Le groupe Wednesday a signé chez Dead Oceans et propose une vidéo pour son nouveau single, "Bull Believer". D’une durée de huit minutes et demie, ce morceau réunit deux chansons qui relatent en détail un souvenir. La première partie, "Bull", décrit le fait de…

La descente de METZ

"Come On Down", c’est le titre du nouveau single de METZ. A ce propos, Alex Edkins a…

logo_musiczine

Entre rock alternatif et pop expérimentale, The Somnambulist nous propose son nouveau single, "The Freewheelers", un morceau dont le clip a été produit par un collectif de théâtre numérique, dirigé par le chanteur du groupe en personne, qui, pendant les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Didier Deroissart

Didier Deroissart

Etablie à Bruxelles, Valkø est une artiste belge. Elle est actrice, songwritrice, mais surtout chanteuse et violoncelliste. Votre serviteur l’avait découverte en supporting act d’Asaf Avidan, au mois d’août dernier. Ce soir elle se produit à la Rotonde du Botanique réputée pour l’excellence du son. En outre, le spectacle se déroulera devant un auditoire assis.

Slow Pilot, le projet de Pieter Peirsman, assure le supporting act. C’est également le guitariste de Valkø et après le départ de Noémie Wolfs, en 2015, il est devenu la première voix masculine de Hooverphonic. Sans oublier ses collaborations auprès de K's Choice et du pianiste de jazz, Jef Neve. Il a publié son premier elpee, « Gentle intruder », en 2018 et devrait sortir son second opus, l’an prochain. Il est d’ailleurs en préparation.

Sur les planches, il se consacre au chant (of course !) et à la guitare. Il est soutenu par un second gratteur, Sébastien Leye, également préposé aux backing vocals. Dès que Pieter se met à chanter, on reconnaît son timbre de voix puissant, frémissant et mélancolique… mais finalement familier.

Le set s’ouvre par « Black Widow » (NDLR : ne pas confondre avec un groupe sataniste et occulte, né fin des sixties). Les arrangements sont recherchés et les voix bien en place. « Fences » est une nouvelle compo (NDR : Pieter va d’ailleurs nous en proposer une majorité, qui figureront probablement sur son nouvel opus). L’amplitude vocale de Pieter est bien plus remarquable qu’on ne l’imaginait. Pas étonnant que ce soit un fan de Jeff Buckley. « Little Boy » baigne au sein d’une atmosphère réminiscence du « Nothing Really Ends » de dEUS. Et au fil du concert, on assiste à quelques jolies envolées de cordes, mais surtout, progressivement, on se rend compte que la musique de Slow Pilot puise ses références majeures chez les Beatles. Après 30’ de spectacle, Pieter signale que le laps de temps imparti pour son set était trop court pour pouvoir démontrer son potentiel. Une belle découverte quand même !

Setlist : « Black Widow », « Fences », « Little Boy », « Parasites », « Gentles, « Intruder », « Headstone », « Dance The Night Away »

Valkø se produit, ce soir, au Bota, dans le cadre de la release party de son second Ep « Monsters ». Un peu plus de 150 personnes ont répondu présent pour assister à cet événement. 

Sur les planches, elle est épaulée par un trio réunissant le (contre)bassiste Nicholas Yates, le guitariste Pieter Peirsman et le drummer Jordi Geuens. Valkø a enfilé une salopette et est chaussée de baskets customisées par une amie. Elle fait face à son clavier et son micro. Valkø au violoncelle et Nicolas à la contrebasse ouvrent le « Silence In The Dark ». Tout au long de « Monsters », la voix est bien mise en exergue. Une voix dont l’amplitude est impressionnante. Elle peut se faire douce ou lancinante, et même évoquer Björk. Lorsque ce n’est pas le drummer qui donne la mesure, Valkø l’assure à l’aide de son synthé. Elle plaisante d’ailleurs en avouant qu’elle doit regarder son ‘copion’ (L5, E6, c’est presque comme un jeu de ‘Combat Naval’) pour introduire les sons additionnels sur l’instrument. Elle enchaîne par « Daydream (Get Lost) » ; apparemment une nouvelle compo. Après une intro aux ivoires, elle l’interprète d’une voix douce. Elle attaque ensuite « Between You And Me », un morceau qui figurait au répertorie d’Auryn, son ancien projet, en le dédicaçant à un couple (certainement présent dans la salle) dont la rencontre s’est déroulée lorsqu’elle interprétait cette chanson. Hormis lorsque la musique s’emballe, le light show est plutôt sobre. Valkø excelle au violoncelle et le démontre tout au long de « The Mirror ». Elle n’en oublie pas pour autant la cover de « Can’t Get You Out My Head », traduite en hit par Kylie Minogue. Ce n’est qu’en fin de parcours que quelques dames se lèveront de leur siège pour esquisser quelques pas de danse…

A l’instar de son concert accordé deux mois plus tôt, à l’Arena 5, en supporting act d’Asaf Avidan, elle rappelle qu’il faut applaudir pour mériter un rappel. Elle revient donc exécuter « In The Sil », en solitaire. Avant que Pieter ne la rejoigne pour le dernier morceau, « Neverending » …

