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Didier Deroissart

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Figure majeure du continent africain et du reggae, Tiken Jah Fakoly est mondialement reconnu comme un artiste engagé et militant.

Il revient avec un nouveau single intitulé « Où est-ce que tu vas ? » qui annonce un nouvel album pour l’automne.

Composé par le producteur et musicien français Matthieu Bost en collaboration avec Moussa Doumbia, ce nouveau morceau s'adresse à la jeunesse africaine attirée par la traversée de la Méditerranée, espérant trouver une meilleure vie en Europe ...

Voix des sans voix, infatigable militant contre l’injustice, l’oppression et la misère, l’artiste ivoirien interpelle ses compatriotes africains sur la tragédie des traversées en Méditerranée. Alignant sa parole avec ses actes, il s’engage auprès de SOS Méditerranée et lance un appel au don sur les réseaux. Perché au sommet de la Tour d’Afrique de Bamako, Tiken fait résonner sa voix le plus loin possible, dans le clip réalisé par Toumani TSK Keita.

Exilé au Mali depuis de nombreuses années, suite à des menaces en Côte d’Ivoire, il est retourné enregistrer son nouvel album (le 12eme) à Abidjan, qui sortira à l’automne 2022.

Le clip de « Où est-ce que tu vas » est disponible

En concert

22/07/2022 - Aulnoy-Aimeries (France) - Les nuits secrètes.

05/08/2022 - Bruges - The Moods

12/03/2023 - Bruxelles - Ancienne Belgique

 

vendredi, 15 juillet 2022 10:58

Un moment de rêve pour un Vanupié

La vie de Vanupié semblait toute tracée. Un beau début de carrière dans la publicité, une vie rassurante mais à 25 ans, il plaque tout pour écrire sa propre histoire. Pendant 10 ans, il écume les rues, les cafés concerts, les clubs pour se consacrer pleinement à son premier amour : la musique.

Quelques années plus tard, il est programmé dans les plus grandes salles et les plus beaux festivals de France et d’Europe. Le Bataclan, La Cigale, l’Élysée-Montmartre, Solidays, Reggae Sun Ska, Fête du Bruit, Garorock…

Après 13 années de concerts quotidiens dans le métro parisien et le succès mondial de son titre « Rockadown » en 2018, Vanupié acquiert d’abord son propre studio d’enregistrement, et monte dans la foulée le label Shoestring. Avec ce nom emprunté à la célèbre phrase de John Coltrane : ‘You can play a shoestring if you’re sincere’, il entend produire et promouvoir de la musique sincère et personnelle, que ce soit pour son propre compte ou celui de jeunes artistes comme Jason Mist.

C'est à Porto en 2021 que Vanupié rencontre Panic, artiste Jamaïcain venu jouer sur la scène du Womex pour un showcase. De cette rencontre naît une amitié et le featuring réalisé sur « Dreamtime ». Ils se sont même retrouvés récemment sur le tournage du clip en Jamaïque, passant des cascades de Montego Bay au mythique studio Tuff Gong de la famille Marley à Kingston.

Le clip de « Dreamtime » est à découvrir ici

 

 

jeudi, 07 juillet 2022 17:08

Anwar est à suivre…

Après avoir sorti un premier single intitulé "Follow Me (Jamy Ben Rework)", Anwar nous revient avec un superbe clip. L’auteur compositeur interprète belge nous entraîne autour du monde dans un road trip onirique. Tourné à la pellicule dans de magnifiques décors, on ne peut s’empêcher de suivre Anwar…

En 2022, à l’ère du speed dating, du revenge porn et de l’amour désacralisé, un troubadour bruxello-marocain à la voix androgyne prend la peine de cultiver des ‘love songs’ à l’ancienne à l’aide du meilleur engrais possible : la sincérité. Le remix, réalisé par Jamy Ben du duo Diva Faune, apporte une nouvelle dimension à la compo sur des rythmes electro.

« Lights », le second album d'Anwar, paraîtra à la rentrée 2022 !

