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Après avoir trempé dans le synth-pop sur « CYR », en 2020, The Smashing Pumpkins a décidé d’en revenir à ses racines électriques, à travers « ATUM : A Rock Opera In Three Acts », qui sortira en sections au cours des sept prochains mois. Chaque acte comprendra…

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Quiet confusion

Magella

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Un cocktail de blues, de rock et de psychédélisme des seventies, c’est ce que nous propose Quiet Confusion sur « Magella ». Après avoir gravé un album en duo et deux en trio, c’est sous un nouveau line up (deux nouveaux membres) qu’il nous livre son troisième, mais toujours en formule trio.

Formé à Vérone en 2009, Quiet Confusion reste fidèle à son style tout au long de ce quatrième opus. On retrouve, en effet, des influences blues et rock très classiques, notamment sur « Long Waves » et « Wastin Time », mais également des incursions dans le psychédélisme, à l’instar de « Sweet Noise ». On a même droit à un voyage dans le delta blues tout au long de « Behind the Sun ».

Découpé en 8 morceaux, cet LP se distingue par un très bon usage des dynamiques et du concept de power trio. Les compos sont plus animées et énergiques que sur le précédent disque ; ce qui est probablement dû à l’arrivée des deux nouveaux membres qui apportent un autre groove, mais convaincant.

On y rencontre de très bon riffs de guitare, bien mis en exergue, soutenus par des rythmes de batterie plus lourds, plus présents, mais très peu d’overdubs ; ce qui laisse davantage de place à la basse (elle porte à elle seule le morceau « JJ ») et permet de différencier le groupe transalpin de la majeure partie des formations de rock. D’autant plus que toutes différentes, les conclusions des plages sont subtilement travaillées et recherchées, et sans utiliser le fade à outrance, comme c’est parfois le cas chez certains artistes.

« Magella » démontre toute l’importance que le groupe accorde au live, même si parfois, vu les petites imperfections, on a l’impression de vivre une ‘jam session’. Ce qui explique peut-être pourquoi les mélodies et la voix semblent un peu noyées dans l’ensemble. Ou alors, c’est un problème dans le mixage. Comme précisé ci-dessus, la voix n’est pas centrale. Certaines pistes sont même exclusivement instrumentales. Mais le résultat évoque davantage une maquette qu’un véritable album.

On reprochera encore à ce disque un tracklisting mal équilibré. Il s’ouvre ainsi par le solide tiercé gagnant « Long Wave » - « Plastic Man » - « Lady in Blue », avant de s’essouffler. Il y a bien « Behind the Sun », qui se signale par un recours au double tracking, dans le solo de guitare. Mais on reste sur sa faim, pour la suite. Pénultième titre, « Droppers », malgré d’ingénieux effets de pédales, souffre ainsi de redondance, alors que « JJ », qui clôt l’opus, pourtant d’excellente facture, tombe un peu à plat…

Il y a cependant de très bons moments dans ce nouvel opus de Quiet Confusion que nous vous conseillons d’aller écouter à sa sortie le 15 juillet.

Festival Au Carré 2022 : dimanche 3 juillet

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Triggerfinger était à l’affiche, ce dimanche 3 juillet 2022, dans le cadre du festival Au Carré de Mons qui se déroule, cette années, du 1er au 10 de ce mois. Six salles accueilleront les spectacles ‘indoor’, dont l’Arsonic, la Maison Folie, le Théâtre Royal, l’auditorium Abel Dubois, le 106 et le Théâtre le Manège où est programmé ce soir la formation anversoise. Trio anversois, Triggerfinger pratique un blues-rock, tendance stoner, particulièrement percutant. Il réunit le chanteur/guitariste Ruben Block (qui mène, en parallèle, un projet solo), le bassiste Paul van Bruystegem (surnommé Lange Polle ou Monsieur Paul, il a notamment sévi entre 86 et 94 chez les Wolf Banes) et le drummer Mario Goossens (producteur et également impliqué, suivant son temps disponible chez Angelico, Hooverphonic et Sloper). Le trio avait d’ailleurs accordé des interviews à Musiczine, en 2008, 2011 et 2014 (à lire ou à relire ici)

C’est en assurant les premières parties de pointures comme Iggy and The Stooges, Motörhead et Jim Jones Revue ou en se produisant dans de nombreux festivals belges et étrangers, qu’il a acquis une réputation de groupe de scène. Et il est enfin de retour sur les planches après 3 ans de pandémie…