Un concert intimiste et vecteur d’émotion…

Setlist : « Silence In The Dark » (intro), « Heaven’s Door », « Monsters », « Daydream (Get Lost) », « Between You And Me », « Back Through The Maze », « The Mirror », « The Grace Of Peace », « Going Mad », « Can’t Get You Out My Head » (Cover Kylie Minogue), « The Kind Of Game », « All I Ever Dreamed Of »

Rappel : « In The Sil », « Neverending »

(Organisation Botanique)


 
samedi, 09 octobre 2021 16:37

La Planète Sauvage revisitée…

Changement de concept ce soir au Zik-Zak. Place à la projection d’un film d’animation. Complices chez SüB et Organic, Joris Oster (YEL, Silver Riot) et Olivier Justin ont profité du confinement pour créer de la musique autrement ; soit en réarrangent et se réappropriant la B.O. du long métrage culte, ‘La Planète Sauvage’, signée Alain Goraguer (NDR : au départ pianiste de jazz, mais surtout notoire comme compositeur et arrangeur, ce natif de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, a notamment bossé pour Serge Reggiani, Boris Vian, Boby Lapointe, Jean Ferrat et Serge Gainsbourg).

Le ciné-concert va se dérouler devant une cinquantaine de spectateurs. Beaucoup trop peu pour la performance. Joris et Olivier ont eu une énorme envie de travailler sur une nouvelle façon de vivre la musique, un besoin d’unir le cinéma et les concerts ; puis il a fallu passer au choix du film. On a souvent vu ce type d’exercice de style se focaliser sur des films d’avant-guerre ou proposer des adaptations mégalos du ‘Grand Bleu’ ou de ‘Star Wars. SüB cherchait quelque chose d’autre, plus proche de son univers. C’est en visionnant ‘La Planète Sauvage’ sur Arte que les deux artistes ont eu l’idée de réécrire la bande son.

Pour celle-ci, Joris Oster explique la conception du projet : ‘La musique du film est en réalité assez discrète dans la version originale, mais elle reste néanmoins très intéressante. Lors de notre prestation, il y a 32 séquences musicales que nous avons dû mettre en place chirurgicalement de la façon suivante : 10 d’entre-elles reprennent les thèmes originaux mais réadaptées pour qu’elles puissent être rejoués à deux à l’aide de samples qui tournent en background. Huit sont issues de morceaux du premier album de SüB et d’Organic, deux projets au sein desquels nous sommes impliqués. Les 14 autres séquences sont des compositions spécialement créées pour le film’. A ce sujet, il ajoute : ‘Il a fallu quatre années de travail pour réaliser, dans des studios tchèques, ‘La Planète Sauvage’ avec des dessins de Roland Topor. C'est un film de science-fiction qui relate les mésaventures du peuple des Oms, réduits en esclavage par des créatures géantes. Le dessin animé n'est pas spécialement destiné aux enfants, mais atteint un public adulte beaucoup plus large que celui du ‘Théâtre de Monsieur et Mme Kabal’ de Borowczyk. Le trait tient une place aussi importante que le volume et la couleur dans le style graphique de Topor (qui avait déjà dessiné ses ‘Escargots’ pour Laloux). Malgré la collaboration prestigieuse d'animateurs tchèques des studios de Prague (le film était une coproduction franco-tchécoslovaque), il semble que la technique du ‘papier découpé en phases’ adopté par Laloux n'ait pas été perfectionnée au point de donner toute la souplesse nécessaire aux personnages de Topor. ‘La planète sauvage’, film ambitieux et rare, restera une date dans l'histoire de l'animation française avec la musique obsédante d'Alain Goraguer’.

Olivier se plante à l’extrême gauche du podium, sur une estrade derrière son kit de batterie, son synthétiseur et ses cymbales. L’écran est suspendu en arrière-plan, au beau milieu. Joris s’installe à l’opposé, côté droit et tient à sa disposition sa basse, sa gratte semi-acoustique droite et son thérémine (NDR : Il s’agit d’un des plus anciens instruments de musique électronique, inventé en 1920 par le Russe Lev Sergueïevitch Termen ; composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes, l'instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste). Il ne sera cependant utilisé qu’à trois reprises.

Le film est difficile à assimiler ; surtout à la première vision. Plusieurs seraient nécessaires pour en cerner toutes les subtilités. Il est cependant émouvant.

En général, la musique de SüB est échafaudée sur deux lignes de basse. C’est ce qui forge la singularité de l’expression sonore. L’une libère des sonorités distinctes, incisives et mécaniques ; et l’autre, caoutchouteuses. Ces dernières sont absentes lors de ce ciné-concert. Saccadé, le tempo finit par envoûter au sein d’un univers grunge bien seattlenesque, abordé dans l’esprit des Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden et autre Alice In Chains.

Celle d’Organic combine post-rock, électro, prog, psyché, stoner, new wave et post punk. Puissants, les accords de basse sont parfois au bord de la rupture (Peter Hook ?). Les drums sont percutants et les sonorités de synthé, spasmodiques.  