Le clip de « Follow Me » (Jamy Ben Rework), est à découvrir ici

 

dimanche, 03 juillet 2022 12:43

Festival Au Carré 2022 : dimanche 3 juillet

Triggerfinger était à l’affiche, ce dimanche 3 juillet 2022, dans le cadre du festival Au Carré de Mons qui se déroule, cette années, du 1er au 10 de ce mois. Six salles accueilleront les spectacles ‘indoor’, dont l’Arsonic, la Maison Folie, le Théâtre Royal, l’auditorium Abel Dubois, le 106 et le Théâtre le Manège où est programmé ce soir la formation anversoise. Trio anversois, Triggerfinger pratique un blues-rock, tendance stoner, particulièrement percutant. Il réunit le chanteur/guitariste Ruben Block (qui mène, en parallèle, un projet solo), le bassiste Paul van Bruystegem (surnommé Lange Polle ou Monsieur Paul, il a notamment sévi entre 86 et 94 chez les Wolf Banes) et le drummer Mario Goossens (producteur et également impliqué, suivant son temps disponible chez Angelico, Hooverphonic et Sloper). Le trio avait d’ailleurs accordé des interviews à Musiczine, en 2008, 2011 et 2014 (à lire ou à relire ici)

C’est en assurant les premières parties de pointures comme Iggy and The Stooges, Motörhead et Jim Jones Revue ou en se produisant dans de nombreux festivals belges et étrangers, qu’il a acquis une réputation de groupe de scène. Et il est enfin de retour sur les planches après 3 ans de pandémie…

Giac Taylor se charge du supporting act. Le Louviérois Giacomo Panarisi est considéré comme le parrain du ‘spaghetti rock’. Le leader de Romano Nervoso, a enfin réalisé le projet dont il rêvait : enregistrer quatre albums solos, chacun en moins d’une semaine, dont la sortie est imminente. Sur scène, il se charge du micro et de la batterie. Il est soutenu par Mick Torres à la six cordes, Angelo Guttadauria à la guitare, aux synthés et aux backing vocaux ainsi que Greg Chainis à la basse.

La setlist va privilégier les nouvelles compos. Sculptées dans un rock bien carré, elles sont le fruit d’un cocktail entre punk, metal et garage. Pas de temps mort ni de bavardages inutiles entre les morceaux. Pas de reprise ni de plages extraites du répertoire de Romano Nervoso, non plus. Hypnotique, la rythmique est empruntée aux Ramones. Ronflante, la ligne de basse libère un fameux groove. La frappe sur les fûts est à la fois métronomique et puissante. Les sonorités de gratte sont huileuses. Et le tout est généreusement nappé de claviers. Bref, toutes proportions gardées, ce flux d’énergie rappelle parfois le John Spencer Blues Explosion voire l’Experimental Tropic Blues Band. Un set bien sauvage comme votre serviteur les apprécie…

Setlist : « Armchair Warrior », « Mr Hollywood », « The Witch », « May Satan Bless Your Soul », « I Hate Drums », « Italian Abduction ».

Costards/cravates, les musiciens de Triggerfinger grimpent sur le podium. Ruben a chaussé des santiags de couleur blanche. Et côté costume, Mario a opté le bleu et Paul, pour le noir. Mais il semblerait que le line up soit passé à un quatuor, puisque Geoffrey Burton, un guitariste gantois, accompagne de plus en plus souvent les trois autre musicos, sur les planches.

Mario est planté au centre de la scène, sur son estrade, entouré de son imposant kit de batterie : deux énormes toms basse, une grosse caisse, une caisse claire et quelques cymbales. Dès que le band débarque, le light show se braque sur lui. Et manifestement, il semble en pleine forme. C’est même lui qui va faire le show, ce soir. Il martèle ses fûts pour lancer « I’m coming for you », le titre qui ouvre le set.

Geoffrey intègre parfaitement ses interventions à la guitare au répertoire de Triggerfinger. En fait, il permet à Ruben d’exprimer totalement son potentiel sur sa gratte ; que ce soit dans le domaine technique ou pour libérer des sonorités graisseuses, huileuses, sauvages ou métalliques.

Le back catalogue est revisité à une cadence infernale. Depuis « First Taste » à « Let It Ride », en passant par « Short Term Memory Love » et « By Absence Of The Sun ».  

Ruben ne manque pas d’humour. Il avoue que son slip est mouillé comme une piscine, avant de laisser tomber… son veston. Geste qu’imite dans la foulée, Mr Paul. Mais malgré l’énergie dépensée et la transpiration, Mario conserve le sien. Après « Is It » et « All That Dancing Around Again », le groupe clôt le concert par « Colossus ». Pas vraiment un morceau frénétique.

