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La maternité, source d’inspiration pour The Wandering Hearts…

Le trio britannique The Wandering Hearts sortira son nouvel album "Mother", le 22 mars 2024. Produit par Steve Milbourne, c’est un patchwork de récits folkloriques, d'accroches pop et d'énergie rock, le tout assemblé par des harmonies lumineuses. On pourrait…

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Dernier concert - festival

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Didier Deroissart

Didier Deroissart

En arrivant à l’Ancienne Belgique, on remarque immédiatement la présence de 5 militaires et de 10 policiers. Sécurité oblige ! Après la fouille de circonstance, votre serviteur débarque dans l’AB, réduite en mode Box. Il est arrivé le premier, et se retrouve seul dans la salle. Ce soir l’affiche propose Gerd De Wilde ainsi que Kirsten Lemaire et Linde Merckpoel comme supporting act. Omar Souleyman constituant la tête d’affiche. Il a gravé un nouvel opus, intitulé « Bahdeni Nami », en juillet 2015, un disque pour lequel il a reçu, notamment, le concours de Four Tet, Gilles Peterson, et Modeselektor4.

Barbu et chaussé de lunettes, Gert De Wilde fait face à une immense table, devant ses platines. Tout en mixant, il se restaure discrètement. La musique dispensée baigne dans une électro, ma foi fort classique ; quoique de temps à autre, il glisse un morceau plus arabisant. Bonne idée, un morceau, c’est ce dont votre serviteur a besoin. Aussi après un quart d’heure, il s’éclipse momentanément pour aller casser la croûte…

‘Les Plaisirs d'Hiver’ sont ouverts. Piétonnier oblige. C’est à deux pas de La Bourse. L’endroit est propice pour manger et boire un coup sur le pouce. Une petite tartiflette et un vin chaud plus tard, retour à l'AB.

Changement de Dj's, deux filles sont derrière les manettes. Il s’agit de Kirsten Lemaire et Linde Merckpoel. Et s’y trémoussent. Il y a maintenant une dizaine de personnes dans la salle. Il faudra d’ailleurs attendre 21 heures, avant qu’elle ne soit sold out ; horaire prévu pour le début de set d’Omar Souleyman.

Geert récupère les platines et commence à faire monter la pression en diffusant une musique élctro davantage orientaliste. Les spectateurs commencent enfin à réagir…

Omar Souleyman est né en 1966, à Tel Amir, un village situé dans le nord-ouest de la Syrie. Il entame sa carrière dès 1994, en animant les mariages de sa région, accompagné par de nombreux musiciens. Par tradition, ses prestations sont enregistrées, offertes aux mariés et ensuite revendues localement. Omar aurait donc réalisé entre 500 et 700 cassettes. Sa notoriété commence à dépasser les frontières de son pays, en 2004. Lors d'un voyage opéré en Syrie, Mark Gergis, un musicien californien, découvre sa production, et publie en 2007 une compilation baptisée « Highway To Hassake », sur son label Sublime Frequencies. C'est alors le début du succès international pour Omar. Depuis le début de la guerre civile, il a émigré en Turquie.

Omar propose une version moderne de la Dabka traditionnelle. Il est accompagné d’un seul musicien, Rizan Said, d'origine turque. Deux synthés sont plantés au milieu du podium. Toutes les sonorités, même celles de l’oud, du bendi (clarinette arabe) et de tambourin ont été synthétisées.

Pendant la petite intro, des filles commencent à s’égosiller. On entend aussi Omar qui chante déjà, depuis les loges. Le préambule terminé, il monte sur l’estrade vêtu d’une djellaba brune et coiffé d'un keffieh à damiers rouges. Il est chaussé de grosses lunettes fumées (qu'il ne quittera jamais) et porte la moustache. Il tient son micro à la main. Il déambule de gauche à droite et incite l’auditoire, à l’aide de gestes, à applaudir et à danser. A gauche du podium, on remarque la présence d’un jeune homme de grande taille, qu’Omar semble bien connaître. Et pour cause, avant le show, les deux personnages se sont entretenus. Il l’invite à le rejoindre sur les planches. Ce grand garçon a empoigné sa croix et sa chaîne en or avant d’entamer quelques pas de danse endiablées. A deux reprises quelques grappes de spectateurs vont également grimper sur la scène. Avec la bénédiction du service de sécurité. Sourire aux lèvres, Omar semble apprécier. Il s’autorise même quelques selfies auprès de ces danseurs improvisés. La pression monte de minute en minute. Elle va s’achever par une véritable hystérie. Même que votre serviteur s’y est associé.