Huit morceaux sont manifestement hantés par les SüB et Organic. Pour le reste, les musicos retranscrivent le climat futuriste du film à travers des sonorités électroniques, quand il ne se frottent pas au funk, au jazz (NDR : c’est l’ADN du concepteur de la B.O.) ou au psychédélisme, tout en tenant compte de l’alternance entre climats doux et sombres. Bref, en mêlant création pure ainsi que réinterprétation propre et en ajoutant des compos originales, le tandem a tout simplement remodelé une bande-son digne de son compositeur, Goraguer.

(Organisation : Zik-Zak)


 

La Fédération Wallonie-Bruxelles est un vivier vivant de musicos talentueux et d’organisateurs de concerts. Court-Circuit souhaite les mettre en avant au profit du public à travers Court-circuit.live

C’est la toute nouvelle plateforme agenda-concerts de référence en Fédération Wallonie-Bruxelles. Après de longs mois de réflexion, de codage et d'incertitudes liées aux restrictions imposées aux secteurs culturels et événementiels, cette nouvelle plateforme vient tout juste d'être lancée.

Cette plateforme sera un outil précieux pour l'écosystème musical en Belgique francophone, et surtout pour tous les amateurs de concert. Court-Circuit.live offrira une plus grande visibilité aux organisations de concerts présentes sur le territoire ainsi qu'aux artistes !

Plus de 60 organisations et 2000 comptes artistes actifs référencés

Court-Circuit.live est un agenda mettant en valeur les concerts de musiques actuelles (pop, rock, electro, hip-hop, chanson...) organisés en Fédération Wallonie-Bruxelles. Sa particularité est d'être à la fois quotidiennement alimenté par les organisations membres de Court-Circuit (plus de 60) mais également par l'ensemble des artistes inscrits.

Ne plus jamais rater aucun concert

Court-Circuit.live offrira la possibilité aux amateur·rice·s de concerts de se créer un profil et de s'abonner aux artistes et organisations de leur choix. Chaque personne pourra ainsi être tenue directement au courant des nouveaux concerts annoncés, acheter ses places en prévente ou encore découvrir de nouveaux artistes selon ses préférences.

https://court-circuit.live/

 


 


 
vendredi, 22 octobre 2021 16:57

Monsters (Ep)

Etablie à Bruxelles, Valkø est une artiste belge. Votre serviteur l’avait découverte en supporting act d’Asaf Avidan, au mois d’août dernier. Actrice, songwritrice, mais surtout chanteuse et violoncelliste, sa voix semble danser sur une corde de son instrument (qu’elle pratique à merveille) avec la grâce et la fragilité d’une funambule. Vaporeuse, soignée, douce, lancinante ou hantée, mais surtout à l’amplitude impressionnante, elle est, en outre, susceptible de rappeler tour à tour Kate Bush, Beth Gibbons, Alison Goldfrapp, Björk voire encore Thom Yorke.

Les références à Muse ou au Velvet Underground peuvent paraitre surprenantes ; d’autant plus que l’artiste puise ses sources d’inspiration dans la mélancolie des paysages, la puissance des forces de la nature ainsi que la recherche de pureté et de beauté…

« Monsters » ouvre la plaque. C’est également le single. Le morceau baigne dans une forme de pop romantique, exprimant toute la versatilité de son humanité, les problèmes qu’elles rencontrent, les monstres qui la dérangent, mais la rendent plus forte. « Silence In The Dark » nous entraînerait-il jusqu’aux tréfonds de l’enfer ? Envoûtante, entêtante même, la voix semble vouloir nous y conduire subrepticement. Robert Berkeley Davis et Cathy Dennis ont composé « Can't Get You Out Of My Head » pour Kylie Minogue, une compo qui est devenue un mega hit. Valkø nous en propose sa propre version. Le disque s’achève par « All I Ever Dreamed Of », une plage qui comble probablement ses rêves…

Valkø a entièrement produit et arrangé cet Ep. Hormis les parties de guitare et de basse, elle se réserve tous les instruments. Ce qui démontre qu’elle est bien davantage qu’une chanteuse, rôle qui lui a souvent collé à la peau…


 
vendredi, 15 octobre 2021 11:02

Le puzzle reconstitué…

Au fil du temps, le Zik Zak, à Ittre, devient une référence, en matière de salles de concerts. Et l’acoustique capable de rivaliser avec celle de l’Ancienne Belgique, constitue un argument de choix. Qui aurait imaginé qu’un jour, le drummer de Deep Purple, Mr Ian Paice, foule les planches du Zik Zak ? Et il n’est pas le seul. En 5 ans, des artistes tels que Les Négresses Vertes, Uli John Roth, Jasper Steverlinck, Eiffel, Graham Bonnet, Geoff Tate, The Nits, Channel Zero ou encore Nashville Pussy ont enflammé le public de la salle brabançonne.

Ce soir, Lemon Straw et Jane Døe en supporting act, sont à l’affiche. Une belle soirée en perspective.

Jane Døe est une expression anglaise qui désigne une personne non identifiée ou un homme de la rue. Un citoyen lambda, si vous préférez. C’est également le patronyme d’une formation issue d’Andenne, drivée par la chanteuse Garcia Geijo Léticia. Mais elle peut s’appuyer sur le drummer Gérard Nicolas, le guitariste Alain Mans et le bassiste/claviériste Patrice Brugneaux.