Giac Taylor se charge du supporting act. Le Louviérois Giacomo Panarisi est considéré comme le parrain du ‘spaghetti rock’. Le leader de Romano Nervoso, a enfin réalisé le projet dont il rêvait : enregistrer quatre albums solos, chacun en moins d’une semaine, dont la sortie est imminente. Sur scène, il se charge du micro et de la batterie. Il est soutenu par Mick Torres à la six cordes, Angelo Guttadauria à la guitare, aux synthés et aux backing vocaux ainsi que Greg Chainis à la basse.

La setlist va privilégier les nouvelles compos. Sculptées dans un rock bien carré, elles sont le fruit d’un cocktail entre punk, metal et garage. Pas de temps mort ni de bavardages inutiles entre les morceaux. Pas de reprise ni de plages extraites du répertoire de Romano Nervoso, non plus. Hypnotique, la rythmique est empruntée aux Ramones. Ronflante, la ligne de basse libère un fameux groove. La frappe sur les fûts est à la fois métronomique et puissante. Les sonorités de gratte sont huileuses. Et le tout est généreusement nappé de claviers. Bref, toutes proportions gardées, ce flux d’énergie rappelle parfois le John Spencer Blues Explosion voire l’Experimental Tropic Blues Band. Un set bien sauvage comme votre serviteur les apprécie…

Setlist : « Armchair Warrior », « Mr Hollywood », « The Witch », « May Satan Bless Your Soul », « I Hate Drums », « Italian Abduction ».

Costards/cravates, les musiciens de Triggerfinger grimpent sur le podium. Ruben a chaussé des santiags de couleur blanche. Et côté costume, Mario a opté le bleu et Paul, pour le noir. Mais il semblerait que le line up soit passé à un quatuor, puisque Geoffrey Burton, un guitariste gantois, accompagne de plus en plus souvent les trois autre musicos, sur les planches.

Mario est planté au centre de la scène, sur son estrade, entouré de son imposant kit de batterie : deux énormes toms basse, une grosse caisse, une caisse claire et quelques cymbales. Dès que le band débarque, le light show se braque sur lui. Et manifestement, il semble en pleine forme. C’est même lui qui va faire le show, ce soir. Il martèle ses fûts pour lancer « I’m coming for you », le titre qui ouvre le set.

Geoffrey intègre parfaitement ses interventions à la guitare au répertoire de Triggerfinger. En fait, il permet à Ruben d’exprimer totalement son potentiel sur sa gratte ; que ce soit dans le domaine technique ou pour libérer des sonorités graisseuses, huileuses, sauvages ou métalliques.

Le back catalogue est revisité à une cadence infernale. Depuis « First Taste » à « Let It Ride », en passant par « Short Term Memory Love » et « By Absence Of The Sun ».  

Ruben ne manque pas d’humour. Il avoue que son slip est mouillé comme une piscine, avant de laisser tomber… son veston. Geste qu’imite dans la foulée, Mr Paul. Mais malgré l’énergie dépensée et la transpiration, Mario conserve le sien. Après « Is It » et « All That Dancing Around Again », le groupe clôt le concert par « Colossus ». Pas vraiment un morceau frénétique.

Au cours du rappel, le combo nous réserve le « Dancing Bearfoot » de Patti Smith. Une version un peu trop paisible au goût de votre serviteur, mais au cours de laquelle Ruben impressionne en chantant à la manière de la native de Chicago. En ‘live’, Trigggerfinger n’a rien perdu, ni de sa vitalité, ni de son efficacité. Du rock comme on l’aime !

Voir aussi notre section photos

(Organisation : Mars Mons et Classic 21)

Triggerfinger + Giac Taylor

King Hannah

I’m not sorry, I was just being me

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Premier album pour King Hannah, un duo établi à Liverpool réunissant Hannah Merrick et Craig Whittle. Galloise, elle chante et joue parfois de la sèche. Multi-instrumentiste, Il se réserve la plupart des parties de guitare et parfois la basse. Lors des sessions, la paire a reçu le concours d‘un préposé au synthé, d’un drummer et de quelques invités.

