"Come On Down", c’est le titre du nouveau single de METZ. A ce propos, Alex Edkins a déclaré "'Come On Down' a été enregistré à l'origine pendant les sessions d'"Atlas Vending"mais n'a jamais été complètement terminé. Pendant la pandémie, j'ai vraiment été…

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Privé de concerts pendant 18 mois, Magma a mis à profit cette période pour préparer un nouvel album, un album de groupe, comme il n’en avait jamais réalisé depuis longtemps. A la suite de la création d’un nouveau line-up en 2020, Christian Vander a une…

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Didier Deroissart

Didier Deroissart

samedi, 17 septembre 2022 10:26

Entre r&b et néo-soul…

Soirée soul et r’n’b, ce jeudi au club de l’Ancienne Belgique, qui accueille, en première partie, Emy, aka Emy Kaboré, et la nouvelle sensation américaine, Orion Sun.

Mieux connue sous le patronyme Orion Sun, Tiffany Majette est née à Mount Laurel, dans le New Jersey, au sein d’une famille chrétienne conservatrice. Ce qui explique pourquoi, très tôt, elle a été endoctrinée par l’église baptiste de Bethany. Agée aujourd’hui de 26 printemps, elle vit à Philadelphie. Influencée par le jazz de Billie Holiday, le r&b emblématique de Lauryn Hill et la soul profonde de Bill Withers ainsi que de Stevie Wonder, l'auteure-compositrice-interprète et productrice propose une musique atmosphérique et propice à la méditation.

A ce jour, elle a publié un album en 2020 (« Hold Space For Me »), un opus qui a cartonné sur la bande FM et un Ep, (« Getaway), en mars dernier. Sur cette dernière sortie, elle propose des morceaux de plus en plus incisifs, poignants et intimistes. Deux ans plus tôt elle a manifesté dans les rues de Philadelphie, pour protester contre la discrimination raciale. Blessée par la police, elle a traduit son traumatisme en chanson (« Mama's Baby »), une initiative qui a permis de recueillir plus de 18 000 $ pour le GoFundMe de Breonna Taylor et la Loveland Foundation. Une compo qu’elle n’interprétera cependant pas lors de son set.

Emy Kaboré (23 ans) pratique de la néo soul qui intègre des éléments de fusion, pop, jazz, funk et de temps à autre de rap. Bien que Gantoise, elle est née à Paris. Elle a terminé troisième lors de l’édition 2018 du fameux ‘Humo Rock Rallye’.

Sur les planches, Emy est soutenue par un backing group constitué de deux guitaristes (Brian Bogaert et Sander Huys), d’un bassiste ainsi que d’une claviériste et d’un drummer de session. On remarque la présence de trois plantes vertes sur la gauche du podium ainsi que d’un lierre qui retombe devant le synthé…

Sur scène, Kaboré semble plutôt cool. Elle ouvre le concert par le single « Inconvenient ». Mais n’en n’oublie pas pour autant ses deux autres, « Freestyle » et « Inconvenient », deux morceaux qui ont bien marché tant en radio que sur les sites de streaming. Mais aussi le tout nouveau, « Chasing », qui figurera sur son premier véritable album (NDR : jusqu’à présent elle n’a gravé que deux compiles), dont la sortie est prévue pour l’automne 2023. Une chanson sensuelle mais percutante, qui puise ses sources aussi bien dans le rhythm’n’blues, la house, le disco que le rap, évoquant même, tour à tour, Little Simz, SAULT ou Sampa The Great. La compo est enrichie d’une intervention au saxophone. Elle dépasse donc largement les 2’ de la version originale….

La voix d’Emy est vraiment bouleversante. A vous flanquer la chair de poule. Et lorsqu’elle se fait suave, sucrée/salée, elle rappelle, celle de Selah Sue. Enfin, à travers ses textes introspectifs et intimistes qui dépeignent notre société, elle dévoile un esprit ouvert sur le monde contemporain…

Grâce à son style catchy et éclectique, Emy a confirmé, en 30’, tout le bien qu’on pouvait penser d’elle…

Setlist : « Inconvenient », « Painfull », « Ignore It », « Bitch », « Freestyle », « Chasing », « Illusions ».

Les musicos d’Orion Sun débarquent sur l’estrade. Son band implique un guitariste, un bassiste, un drummer et une claviériste. Cette dernière est vêtue d’une salopette, mais surtout affiche de superbes dreadlocks surmontées d’un bonnet. Les plantes vertes ont été débarrassées du plancher. Tiffany apparaît ensuite. Elle pose un épais agenda à ses pieds. Elle a enfilé un t-shirt de couleur blanche et un pantalon de teinte brune. Elle est chaussée de baskets.

L’artiste va bien évidemment puiser l’essentiel de sa setlist au sein de son dernier Ep et du long playing, « Hold Space For Me ».

Le concert s’ouvre par « Lightning », une chanson qui met en exergue sa voix onctueuse.

Dans la chanson « Intro », le courage et la détermination de la population philadelphienne transparaissent à travers les lignes de basse épaisses et les sonorités croustillantes, sonorités qui squattaient les stations de radio r’n’b et hip-hop de la région, au début des années 2000. Tiffany reste très attachée à cette région.

Elle mêle r’n’b et rap sur l’envoûtant « El Camino ».

Sobres et élégantes, ses compos naviguent à mi-chemin entre r&b alternatif et néo-soul cotonneuse. Et il lui arrive de triturer un contrôleur de marque ‘akaï’. Dans la salle, on remarque la présence de nombreuses fans anglo-saxonnes. Et pour cause, à plusieurs reprises, elles reprennent en chœur les refrains et même les chansons. D’ailleurs, Tiffany tourne régulièrement son micro vers l’auditoire, appréciant tout particulièrement l’attention que portent ces aficionados, à ses textes…

Un drumming hip-hop/jazz caresse délicatement « Concrete ». Un morceau issu de « Getaway », dont les vibrations finissent par nous emporter, tout comme les paroles chargées d’espoir…

Elle dévoile facilement son jardin secret. A l’instar de « Ne Me Quitte Pas (Don’t Leave Me) », qui n’est pourtant pas une reprise de Jacques Brel, n’en déplaise aux mélomanes… Mais également de « Dirty Dancer », où elle raconte se languir de son amour alors qu'elle fait des courses pendant la semaine, dans les rues de Philadelphie. Elle s’allonge alors sur le sol pour mieux apprécier sa chanson…

Et en rappel, elle va nous accorder deux titres, dont une sorte de potpourri, intitulé « Space Jam - An Odyssey » …

Setlist : « Lightning », « El Camino », « Stretch », « Ne Me Quitte Pas (Don't Leave Me) », « Smooth », « So Tall From Down Here », « Voicemail », « Birds Gave Up », « Valentine », « Intro », « Pressure », « Concrete », « Dirty Dancer », « Celebration », « Coffee For Dinner ».

