Deerhoof a publié "My Lovely Cat", son nouveau single dédié au célèbre chat Lil Bub. Ecrit et chanté en japonais par Satomi Matsuzaki (qui a également illustré la pochette), "My Lovely Cat" est aussi groovy que doux-amer, et marque la première sortie de…

logo_musiczine

Sang Froid, c’est un trio nantais réunissant des membres de Regarde les Hommes Tomber et de The Veil. Il sortira un Ep éponyme, ce 7 octobre. Passionné par le rock gothique, la new et cold wave, la formation reconnaît pour influences majeures, Cocteau Twins,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Ludovic Vandenweghe

Ludovic Vandenweghe

lundi, 12 septembre 2022 16:41

Toujours plus proche de son public…

Arcade Fire se produisait au Sportpaleis d’Anvers, ce lundi 12 septembre. Le concert n’affiche pas complet. Cependant il ne reste que peu de sièges libres et la fosse est pleine à craquer.  

Venu défendre son sixième opus, sobrement intitulé « WE » et paru le 6 mai dernier, Arcade Fire compte bien démontrer à travers cette tournée mondiale, que malgré le récent départ du frangin Will Butler, il reste l’un des groupes les plus impressionnants, influents et innovants de ces vingt dernières années.

« Le plat pays » de Jacques Brel résonne lorsque votre serviteur débarque dans la salle (NDR : procédure obligatoire pour les photographes). Première constatation, une petite estrade est disposée au beau milieu du parterre au Sportpaleis, sur laquelle a été installée, au centre, un piano translucide ainsi qu’une énorme caisse claire de couleur blanche. Etincelante, elle brille de mille feux sur son socle en attendant sagement de résonner. En levant les yeux, on peut apercevoir une immense boule à facettes (NDR : ‘Monday night fever... ?’) Les inscriptions ‘End of the Empire’ sont reproduites en blanc et bleu par des néons sur ce mini-podium au look particulièrement sixties.

Quant à la ‘main stage’, elle est dominée par un écran gigantesque en forme d’arcade (forcément) qui recouvre la quasi-totalité du podium.

A 21h04 précises, Arcade Fire débarque par l’entrée ‘tout public’ et s’enfonce au cœur de la fosse, fendant la foule qui, un instant, imagine que le show va démarrer sur cette ‘mini stage.’ Erreur de jugement, puisque les musicos s’installent derrière leurs instruments sur la scène principale. Régine Chassagne et Jeremy Gara se postent derrière leur drum set, la violoniste Sarah Neufeld opte pour le côté droit, tout comme Richard Reed Parry qui reprend la position… de Will. Légèrement en retrait, derrière Wim, le très discret Tim Kingsbury va se contenter de quelques interventions au piano droit. A contrario, l’auteur-compositeur-multi-instrumentiste Dan Boeckner (NDR : âgé de 44 ans, il est également de nationalité canadienne) va se révéler très productif au moog et aux synthés sur les morceaux du nouvel opus. Et ‘last but not least’, un jeune-homme aux dreadlocks à faire pâlir Bob Marley, va se consacrer aux percus (NDR : surtout des djembés) et à la sèche. Mais surtout il va apporter son grain de folie au show, déambulant d’un côté à l’autre du podium afin d’haranguer la foule, en plein ascenseur émotionnel dès le second titre, « Ready to Start », et n’hésitant pas à franchir les barrières afin de rejoindre les premiers rangs…

Le concert embraie par deux compos mélancoliques, dont le profond « Afterlife » qui, inexorablement, va déclencher des ‘oh oh oh oh’ au sein de l’auditoire. Et manifestement il ne demande qu’à reprendre refrains ou onomatopées, en chœur.  

Alors que l’arcade géante coiffant le podium ne diffusait jusqu’ici que des images très sombres, elle s’illumine de couleurs vives, pendant que des lasers balaient la fosse de haut en bas afin d’impulser le ‘survolté’ « Reflektor ». Une boule à facettes descend du plafond et ses faisceaux transforment cette immense salle en une gigantesque piste de dance ! Les spectateurs du Sportpaleis sont debout et remuent le popotin au rythme des ‘Air Dancer Sky’ (acteurs principaux du superbe clip « Unconditional (Lookout Kid) »). Wim s’autorise un bref stagediving lors du passage ultra explosif de « Here Comes the Night Time », Régine utilisant judicieusement, comme d’habitude, la boule à facettes depuis la ‘main stage’ ; puis elle se faufile au sein de la foule avant de performer seule, debout sur le piano translucide de la ‘mini stage’ pour interpréter le titre « Sprawl II (Mountains Beyond Mountains) ».