Parmi les titres les plus notoires, on épinglera « Warni Warni », « Bahdeni Nami », « Salamat Galbi Bidek», « Wenu Wenu », « Leh Jani », des compos qui vont très souvent jouer les prolongations pour le plus grand bonheur d'un public multiculturel et multiracial. Pas mal de néerlandophones assistaient au concert ; et manifestement, ils semblaient apprécier la musique sucrée, jouissive et colorée de Souleyman. Lors du dernier titre de ce spectacle, 3 groupes de spectateurs sont à nouveau parvenus à envahir le podium. Pour y danser. Un moment de feu qu’Omar a boosté à coups de 'Yalla' (Trad : ‘allez !’), dans une ambiance digne de la farandole…

Malgré le chant en langue arabe –auquel votre serviteur ne comprend strictement rien– on a assisté à une belle communion entre le public et l’artiste. Il y a d’ailleurs longtemps que je n’avais plus assisté à de tels envahissements de scène. Cinquante minutes de set. C’est court, mais excellent. Et sans la moindre baisse de régime. Mais en même temps, j’ai l’impression d’avoir découvert une Syrie chaleureuse, souriante, dansante, aimant la joie de vivre. Qui sait faire la fête à la musique et aux être humains. Ce peuple ne mérite pas une telle guerre civile…

(Organisation : Ancienne Belgique)

samedi, 28 novembre 2015 00:00

Rock Thrills 2015 : samedi 28 novembre

'Le Rock Thrills’ est un festival organisé par l'Alhambra, dans le cadre de Mons 2015. Il y privilégie les découvertes. Dont Midas Fall. La tête d’affiche. Une formation insulaire qui, vu son potentiel, devrait rapidement prendre une autre dimension. Et puis le duo montois La Jungle ainsi que le quatuor bruxellois Empereur. La soirée se clôturant par le Dj set de Front 242.

Quand votre serviteur débarque dans la salle, Empereur a déjà entamé son show. Le combo (NDR : qui s’appelait autrefois Thieves of Silence) implique le claviériste Nicolas Van Peteghem, le chanteur/guitariste Paul Paccod, le bassiste Quentin Franckx et le drummer Jérome Elleboudt. C’est lorsque ce dernier –un ex-Private Joke– a rejoint le line up, que le band a opté pour le nouveau patronyme. A son actif, un premier Ep. Eponyme, il vient de paraître. En outre, le band a assuré le supporting act de Wire, au Botanique, ce 1er décembre.

Le post punk pratiqué par Empereur semble hanté par Joy Division et Sisters Of Mercy. Un peu dans l’esprit d’Organic. Vitaminée, sa musique vous incite à vous balancer, à danser voire même à jumper. Les claviers dominent une expression sonore criblée de beats électro. A suivre de très près !

Midas Fall est un quatuor écossais établi à Manchester. Né en 2009, il a été repéré par Tom Robinson. A ce jour il a publié un Ep (« Century ») et trois elpees : « Eleven, Return And Revert » en 2010, « Wilderness en 2013 et « The Menagerie Inside » en 20015, dont il va nous réserver de larges extraits.

Chez Midas Fall, ce sont les deux filles qui se réservent les grattes. En l’occurrence la chanteuse Elizabeth Heathon et Rowan Burn, qui a sacrifié ses claviers, ce soir. La section rythmique réunit deux garçons ; en l’occurrence le bassiste Chris Holland et le drummer Steven Pellat. Il s’agit de la dernière date européenne du band ; et il a envie de la clôturer en beauté.

Sa musique est le fruit d’un mélange d’electronica, de post-rock et d’alt-goth. Les riffs de guitares sont particulièrement incisifs. Lorsque Elizabeth chante, elle ne touche pas à ses cordes et se concentre sur son chant. Limpide, sa voix évoque très souvent celle de Simone Simons (Epica). Les trois gratteurs sont bien ligne, en front de scène. Le light show est dominé par les lumières bleues. Mais des stroboscopes viennent également l’alimenter suivant les frappes du batteur… Une superbe prestation qui incite à revoir le quatuor en ‘live’…

La Jungle est un groupe local qui jouit d’une excellente notoriété dans sa région. Il vient de sortir un vinyle. Eponyme, il a été gravé à 500 exemplaires.