Rappel : « Space Jam - An Odyssey », « Antidote ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

 

lundi, 12 septembre 2022 18:25

Parkway Drive brûle-t-il ?

Trois formations se produisent, ce soir, à Forest National : Lorna Shore et While She Sleeps en supporting acts et Parkway Drive en tête d’affiche. C’est la troisième fois que votre serviteur assiste à un concert du band australien. Son dernier elpee, « Darker still », vient de sortir. Si les premiers albums émargeaient au metalcore, parfois teinté de deathcore, ses dernières œuvres relèvent davantage du heavy metal classique. Mais surtout, en ‘live’, la formation propose un show pyrotechnique digne de Rammstein…

Lorna Shorne est un combo issu du New Jersey, aux States. Son style ? Du deathcore bien burné. A son actif, quatre Eps et trois albums. Mais un nouveau long playing, intitulé « Pain remains », paraîtra ce 14 octobre 2022. Le line up actuel implique les guitaristes Adam De Micco (lead) et Andrew O'Connor (rythmique), le drummer Austin Archey, le bassiste Michael Yager ainsi que le chanteur Will Ramos, (ex-Monument of a Memory, ex-A Wake in Providence).

« To the Hellfire » ouvre le bal et met littéralement le feu. La musique proposée par Lorna Shorne est féroce, brutale et puissante. « Of The Abyss » embraie. Un extrait du dernier Ep, « ... And I Return To Nothingness ». Les cordes de grattes galopent et tonitruant, le drumming s’emballe (NDR : deux grosses caisses, quand même !).

Mais c’est surtout la voix de Will Ramos qui impressionne, aussi bien capable de basculer des tonalités les plus ténébreuses (et déformées) vers les plus aigües. Elle est même parfois poursuivie par les accords des guitares. On se demandait d’ailleurs s’il allait tenir la route durant les 30’ de set. Eh bien oui !  Les circles pits et les rounds circles éclatent dans la fosse. Manifestement, le public est chaud-boulette, malgré un son pas vraiment au top, parce qu’il souffre d’un excès d’infrabasses. Le light show mitraille l’auditoire. Tous les gratteurs sont perchés sur une estrade surélevée.

Destructeur dans le bon sens du terme !

(Pour les photos, c’est ici)

Setlist : « To the Hellfire », « Of The Abyss », « Sun, Eater », « Cursed To Die », « Into The Earth ».

Fondé en 2006, While She Sleeps est issu de Sheffield, en Angleterre. A l’origine, il réunissait 5 potes d’école, mais en 2009, le chanteur, Jordan Widdowson, a été remplacé par Lawrence ‘Loz’ Taylor. A ce jour, le quintet a publié quatre elpees, dont le pénultième, « So what » (2019), est jugé par la critique, comme celui de la maturité. A l’instar de Bring me The Horizon et Architects, il est considéré comme un des acteurs majeurs du metalcore.

Votre serviteur les suit à la trace depuis plus de 10 ans. Dès le début du concert, Adam Sauvage est sous les feux des projecteurs. Ses fûts, ses claviers et son MPD servent de carburant à une véritable machine de guerre. Son drumming libère une puissance phénoménale. Et un immense drapeau à l’effigie de l’artwork du dernier elpee est tendu derrière lui. Taylor, le chanteur, fait tournoyer ses cheveux. Il est capable de pousser sa voix dans ses derniers retranchements, mais elle passe bien la rampe. Et puis, elle est hyper mélodique. Manifestement, il s’est manifestement bonifié dans l’exercice vocal. Constamment en contact avec son auditoire, il se vide littéralement les tripes, lorsqu’il n’escalade pas un banc posé sur le podium juste avant de plonger dans la foule pour s’y laisser porter. L’ambiance est électrique. Moshpits, wall of deaths, circle pits et crowdsurfing se multiplient dans la fosse et ne cesseront qu’au bout du show.

La setlist va puiser généreusement dans le dernier LP du band, « Sleeps Society » (2021). Mais l’indispensable single « Anti-social » (NDR : paru en 2018, il figure également sur l’album While she sleeps ») n’est pas oublié. Le light show est aveuglant. Les sonorités de grattes sont torturées, huileuses. La section rythmique est parfaitement soudée. Les interventions à la basse d’Aaran McKenzie sont vrombissantes ou dispensées en slap. Les riffs des sixcordistes se révèlent souvent écrasants et hypnotiques, mais toujours bien en phase avec les backing vocaux.

Bref, un tremplin idéal pour la tête d’affiche ! Et puis secrètement, votre serviteur aimerait revoir cette formation en salle, et pourquoi pas à l’AB…

(Pour les photos, c’est )

Setlist : « Sleeps Society », « Anti-Social », « You Are All You Need », « The Guilty Party », « I've Seen It All », « You Are We », « Eye To Eye », « Fakers Plague », « Silence Speaks », « Systematic ».

Pour accueillir Parkway Drive, le premier étage de Forest National est blindé, mais le second est condamné par de grands rideaux de couleur noire. Quant à la fosse, elle est pleine à craquer.