Au cours du rappel, le combo nous réserve le « Dancing Bearfoot » de Patti Smith. Une version un peu trop paisible au goût de votre serviteur, mais au cours de laquelle Ruben impressionne en chantant à la manière de la native de Chicago. En ‘live’, Trigggerfinger n’a rien perdu, ni de sa vitalité, ni de son efficacité. Du rock comme on l’aime !

Voir aussi notre section photos

(Organisation : Mars Mons et Classic 21)

Triggerfinger + Giac Taylor

Fondé en 1972 sous le patronyme de The Farm, avant d’opter pour celui de Midnight Oil en 1976, cette formation australienne s’est séparée en 2002, moment choisi par son leader, Peter Garrett, pour se lancer en politique. Il deviendra même ministre de l'environnement du gouvernement australien suite à la victoire du Labor Party, aux élections. Entre 2005 et 2009, le band remonte circonstanciellement sur les planches, mais il ne se reforme réellement, qu’en 2017.

Le groupe a gravé un quinzième elpee, en février dernier. Baptisé « Resist », il s’agit du premier opus studio enregistré depuis 20 longues années ; un excellent album, il faut le rappeler. Auquel le bassiste Bones Hillman et le producteur Warne Livesey, décédés récemment, n’ont pu participer. Une œuvre qui perpétue le combat écologique de Peter, surnommé le géant vert (NDR : 1,93 m, quand même) qu’il livre depuis longtemps, tant à travers son groupe que son action politique. Que ce soit dans le domaine de la crise climatique, la dégradation de l’environnement ou le rôle des citoyens face aux immenses défis de notre temps.  

Le supporting act est assuré par Mooneye, une formation issue du Nord de la Belgique drivée par le chanteur/guitariste Michiel Libberecht. Le line up implique également le drummer Ramses Van den Eede, le bassiste Stan Holvoet ainsi que les sixcordistes Jesse Maes et Guillaume Navarro. Fondée en 2019, elle avait remporté le concours ‘De Nieuwe Lichting’ de StuBru. A son actif un Ep et trois singles. Mélancoliques, voire romantiques, les compos de Mooneye s’inspirent de la pop britannique, tant des Beatles, des débuts de Coldplay que de Travis. Faut dire que la voix aérienne et harmonieuse de Michiel correspond parfaitement à ce type de compos…

Setlist : « Are You Lonely », « Not The One », « Thinking About Leaving », « Black River », « Bright Lights », « Fix The Heater ».

L’instrumental préenregistré « Kingdom of Flaunt » précède l’entrée sur le podium des musicos. Garrett se plante au centre. Il est épaulé par le guitariste et claviériste Jim Moginie, un stetson noir enfoncé sur le crâne, le fidèle drummer Rob Hirst (NDR : à sa gauche trône un immense fût métallique et sur sa grosse caisse est imprimée l’image de la pochette du dernier opus, symbole de la crise climatique), le second sixcordiste Martin Rotsey, le bassiste Adam Ventoura (NDR : il remplace feu Bones Hillman, décédé en 2021), et circonstanciellement un saxophoniste et deux choristes. En toile de fond, on remarque la présence d’une toile tendue sur laquelle est reproduite une main humaine tenant un globe en feu. Elle servira également d’écran pour les projections.

Rock énergique, « Nobody's Child » ouvre le concert. Peter ne tient pas en place. Il arpente l’estrade de long en large. Ses mains s’agitent constamment. Le light show plonge les musicos dans une forme de mystère de l’ombre jaune tout au long de « At The Time Of Writing ».

Issu de l'excellent « The Makarrata Project », paru l'année dernière, « First Nation » exprime le désir de rendre justice et de donner une voix au chapitre aux premiers habitants de l'Australie. Pendant la chanson, Garrett est rejoint à l’avant du podium par la choriste Leah Flanagan afin de partager un duo.

Des décennies de protestation –à  la fois d'archives et plus récentes– sont projetées sur l'écran derrière la scène, ainsi que des images de l'environnement naturel, à la fois dans sa majesté et a détérioration rapide due aux feux de brousse et aux inondations. Entre les chansons, Garrett aborde les échecs du parti au pouvoir actuel et l'urgence de prendre des mesures radicales contre le changement climatique.