Le set s’ouvre par « Soon ». L’interactivité entre la vocaliste et l’auditoire est immédiate. Elle parle avec les mains, un peu comme feu le légendaire Joe Cocker. Mais se consacre également au ukulélé ou aux claviers. Sa voix évoque tantôt Björk ou encore l’Américaine Meryl Garbus (Tune Yard).

Nourrie aux références rock alternatives, la dream pop de Jane Døe cherche à nous plonger au sein d’un univers où se mêlent étrange et merveilleux. Mais cet univers peut aussi se révéler sombre, parfois même glacial, un peu comme s’il nous transportait au cœur des fjords du Grand Nord.

Ainsi, « If You Say » nous entraîne dans un périple qui éclot en Irlande, transite par l’Islande avant de s’aventurer sur un territoire tourmenté par les percussions tribales. Et puis, Léticia annonce que le prochain morceau, « My Suzy », est un poème dédié au pays des volcans et du feu. Vous devinez, ce pays, c’est l’Islande. Un pays qu’elle adule. Aux ivoires, elle tire parfaitement son épingle du jeu. Tout comme Patrice, d’ailleurs.

Les accords de gratte dispensés par Alain réverbèrent régulièrement des accents empruntés à The Edge (U2) ; et ils sont puissants. La section rythmique est solide, outre ce drumming qu’on pourrait qualifier de métronomique. 

Un petit message à l’ingé-son qui a parfaitement assumé son rôle, alors qu’il assurait un remplacement.

Jane Døe se produira le 18 décembre 2021, en première partie de Noémie Wolfs, au Belvédère de Namur.

Setlist : « Soon », « Big Bam Boum », « If You Say », « July Died », « My Suzy », « Walking Dead », « In A Lie », « Glow », « Jack Of Hearts », « Who You Are ».

En 2017, Lemon Straw a connu une mauvaise passe. Suite au départ du claviériste Xavier Bouillon (qui avait lui-même déjà remplacé Renaud Lhoest, emporté par la maladie), Giani Sabia et Boris Lori ont traversé une période de doutes et de remises en question. L’idée d’un projet solo a même germé dans l’esprit de Giani ; mais après quelques semaines de réflexion, le band a finalement décidé de reprendre le collier.

Si Martin Moreaux (Minga Wash, Feel) se charge aujourd’hui des fûts, Grégory Chainis est toujours préposé à la basse (NDR : les frère Chainis sont notoires dans la région du Centre ; ils sont d’ailleurs impliqués dans plusieurs groupes.  

Lemon Straw compte déjà 10 années de carrière. Son troisième elpee, « Puzzle », est paru début mars 2020 ; soit juste avant le premier confinement. Et le second n’a pas clarifié la situation, puisque le groupe n’a pu partir en tournée, pour défendre cet LP, que depuis peu.

Le drummer est placé à droite et de biais, de manière à faire face aux trois autres musicos plantés en ligne. Assis, Boris se consacre à la lap steel, à la dobro ou à la gratte électrique. Giani alterne la position assise ou debout, selon qu’il joue des claviers ou de la semi-acoustique. De couleur noire, c’est une Gibson. Au cours du set, il raconte qu’il a quitté son Frameries natal, en 2004, pour partir à New-York, pendant une année. Ajoutant, qu’il a fait des petits boulots pour manger, se vêtir, se loger et vivre. Ce qui lui a permis d’acheter cette guitare, qu’il appelle, sa compagne. Elles sont, selon ses dires, moins onéreuses, aux States.

Martin est en forme ; et hormis lors des morceaux interprétés en solitaire par Giani à la six cordes ou aux ivoires, il va booster de son drumming un set partagé entre folk, rock, blues et pop, hanté régulièrement par Bruce Sprinsteen, mais aussi Charlie Musselwhite et Ben Harper, lorsque Boris souffle dans son harmo ou se consacre à la slide.  

Lors du concert, Giani demande de ne plus lui balancer de la fumée à la figure, car il commence à suffoquer. Il justifie simplement cette doléance en signalant qu’il serait dommage d’endommager une belle voix…

La set list va reconstituer l’intégralité de « Puzzle », entrecoupé de morceaux plus anciens. Un chouette concert accordé face à public nombreux, au sein duquel il y avait même des… Parisiens

Setlist : « Change », « I Can’t Blame You », « I Don’t What’s going On », « Out Of Time », « Angels Never Die », « Gotta Be You », « Magic World », « I Never Do », « Like A Soldier », « Head In The Clouds », « Rider », « Kick Me Out », « Which Side Are You On », « Run »

(Organisation : Zik Zak + Rock Nation)


 
jeudi, 07 octobre 2021 15:56

Frappant !

Lay This Drum est un collectif réunissant cinq jeunes percussionnistes. Mais des dames ! Elles attendent de se produire en concert depuis plus de 200 jours. La Covid est passé par là, entretemps… Chacun de leurs concerts est désormais décrété sold out. Et c’est encore le cas, ce soir.

Pas de Covid Save Ticket, mais le masque buccal est obligatoire. Une nouvelle directive de la province du Brabant Wallon vient de tomber. Les organisateurs ainsi que le public présent n’y comprennent plus rien. Pas d’espace entre chaque bulle ni de distanciation sociale. Chaque place assise est occupée. Pas question donc de se lever.