Des images d’une faille terrestre sont projetées sur un immense écran tendu derrière la scène. La crevasse s’ouvre, de gros rochers commencent à tomber. Un brouillard de fumée inonde le parterre et le podium. Huit personnages revêtus de capes noires débarquent de l’arrière, un flambeau à la main et s’installent de part et d’autre de l’estrade. Tout de blanc vêtu, Winston McCall, surgit du smog, depuis l’arrière du podium. Il semble en grande forme. Dès la fin de l’intro, les porteurs de flambeaux s’éclipsent.

Le set s’ouvre par « Glitch » et embraie par « Prey », moment choisi par les lance-flammes pour déjà cracher leur feu. Et conséquence immédiate, la température monte d’un cran. D’autant plus que Winston incite le public à jumper. Ce dernier reprend en chœur les paroles. Au centre de la fosse un immense round circle se forme. C’est dingue, ce n’est que le deuxième titre et c’est déjà la folie dans l’auditoire. C’est la fête au métal ! Puissant, le light show oscille entre le rouge et le jaune. Véritable bête de scène, Winston est omniprésent. Les gratteurs entrent en duel. La frappe du drummer est particulièrement sauvage. Des pétards explosent sur les planches. Pendant « Dedicated », Winston se frappe violement la poitrine et balance un ‘fucking’ 2 year’s’. Dans la foulée, les lance-flammes redoublent d’intensité alors que des faisceaux lumineux éblouissent l’auditoire, au propre comme au figuré. Du haut de son estrade, le batteur participe également au show. Planté derrière les différentes machines pyrotechniques, il doit transpirer ! Lors de « Ground Zero », la plage d’entrée du dernier opus, « Darker Still », une multitude de petites lumières blanches scintillent au sein du public. Le firmament avant l’heure ! Bien que puissante, la voix de Winston est supplantée par les sonorités de la guitare rythmique. On entend le bruit des pales d’un hélicoptère dès l’intro du plus paisible « Cemetery Bloom ». On se croirait replongé dans une scène du long métrage ‘Apocalypse Now’ de Francis Ford Coppola. D’ailleurs, tout au long de « The Void », on a l’impression d’être un figurant au sein de ce film de guerre.

Pour les deux dernières compos, une violoncelliste et trois violonistes débarquent sur l’estrade et vont apporter un peu de douceur au cœur de cet univers metalcore ; slow langoureux, « Darker Still » permettant même à Jeff, le guitariste, de connaître son moment de gloire…

En rappel, Parway Drive attaque « Crushed », un des morceaux favoris du public. La pyrotechnie est à son summum. Un véritable mur de flammes brûle derrière Winston. Votre serviteur ignore si ce sont les flammes de l’enfer, mais la facture de gaz va être salée !

Les cinq porteurs de flambeaux sont de retour. La foule est en délire lorsque le combo entame « Wild Eyes », alors que les deux sixcordistes s’avancent auprès de Winston à l’avant-scène. Le show est terminé (pour les photos, c’est ici)

Ce soir, Forest National a accueilli trois prototypes du metal contemporain. Un spectacle de ‘ouf ‘, percutant, qui a fait kiffer la majorité des spectateurs et constitue un des meilleurs concerts de l’année 2022 pour votre serviteur.

Setlist : « Glitch », « Prey », « Carrion », « Vice-Grip », « Dedicated », « Ground Zero », « Cemetery Bloom », « The Void », « Karma », « The Greatest Fear », « Shadow Boxing », « Darker Still », « Bottom Feeder ».

Rappel : « Crushed », « Wild Eyes ».

 

 

lundi, 05 septembre 2022 09:46

Une véritable machine à tubes…

Ce soir, la file est beaucoup moins longue que la veille, pour le concert d’Aurora. Mais l’ouverture des portes accuse une bonne demi-heure de retard. En outre, il faudra encore attendre 10 minutes à l’extérieur de la grande salle (NDR : en mode ‘Ballroom’) pour permettre à Maeve, le supporting act, d’achever son soundcheck. Et on a l’impression que les oreilles vont passer deux sales quarts d’heure avant le concert de Banks.

Originaire de Los Angeles, Jillian Rose Banks, mieux connue sous le nom de Banks, a connu une ascension fulgurante, dès 2013, en mettant en ligne une série de titres énigmatiques. Depuis elle a gravé 5 albums, dont le dernier, « Serpentina », est paru en avril dernier ; une œuvre qui aborde les thèmes de la métamorphose et de la renaissance, tout en se profilant comme le début d’une nouvelle ère pour cette artiste ! C’est la première date de sa nouvelle tournée européenne. La machine à hits va dérouler le tapis rouge pour une soirée destinée au dancefloor.

Maeve assure le supporting act et grimpe sur le podium à 20h15. Vêtue d’une sorte de cuissardes blanches en tissu, nouées sur des baskets, et d’une petite jupette brune comme celle que portait les guerriers romains, elle occupe tout l’espace scénique pour se déhancher. Il y a bien un batteur et un claviériste pour la soutenir, mais l’expression sonore abuse des infrabasses particulièrement agressives et néfastes pour les tympans….

A 21h10, Banks débarque sur les planches en compagnie de deux danseuses toutes de noir vêtues et le visage voilé. Mais également d’un claviériste et d’un batteur. Elle est chaussée de pompes noires aux semelles hyper compensées et vêtue de rouge : pantalon à pattes d’eph’, gants et corset en dentelles. Une estrade à 4 niveaux est placée à droite juste devant le drummer, estrade sur laquelle évolueront les trois filles.

Le concert s’ouvre par deux extraits du dernier elpee. Tout d’abord le r’n’b bien rythmé « Misunderstood ». Puis « Meteorite », un autre brûlot. Des stroboscopes mitraillent les artistes dans leurs chorégraphies bien rôdées à l’américaine. En écoutant le chant particulièrement déformé de Banks sous une production électronique lourde et qui pilonne, on se demande quand même si sa voix est capable d’une telle performance. Apparemment, oui ! Elle est très travaillée et quoique vocodée, sa tessiture est ample. En outre, les interventions sur cette voix sont du plus bel effet.