« Everything Now » clôture en apothéose ces 17 titres enchaînés à toute allure par un groupe maîtrisant son répertoire aussi bien ancien que nouveau. Mais au lieu de rentrer backstage, les musicos descendent du podium et se dirigent vers la ‘mini stage’ en retraversant la foule. Les centaines de personnes agglutinées derrière cette estrade espèrent alors profiter de cette position quelque peu privilégiée, mais frustrante depuis le début du set. Il est vrai qu’après plus 1h de concert passé sur la pointe des pieds afin d’entr’apercevoir au loin le groupe ou de rabattre son champ de vision vers les écrans latéraux, cette ‘mini scène’ n’était pas vraiment une bonne idée. Heureusement, le groupe va plutôt se mêler à l’auditoire pour accorder un rappel de trois morceaux empreints d’humilité, et clore sa prestation par l’inévitable « Wake Up ». Mais, les musiciens ne rentrent toujours pas via les backstage. Ils quittent la salle, comme ils sont arrivés, par la sortie du public. Tout un symbole, comme si le groupe voulait adresser un message à son public en se montrant accessible…

En conclusion, un concert alternant, de manière arithmétique, des tubes issus des précédents elpees et des morceaux récents. Même si le nouvel LP est loin de faire l’unanimité, sur les planches, ces nouveaux titres viennent compléter de manière fantastique une setlist bien balancée. Un concert pour lequel on ressort rempli de joie et de bonheur, pendant que certains des hits du band résonnent encore, des heures et des jours plus tard, dans la tête...

A noter également que Régine et Wim soutiennent KANPE, une fondation qui aide les communautés rurales sous-desservies d’Haïti à devenir autonomes. Des membres de cette association accompagnent Arcade Fire tout au long de la tournée ‘WE’ et disposent d’un stand pour y proposer des t-shirts, badges et autocollants aux couleurs et dessins entièrement réalisés par Régine. 100% des bénéfices générés par la vente sont reversés à cette fondation. Après avoir longuement échangé avec ces Québécois, on peut affirmer qu’ils ont un cœur grand comme ça ! Et sont d’une gentillesse incroyable. Des infos ? C’est ici.

Setlist :

Intro : Le plat pays (Jacques Brel)
1. Age of Anxiety I
2. Ready to Start
3. Deep Blue
4. Afterlife
5. Reflektor
6. Put Your Money on Me
7. Age of Anxiety II (Rabbit Hole)
8. The Lightning I
9. The Lightning II
10. Rebellion (Lies)
11. Keep the Car Running
12. The Suburbs
13. The Suburbs (continued)
14. Unconditional (Lookout Kid)
15. Here Comes the Night Time
16. Sprawl II (Mountains Beyond Mountains)
17. Everything Now

Encore :

  1. End of the Empire I-III
    19. End of the Empire IV (Sagittarius A*)
    20. Wake Up

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos

 

 

jeudi, 21 avril 2022 17:35

Comment dépoussiérer des hits…

Fondé à Glasgow, en 2001, Franz Ferdinand a sorti une compile en mars dernier. Intitulée « Hits to the Head », elle fait suite au dernier album studio, « Always Ascending », son cinquième, qui remonte déjà à 2018. Si vous l’ignoriez encore son patronyme est une référence à l’archiduc autrichien, assassiné à la veille de la première guerre mondiale. Bref, ce soir, le band écossais se produit au Cirque Royal de Bruxelles…

Et il est aux trois-quarts vide pour accueillir, en supporting act, la formation néerlandaise Pip Blom. Il est 20 heures, et il faut croire que le temps estival a incité le public à s’éterniser devant l’entrée ou sur les terrasses aux alentours, qui elles, sont toutes bondées. Des conditions pas évidentes pour une première partie qui doit assurer un set de 30 minutes chrono.