Le quintet réunit Olympia Boule, Annebelle Dewitte, Laurence Loufrani, Aurélie Simenel et enfin Gaëlle Swann (c’est elle qui pilote le band). Et ce spectacle mis en scène par Pierre Lafleur est produit par la Compagnie du Scopitone. Une agréable interrogation sur la question du ‘genre’ féminin/masculin dans notre société moderne qui déboulonne les clichés avec puissance, un brin d’impertinence et beaucoup d’humour, ainsi que le sexisme qui est une réalité dans le monde de la musique (c’est un combat pour Gaëlle). Lay This Drum offre un regard rythmé et poétique sur l’identité dans le monde d’aujourd’hui en posant pour réflexion de départ : ‘Dis, c’est vrai que les femmes savent aussi faire de la batterie ?’

Sur les côtés, on remarque la présence de cinq estrades sur roulettes surmontée d’un tom bass et de deux petits fûts de batterie. Immense, une autre est surmontée d’un énorme tambour sur pieds et d’un tom bass. En général, c’est lui qui va imprimer la cadence. Il y a également dans le fond de la scène cinq cages métalliques tapissées sur le fond d’une toile et également montées sur roulettes

Les filles débarquent l’une derrière l’autre en exhibant un fût d’huile plastifié de couleur bleue, sur lesquels figurent de grandes lettres fluo. Elles se présentent en faisant tourner les fûts pour faire apparaître le logo ‘Lay This Drum’ en 3 phases. Les fûts sont couchés sur le sol. A gauche on amène un établi métallique au plancher en bois. Deux artistes y déposent violement deux caisses outils métalliques (sans faire de pub, de type Facom) qu’elles percutent sur le parquet tout en frappant des pieds sur le sol. Et la manipulation des différents clapets métalliques produit également du bruit.

Les cinq artistes ont enfilé des salopettes de teinte noire –qui arborent un petit logo ‘Lay This drum’ sur le haut, à droite– et sont chaussées de baskets hautes de couleur rouge.

Que faire d’une vieille machine à écrire ‘Remington’ ? Deux des membres du band en posent autant d’exemplaires sur un fût plastifié ; et en frappant sur les touches, créent une jolie mélodie.

Une grosse caisse et quatre caisses claires sont placées en croix et en carré dans l’obscurité. Il ne reste plus alors de visible, chez les percussionnistes, que les bandes réfléchissantes de couleur et les baguettes fluorescentes. Qui battent la mesure en synchro. Une séquence qui rappelle quelque part le groupe allemand Meute.

Une manifestation débute. Gaëlle apporte 10 manches de brosse et les distribue à ses partenaires. Dans le brouhaha, on discerne l’objet de la manif : les agressions à caractère sexuel dont sont victimes les femmes (mouvement incarné par #MeToo ou #BalanceTonPorc). Le band demande à l’auditoire de se répartir en trois sections pour crier des slogans. Et ça marche !

Les cages métalliques sont éclairées par l’arrière et sont retournées vers la foule, après avoir calé les roulettes. Chacun va exécuter un scénario prédéfini en frottant des baguettes contre les parois métalliques des cages.

L’expression des visages est suggestive. La mise en scène est soignée.

Des planches à clous aux seaux de peinture, des talons aiguilles aux boots de chantier, tout ce qui peut être percuté ou frotté est utilisé. Bref, tout est bon pour faire du bruit : des tambours et caisses claires, les pieds frappés au sol, claquements de mains entre elles, sur le corps, sur le torse, sur les épaules ou encore des pneus qu’elles font rebondir sur l’estrade. Et parfois, le tout est ponctué de cris.

En mêlant danse synchronisée et percussions diverses, Lay This Drum a séduit un public essentiellement constitué de quadras et quinquas. Il se produira encore à Bruxelles* et à travers la Wallonie*. Un spectacle qui mériterait de sortir des frontières de la Belgique…

(Organisation : La Ferme du Biéreau)

Photo : Alain Vanstraelen

En concert

VEN., 29 OCT. À 20:00
La Vénerie / esp. Delvaux
Bruxelles

SAM., 30 OCT. À 20:00
La vénerie/Esp. Delvaux
Bruxelles

VEN., 3 DÉC. À 20:00
Crac's/ Sambreville
Auvelais salle Emile Lacroix

VEN., 4 FÉVR. 2022 À 20:15
Braine le Comte
Centre culturel de Braine-le-Comte


 
samedi, 18 septembre 2021 08:42

Une histoire de famille…

Le rappeur Scylla a participé au collectif OPAK avant de se lancer dans une carrière solo. Il est actif sur le circuit depuis plus de 20 ans et remplit même les salles dans l’Hexagone, comme l’Olympia de Paris. Ce Bruxellois a opté pour le pseudo Scylla, en référence à la mythologie grecque et plus précisément à l’épisode de la nymphe qui avait été transformée en monstre marin par Circé.

Il y a plus d’un an et demi que ce concert aurait dû se dérouler à l’AB. La Covid en a décidé autrement. Et 5 jours avant la nouvelle date prévue, il a encore été reporté. Enfin, c’est le grand jour. Cette fois, ça y est et la salle est comble.   