La gestuelle de l'auteure-compositrice-interprète évoque Janelle Monáe voire Beyoncé. Ses mains triturent constamment le micro. Les trois filles se contorsionnent en permanence, y compris Jillian, malgré une grave fracture de la colonne vertébrale, en 2019. Parfois on a l’impression que ses danseuses sont les extensions de ses bras. Le drummer se sert aussi bien de pads électroniques que de toms et de cymbales. Sa frappe s’avère métronomique, mais particulièrement technique. Et le préposé aux synthés et aux beats électro participe activement et brillamment à l’élaboration de l’expression sonore.

Banks interagit peu avec le public. Sauf avant d’attaquer « Gimme ». Histoire de remettre les pendules à l’heure, elle s’autorise alors une déclaration digne d'un discours politique pour expliquer où elle se situait dans sa féminité : ‘Le moment est venu pour toutes les femmes d'exiger ce qu'elles veulent…’

Mais on retiendra surtout que Banks est une véritable machine à tubes. D’ailleurs, en rappel, « Beggin For Thread » va mettre tout le monde sur les rotules…

(Voir aussi notre section photos ici)

Setlist : « Misunderstood », « Meteorite », « Gemini Feed », « Fuck With Myself », « Better », « Waiting Game », « The Devil », « Skinnydipped », « Drowning », « Someone New », « Brain », « Gimme », « Deadend », « Holding Back »

Rappel : « Beggin for Thread »

dimanche, 04 septembre 2022 15:39

Une poupée magique venue du grand nord…

Ce soir, à l’AB, trois chanteuses norvégiennes y sont programmées. En supporting acts, Sei Selina et Thea Wang ; et en tête d’affiche, Aurora. Devant la salle, la file est très longue, elle s’arrête au milieu de la rue longeant l’hôtel de Ville et donnant accès à la Grand-Place, derrière le célèbre Hôtel Amigo. Heureusement, elle va se résorber en 10 bonnes minutes. Le concert est sold out depuis 2 ans.

Le concert d’Aurora a été reporté à deux reprises, suite à la pandémie. Elle est venue défendre son dernier elpee, « The Gods We Can Touch », paru en janvier dernier. Une véritable perle ! Votre serviteur l’écoute en boucle. Un opus bien plus sensuel et enjoué que son précédent, « A Different Kind Of Human »

N’hésitant pas à utiliser son art pour porter son engagement envers une société égalitaire et respectueuse de l’environnement, Aurora est une artiste moderne d’une maturité étonnante.

Le décor est déjà prêt pour Aurora. Mais place à Thea Wang, qui finalement bénéficie du cadre déjà planté. La scène est ainsi divisée en 4 vagues ondulantes blanches derrière lesquelles s’installent les musicos. Un énorme disque blanc, rétroéclairé, s’érige au milieu du podium.

La musique de Thea baigne au sein d’une forme d’électro-soul-folk séduisante, le plus souvent paisible, mais très susceptible de s’autoriser des envolées percutantes. Sur les planches, elle est soutenue par un claviériste/guitariste. Plutôt jolie, elle se révèle douée aussi bien au dobro électrique qu’à la gratte semi-acoustique. Douce et profonde, sa voix est remarquable. C’est grâce à son single, « Word On The Street », qu’elle est parvenue à sortir de l’anonymat. Et elle ne va pas se priver de l’inclure dans sa setlist. Ecoutée attentivement par l’auditoire, elle est longuement et chaleureusement applaudie, à l’issue de sa prestation.  

Petite interruption pour permettre le changement de matos et Sei Selina grimpe sur l’estrade. Elle est épaulée par un drummer et un claviériste, mais bien qu’annoncée r’n’b, la musique dispensée sera essentiellement électro. Généreux, le light show se focalise sur Sei. Le grand disque est en repos. Mais pas l’artiste qui va littéralement mettre le feu… se signalant ainsi comme une fameuse entertainer…

Charismatique, Aurora Aksnes, aka Aurora, débarque sur podium, pieds nus, le visage diaphane et vêtue d'une robe blanche vintage qui pourrait provenir de la garde-robe de Madame de Maintenon. Elle lève les bras pour accueillir l’ensemble de son auditoire. Mais revenons au décor. Sur les planches un grand orbe campe au beau milieu de l’estrade. L'orbe reproduit un coucher de soleil ainsi que des vagues et des nuages encadrés de chaque côté. Une scénographie minimaliste mais efficace.

Aurora va nous proposer de larges extraits de son dernier elpee, « The Gods We Can Touch. Elle ouvre le set en douceur par « The Forbidden Fruits of Eden », avant que les percussions deviennent entêtantes. A l’instar de Florence & The Machine ou de Björk, elle semble habitée par sa musique.  

Cette poupée magique mêle habilement le folklore norvégien et les sonorités électroniques tout en prenant soin du sens mélodique afin d’embrasser une gamme d'émotions à vous flanquer des frissons partout. Sa pop alternative, lumineuse et mystérieuse libère une force étonnante. Alternant doux murmures, vocaux cristallins ou puissants, elle crée un monde tour à tour enchanteur et inquiétant.  Il suffit parfois de fermer les yeux et de s’imaginer au cœur des fjords… Pourtant, interactive, elle n’hésite pas à plaisanter avec un public acquis à sa cause.

Elle interprète « Everything Matters », mais sans Pomme. Elle se mue alors en chef d’orchestre, rappelant la grâce de Tori Amos.

Elle n’en oublie pas son nouveau single, « Cure For Me », un morceau étonnant, étrangement disco, voire funkysant. Et puis, « Runaway », un titre qui suscite la réflexion, parce qu’il aborde le thème des thérapies de conversion pour les homosexuel.les.

La fin du set est acoustique et notamment la dernière chanson « Giving In To The Love ». Mais également le rappel. Si l’orbe change régulièrement de couleur il met magnifiquement en exergue la silhouette d’Aurora tout au long de « Exist For Love », compo au cours de laquelle elle place l’amour du côté spirituel, et dans un français impeccable…  

Un concert de toute beauté ! Votre serviteur est resté subjugué par les étoiles qui brillent dans ses yeux.