La setlist alterne morceaux extraits du dernier opus et puis classiques du groupe. Dont l’un ou l’autre morceau élégiaque et atmosphérique. A l’instar du titre maître du dernier long playing, « We Resist ». Des roadies apportent des cymbales et une caisse claire à l’avant du podium. Elles sont destinées à Rob Hirst qui en profite pour également se réserver le lead vocal tout au long de l’hypnotique « Kosciusko ». Et le band n’en n’oublie pas « Rising Seas », un message qui avait été transmis à la dernière COP26, avant qu’elle ne débute. Une compo qui avait également fait l’objet d’un clip explicite (à voir ou revoir ici).

Pendant « Blue Sky Mine », Garrett souffle dans son harmonica. « Power And The Passion » rend hommage au défunt batteur de Foo Fighters, Taylor Hawkins. Pour l’occasion, Rob se déchaine littéralement sur ses fûts lors d’un solo musclé. C’est également le morceau choisi par le saxophoniste pour s’illustrer à travers une intervention qui tranche avec la ligne de basse luxuriante d’Adam Ventoura.

Lors du rappel, Midnight OIl attaque une version extatique de la protestation nucléaire de l'époque de la guerre froide, « Hercules », avant d’achever le concert par « Wiyathul », une chanson signée par feu Geoffrey Gurrumul Yunupingu, une figure importante dans la promotion de l'harmonie raciale, ainsi qu'un porte-parole des Aborigènes d'Australie.

Bien que d’une durée de 2h30, le show a tenu le public en haleine de bout en bout.

Assister à un tel spectacle, c’est rien que du bonheur et cette énergie communicative devrait booster les spectateurs tout au long de la semaine.

Setlist : « Kingdom of Flaunt », « Nobody's Child », « At The Time Of Writing », « Truganini », « Put Down That Weapon », « Stand In Line », « First Nation », « The Dead Heart », « My Country », « Short Memory », « Luritja Way » (Tour debut), « Kosciusko », « Only The Strong », « We Are Not Afraid », « Redneck Wonderland », « Rising Seas », « Read About It », « Blue Sky Mine », « Beds Are Burning », « Power And The Passion », « Forgotten Years ».

Rappel : « Hercules », « Wiyathul » (Geoffrey Gurrumul Yunupingu song).

(Organisation : Gracia Live)

Agnes Caroline Thaarup Obel est née le 28 octobre 1980, à Gentofte, au Danemark. Après avoir milité au sein du groupe Sohio, elle se lance dans une carrière solo, à partir de 2009. Agnes Obel écrit, compose et interprète l'intégralité des titres de son premier album « Philharmonics », sorti en 2010, à l'exception de « Close Watch », une compo issue de la plume et arrangée par John Cale. Travaillant principalement en solitaire, elle produit elle-même ses travaux afin de limiter le plus possible les interventions extérieures. Son dernier elpee, « Myopa » est paru en février 2020. C’est son quatrième.

Ce spectacle devait se dérouler le 23 mars 2020. Il avait été reporté suite à la pandémie. Ce soir, le Cirque Royal est archicomble. Votre serviteur la suit depuis ses débuts. C’est peut-être la raison pour laquelle, ce soir, il occupe la loge royale…

Le supporting act est assuré par Boris Groneberger. Il avait accordé un concert, la semaine dernière, en compagnie de son groupe, River Into The Lake, dans le cadre de la fête de la musique, au Bois de la Houssière, à Braine-le-Comte.

Avant de monter son nouveau projet, River Into Lake, en 2019, ce multi-instrumentiste a sévi au sein d’une multitude de groupes, dont Castus, Blondie Brownie, Grinberg, Venus, Zop Hopop, The Grandpiano… Girls in Hawaii, pendant quatre ans aux drums ainsi qu’auprès de Françoiz Breut, comme choriste et percussionniste. Depuis qu’il est adolescent, il écrit des chansons. Dès qu’il trouve le temps, entre ses multiples activités et ses nombreux intérims, il prend la plume. Sous le patronyme R.I.L., Boris a gravé un Ep 4 titres, baptisé « The Crossing », en 2020. Un disque qui fait suite à un premier LP, intitulé « Tel The Beast Out », en 2019, une œuvre de pop orchestrale combinant malicieusement mélodies acérées, harmonies complexes et sonorités héritées des 70’s.