Le supporting act est assuré par un pote de Scylla ; en l’occurrence, Dayaz. Il va accorder un set de 20’ au cours duquel, flanqué de 2 Mc’s, il va chauffer l’ambiance. Mais on va le revoir en action lors du set de Scylla…

Setlist : 1. « Intro » 2. « VIDA Loca » 3. « Frayeur » 4. « I.R.M » 5. « Vous noyés » 6. « Mes faiblesses » 7. « Câbler » 8. « Couteau sous la Gorge »

Scylla est considéré comme l'un des porte-drapeaux du rap conscient belge. D’après le journal ‘Le Monde’, son rap serait influencé par le blues. C’est encore à prouver. Cependant, il se sert d’instruments organiques comme le piano et les cordes, pour mettre en exergue sa poésie. Son dernier opus, « BX Vice », est paru en 2019. Et il va nous en proposer de larges extraits.

Son pianiste favori n’est autre que Sofiane Pamart, un musicien incontournable dans le milieu du rap et du hip hop old school. Sylla y émarge ; c’est même un pionnier du genre.

Il aime s’entourer de MC’s ; et ce soir, Isha, Furax, Barbarossa, B-Lel et Dayaz vont se relayer, même si c’est ce dernier qui aura la préséance. Et lorsque l’un d’entre eux commence à agiter l’éclairage de son smartphone, incitant la foule à l’imiter, on a alors l’impression que l’AB ressemble à la voie lactée. 

Hormis Furax habillé d’un training multicolore, Scylla et ses MC’s sont tout de noir vêtus. Noir comme le parapluie que tient Scylla en main, quand il débarque sur les planches. Noir comme les trois autres pépins ouverts dont on remarque la présence, dans la pénombre (NDR : ils semblent masquer les MC’s qui accompagnent le maitre des Abysses belge), mais également suspendus sur un haut porte-manteau. Sombre comme le décor, somme toute. Et c’est le light show qui va mettre en exergue les différents personnages sur l’estrade. 

La foule est littéralement envoûtée par ses textes qu’il déclame d’une voix très rauque, ses visuels et son jeu de scène. Son flow est constant, sa poésie déborde de rimes sombres, mais criantes de vérité. Il me fait parfois penser à Thomas Akro du collectif Starflam, même si le set baigne au sein d’un climat introspectif réminiscent d’IAM voire d’Akhénaton période « Le micro d’argent ». Il parle justement de la première fois qu’il aurait dû assister à un concert du crew marseillais. C’était aux Halles de Schaerbeek, alors qu’à l’extérieur éclatait des émeutes. De sa jeunesse aussi. Charismatique, il est très volubile. Il s’assied sur un siège et commence à lâcher des vannes. Scylla tient son public dans la main. Il l’incite à mettre le Zbeul, mais également à prendre la pause, moment au cours duquel il remercie sa compagne à genoux, présente sa fille et son fils, sur scène. La famille est présente tant sur le podium que dans la fosse. La famille, ce sont aussi les fans. Mais musicalement, à l’exception du Dj derrière les platines, Scylla et ses MC’s il n’y a personne d’autre sur les planches et c’est bien dommage. Pas de violon et de d’ivoires comme au Cirque Royal il y a 2 ans, mais des samples préenregistrés. Seule la voix de Scylla est en live. On regrettera également le volume sonore un peu trop puissant. N’empêche Scylla a accordé, ce soir, un concert généreux et riche en sensations. C’est la première fois que votre serviteur assistait à un de ses spectacles. Une idée du fiston qui l’a entraîné dans cette aventure. Et une bonne idée, parce que pour une fois, c’est lui qui a entraîné son Daron, et pas le contraire….

(Organisation : Ancienne Belgique et Back In The Dayz)


 

Nous sommes dans l’avant dernière semaine des Nuits Botanique ; une édition 2021 d’un grand cru, même si elle a manqué d’artistes internationaux. Ce soir, place à Adèle Castillon (aka Videoclub).

En mars dernier, Adèle et Matthieu Reynaud annonçait que Videoclub se séparait, via un clip intitulé « SMS » (NDR : une méthode également utilisée par Daft Punk, mais en plus explosive !). Le parcours du couple nantais aura duré 3 ans. Un seul elpee à son actif, « Euphories », paru en janvier dernier.

Ce couple, alors à la vie comme à la scène, a eu beau ne pas avoir connu la décennie des années 80, il nous a bel et bien replongé dedans, au rythme de morceaux électro pop dansants et aux mélodies à la fois tendres et authentiques. Sous le regard bienveillant de Matthieu, Adèle a décidé de continuer l’aventure seule. Le duo s’est cependant séparé en bons termes…

Lyonnaise, Poupie assure le supporting act. Paru en 2019, son premier Ep, « Feu » dévoilait toute l’énergie et la singularité de cette artiste en construction permanente, capable d’alterner une production autotunée avec un morceau où elle s’accompagne au piano ou à la guitare.