« I’m not sorry, I was just being me » baigne au sein d’un climat particulièrement sombre, un peu comme si le groupe évoluait au croisement de chemins tracés par Portishead, PJ Harvey et Mazzy Star. La voix d’Hannah est lancinante, nonchalante, langoureuse, sulfureuse, mais bien timbrée. Electrique, éraillée, la guitare communique des sentiments d’angoisse, de torpeur et de mystère. La section rythmique est parfois d’une intensité folle, le drumming se révélant même, suivant les circonstances spasmodique ou implacable.

Pour alléger quelque peu l’ambiance, le disque recèle l’un ou l’autre interlude et une ballade americana (« Ants crawling on an apple stork »), mais on ne sort pas indemne après avoir écouté un tel album. Soit on le déteste pour cette atmosphère cafardeuse, soit on l’adore pour la présence de morceaux tout bonnement remarquables. Et en particulier « A well-made woman » amorcé par un intro labyrinthique, « All being fine » et les incursions avant-blues de Whittle à la six cordes, le vaporeux « Go-Kart Kid (Hell No !) » dont l’intensité électrique s’enflamme à mi-parcours, l’instrumental « Berenson » réminiscent du Red House Painters, le titre maître, abordé dans l’esprit ‘west coast’ de l’album « If I only could remember my name » de David Crosby, le semi-crazyhorsien semi-floydien « The moods that I get in » ainsi que la plage finale, « It’s me and you kid » ; imprimée sur un mid tempo, elle est abrasée de cordes de guitare filandreuses et torturées…

Un must !

Kee Avil

Crease

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Vicky Mettle, alias Kee Avil, n’est clairement pas l’artiste la plus notoire du mythique label montréalais Constellation. Elle appartient à cette catégorie d’artistes expérimentaux qui gravitent autour de locomotives telles que Gospeed You ! Black Emperor ou A Silver Mount Zion. Pourtant, la jeune guitariste et productrice est parvenue à se forger un nom au sein de la scène locale, notamment grâce à un premier Ep paru en 2018. Ce qui lui a permis de jouer en compagnie de Land of Kush et d’assurer les premières parties de Pere Ubu, Marc Ribot ou encore Suuns.

« Crease » constitue son premier album. L’univers de Kee Avil se distingue par son originalité, car tout en se révélant expérimental, il s’avère accessible. Un challenge plutôt difficile à accomplir, il faut le reconnaître. Le spectre d‘influences de la Canadienne est plutôt large. Du moins sur cet opus. Parmi les plus marquantes, on citera Fiona Apple, Juana Molina, Gastr Del Sol et même Björk. Enfin, c’est ce que l’artiste a déclaré.

Elle chante ou plus exactement chuchote, en se servant d’une gratte électro-acoustique. Son jeu de guitare est atypique, intuitif, tout en nuance et délicatesse. Minimaliste, sa musique est subtilement teintée d’électronique. Mais manifestement, le climat qui règne tout au long de cet elpee n’est clairement pas propice à la joie. De ses compos, il émane même une forme de mal-être ; un peu comme chez Jenny Hval.

En outre, plusieurs écoutes de cet LP sont nécessaires avant de pouvoir s’en imprégner. Et même si l’atmosphère qui y règne est manifestement sombre, sa singularité mérite une attention particulière...

Imarhan

Aboogi

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D’origine touareg, Imarhan est un une formation algérienne qui, à l’instar de Tinarriwen, puise son inspiration dans la musique traditionnelle berbère, le rock et le blues, un style baptisé par les médias de blues du désert.

« Aboogi » constitue son troisième elpee. Son titre fait référence aux premières structures semi-permanentes construites par leurs ancêtres, lors de l’implantation de colonies et de villages, mais c’est également celui que les musicos ont choisi pour leur studio qu’ils ont construit à Tamanrasset, au sud de l’Algérie.

Lors des sessions, le groupe a reçu le concours de quelques invités. Tout d’abord la chanteuse soudanaise Sulafa Elyas sur « Taghadart », qui se charge des couplets. Puis Geoff Rhys (Super Fury Animals) qui chante en gallois sur « Adar newlan », une plage au cours de laquelle s’invite une guitare flamenco, et enfin, Abdamah Ag Alhousseyni de Tinariwen et le poète Mohamed Ag Itale, mieux connu sous le pseudo Japonais, sur « Tindjatan ». Sans oublier la communauté locale pour assurer les chœurs et les percus. Et notamment tout au long de « Assossam », une compo qui dépeint les frustrations du peuple touareg face à l’omnipotence du pouvoir central.

