My Initial Intentions ». On perçoit distinctement le contact des doigts qui tapotent sur les touches d’ivoire, mais pour le reste, on n’entend pas une mouche voler ! Toute l’attention du public est focalisée sur Pieter. La musique est épurée. L’ambiance est feutrée. Les violons enrichissent la fin du morceau. En fermant les yeux, on a l’impression de pénétrer dans un autre monde. De toute beauté ! La setlist propose de larges extraits du dernier elpee, mais aussi des titres plus anciens. De quoi vous éveiller les sens et vous remplir de bonheur. « Quiet », c’est la plage qui ouvre le dernier LP. Elle permet de reprendre son souffle.

En général, l’expression sonore oscille de l'indie pop au néoclassique, en passant par l’électronique, mais elle n’est pas avare d’expérimentations. Ainsi, sur le dernier album, « Soon I'll Make Us Laugh » a bénéficié du concours d’une chorale bulgare ; et même les filles de Van Dessel sont impliquées. Les limites sont donc certainement explorées, bien que d'une manière différente. A l’instar de la version proposée ce soir. Seule Renée et les violonistes participent aux chœurs. On se croirait en stage de retraite spirituelle, dans une abbaye. Les ivoires et le quatuor à cordes constituent la trame de la musique, même si l’électronique se réserve également une part du gâteau. Comme sur « Axolotl », qui évoque Air ou Bonobo. Pieter y change de micro pour passer sa voix au vocodeur, et le résultat est convaincant. Lors du rappel, tout au long de « Jacket » (NDR : une petite merveille !), il utilise le même processus.

Un des meilleurs concerts auxquels votre serviteur a assisté, en 2022. Là-dessus, en rentrant, il va se réécouter l’album en boucle…

Setlist : « My Initial Intentions », « Quiet », « Never Leave My Heart », « All Gone », « These Paintings Never Dry », « Soon It'll Make Us Laugh », « (How It's Going To) End », « K.V. », « Light Years », « Tout et Partout », « A Drop In The Bucket », « Axolotl », « Leave a Light On », « Priorat », « The Ever After ».

Rappel : « Jacket », « Keep Repeating ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Hollie Cook

Tropical pop !

Écrit par

Hollie Cook est née d’un père batteur et d'une mère vocaliste. Et ils sont loin d’être des inconnus. Paul Cook, le paternel, était le drummer des Sex Pistols, alors que Jennie Mathias, la maman, choriste chez Culture Club. Boy George est d’ailleurs le parrain d’Hollie. L’artiste londonienne assurait déjà les chœurs au sein du groupe féministe punk, The Slits, avant de se lancer en solo. Elle invente alors son propre genre musical : la tropical pop, une musique ensoleillée rappelant ses origines caribéennes mêlant orchestrations pop, dub, reggae et r’n’b. Son quatrième elpee, « Happy hour », est paru en juin dernier ; et dans la foulée, elle a gravé un Ep 4 titres, « Move my way »

Elle se produisait ce samedi 29 octobre à la Rotonde du Botanique. Une centaine de personnes avaient répondu à l’appel. Par ailleurs, un public multiculturel.

Pas de supporting act, mais un ingé-son qui embaume la salle et la scène à l’aide d’un brûleur de ganga, 10’ avant le début du concert, répandant ainsi des fragrances d’herbe pour mettre l’auditoire en condition.   

Après une petite intro, Hollie Cook, vêtue d’une longue robe, entame le set par le titre maître du dernier elpee, « Happy Hour », un morceau au mid tempo syncopé. Elle est soutenue par un guitariste rythmique, un drummer, un claviériste et surtout un bassiste, dont les interventions dub sont particulièrement percutantes. Les instruments sont décorés de guirlandes led de couleur blanche (NDR : c’est bientôt Christmas !)

Hollie va nous présenter de très larges extraits de son dernier opus, entrecoupé de quelques tubes.  

Très interactive, elle s’exprime aussi bien en anglais qu’en français (impeccable). Cristalline, angélique, à coloration trip hop et si loin de l’univers jamaïcain, sa voix colle à merveilles aux rythmes et aux mélodies reggae. « Tiger Balm » opère une petite incursion dans l’album « Twice ». Sans jamais s’éloigner de ce style, Mrs. Cook parvient à nous faire oublier qu’on est occupé d’en écouter…

On ferme les yeux et on s’imagine au bord d'une piscine ou sur la plage, à siroter une Piña Colada, les yeux mi-clos, un vent lourd et chaud sur le visage. Les oiseaux chantent, il y a des palmiers, des bruits étranges et des vibes tropicales. Les jambes suivent la cadence et on se surprend à danser.