Au sein de ce tandem, Matt se réserve le chant, la guitare et les machines, alors que Rémy se charge des drums. La musique est nerveuse, agressive et tribale. Une sorte de noise rock métallique et particulièrement énergique. Lorsque Matt pousse sa voix, on se demande par quel chamane il serait bien habité (« Apeinapython »). Tout en jouant de sa six cordes, il ne cesse de se contorsionner. Son compère frappe frénétiquement et sauvagement ses peaux et ses cymbales. Il ne faut pas deux minutes pour que les deux musicos soient en nage. De plus en plus nombreuse, la foule se met à remuer. Et vu les bonnes vibrations communiquées par la paire, votre serviteur s’associe à cette danse collective.

La Jungle se produira dans le cadre de la soirée ‘Le Père Noël Est Un Rockeur’, organisée à Dour le 18 décembre.

La soirée est donc ponctuée par un Dj set baptisé ‘Back To Electro Roots’, que vont assurer Richard 23 et Patrick Codenys, membres fondateurs de Front 242. Votre serviteur n'accroche pas trop aux Djs set. Il préfère vivre la musique d’EBM, en ‘live’. Et décide de s’éclipser…

(Organisation : l'Alhambra + Mons 2015)

La Jungle + Midas Fall + Empereur + Front 242 (Dj set)

 

lundi, 30 novembre 2015 00:00

Partage de musique en famille…

Texas fête ses 25 années d’existence en 2015. Il en a d’ailleurs profité pour publier un nouvel album, en février dernier. Il s’intitule tout simplement « Texas 25 ». Sa nouvelle tournée européenne transitait donc par le Lotto Arena d’Anvers, pour un show de plus de 140 minutes. La salle n’est pas sold out, mais bien remplie quand même. Les portes s’ouvrent vers 18h30. Pas de supporting act.

Prévu pour 20h30, le concert accuse 10 minutes de retard. Impatiente, la foule crie, applaudit ou siffle. La star se fait attendre… Les lumières s'éteignent enfin, et Miss Spiteri débarque sur l’estrade armée d’une gratte semi-acoustique de teinte noire. Comme ses cheveux, aux reflets de jais. Mais aussi sa veste, qui recouvre un pull marin à rayures horizontales de couleur rouge. La star focalise déjà tous les regards. Normale, car elle est alors seule sur l’estrade. Le set s’ouvre par « Start A Family ». Intimiste, délicate et empreinte de douceur, cette nouvelle compo figure sur le dernier opus.

La chanson terminée, les autres musicos grimpent à leur tour sur les planches. Il y a deux drummers, dont Neil Payne. Le mari de Sharleen, Johnny McElhome (NDR : c’est également le compositeur) se charge de la basse. Michael Bannister est préposé au piano et aux backing vocaux. Ces trois derniers, et tout particulièrement le dernier, se consacrent aussi aux claviers. Un line up complété par deux gratteurs, Ally McErlaine et Tony McGovern.

Pendant « Halo » (« White On Blonde »), Sharleen arpente le podium de long en large. Elle amorce quelques pas de danse. Souriante, elle nous ouvre les bras. Entre chaque chanson elle s’adresse au public, d’un savoureux accent écossais. Elle l’incite à s’investir et tout particulièrement, celui installé au balcon. « The Conversation » est un titre de circonstance. Sharleen a des bouffées de chaleur. Et nous aussi. Elle laisse discrètement tomber sa veste, au pied des fûts.

Lorsque le band attaque « Thrill Has Gone » et « Everyday Now », deux plages issues de l’elpee « Southside » (Trad : côté sud !), un disque paru en 1989, on se remémore que le groupe a toujours été fasciné par le Sud des States. D’ailleurs son patronyme s’inspire du film ‘Paris, Texas’, de Wim Wenders. Trois grattes –deux électriques et l’acoustique pour Sharleen– alimentent « Thrill Has Gone ». Sharleen aborde ensuite une autre compo, derrière le piano, soutenue par le Hammond.

Elle a empoigné une sixcordes de couleur noire (NDR : of course !) lors de « Detroit City » (« The Conversation »). Pas de cuivres, cependant. Dommage ! Cependant ravi, l’auditoire applaudit.