Si « Temet » s’autorise quelques accords de gratte psychédéliques, on retrouve ici chez Imarhan ce groove irrésistiblement communicatif et lancinant, même si le disque recèle l’une ou l’autre plage plus mélancolique voire contemplative…

Parquet Courts

Sympathy for life

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« Sympathy for life » (un clin d’œil adressé aux Stones ?), le sixième long playing de Parquet Courts, a été enregistré dans les Catskill Mountains, sis au nord de l’Etat de New York, sous la houlette de John Parish et de Rodaidh McDonald (The XX, Hot Chip, David Byrne).

Au cours des mois précédant les sessions, les leaders du band, Austin Brown et Andrew Savage, se sont intéressés à la musique de danse, et tout particulièrement la techno, la house et le funk. Une recherche qui inévitablement a influé sur les compos du nouvel opus, mais dans l’esprit du « Screamadelica » de Primal Scream et du label DFA (Black Dice, Hot Chip, LCD Soundsystem, Liquid Liquid). Et dans ce contexte, les deux comparses sont passés par la case drogue acide…

L’opus recèle quand même des morceaux plus conventionnels. A l’instar de « Just shadows », dont le tempo lorgne vers Pavement, du garage punk corrosif « Homo sapien », réminiscent du « Fun house » des Stooges ou du venimeux « Black widow spider ».

Evoquant la mort de George Floyd et la montée du mouvement ‘Black live matter’, « Marathon of anger » est sculpté dans l’électro/funk alors que le chanteur emprunte les inflexions vocales de feu Andy Gill, le chanteur de Gang of Four.

« Plant life » constitue certainement la plage la plus curieuse. Imprimée sur un rythme latino, elle laisse la voix de Brown s’égarer, mais aussi s’infiltrer de l’orgue manzarekien alors que le climat rappelle plutôt « Oye com oba » de Santana, sans la guitare. Un orgue vintage qui rogne carrément « Zoom out », autre piste funk. Tout comme « Sympathy for life », mais l’orgue est ici remplacé par le piano électrique. Ou encore « Trullo », un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Tom Tom Club, voire de Talking Heads.

Deux titres s‘écartent quand même du climat général ; tout d’abord le krautrock « Application / Apparatus » et puis en final, « Pulcinella », une ballade bluesy de 7 bonnes minutes…

Foals

Life is yours

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Si Arcade Fire s’est englué dans le disco (NDR : son dernier elpee, « We », le confirme), Foals a décidé de se frotter au funk et à l’afro-beat. D’ailleurs, il a fallu se pincer deux fois plutôt qu’une avant d’admettre qu’il s’agissait du même groupe. Parce que les synthés ont pris une place de plus en plus importante. Tout comme les lignes de basse. On retrouve, heureusement, la voix haut-perchée de Yannis Philippakis. Et puis, quand même, des riffs de gratte, mais le plus souvent dispensés à la manière d’un Nile Rodgers.

Les compos sont donc particulièrement dansantes. Qu’elles soient découpées dans la new wave synthétique (« Under the radar »), émargent au punk funk (« 2001 »), libèrent un groove rafraîchissant à la LCD Soundsystem (« The sound »), s’inspirent des rythmes de l’Afrique de l’Ouest, dans un contexte plus expérimental, un peu comme lors d’une rencontre hypothétique entre Talking Heads et Animal Collective (« Flutter ») ou réveillent en notre fors intérieur le souvenir de Prince (« Looking high »), à moins que ce ne soit celui de Michael Jackson… Et ce ne sont pas les morceaux d’ouverture (le titre maître et ses synthés staccato) ainsi que le final « Wild green » dont les accents électro sont très prononcés, qui risquent de modifier l’impression générale. D’autant plus que la production est soignée aux petits oignons. Pas la tasse de thé de votre serviteur, mais dans le style, il faut admettre que les morceaux seront irrésistibles sur le dancefloor…

Amy Lee & the Loco Project Band

Lost in Confusion

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Amy Lee and the Loco Project Band est une formation nantaise dont le patronyme s’inspire de l’histoire d’Amy Lee, chanteuse folk, décédée au cours des 80’s, suite à un accident d’avion, et dont on a retrouvé le journal intime, 40 ans plus tard.