Parfois l’expression sonore s’ouvre vers des horizons sonores fréquentés par Groundation et inévitablement Harrison Stafford (The Professor et le leader du band californien) ainsi que Black Roots, UB 40, les Marley ou encore Linton Kwesi Johnson. Et puis à une reprise, elle va s’accompagner à la guitare semi-acoustique.

« Kush Kween » promeut les herbes médicinales (NDR : la diva jamaïcaine Jah9 a participé à la version studio). Elle incite à l’amour et à la bamboche sur « Move My Way », un morceau rappelant les ambiances de carnaval de Notting Hill.

Elle n’en n’oublie pas ses autres hits, dont « Vessel Of Love » (2018) et « Hollie Cook in Dub (Prince Fatty Presents) » (2012).

Elle nous enivre par sa douceur infinie tout au long de « Unkind Love » et récidive pendant le rappel, pendant « Gold Girl ».

Une excellente soirée propice à la danse qui nous a permis d’oublier les tracas de l’existence...

Setlist : « Happy Hour » (Intro), « Happy Hour », « Tiger Balm », « Shadow Kissing », « Superstar », « Sugar Water Bam Bam », « Unkind Love », « Toghether », « Win Or Lose », « Love In To Dark », « Moving On », « 99 », « Milk And Honey », « Praying », « Kush Kween », « Move My Way », « Stay Alive », « Postman »

Rappel : « Angel Fire », « Gold Girl », « Outro »

(Organisation : Le Botanique)

 

Barrie

Barbara

Écrit par

Depuis 2019, date à laquelle est paru son premier opus, « Happy to be here », de nombreux évènements ont marqué la vie de Barrie Lindsay. La New-Yorkaise d’adoption a ainsi été touchée par la maladie d’un de ses proches mais également, et plus heureusement, par l’amour, suite à sa rencontre avec Gabby Smith. Ecrit durant le confinement, « Barbara » est marqué par ces émotions contradictoires.

Mixé par Joseph Lorge (Phoebe Bridgers, Perfume Genius) et masterisé par Patricia Sullivan (Mac Miller, Blake Mills), ce deuxième elpee, construit de A à Z par Barrie Lindsay, nous plonge au sein d’un univers musical coloré et richement instrumenté (une mandoline, une clarinette, une flûte, un violoncelle, une trompette, et la harpe). Résolument pop et accessible, « Barbara » propose des morceaux tantôt guidés par des synthés, comme sur « Frankie » ou « Concrete », tandis que d’autres se révèlent plus folk, à l’instar de « Jenny », dédié à sa nouvelle compagne ou de « Dig », porté par de superbes chœurs. Les onze morceaux de ce nouvel LP baignent au sein d’un climat atmosphérique, caractéristique de la dream-pop qui s’inscrit merveilleusement bien en cette période d’été indien. En publiant « Barbara », Barrie relève haut la main le défi du deuxième album.

 

Redcar

La chanson du chevalier (single)

Écrit par

Il devient de plus en plus évident que Redcar est devenu un artiste-phare de cette décennie. A l’instar d’une Björk ou d’un David Bowie. N’ayons pas peur des mots !

C’est un artiste qui bouscule les codes et va loin dans la recherche authentique artistique et de lui-même.

Être bousculé ne laisse personne indifférent. On l’encense ou on le déteste.

Il faut toujours un temps d’adaptation à certains pour qu’une révolution artistique, sociale, soit plus ou moins comprise, digérée, acceptée ou du moins tolérée. C’est ainsi que l’on reconnaît ceux qui changent la face d’un monde.

C’est un des rares artistes francophones à révolutionner au-delà des frontières, recueillant un écho important, outre-Atlantique.

Un artiste qui chante de manière forte, juste et subtile, même en live. Ce qui n’est pas à la portée de tous.

Ce que certains spectateurs considèrent comme un excès constitue une affirmation par le mouvement. Son corps est musique, tendu vers son objectif. Un combattant de lumière.

Il a déclaré sur TikTok : ‘Redcar, comme toute ma poésie et ma philosophie, est une poésie et une philosophie qui m'aident à réussir.’

Fascinant Redcar !