Particulièrement marqué par la musique des 90’s, Pip Blom pratique une forme de rock garage porté par une voix féminine forte et mélodieuse. La prestation ne manque pas d’allure ; et pour preuve, les applaudissements sont nourris, malgré le remue-ménage provoqué par les spectateurs qui investissent progressivement les lieux…

Vers 21h15, les lumières déclinent et un responsable du Cirque Royal annonce l’entrée sur scène imminente des Franz Ferdinand. Les fans de la première heure, qui ont quelque peu décroché, semblent surpris de constater qu’hormis Alex Kapranos et le bassiste d’origine Bod Hardy, le line up a été complètement chamboulé.

Ce sont donc trois nouveaux musicos qui sont venus apporter un vent de fraîcheur au Franz ; ce qui va nous permettre de découvrir quelques titres phares sous des versions contemporaines. Gros bémol, quand même, le drumming est définitivement bien trop en retrait. La frappe particulièrement rigoureuse et énergique de Paul Thomson manque cruellement au rock très écossais du quintet

D’emblée, « No You Girls » (2009) et « The Dark of the Matinée » (2004) confirment que la tournée est bien estampillée ‘best of’, dans l’esprit de « Hits To The Head ». Dans ces conditions, il n’est guère surprenant que de nombreux spectateurs commencent à reprendre ces chansons en chœur. Et cette réaction confirme que l’auditoire est constitué de fans, et pas de mélomanes lambda venus découvrir un combo actif depuis plus de 20 ans.

La plupart des titres sont imprimés sur un tempo beaucoup plus soutenu. Alex Kapranos est toujours un aussi bon showman, nonobstant ses 50 balais qu’il a fêtés le 20 mars dernier. Il saute, danse, se déplace d’un bout à l’autre de la scène sans relâche. Il libère une énergie véritablement galvanisante. Dans l’ensemble, la setlist est très bien équilibrée. Les morceaux cultes déchaînent une foule qui se trémousse dès les premières minutes du show, alors que les titres plus récents enregistrent des baisses de régime au sein de la foule.

« Take Me Out » vient littéralement retourner la salle, et l’incontestable ‘madeleine de Proust’ « Ulysses » ainsi que l’incontournable « Outsiders » clôturent un set qui procure un immense moment de joie autant chez les musicos que les spectateurs.

Les rappels font la part belle à l’elpee « Right Thoughts, Right Words, Right Action » (2013). Un choix pas tellement judicieux, puisqu’il va faire redescendre l’ambiance d’un cran, avant que l’inévitable et fédérateur « This Fire » ne la fasse remonter en flèche, pour le grand bonheur des irréductibles fans toujours gonflés à bloc, malgré ce coup de mou…

Une bien belle soirée, malgré tout, au cours de laquelle, l’auditoire a pris énormément de plaisir à réentendre les classiques du band, subtilement dépoussiérés, tout en conservant leur empreinte rock. En espérant, quand même que, à l’avenir, les Franz Ferdinand ne se contentent pas de tournées ‘best of’, mais bien de périples destinés à nous faire découvrir de nouvelles et solides compos que l’on puisse chanter à tue-tête. Ce ‘rock scottish’ que le groupe incarne si bien est bien trop précieux pour qu’il finisse dans les tiroirs aux souvenirs. Vu l’énergie manifestée par le leader (NDR : en grande forme, par ailleurs), on est en droit de l’espérer. En attendant, ne gâchons pas notre plaisir d’avoir savouré cette délicieuse madeleine !

(Voir aussi notre section photos ici)

Setlist :

  1. No you Girls
    2. Curious
    3. The Dark of the Matinée
    4. Right Action
    5. Walk Away
    6. Stand on the Horizon
    7. Glimpse of Love
    8. Always Ascending
    9. Do You Want To
    10. Lucid Dreams
    11. The Fallen
    12. Darts of Pleasure
    13. Michael
    14. Jacqueline
    15. Take Me Out
    16. Ulysses
    17. Outsiders

Encore :

  1. Billy Goodbye
    19. Evil Eye
    20. Love Illumination
    21. This Fire

(Organisation Live Nation)

mardi, 05 juin 2018 22:21

Rolling Blackouts CF (Ludovic Vdw)

{sbdredirect http://www.musiczine.net/nl/fotos/rolling-blackouts-cf-31-05-2018/}

samedi, 24 mars 2018 02:35

Phoenix (Ludovic Vandenweghe)

{sbdredirect http://www.musiczine.net/fr/photos/phoenix-23-03-2018/}
{sbdredirect http://www.musiczine.net/fr/photos/franz-ferdinand-28-02-2018/}
vendredi, 13 octobre 2017 22:46