Poupie est une jolie poupée à la chevelure longue et rousse. Elle est vêtue d’un body de couleur noire et d’un pantalon de jogging, et possède un certain sex-appeal. Ou sex-appeal certain, si vous préférez. Et elle va mettre une sacrée ambiance dans l’auditoire. Une véritable chauffeuse de salle. Et cela se ressent dans sa façon d’être et dans sa musique aux couleurs reggae, trap et pop. Elle est épaulée par un drummer et un bassiste juchés sur une estrade. Rien de nouveau sur la planète Poupie alors qu’elle signale à plusieurs reprises sortir un premier album dans 8 jours (« Enfant Roi »). De son premier Ep, elle va interpréter quatre extraits : « Feux », « Tiens-toi bien », « Mojito » et « Nada de nada ». Et un seul du nouvel opus, « Thelma et Louise », même si plusieurs titres de son premier essai figurent sur l’album. A l’écoute de sa musique, on est transporté sous le soleil brûlant de Kingston. L’auditoire ne compte guère de trentenaires, mais bien d’adolescentes boutonneuses. Pas étonnant, puisque dans ses chansons, elle parle de ses petits secrets de jeune fille, de ses amours et même de son clitoris. Et puis ce public participe activement à mettre l’ambiance. Poupie chante aussi bien en anglais, en français qu’en espagnol. Bref, rien de bien neuf sur la planète jeunesse…

Setlist : « Ca Me Dérange », « Faut Me Croire », « Nada De Nada », « Thelma Et Louise », « Bongo-Filage », « Comme Personne », « Instinct Animal », « Mojito », « Comme Les Autres », « Feux », « Tiens-Toi Bien », « Ne M’invite Pas ».

Rappel : « Bed Time » 

Adèle a peu connu les années 80 mais nous en parle avec intérêt. Elle nous replonge dedans, au rythme de morceaux électro/pop dansants et aux mélodies à la fois tendres et authentiques. Il y a une sacrée ambiance et Adèle signale qu’hier elle se produisait à Lille, mais que les gens étaient un peu coincés. Ce n’est pas le cas ce soir. On ignore si elle s’inspire du cabri ou d’un kangourou, mais elle bondit aux quatre coins du podium. Parfois, elle me fait penser à Angèle. Une chose est sûre, elle sait s’y prendre pour mettre le feu dans l’assemblée. Tout comme lors du festival de Ronquières, elle est vêtue d’un pantacourt blanc et d’un body blanc et est épaulée par deux musicos. Mais son spectacle est similaire à celui accordé sur le site du Plan Incliné. Donc difficile d’en rajouter une couche. Dans ces conditions, rien de tel que d’aller relire le compte-rendu de Videoclub du 15 août 2021, ici

Setlist : « Intro », « Suricate », « Petit Monde », « En Nuit », « XXX », « Enfance 80 », « Roi », « Un Autre Monde » (cover Téléphone), « Polaroïds », « Intro Kick », « Amour Plastique », « Mai », « SMS ».

Rappel : « 3 Jours », « Euphories »

Voir aussi notre section photos .

(Organisation : Botanique)

 

 

 

 

C’est la fête, ce soir, au sein de l’écurie Humpty Dumpty. Au programme trois de leurs poulains sont programmés dans le cadre des Nuits Botanique, dont deux découvertes : Paradoxant, le side-project d’Antoine Meersseman, l’étonnant Unik Ubik et les valeurs sûres Mountain Bike, même si les cyclistes pédalent en roule libre depuis 4 ans. Etienne et son band ont d’ailleurs conservé la forme. Ils ne sont pas encore rouillés et en ont encore sous le pédalier. Une superbe soirée en perspective !

Bassiste et claviériste chez BRNS, Antoine Meersseman est bien dans sa peau, mais c’est un forçat du travail. Entre 2016 et 2017, il a écrit pas mal de nouvelles compos ; et donc, il voulait les concrétiser à travers un side projet. Il y a deux ans, il a donc fondé Paradoxant... Il avait confié lors d’une interview : ‘Ça faisait longtemps que j’avais envie de me challenger un peu, mais j’avais peur de m’y confronter parce que c’est difficile de porter un projet tout seul. Quand on est en groupe, on assume moins certaines responsabilités même si ça peut générer aussi d’autres frustrations…’ L’album « Earworm » est sorti en mars dernier. Un elpee qui a bénéficié du concours d’Antoine Pasqualini (Monolithe Noir), lors des sessions d’enregistrement.

Sur les planches, Antoine est épaulé par deux musicos. En l’occurrence Romain Bernard (Roporose) aux drums ainsi que la très jolie claviériste (Whoman) aux synthés et aux machines. Antoine se plante au centre devant ses claviers. A l’instar de BRNS, le trio a opté pour une configuration en triangle afin de renforcer la cohésion du band. Le jour du concert, la formation a lancé une cuvée spéciale. Baptisée ‘Brazilier-Paradoxant’, elle libère deux saveurs : « Mighty Sorrow » et « A New End », qui nécessitent cependant un code de téléchargement pour être dégustées. Romain signale qu’il s’agit d’une très bonne cuvée de ‘60-15 cl’ qui nous vient du Loir et Cher. Et il nous en sert une première, à consommer sur place.