Tendre, « In Demand » est un morceau plus acoustique. Elle invite le public à reprendre le refrain en chœur. Et ça marche ! Chauffé à blanc, le band entame une série de hits : « Southside », « I Don't Want A Lover », « When We Are Together », « In Our Lifetime » et « Insane ». 120 minutes viennent de passer comme une lettre chez Bpost. L'âme de Gainsbourg hante « Guitar Song ». Un bel hommage…

Sharleen déclare qu'il est temps de retourner chez soi. Le public n'est pas content. Elle demande alors s’il en veut encore. Vous connaissez la réponse. La formation aligne alors « Summer Son », « Black Eyed Boy » et « Say What You Want », moment choisi par l’auditoire pour souhaiter un ‘happy birthday’ à Texas, tout en l’ovationnant chaleureusement, pendant de très longues minutes.

Un rappel ? Bien sûr. Au cours duquel le combo nous réserve « Inner Smile », un autre brûlot qui relance la machine. Et l’apothéose sera atteinte par « Suspicious Minds  », une compo signée Mark James, qu’Elvis Presley avait traduite en tube. Pour ce soir, votre serviteur avait entraîné son fiston. Il a quand même 18 ans ; mais à la fin du show, il m’a confessé : ‘Papa, génial, j'ai passé un bon moment ; et puis la chanteuse est top et sexy’ (NDR : elle pourrait être sa mère). Une bonne manière de partager la musique en famille…  

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici 

vendredi, 27 novembre 2015 00:00

Une dimension presque magique…

Quel bonheur de pouvoir assister de nouveau à un concert ! Confiné chez lui depuis une grosse semaine, sevré de son addiction musicale, votre serviteur tournait en rond…

En débarquant au Lotto Arena, on constate la présence de deux militaires armés. Ils sont chargés de notre sécurité. Avant de pénétrer dans l’arène, la plupart des spectateurs les saluent poliment. En se rendant au stand marchandising, on reçoit un pin’s en forme de coeur bleu. La responsable me signale –et en français SVP– qu’il est nécessaire de se l’épingler en soutien à Ozark Henry qui milite pour l'association 'Blue Heart Campaign against Human Trafficking'. L'ONUDC est le gardien de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et des protocoles y afférents. Elle apporte également son aide aux Etats dans leurs efforts pour mettre en œuvre ces conventions, afin de prévenir, réprimer et punir la traite des êtres humains. La campagne ‘Cœur Bleu’ cherche à sensibiliser le public à ce problème tout en incitant les dirigeants à intervenir pour changer le cours des événements.

Piet Goddaer, alias Ozark Henry, est né à Courtrai, mais il vit aujourd’hui à Oostduinkerke. Depuis février 2014, il est soutenu en ‘live’, par Laura Groeseneken. Jolie, sympathique, elle a une solide voix. Votre serviteur l’avait découverte lors d'un concert de Reena Riot (Naomi Sijmons, fille de Fons, guitariste de The Scabs), accompagnée pour la circonstance du vétéran Roland Van Campenhout, un bluesman respecté dans le milieu…

Outre Laura et Piet, la scène est occupée par l’Orchestre National de Belgique, un des meilleurs ensembles symphoniques du monde. Il réunit 29 violonistes, 6 violoncellistes, 4 contrebassistes, deux percussionnistes, une harpiste et une vingtaine de cuivres. Le tout sous la direction de Stéfan Blunier. Ozark Henry est venu défendre son dernier elpee, « Paramount », enregistré en compagnie de 90 musiciens de l'ONB. Une collaboration qui n’est pas neuve, puisqu’elle avait vu le jour en 2012, lors du septante-cinquième anniversaire de cet orchestre, auquel il avait apporté son concours à quatre morceaux. Pour ce ‘live’, les compos ont dû être réarrangées. Et c’est Arnould Massart qui s’est chargé de cette tâche.

Le Lotto Arena est sold out. Le public est composé de mélomanes de tous les âges. Et après une petite cacophonie nécessitée par l’accordage des instrus classiques, Stéfan monte sur le podium, suivi de Piet qui vient saluer la foule. Il est vêtu de cuir noir (pantalon et veste) et a conservé ses chaussures aux pieds (NDR : il fait sans doute trop froid pour jouer pieds nus). On est donc parti pour 75 minutes de spectacle. Qui s’ouvre par « At Sea ». Le Courtraisien mime de ses mains les accords d’ivoires, un peu à la manière de feu Joe Cocker. Epaulé par les violons, ses cordes vocales son chargées d’émotion.