Son univers est à découvrir absolument…

(Voir aussi notre section photos ici)

Setlist : « The Forbidden Fruits of Eden », « Heathens », « Blood in the Wine », « Everything Matters » sans Pomme, « Churchyard », « Warrior », « Cure for Me », « Daydreamer », « The River », « Infections of a Different Kind », « A Different Kind of Human », « A Dangerous Thing », « Runaway », « The Seed », « Queendom », « Running With the Wolves », « Giving In To The Love ».

Rappel : « Exist for Love » (acoustique), « Murder Song (5, 4, 3, 2, 1) »

(Organisation : Live Nation et Ancienne Belgique)

 

Au printemps dernier, Machiavel est revenu au-devant de la scène et au mieux de sa forme en publiant un premier single intitulé « Magacal Mess » et surtout en se distinguant par la présence d’un nouveau chanteur en la personne de Kevin Cools (Feel, Niitch) qui avait été remarqué par feu le chanteur Mario Guccio.

Le drummer Marc Isaye, le bassiste Roland de Greef, le claviériste Hervé Borbé et le guitariste Christophe Pons sont, cependant, toujours au poste.

Un pari et un challenge réussi haut la main, enthousiasmé par les fans et le large soutien radiophonique obtenu par ce nouveau single.

« Phoenix » le nouvel album sort le 16 septembre 2022. La voix chaude de Kevin est bien mise en exergue sur ce nouveau single « Soulrise », et il est en écoute ici

 

mercredi, 10 août 2022 12:25

Lokerse Feesten 2022 : mercredi 10 août

Le Lokerse feesten arrive à mi-parcours. Le soleil commence à taper dur et la chaleur va devenir de plus en plus étouffante au fil de la journée. Heureusement des fontaines d’eau sont mises à la disposition des festivaliers. Et elles sont gratuites.

Ce mercredi 10 août, la Grote Kai accueille la formation belge Portland, Seasick Steve, une icône du blues/rock qui a côtoyé de nombreuses stars du rock, le band issu de Cincinnati, The Afghan Whigs, et en finale, le groupe insulaire, Snow Patrol.

Portland n’est pas seulement une ville de l’Oregon aux States, mais aussi un band issu du Nord de la Belgique. Finaliste de l’édition 2016 du Humo’s Rockrally, lauréat de la cuvée 2018 de ‘De Nieuwe Lichting’, concours organisé par Studio Brussel, il pratique de la dream pop (NDR : enfin, c’est ce que déclare le combo). Originaire d’Hasselt, il réunit Jente Pironet (lead vocal, guitare), Sarah Pepels (claviers, chant), Gill Princen (claviers, basse) et Arno De Bock (drums). Pour ce concert, il a engagé un guitariste de tournée.

La formation va nous proposer de larges extraits de son dernier elpee, « Your Colours Will Stain », paru en 2019, mais également de nouvelles compos qui figureront sur le nouvel album, dont la sortie est prévue pour cet automne. 2022). Pas de setlist.

Plutôt sexy, Sarah est vêtue de noir. Elle a ainsi opté pour un pantalon et une chemise légèrement transparente. Elle est également chaussée de lunettes fumées. Pour se protéger du soleil ou pour le look ? A vous de choisir ! Elle excelle derrière ses claviers et son IPad dont elle extirpe de superbes sonorités électro. Tout comme sur le percutant « You Misread Me ». Les voix de Sarah et de Jente sont parfaitement complémentaires, et celle de ce dernier semble hantée par Matt Bellamy (Muse). Mélancolique, la musique de Portland s’appuie sur un drumming métronomique et des grattes puissantes. En outre, le band a le bon goût de soigner le sens mélodique. Et il n’oublie pas d’interpréter son single, « Lucky Clover ». Un groupe à suivre de très près…

Place ensuite à Seasick Steve. Agé de 75 balais, il est issu d’Oakland, en Californie. Il porte une barbe imposante, à la ZZ Top. Il a eu des amis prestigieux. Dont Janis Joplin dans les années 60 et Kurt Cobain, au cours des 90’s. Et il a joué en compagnie de multiples légendes du blues et du rock, parmi lesquelles figurent John Lee Hooker, Lightnin' Hopkins, Son House, Albert King, Joni Mitchell, John Paul Jones et on en passe, mais également des groupes et artistes contemporains comme Modest Mouse ou encore KT Tunstall…

En toile de fond, on remarque la présence de la pochette de son dernier elpee, « Love & Peace ». Le disque, il va l’extraire, au cours du set, d’un emballage en carton. Et c’est un vinyle sur lequel est mentionné les inscriptions ‘Only On Vinyle‘, geste qu’il va accompagner d’un petit discours sur cet LP qui ne sort ni en cd, ni en MP3 et n’est pas disponible sur les plateformes de streaming….

Ce hobo sympa se sert d’une gratte différente à chaque chanson, une guitare artisanale ou une cigar-box, et notamment sa légendaire ‘3-String Trance Wonder’. Elle avait été confiée à Steve alors qu’il ne lui restait que trois cordes et il l’a gardée ainsi depuis. Mais aussi une ‘One-Stringed Diddley Bow’. Soit un manche avec une seule corde. Il a même fabriqué une dobro à l’aide d’un gros manche de brosse et d’une plaque minéralogique du Mississipi, terminée par une boîte de conserve en fer blanc.

Il est vêtu d’une chemise de bûcheron (qu’il va vite ôter, vu la température), d’un jeans rapiécé et coiffé d’une casquette ‘John Deere’, marque de tracteur notoire.

Malgré son âge, le papy est un séducteur. Il a repéré une jolie roussette aux premiers rangs. Elle s’appelle Mathilde. Coïncidence, il signale qu’il avait baptisé son camping-car de ‘Mathilda’. Il va la chercher et l’entraîne sur les planches, faisant même mine de se rendre en backstage avec elle. Une plaisanterie qui déclenche un fou rire général. Finalement il l’installe sur un siège et lui déclame une chanson d’amour en se servant d’une gratte semi-acoustique classique. Il propose même de lui envoyer le dernier album si elle lui envoie un mail. La chanson terminée, assez émue, elle est renvoyée aux premiers rangs sur la Grote Kai.