Ce soir, il se produit en mode guitare/voix, flanqué d’un multi-instrumentiste qui se charge notamment des synthés, des percus et de la basse. Hormis « Bounced », issu de son premier Ep, son répertoire est essentiellement extrait de son dernier opus. Il désaccorde volontairement sa gratte pour attaquer « Far From Knowing », un morceau qui nous entraîne au sein d’un univers sonore intimiste et feutré, aux mélodies raffinées, qui rappelle tour à tour Grizzly Bears, Girls In Hawaii (« Everest » ?) ou alors carrément Yes, surtout lorsque l’expression sonore se frotte à la prog. Et c’est encore plus flagrant sur « When You See Red », une nouvelle compo particulièrement élaborée….

Setlist : « Bounced », « Fibreglass », « Far From Knowing », « When You See Red », « Let The Beast Out », « Misunderstanding », « Devil’s Hand »

Vêtue d’un pantalon et d’un body noir, de longs cheveux dénoués tombant sur les épaules, Agnes Obel est resplendissante. Elle grimpe sur l’estrade suivie par trois musiciennes habillées de blanc. En l’occurrence une percussionniste (batterie électronique, glockenspiel et caisse claire), également commise au mellotron, et deux violoncellistes. Le trio assure également les chœurs. Quant à Agnes, outre le micro, elle se consacre aux ivoires et au synthé.

Le light-show privilégie trois teintes : le rouge, le bleu et l’orange ! Au rythme des morceaux, un show de lumière simple et puissant alterne ces couleurs. En parallèle, les musiciennes floutées ou des figurations abstraites apparaissent sur la toile tendue à l’arrière du podium.

A partir de « Red Virgin Soil », une plage issue de l’album « Cityzen Of Glass », on est plongé au sein de l’univers sonore sophistiqué de l’artiste. Un instrumental cinématographique au cours duquel les violoncellistes ont recours à la technique du ‘col legno’, une pratique qui consiste à frapper les cordes à l’aide du bois de l’archet.

« Dorian » et « Trojan Horses » s’enchaînent sur une même rythmique électronique. Cette batterie électronique est cependant parfois un peu trop envahissante et gomme alors le reste les subtilités des autres instruments. Heureusement, après le magnifique single « Familiar », au cours duquel Agnes chante en duo avec elle-même, par la grâce de la technologie moderne, ce déséquilibre va disparaître. Si sa musique navigue quelque part entre folk, pop, néo-classique et jazz, la Scandinave excelle en mode piano/voix surtout dans les chansons intimistes. Comme tout au long de la ballade délicate et mélancolique « Philharmonics », sublimée par sa voix angélique. Rien que le titre nous rappelle qu’elle voue un culte à Debussy et Satie. Les silences incitent à fermer les yeux et à s’enfoncer dans univers féérique, creusé de fjords à la beauté cristalline…

Elle nous réserve son premier single, « Riverside », dont on ne se lasse décidément pas.

Agnes Obel dispose de plusieurs claviers, mais elle les délaisse parfois, alors avec bonheur, pour le celesta, un instrument plus authentique, sorte d’hybride entre le glockenspiel et le piano.

Mais ce qui provoque une forme d’éblouissement et même d’exaltation, ce sont ces montées en puissance qui subliment la fin de ses morceaux, à l’instar de « The Curse », désespérément intense.

En rappel, « Won’t You Call Me » est interprété en piano/voix, mais la compo prend une forme magique lorsque les chœurs se joignent à Agnes. Et en finale, « On Powdered Ground » achève le concert dans la plus pure tradition obelienne…

Setlist : « Red Virgin Soil », « Dorian », « Camera’s Rolling », « Run Cried   The Crawling », « Trojan Horses », « Island Of Doom » », « Stretch Your Eyes », « Familiar », « Riverside », « Philarmonies », The Curse ».

Rappel : « Won’t You Call Me », « On Powdered Ground »

(Organisation : Live Nation)

samedi, 25 juin 2022 18:47

Et de 6 pour Epsylon…

Après avoir gravé cinq albums studio, Epsylon nous propose son sixième, sobrement baptisé « 6 ».