Beth Ditto ( Ludovic Vandenweghe )

{sbdredirect  http://musiczine.lavenir.net/fr/photos/beth-ditto-11-10-2017/}
mercredi, 03 mai 2017 03:00

Nostalgie, quand tu nous tiens…

En cette année 2017, K’s Choice célèbre son 25ème anniversaire. Le groupe belge à la notoriété internationale donne le coup d’envoi de sa tournée baptisée ‘French Anniversary Tour’, ce mercredi 3 mai 2017, au Splendid de Lille.
Si le set est affiché fièrement sold out, sur les réseaux sociaux, il faut reconnaître que vu la proximité de la frontière, l’auditoire est davantage composé de Belges que de Français. En quelque sorte, Sarah et Bert jouent presque à domicile ce soir…

C’est très précisément à 20 heures que Jim Bauer, vêtu de noir et de gris –pas très joyeux à prime abord pour une soirée anniversaire– grimpe sur l’estrade, armé de sa sèche (qui doit certainement avoir déjà fêté plus d’un quart de siècle, quand on voit l’usure de la table d’harmonie).

Romantique, l’univers sonore de cet auteur/ compositeur/interprète baigne au sein d’une néo soul teintée de folk aux accents nineties. En extrapolant, elle aurait pu naître de la rencontre entre  Baptiste Lalieu (Saule) et Fran Healy (Travis). 24 minutes chrono plus tard, Jim Bauer annonce la fin de son set ; mais avant de vider les lieux, il va surprendre son auditoire en lui réservant une reprise audacieuse d’« It’s a Man’s World » de James Brown. Sa voix est alors chargée de groove. Et les interventions à la gratte précises et riche en couleurs. Pari réussi et un bel hommage rendu au ‘Godfather of Soul’. Jim Bauer peut s’éclipser la scène la tête haute, le contrat est plus que rempli. Et selon la formule consacrée, cet artiste est à suivre de très près… 

A 20h30 tapantes, les lumières s’éteignent alors qu’une bande/son de « Mr. Freeze » est diffusée dans les haut-parleurs. La salle est maintenant copieusement remplie. Les musiciens entrent alors en scène, sous de chaleureux applaudissements. Ils sont six, dont un second gratteur, un bassiste, un claviériste et un drummer. Et bien sûr Sarah et Gert Bettens qui affichent un large sourire, mais ont beaucoup de mal à cacher les sentiments qui les étreint, face à un public enthousiaste et heureux de ces retrouvailles.

K’s Choice démarre sur les chapeaux de roue en enchaînant ses tout premiers succès. Le ton est donné. L’ambiance est sympathique et agréable. Et un parfum de nostalgie se répand dans l’atmosphère… Sarah multiplie les interventions de gratitude et chargées d’émotion, tout en n’oubliant pas de s’adresser à son frère, parfois sur le ton de l’humour. Gert reste plus discret et se concentre sur ses instruments, en alternant ses guitares (acoustique, semi-acoustique, etc.) et un ukulélé. Et sa maîtrise est impressionnante. 

Les plages du ‘best of’, qui vient de sortir, passent parfaitement la rampe et bénéficient d’une nouvelle énergie que le duo semble puiser au sein d’une fontaine de jouvence. Les musicos sont chevronnés. Des pros, si vous préférez. Ce qui n’empêche pas Sarah d’apporter son grain de folie, lié à la circonstance.  

« Believe » et « Cocoon Crash » sont certainement les deux titres les plus appréciés par le public. Sa réaction le démontre. Et il entonne à deux reprises ‘Happy birthday, K’s Choice’. Un fan vient même offrir un t-shirt, spécialement imprimé pour l’événement, à Sarah.  