Sans quoi, parlons quand même de musique. Un cocktail de blues, boogie de country qui baigne au sein du Delta. Seasick est uniquement soutenu par un drummer à la barbe respectable, dont les interventions sont régulièrement sauvages, voire tribales.

Son set terminé, Steve, toujours aussi interactif, mais humble, serre des mains, signe des autographes mais, incorrigible, continue à draguer Mathilde…

Setlist : « Don't Know Why She Love Me but She Do », « Self Sufficient Man », « That's All », « Soul Food », « Walkin' Man », « Shady Tree », « Summertime Boy », « Roy's Gang », « Bring It On », « Put That in Your Pipe and Smoke It », « Barracuda '68 », « Thunderbird ».

Rien à faire, quand on parle de The Afghan Whigs, on pense aux nineties. Enfin, presque, puisqu’entre 88 et 1999, la formation américaine va graver 6 albums, dont l’incontournable « Gentlemen », dans un style soul/rock particulièrement alternatif, l’aspect soul s’exprimant surtout à travers la voix écorchée de Greg Dulli.

Un Dulli qui est bien sûr le leader et fondateur du groupe légendaire issu de Cincinnati, dans l’Ohio. Outre The Afghan Whigs, Il a également monté deux projets parallèles. Tout d’abord The Twilight Singers, mais également The Gutter Twins en compagnie du regretté Mark Lanegan, dont on suppose la fin de parcours du projet, suite à sa disparition.

Le line up de la formation a quand même mal changé depuis ses débuts. Ce soir, il implique un multi-instrumentiste (basse, claviers, violon, percus), un drummer et trois sixcordistes, dont Greg. Ils sont tous habillés de noir…

Pour votre serviteur, il s’agit d’une découverte. La setlist va privilégier des extraits de l’inévitable « Gentlemen » et de « Black Love ». Mais également de « How Do You Burn ? », le nouvel opus, qui paraîtra en septembre. Dont le morceau d’entrée « I'll Make You See God ».

La musique libère une fameuse intensité. Les trois grattes y sont pour quelque chose, mais également la section rythmique, boostée par un drummer à la frappe aussi technique que sauvage. Parfois, le spectre des Pixies voire de Pearl Jam se met à planer. Mais le combo nous réserve quelques surprises, dont le célèbre blues de Bo Diddley, « Who Do You Love ? » ou la cover de « There Is A Light That Never Goes Out » des Smiths. Pas de trace cependant du hit « Going To Town ». Peu d’interactivité entre les morceaux, de manière à rendre le set le plus compact possible, mais vraiment un superbe concert…

Setlist : « I'll Make You See God », « Matamoros », « Light as a Feather », « Oriole », « The Tide » (Greg Dulli song), « Gentlemen », « Who Do You Love ? » (Bo Diddley cover), « Fountain And Fairfax », « Algiers », « Heaven On Their Minds » (Andrew Lloyd Webber cover), « Somethin' Hot », « A Line Of Shots », « John The Baptist », « Summer's Kiss », « My Enemy », « Into The Floor », « There Is A Light » (The Smiths cover).

Formation indé insulaire, Snow Patrol implique des musicos issu d’Irlande du Nord et d’Écosse. Elle réunit de Gary Lightbody (chant, guitare), Jonny Quinn (drums), Nathan Connolly (guitare), Paul Wilson (basse) et Johnny McDaid (claviers, guitare). Le peuple attend impatiemment le début du show et votre serviteur également. Il y a du monde et on est un peu serré comme des sardines.

Côté discographie, le combo est plutôt discret pour l’instant, puisque hormis un remix baptisé « Reworked », paru en 2019, le dernier elpee, « Wildness », remonte à 2018. Par contre, cette année il se produit un peu partout. Il y a 3 jours, il était à l’affiche du festival de Ronquières.

Ce groupe-phare des années 2000 a écoulé plus de 12 millions d’albums.

Le concert s’ouvre par deux hits : « Chocolate » et « Take Back the City ». Lightbody (NDR : qui a surmonté son addiction à l’alcool) se consacre au chant et se sert tour à tour d’une guitare électrique ou semi-acoustique (une Martin’s !).

Particulièrement mélodieuses, les chansons sont régulièrement chantées par les spectateurs, qui connaissent les paroles. « Open Your Eyes » et « Shut Your Eyes » font trembler la plaine. Et à la demande de Gary, « Chasing Cars » est intégralement repris en chœur par la foule. C’est à la fois beau et bouleversant. L’attitude du claviériste préposé aux backing vocaux évoque Chris Martin. Il remue derrière ses ivoires comme une puce. Des images de « Reworked » sont projetées sur l’immense écran situé derrière les artistes, alors qu’un impressionnant light show est projeté sur les artistes depuis l’arrière scène...

L’apothéose de la soirée…

Setlist : « Chocolate », « Take Back the City », « Crack The Shutters », « Run », « Empress », « Set The Fire To The Third Bar », « Open Your Eyes », « Life On Earth », « Shut Your Eyes », « Chasing Cars », « You're All I Have ».

Rappel : « What If This Is All the Love You Ever Get ? », « Just Say Yes ».

(Organisation : Lokerse Feesten)

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mercredi, 10 août 2022 16:56

Lokerse Feesten 2022 : samedi 6 août 2022

Après deux années sans festival, c’est le grand retour des Lokerse feesten sur la Grote Kaai de Lokeren. A l’affiche l’Anversoise Coely, dont c’est la quatrième apparition sur le site, la Batave Froukje, la native de Vilvorde, Emma Bale, et en after party, DJ Licious. Sans oublier, bien sûr, en tête d’affiche, la machine américaine The Black Eyed Peas.

Les hostilités débutent à 19h00.

Du haut de ses 21 ans, Emma Bale est rayonnante. Elle est vêtue d’une jupe en jeans de type fourreau et d’un top blanc recouvert d’un soutien-gorge en laine de couleur jaune. Elle est soutenue par deux claviéristes dont l’un se consacre parfois à la guitare électrique ou semi-acoustique et d’un drummer.  

Elle va nous proposer de larges extraits de son album, « Retrospect », paru en avril 2021.