Accompagné par l’illustrateur Maxime Brugnon, le quatuor nous entraîne au sein d’un univers sonore à la rencontre d’une multitude de styles musicaux. Depuis le noisy rock au folk, en passant par le post rock et la pop. On y croise ainsi Guns’N’Roses (« Make It Happen », « Chemical Love ») les White Stripes (« Crossroads »), Arctic Monkeys (« The Messiah ») et dans un registre plus pop, The Jam (« The Stalemate ») ou encore Guided By Voices (« You Might »). Et même en finale, une pépite qui navigue entre néo-soul et hip hop (« Losing You Again »). Deux compos illustrent parfaitement les deux tendances principales rencontrées sur ce long playing : le rock instinctif et énergique (« Deaf Blind ») et la face pop des années 2000 (le titre éponyme).

Bref, un tracklist plutôt éclectique partagé entre plages sucrées et morceaux sauvages, parfois même punk. Et sous leur forme la plus rock, les pistes reprennent à merveille les codes classiques du rock : de bons grooves de batterie, des guitares très présentes et inventives ainsi qu’un bon mix entre acoustique et électrique.

Enregistré et mixé au Garage Hermétique (Libertines, Dominique A) et masterisé par Graeme Durham (U2, B52’s) « Lost in confusion » peut donc paraître parfois brouillon. Vu son titre, on pourrait facilement l’imaginer. D’autant plus que parmi les thèmes développés dans les textes, figurent des morceaux engagés, des chansons d’amour ou des histoires fictives. Cependant, il y a bien un fil rouge dans l’écriture : faire passer un message avec une forme de dérision qui est bien propre au groupe…

Follow Me Not

Away

Écrit par

A l’origine, Follow Me Not était le projet solo de Nicolas Guerroué. C’est en mars 2016 que Mik Chevalier a débarqué, pour s’y consacrer à la basse. « Away » constitue déjà le huitième long playing de FMN, dont la musique est manifestement influencée par la new et la cold wave.

Et tout au long de cet opus, le spectre de The Cure plane. Tout d’abord à cause des inflexions vocales de Nicolas, plutôt proches de celles de Robert Smith, quand elles deviennent gémissantes, sans en avoir le timbre. Puis de la ligne de basse qui semble parfois marcher sur les traces de Simon Gallup. Tintinnabulantes (« Everytime »), luxuriantes (le très new wave « We don’t know »), limpides ou cristallines et même légèrement surf (« Glasgow smile »), les sonorités de la guitare apportent de la fraîcheur à l’expression sonore.

Bien sûr, l’impression générale n’exclut pas les nuances. Ainsi, caractérisé par son tempo offensif « Fire » libère un fameux groove. Et puis, le duo nous réserve des pistes plus pop (« Far away », « Waterfall »), une carrément atmosphérique (« In my dream I smile ») et en final, une compo plus élaborée qui aurait pu figurer au répertoire de Mud Flow (« Things we lost »)

The Rapports

Taking Off

Écrit par

Fondé par l’auteur-compositeur et chanteur Thomas Skilton, The Rapports est une formation britannique. Un quartet issu de Brighton dont ce premier album a été enregistré des deux côtés de la Manche. Soit au 4A Sound Factory, en Normandie et au Brighton’s Retreat Studio, en Angleterre.

Si on ne peut qualifier la musique de The Rapports de pub rock, une chose est sûre, elle sent la bière consommée dans les ‘british’ pubs. De préférence tiède et sans faux col.

Si la formation reconnaît pour influence majeure l’indie pop britannique des 90’s et des années 2000, sa musique est sculptée dans un rock plutôt basique. De rares envolées de guitares, un tempo bien marqué et des morceaux qui s’arrêtent net, sans le moindre scrupule. Un peu comme chez Maxïmo Park. Mais ce qui singularise la solution sonore, c’est la voix de Thomas. Particulièrement versatile, on a parfois l’impression qu’elle n’est pas en phase avec la musique ; et ce n’est qu’au bout de quelques écoutes qu’on finit par s’habituer à ce contraste.

L’elpee recèle cependant une plage tramée sur le rythme de la valse (« Birdcage ») et un morceau plus soul, abordé dans l’esprit d’un Paul Weller et plus précisément de son Style Council.

Typiquement british !

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