Fidèle à son identité rock celtique, le groupe s’est laissé tenter par une touche plus contemporaine en accordant une place plus importante au clavier et aux sonorités électroniques.

« Norma » est le premier single extrait de « 6 ». Et il est disponible

 

Edouard van Praet a gravé un premier Ep en juin 2021. Bien qu’autoproduit il lui a notamment valu d'être encadré pour le Music Program de Court-Circuit, ainsi qu'artiste résident VOLTA 2022. De plus, son clip « Lovely Day » a été sélectionné au festival du clip VKRS 2022 !

Son nouveau single, « Bigstar » sort ce 16 juin 2022. Il est accompagné d'une vidéo et figurera sur son second Ep qui sortira en 2022. Enregistré au King's Field studio à Bruxelles, ce nouveau titre aborde pour sujets, la mégalomanie, l'abandon et la dépression, la quête du divin d’un artiste en pleine perdition. Voulant se sauver en touchant l'immaculée conception, il choisit finalement de s'abandonner à la foule, en martyr, sacrifiant son corps pour son public...

Dérision, dandysme, kitsch et psychose, ses compositions sont influencées par Bowie, les Doors, Jung, Szondi, Hubert Lenoir, MGMT, Leonard Cohen et Kanye West.

En concert :

17.07.22 @ Dour Festival, Dour

22.07.22 @ Bluebird Festival, Ohey (TBA)

12.08.22 @ Festival Le Parc, Namur (TBA)

16.12.22 @ Le Botanique, Bruxelles

15.03.23 @ Cultuurhuis, Izegem (TBA)

Pour découvrir la vidéo de « Bigstar », c’est ici

 

dimanche, 12 juin 2022 11:08

Selon la volonté du peuple…

Après avoir publié deux premiers singles, « Compliance » et « Won’t Stand Down », Muse nous en propose son troisième, toujours extrait de son album « Will Of The People », qui paraîtra le 26 août prochain. Il s’agit du titre maître dont le clip impressionne par son aspect apocalyptique.

Pour découvrir la vidéo, c’est ici

 

dimanche, 12 juin 2022 11:08

Les esquisses de Marie Daulne…

Outre ses activités musicales, Zap Mama travaille avec des organisations militantes et humanitaires. Médecins Sans Frontières, Amnesty International et Care.org (USA) ont utilisé sa musique pour sensibiliser le public. Zap Mama agira également en tant qu'ambassadrice des survivantes et contribuera aux séances de musicothérapie pour le Réseau mondial des victimes et des survivants de la violence sexuelle, en temps de guerre, via La Fondation Mukwege qui organise une retraite mondiale pour plaider contre la violence sexuelle liée aux conflits (CRSV,) au niveau mondial.

« Dessiné » est un poème mis en chanson. Des mots empreints de surréalisme qui décrivent parfaitement l'euphorie liée à la situation amoureuse.

Le titre « Desiné » décline les mots d'une personne amoureuse qui esquisse les traits de sa (son) bien-aimé(e). La guitare rythmique balance un tempo enjoué, sur lequel se pose la voix suave et ensoleillée de Zap Mama, alors que timide, la flûte cherche à s'installer parmi les claviers et percussions légères. Un cocktail énergisant qui se métisse dans une douce aventure afropéenne.

« Dessiné » est le dernier single de son projet « Odyssée » qui sortira cet automne.

Cet été, on pourra voir Zap Mama à Half Oogst à Louvain (12/08) et au CC De Ververij à Ronse (10/09). Le son de Zap Mama attire les mélomanes qui apprécient la musique oscille de l’afro au latino, en passant par le hip-hop, le jazz, l’urban, la nu-soul et la world. Projet de Marie Daulne, Zap Mama constitue un pilier du circuit des musiques du monde depuis plus de 25 ans.

A ce jour, elle a gravé 9 albums !

Sa dernière sortie « Eclectic Breath », est parue en 2018. Elle a collaboré avec de nombreux artistes tels que Erykah Badu, Common, The Roots, Will.I.Am, Sergio Mendez, Al Jareau, Bobby Mc Ferrin, Arno, Hans Zimmer et Tom Cruise.

Pour voir et écouter la vidéo de « Dessiné », c’est là

https://youtu.be/fx1q9Z5UQw4

 

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