Le set s’ouvre par « Amsterdam », un morceau inondé de sonorités de claviers. Emma arpente les planches de long en large. Elle embraie par un ancien hit, « Run ». La chevelure ‘blond platine’ d’Emma est bien mise en valeur par le light show. Plus paisible, « Mind Games » se nourrit progressivement d’électro. Tout aussi calme, « Kom Pas » est interprété dans la langue de Vondel. La voix de Bale est superbement soulignée par la gratte semi acoustique que l’un des claviéristes vient d’empoigner tout au long de « The Woman I Am Today ». Et lorsqu’il passe à la six cordes électriques, c’est pour nous nous proposer quelques titres plus funkysants, dans l’esprit de Nile Rodgers.

Emma n’en oublie pas son tube, « All I Want », une reprise de Kodaline. « Cut Loose » et « Curaçao » communiquent une ambiance tropicale au show qu’elle achève seule, armée d’une guitare semi-acoustique.

Grâce à son cocktail de pop, de r&b et d’électro, Emma Bale marche sur les traces d'icônes de la pop comme Ellie Goulding ou Dua Lipa. Une belle entrée en matière…

Setlist : « Amsterdam », « Run », « Mind Games », « Bad », « Long For », « Trust Issues », « Orange Tree », « Get Back », « Kom Pas », « The Woman I Am Today », « All I Want » (Kodaline cover), « Cut Loose », « Curaçao »

Place ensuite à Foukje. Originaire de Rotterdam, elle chante en néerlandais.  Agée de 21 printemps, elle compte à son actif un mini album 6 titres, « Uitzinning », paru en 2022 et un Ep 6 titres « Licht En Donker », en 2021.  

Affichant un sourire timide et coiffée de mèches rouges pulpeuses, elle est vêtue d’un jeans et d’un corset qui lui confère une taille de guêpe.

Dès qu’elle se met à chanter, on reconnaît immédiatement l’accent batave. Et il faut reconnaitre qu’en optant pour sa langue maternelle, elle n’a pas choisi la facilité. Néanmoins, le courant semble bien passer auprès du public. Sur le podium, elle est épaulée par trois filles et un garçon. Soit deux claviéristes, une guitariste et un drummer. Toujours pas de bassiste dans le line up.

Elle invite la foule à sauter sur place, à s’accroupir avant de bondir, mais aussi à balancer les mains de gauche à droite et inversement.

Les claviéristes descendent dans la fosse et incitent les spectateurs à applaudir.  

A travers ses chansons, la jeune femme n'a clairement pas peur d'exprimer ses inquiétudes et celles du reste de sa génération, face à la crise climatique.

Grâce à son enthousiasme juvénile et son charisme inné, elle a très vite pris le contrôle de la Grote Kaai…

Setlist : « Groter dan ik », « Onbezonnen », « Goud », « 17 », « Licht en donker », « Uitzinnig », « Een man die nooit meer huilt », « Is dit echt ? », « Heb ik dat gezegd ? », « Zonder gezicht », « Niets tussen », « Ik wil dansen »

Coely pratique du r&b teinté de de hip hop. Et elle a vraiment un look de rappeuse : veste lardée d’objets métalliques dont d’imposantes épingles à nourrices, des bottes d’aviateur et des tas de bagues argentées aux doigts. Même si la veste n’a tenu que le temps des deux premières compos…

La diva s’appuie sur une formation impliquant deux claviéristes, un drummer, un bassiste et un guitariste. Un excellent backing group dont un guitariste impressionnant, responsable de quelques solides solos. Deux vocalistes ont également prêté leurs voix, parmi lesquels on reconnaît le très fidèle Dvtch Norris.

Sa setlist va puiser généreusement dans son album « Different Waters », paru en 2017. Très soul, sa voix est puissante. Le light show est imposant. Et pour cause, on la devine parfois derrière le mur de lasers placés devant le podium. Mais sur les planches, elle ne tient pas en place. Et il faut reconnaître qu’elle est parvenue à mettre le feu à la Grote Kai. « Celebrate » met ainsi tout le monde d’accord, avant que le concert ne s’achève par une séance de beatbox.

Setlist : « Different Waters », « My Tomorrow », « Run It Up », « Can't Get Away », « Regulator », « No Way », « Alive »,

Avec DVTCH NORRIS : « Don't Care », « Magic Carpet » (DVTCH NORRIS cover)

« The Rise » (Together with her 2 brothers), « Is Everybody Out There » (Followed Band Introduction), « Celebrate », « Beatbox ».

Après deux ans de pandémie et plusieurs reports dus à la crise sanitaire, The Black Eyed Peas est parti en tournée tout l'été, à travers l’Europe. L'occasion pour Will.I.Am, Taboo et Apl.de.ap de venir défendre leur dernier opus, « Translation », gravé en 2020. Ce groupe phare des années 2000, actif depuis 1995, se distingue par son mélange de hip hop et d’électro. Mais il est surtout connu pour ses tubes, et tout particulièrement par « I Gotta Feeling », « Pump It », « Boom Boom Pow » et « The Time ». Et puis, le band californien a marqué toute une génération. En novembre 2011, après le périple mondial organisé dans le cadre de la promotion de l'album « The Beginning », au succès en demi-teinte, le groupe annonce une pause de quelques années. Mais en 2018, il annonce son retour ; cependant, sans sa chanteuse phare, Fergie. L'Américaine se consacre désormais à sa vie de famille. Une absence de taille, tant la chanteuse était la force des refrains cultes. C'est l'artiste philippine J. Ray Soul qui la remplace désormais. Un sacré défi à relever...

Le huitième long playing du band, « Translation », en est revenu à des sonorités plus latino, les premières influences du combo. Un LP qui a bénéficié du concours de grands noms, comme DJ Snake ou Shakira.

Le show accuse 25 minutes de retard.

Trois grands écrans en hauteur et un immense placé à l’arrière laissent la place aux quatre chanteurs, à un guitariste et un drummer. Pas d’autre musico, le reste est diffusé par des bandes préenregistrées, y compris les basses ronflantes. Mais, il faut le reconnaître, le son est excellent. Il est même puissant et californien sur « Let's Get It Started ». Entre rap et pop, ce titre ne pouvait mieux entamer leur prestation, une compo reprise en chœur par un public déchaîné.