Après avoir quitté le podium, la formation revient pour accorder une prestation davantage intimiste. Sarah interprète même, en solo, le single « 20,000 Seconds ». Sarah et Geert  clôturent ce spectacle par une version acoustique de « Killing Dragons ». Et c’est sous les acclamations que le groupe quitte définitivement les planches. Les spectateurs peuvent sortir du Splendid, le sourire aux lèvres et l’impression d’avoir retrouvé leur adolescence, le temps d’un concert, suite à cette soirée anniversaire…

(Voir aussi notre section photos ici)

 

 

 

dimanche, 07 mai 2017 22:48

Ks Choice (Ludovic VDW)

{sbdredirect http://musiczine.lavenir.net/fr/photos/ks-choice-03-05-2017/}

Très vite considéré comme l’un des groupes incontournables de la scène alternative rock, au cours des années 90, Placebo est reparti en tournée mondiale (excusez du peu !) afin de fêter, comme il se doit, ses vingt années d’existence. Après un premier tour de chauffe, pas très probant, exécuté en novembre 2016, sur les planches du ‘Zénith Arena’ de Lille, il est de retour. Et au même endroit

Le support act est assuré par Last Train. Vêtus de vestes en cuir et de pantalons slims, les musicos du quatuor alsacien grimpent sur l’estrade sous un éclairage éblouissant et sur une bande sonore digne d’un western. Avant d’attaquer un répertoire qu’on pourrait qualifier de Black Rebel Motorcycle Club à la française ! Pourtant, en 30 minutes, le band va parvenir à impressionner son auditoire. De quoi laisser un goût de trop peu, vu le temps qui lui a été imparti. Un groupe à suivre de très près… (Pour les photos, c'est ici)

A 21 heures pétantes, une vidéo promo de « Every You, Every Me » est projetée sur les 3 écrans géants placés à l’arrière du podium. Il relate, à la manière d’un petit flash-back, la carrière de la formation, depuis 1996 à nos jours. Le riff de guitare caractéristique de « Pure Morning » donne le coup d'envoi de cet anniversaire fêté par le personnel, qui a pris place à l’arrière de l’estrade, mais qu’on ne peut discerner que depuis de frontstage, vu le peu d’éclairage qui lui est réservé. Brian Molko et Stefan Olsdal prennent immédiatement place à l’avant-plan.

Visuellement, le show tient la route. Ecrans et light show sont impressionnants de maîtrise. La set list fait alors la part belle aux morceaux issus des nineties pendant une trop brève demi-heure. Et ils font littéralement mouche.

Suite à quoi la bande à Molko va attaquer la partie mélancolique du concert ; et ce par « Without You I’m Nothing », chanson empreinte d’émotion puisqu’à l’origine Brian et feu David Bowie l’interprétaient en duo. Ce dernier apparaît alors sur l’écran ; ce qui déclenche de chaleureux applaudissements.  

Une heure plus tard, Brian et son compère Stefan décrètent que la partie nostalgique du spectacle est terminée et annoncent laisser le champ libre à cet ‘Happy Dancing Birthday Party’. Ouf il était temps ! Le groupe enchaîne alors les gros succès, désespérément attendus par l’auditoire, et tout particulièrement « Spécial K », « Song To Say Goodbye » ou encore  « The Bitter End ».

Une fin de parcours sans faute qui va se traduire par une véritable communion entre la formation et le public. 

Ainsi, en finale du 1er rappel, « Nancy Boy » et « Infra-Red » sont repris à tue-tête par la foule. Car on aura droit à un second encore, au cours duquel Placebo va nous réserver « Running Up That Hill ».

Placebo s’était produit le 24 août 1996, dans le cadre du Pukklepop. Il était venu défendre son premier elpee ; un disque éponyme, pour lequel votre serviteur était tombé sous le charme. Faut dire qu’il est toujours considéré comme le seul chef-d’œuvre d’une discographie qui ne compte que sept long playings. Et sublime, ce set est resté gravé dans ma mémoire (NDR : Brian Molko avait même accordé une interview à notre rédac’ chef ; voir ). Mais ce soir, malgré le succès récolté, sa prestation ne m’a pas vraiment convaincue. 

 ) Que reste-t-il de cet immense espoir du rock alternatif ? Plus grand-chose. Le succès ? Sans doute. Dû à des épanchements de mélancolie au bord de la déprime, qu’il cultive maintenant depuis trop longtemps. Mais pour le reste, rideau. Le groupe n’est pas parvenu à trouver la bonne médication pour se soigner. Sans doute que la substance active n’était qu’un Placebo… (Pour les photos, c'est ici)

Organisation : A gauche de la lune

 

 

 

samedi, 11 février 2017 22:13

Sharko ( Ludovic Vandenweghe )

{sbdredirect  http://musiczine.lavenir.net/fr/photos/sharko-08-02-2017/}
Page 1 sur 4