A deux reprises, il va se promener dans la fosse en serrant un max de mains.

« Godspeed You » est un titre empreint de douceur. L’orchestre est impressionnant, mais lorsque les cuivres entrent dans la danse, c’est le bonheur. Le morceau s’achève en force au cœur des percus.

La célèbre reprise du « We Can Be Heroes » du tandem Bowie/Eno est géniale. Et pour cause, Laura vient de débarquer sur l’estrade et épaule Mr. Goddaer aux vocaux. Cordes et ivoires se chargeant d’étoffer l’ensemble. De quoi en avoir la chair de poule…

L’ingé son est balaise. Le son est cristallin. Pas besoin de bouchons.

Pour « Plaudite Amici Comedia Finita Est » (« Stay Gold »), ce n’est pas Amaryllis Uitterlinden qui se charge du backing vocal, mais bien Laura. Ce qui n’empêche pas, comme sur l’album, d’appréhender Ozark Henry sous un angle différent.

L’artiste flandrien balance régulièrement les bras au rythme de l’orchestre et particulièrement tout au long de « Love Is Free To Interfere ». Les cuivres cherchent à semer la terreur, mais Laura et Piet nous rassurent.

Si ce dernier est capable de pousser sa voix dans les graves, elle élève son timbre davantage en douceur, et surtout par paliers.

L’intégralité du nouvel opus (« Plaudite Amici Comedia Finita Est ») sera interprétée ce soir. Un projet à la fois audacieux et surprenant.

Cordes et hautbois soulignent « Maybe ». Laura transforme son chant en cri. Et dans ce contexte, les six violoncelles font merveille.

« Vespertine » est bercé par les flûtes et le hautbois, mais sous la conduite des ivoires et du vocal de Piet.  

Et en apothéose, « I'M Your Sacrifice » clôt le show. Or on aurait tant voulu que le spectacle se poursuive. Il est si beau et passionnant. Malheureusement toute bonne chose a une fin…

On aura quand même droit à trois titres en guise de rappel : « Sweet Instigator », « We are Incurable Romantics » et, cerise sur le gâteau, « This Is All I Have », c'est-à-dire la plage qui ouvre « Paramount ». Franchement sous cette configuration Ozark Henry apporte une autre dimension à sa musique, une dimension presque magique…

(Organisation : Live Nation)

Pour la section photos, voir ici

 

 

 

 

lundi, 30 novembre 2015 00:00

Days Of Wine And Roses

Le 23 décembre 1979, Serge Van Laeken, alias Marka se produit en compagnie de son groupe Mad Virgins. Il y présente Lio, une sacré gonzesse, alors âgée de 16 ans. A cette époque, il grave un single phare : « I Am A Computer »/ « Fuck & Suck ». Faut dire qu’au début de sa carrière, il était punk et les groupes au sein desquels il militait, écumaient les bars du style…

Marka va ensuite –notamment– sévir chez Allez Allez (1981), puis Les Cactus (1983), avant d’embrasser une carrière individuelle, dès 1990. Son premier elpee solo « Je vous dit Tout », se vend mal ; et pour survivre, il est forcé de vendre des instruments de musique. Fin du siècle dernier, il enregistre une cover du « Caroline » de Mc Solaar ; et en 2000, il signe l'hymne officiel des Francofolies de Spa. Au cours des 15 dernières années, il a sorti 9 long playings, dont ce « Days Of Wine And Roses » et publié une autobiographie (2013), « Marka Se Reprend », accompagné d'un album « Best Of », qui va donner naissance à un spectacle théâtral. On épinglera encore son investissement pour les SDF, à travers quatre associations différentes. On peut même affirmer qu’il est overbooké !

Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein de trois studios, SOS, MPL et At Home. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une multitude d’invités. Marka se réserve la basse et la guitare (électrique ou acoustique).

« Jump In Or Fall » est un morceau de pop légèrement teinté de pop, au cours duquel il multiplie les ‘hey’ et les ‘oh’.

« What's Going Wrong ? » démontre que Marka est un artiste au grand cœur. Contagieuse, cette compo a fait l’objet d’un clip tourné en compagnie de deux SDF polonais. L’un deux brille d’ailleurs à l’accordéon.