Des effets pyrotechniques grandioses et des fumigènes en abondance enflamment le hit phare du band, « Pump It ». Dans le même esprit, tout au long du show, on aura droit à des murs de LED flottants, des lance-flammes, des canons à CO2 et confettis, dont une véritable avalanche s’est abattue sur la Grote Kaai, lors du final, un « Medley ».

Pendant les samples, Will I Am, Taboo et Apl.de.ap posent leurs voix tour à tour ou ensemble. J. Rey Soul, la remplaçante de Fergie, prouve qu’elle a trouvé sa place au sein du line up qui revisite tout son répertoire. Des extraits d’autres tubes (« Time Of My Life ») servent parfois à propulser les morceaux du groupe.

Les quatre vocalistes déménagent comme des puces surexcitées. Mais lors de ce set très dansant et participatif, manifestement, c’est Will.I.Am. qui tire son épingle du jeu.

Le gratteur se prend parfois pour Jimi Hendrix, à moins que ce ne soit Alex Van Haelen. Redoutable, la frappe du batteur est sauvage, tribale même. La nouvelle chanteuse remplace très bien Fergie et mérite sa place dans ce band de fous furieux dansants. Mais rien à faire, Fergie a laissé un vide. Son image apparait sur les vidéos projetées sur les écrans. Ce qui peut accentuer des regrets, car elle était l’âme vivante du crew qui a eu l’intelligence de combiner des hits et des morceaux du dernier opus, afin d’illuminer cette soirée très latino et dansante.

En 60 minutes, entre nostalgie et découverte, on en aura eu pour son argent.

 

Setlist : « Let's Get It Started », « Mamacita », « Pump It », « Love Tonight » (Shouse cover), « This is Love, #thatPOWER, Scream & Shout », « Don't You Worry », « Girl Like Me », « Don't Stop The Party », « The Time (Dirty Bit) », « Where Is the Love ? », « Meet Me Halfway », « I Gotta Feeling » (The whole crew on stage), « Medley »

(Organisation : Lokerse Feesten)

DJ Licious + The Black Eyed Peas + Coely + Froukje + Emma Bale

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samedi, 30 juillet 2022 11:11

Les cassettes cosy de Chuki Beats…

Le producteur belge Chuki Beats a sorti son deuxième album, « Cozy Tapes », ce 29/07/2022. L'œuvre est une collection de morceaux instrumentaux où le croisement entre le hip-hop et l'électronique n'est jamais loin. Ce nouvel opus paraît exactement un an après son premier elpee, « INSIDEOUT », auquel collaboraient notamment Pregnant Guy, Sofiane Pamart, Yung Mavu, Frenetik et Charles.

Plus tôt en juillet, Chuki a dévoilé le single « Can't Stop », une chanson estivale et entraînante qui a immédiatement donné le ton au reste du projet.

Cet été, les chansons seront interprétées pour la première fois dans un tout nouveau set live sur la scène principale des Lokerse Feesten le 05/08/2022 à 19h00 et sur le Dance Hall Pukkelpop à Hasselt le 19/08/2022, où il invitera de nombreux guests !

Le clip de « Can’t stop’ est disponible

 

 

vendredi, 15 juillet 2022 11:01

Sharon Van Etten a la tête dans les étoiles

Sharon Van Etten présente son nouveau single « Headspace », titre extrait de son nouvel album, « We've Been Going About This All Wrong ».

« Headspace » est « une puissante évocation de la façon dont le sexe peut devenir une source de conflit dans une relation de longue durée’ (Pitchfork).

La vidéo, réalisée par Ashley Connor, capture cette navigation en eaux troubles. On y retrouve Sharon Van Etten et les incroyables danseurs Coco Karol et Miguel Angel Guzmán.

Sharon Van Etten explique : ‘Quand j'écrivais cette chanson, je voulais parler des frustrations de la domesticité et de l'intimité, des tensions relatives au fait de travailler depuis la maison et de la difficulté de rester connectés entre humains. Nous qui sommes si dépendants à nos écrans et objets technologiques, et qui malgré tout essayons toujours de nous retrouver en tant qu'amants, parents, humains… Se rappelant qu'il existe toujours une attraction primitive entre nous, même au milieu de la banalité et de la répétition de la vie quotidienne’.

Alors que s'achève sa tournée européenne, Sharon Van Etten reprend la route aux Etats-Unis aux côtés d'Angel Olsen et de Julien Baker, dans la cadre du Wild Hearts Tour.

La vidéo de « Headspace » est à voir et écouter

Figure majeure du continent africain et du reggae, Tiken Jah Fakoly est mondialement reconnu comme un artiste engagé et militant.

Il revient avec un nouveau single intitulé « Où est-ce que tu vas ? » qui annonce un nouvel album pour l’automne.

Composé par le producteur et musicien français Matthieu Bost en collaboration avec Moussa Doumbia, ce nouveau morceau s'adresse à la jeunesse africaine attirée par la traversée de la Méditerranée, espérant trouver une meilleure vie en Europe ...

Voix des sans voix, infatigable militant contre l’injustice, l’oppression et la misère, l’artiste ivoirien interpelle ses compatriotes africains sur la tragédie des traversées en Méditerranée. Alignant sa parole avec ses actes, il s’engage auprès de SOS Méditerranée et lance un appel au don sur les réseaux. Perché au sommet de la Tour d’Afrique de Bamako, Tiken fait résonner sa voix le plus loin possible, dans le clip réalisé par Toumani TSK Keita.

Exilé au Mali depuis de nombreuses années, suite à des menaces en Côte d’Ivoire, il est retourné enregistrer son nouvel album (le 12eme) à Abidjan, qui sortira à l’automne 2022.

Le clip de « Où est-ce que tu vas » est disponible

En concert

22/07/2022 - Aulnoy-Aimeries (France) - Les nuits secrètes.

05/08/2022 - Bruges - The Moods

12/03/2023 - Bruxelles - Ancienne Belgique

 

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