Sinon, Paradoxant va nous réserver une bonne partie de son premier LP. D’abord certains morceaux improbables et envoûtants, abordés dans l’esprit de BRNS. Puis d’autres décousus et torturés qui nécessiteraient plusieurs écoutes avant d’être appréciés à leur juste valeur. Autrement dit, Ils sont tantôt accessibles, tantôt impénétrables, un peu comme s’ils naviguaient sans cesse entre l’univers de Liars et d’Ariel Pink. Sur une trame électronique, le rock de Paradoxant convoque voix déformées et rythmes exaltants. « Dead Beat » nous replonge dans les eighties, alors que « Ha Ha Ha Ha » se fend d’un rire glacial. Braillardes et vocodées, les voix inondent « Sometimes ». Enfin, l’électro/pop « Faster » est chargé d’intensité…

Setlist : « Unamed », « Unheimlich », « Modern Lie », « Dead Beat », « Rebirth », « Mighty Sorrow », « Ha Ha Ha Ha », « Sometimes », « Faster », « Asylum », « Summer », « Glow »

Issu de la région de Tournai, Unik Ubik pratique une musique hybride et festive, transgressive et difficile à étiqueter aussi, mais qui se nourrit notamment d’afro, de jazz, punk, rock, psychédélisme, ska, klezmer et folklore balkanique.  

A son actif deux album, mais un troisième, « I Am Not Feng Shui », paraîtra en novembre prochain.

Les musicos ont opté pour des pseudos à coucher dehors. Jugez plutôt : à la guitare... Orkestralone Seb Dlay (Kofeee) ; à la basse... T.Raznor (Maria Goretti Quartet, Spagguetta Orghasmmond) au saxophone… JB (Louis Minus XVI, Cheikh de stael) ; et à la batterie…  O'Von Pimpont ; von Basècles

Ils ne se prennent pas au sérieux mais techniquement, les musiciens sont doués. 

Sur scène, on sent que le quatuor est animé par un vrai plaisir de jouer. Les membres d’Unik Ubik ne reculent devant rien, collant aux riffs ravageurs des échappées ethnologiques, dopant leurs propos par une folie exploratoire débridée. Les voix sont entêtantes et complémentaires.

Légèrement bedonnant, le chanteur/guitariste met l’ambiance. ‘Santé’ crie-t-il en s’adressant à la foule tout en remplissant son verre de vin. Alimentée par une fureur et une humeur bien punk, cette atmosphère vire parfois au délire. Notamment lorsque le saxophoniste se déchaîne, tout en affichant une grande maîtrise de son instrument ; on pense alors à ‘Orchestre Du Belgistan’…

Setlist : « Maximum Delirium Maxi », « Western », « Bodies », « Mesmer », « Cab », « Dan-Jun », « I Am Not Feng Shui », « Right Or K », « Not-Ik », « Panther ».

Charles-Antoine, Aurélien, Étienne et Stefan sont de retour. Quelle bonne nouvelle ! Les vététistes ont repris la route et se sont lancés à la poursuite de Mathieu Van Der Poel. Maintenant, Stefan va devoir éliminer la bibine qu’il ingurgite pendant un concert (4 chopes sur une heure). C’est vrai quand même, que ça le rebooste. Si les trois-quarts de Mountain Bike ont abandonné les tee-shirts trop longs et les slips moule-bite, Stef est toujours vêtu d’un short léopard ; et ses interventions à la basse sont volontairement désaccordées. Etienne pète la forme. La sauterelle à l’humour décalé est toujours aussi habile sur sa Fender. Bandana rouge lui enserrant le crâne, le gros nounours derrière les fûts est imperturbable. Il s’est coupé les coupé ses cheveux et a taillé sa barbe. Pogos et crowdsurfing agitent la foule. Dans la salle, ça sent la sueur et la bière.

Hormis un morceau improbable et hilarant intitulé « Sandwich », la setlist est partagée entre morceaux issus des deux premiers long playings.

Ce retour sur les planches annonce-t-il un nouveau départ ? La sortie d’un nouvel album ? Ou est-ce simplement un comeback ponctuel ? On devrait en savoir plus d’ici quelques semaines, en attendant, ce set avait de quoi regonfler le moral des aficionados. Car il serait dommage de voir des gars qui ont autant de potentiel, d’humour et de talent rouler dans le jardin et tomber au fossé…

Setlist : « Torture », « Escape Plan », « Mean With You », « Nothing At All », « Bost My Hopes », « B + B - », « Pauspain », « Got Power », « Sandwich », « Photographs », « Lum », « Money », « Word Land », « Kissable Girl »

Mountain Bike + Unik Ubik + Paradoxant

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Botanique)


 
vendredi, 17 septembre 2021 17:17

Le soleil, le vent et Kuunatic…

Kuunatic pratique une musique psychédélique tribale. Un trio féminin établi à Tokyo qui explore diverses sonorités world tout en se servant de voix puissantes. S’appuyant sur le background culturel et musical de chaque membre, la musique du band fait appel à des percussions rituelles, lignes de basse groovy, sonorités de clavier atmosphériques et instruments traditionnels japonais.

« Gate Of Klüna », c’est le premier album de Kuunatic. Il a été produit par Tim DeWit (Gang Gang Dance) et paraîtra ce 29 octobre. Issu de cet opus, le clip du single « Tītián » est disponible

 


 
Page 8 sur 91