« Redcar les adorables étoiles, le début des anges », sortira le 11 novembre et peut déjà être précommandé

‘Ma victoire existentielle passe par l'esthétique. La couleur et l'agencement des formes, les fleurs disposées avec mesure, le trajet de la lumière sur les muscles bandés, le travail de la matière…’

« La chanson du chevalier », single issu du futur opus, se déroule dans un port, la nuit. Invité d’honneur de la vente Modernités, qui s’est déroulée le 25 octobre 2022, accueilli par Sotheby’s, Redcar partage son émotion avec la sculpture grandeur nature d’Auguste Rodin, ‘L'Age d’airain’, dans un clip onirique, à découvrir ici

‘Je me considère comme camarade du jeune homme

Pas plus vivant que lui ni plus savant que lui, non, et toujours élève du mouvement, comme lui, je me considère comme camarade ivre, ravi de ne plus être si seul.

Dans son corps sculpté du néant, immobile quand blessé, stupide d’être si amoureux

‘Le point de départ est la vie de ce corps, que je reçois, en tant que performer, moi-même marteau pour l’airain puis résonance, jusqu’aux confins de la pièce’ - Redcar

‘Il ne s’avance pas avec moi quand je bouge

Je suis obligé de le laisser résonner derrière moi

Cloche d’airain des premières églises, premiers suppliciés des églises

Vengeur de tous les petits brûlés du Pont-Aven, fils de la mer mangé par lui en son temps, offert à l’éternité de l’eau et premier fils des éternités’ - Redcar

Côté musical, ce titre est sans doute moins accessible que ses deux précédents singles, « Rien dire » et « Je te vois enfin », mais manifeste une certaine emprise hypnotique.

Son univers est tellement riche. Ses images, sa musique, ses visions, ses vêtements, sa poésie, ses mouvements…

Merci Redcar de nous emmener dans ta belle voiture, au-delà de la perception.

Méthode chanson

 

Jerry Lee Lewis

Décès de Jerry Lee Lewis, une des dernières légendes du rock’n’roll…

Écrit par

L'un des derniers grands pionniers du rock and roll, Jerry Lee Lewis, est mort à l'âge de 87 ans, ce vendredi 28 octobre 2022. Devenu notoire pour ses talents de showman et son style explosif au piano, il est décédé de causes naturelles.

Il a influencé toute une génération de musiciens, dont Bruce Springsteen, qui avait déclaré à son propos, en 1995 : ‘Il ne joue pas du rock'n’roll, il est le rock'n’roll.’

Ses plus grands hits ? « Great Balls of Fire », « Whole lotta shakin' goin' on », « Crazy arms », « High school confidential » ou encore « Breathless ».

Cependant, des drames et scandales ont marqué son existence.

Né le 29 septembre 1935 dans une famille pauvre et croyante à Ferriday, en Louisiane, il chante le gospel à l’église puis découvre le piano à 9 ans. C’est Carl McVoy qui lui apprend les rudiments du boogie-woogie. A l’âge de 15 ans, il est envoyé dans une école baptiste fondamentaliste, au Texas. Mais il est exclu pour avoir interprété, selon la légende, un cantique gospel en boogie-woogie.

En 1956, il part pour Memphis (Tennessee), où il est l’un des premiers à signer sur le célèbre label Sun.

La même année, il réalise, en compagnie d’Elvis Presley, de Johnny Cash et de Carl Perkins, une séance d’enregistrement qui deviendra mythique : « Million Dollar Quartet ».

C’est à partir de 1957, qu’il enchaîne ses tubes et se forge une notoriété de showman sauvage et exubérant. Il sera même surnommé ‘The killer’. Alors que le rock est encore à ses débuts, le public se presse pour le voir marteler frénétiquement les ivoires de ses doigts, coudes ou pieds…

Son existence sera, néanmoins, loin d’un long fleuve tranquille. Il aura maille à partir avec la police et la justice, à cause de sa consommation d’alcool et de drogues. Et puis, il va connaître une vie sentimentale tumultueuse. Il aura 7 épouses, dont la troisième n’avait que 13 ans, et l’une d’entre elles décèdera dans des circonstances douteuses. Les radios américaines vont alors boycotter son répertoire, sur les ondes, pendant de nombreuses années. Son fils, devenu drummer dans son groupe, qui connaît une existence aussi dissolue que son père, meurt à l’issue d’un accident de circulation, en 1973.

Il a pourtant été un des premiers musiciens à avoir été intronisés au « Rock and Roll Hall of Fame » (musée et panthéon du rock, à Cleveland, Ohio), à sa création, en 1986.

Il a passé une partie de ses dernières années dans son ranch de Nesbit (Mississippi), auprès de sa septième épouse, et se produisait encore sur les planches, début 2019. Mais, victime d’un AVC mineur, en mai dernier, il avait annulé sa tournée

RIP

Page 6 sur 1305