Sculpté dans les cordes de sèche « Plain Shame » est une ballade susceptible d’être traduite en single. Une chanson qui aurait pu figurer dans le répertoire de Perry Rose. Electro/rock, « Won't You Tell Me ? » adopte un profil bien dans l’air du temps.

« It's Only Football » adresse un clin d’œil appuyé et non dénué d’humour aux 'Pierres Qui Roulent'. Nightclubbien, « Sunflowers Blues » est un blues crapuleux. Pour « For Only You », on dirait que le ket de Molenbeek a sorti Jim Kerr de sa maison de retraite pour qu’il prête sa voix.

Le Hammond et la guitare font bon ménage tout au long d’un autre blues, « Nowhere Somewhere ». Country voire americana, « Tiritas » nous entraîne au cœur de plaines du Far West…

Découpé en dix pistes, « Days Of Wine And Roses » réussit l’osmose entre trois époques : celles des Beatles, des 80’s et la scène électro contemporaine. Le tout a bien sûr été mis à la sauce Marka.

vendredi, 30 octobre 2015 00:00

Sous les feux des caméras…

Rozz est une formation issue de Valenciennes. Elle compte plus d’un quart de siècle d’existence. Dans l’univers du métal, elle figure parmi les dinosaures. Ces Chti’s avaient donc projeté d’immortaliser un Dvd en ‘live’. Il fallait donc une bonne salle, d’excellentes conditions d’enregistrement et du peuple susceptible de mettre le souk. Le pari était risqué, car le lendemain, se déroulait un festival à Voulziers, à deux pas de Comines (NDR : en France !). Marcel Ximenes (NDR : membre fondateur et cerveau du combo) s’était décarcassé sur les réseaux sociaux pour rameuter la foule. Et il est satisfait, car des fans de tous âges se sont déplacés pour vivre l’événement. Parfois même en famille. On y croise donc des barbus bedonnants (comme votre serviteur), des vieux et des jeunes métalleux, vêtus de cuir et couverts de tatouages ou/et de piercings ; et même des punks à la coiffure en crête si caractéristique. Si la majorité des spectateurs sont issus du coin, certains nous viennent de Paris, de Lorraine ou de Provence. Malheureusement, 140 personnes ont pu entrer dans la salle, vu sa capacité. Et il y avait encore plein de monde à l’extérieur.

Le début du concert est prévu pour 20h30. Il y a du retard. Les musicos se font désirer. Six caméras doivent filmer le spectacle. Et on aura droit à 21 titres balayés par un light show impressionnant ; de quoi remplir les 90 minutes de set… et de tournage. Dont la setlist a été sélectionnée par les internautes suite à la demande du groupe. On reconnaît là les artistes à l'écoute de ses fans.

La troupe monte enfin sur l’estrade. Marcel Ximenès s’installe à gauche. C’est le leader et il est préposé à une des trois grattes. Bandana de couleur noir et blanc pour lui enserrer les cheveux, Olivier Bourgeois, se plante face à micro (NDR : tiens, le pied n’est plus garni de bandelettes, comme chez Steven Tyler). On dirait un Sioux ! Les fûts de Jeremy Jacquart sont impressionnants. Il s’agit du noyau dur de Rozz, car le line up a fait peau neuve. Ainsi Pierre Burette se consacre à la basse alors qu’Axel Dordain et Lucas Sohier se réservent les deux autres grattes. Ce dernier se charge également des claviers. Si la plupart des textes sont chantés dans la langue de Voltaire, parmi les nouveaux morceaux, certains sont interprétés dans celle de Shakespeare…  

Après une introduction symphonique, devenue rituelle chez la plupart des groupes de metal, on entre dans le vif du sujet. Et « A Toute Vitesse » (« D'un Siècle à l'autre »). Les lyrics parlent de la vie qui passe trop rapidement. Une compo de hard rock classique et mélodieuse au cours de laquelle les deux jeunes sixcordistes entrent déjà en duel. « Légion Du Démon » est une vieille pièce très appréciée par les anciens fans. Elle a permis au band de se faire connaître. Tout comme « Fan », un morceau au cours duquel la section rythmique se révèle particulièrement consistante. De quoi mettre le feu. La voix d’Olivier grimpe déjà dans les aigus. « Condamne » (NDR : un extrait de « Tranches De Vie », le dernier elpee en date) est sculpté dans du heavy rock old school.

« Cavale » est bien plus écrasant et primaire, un peu dans l’esprit de Motörhead. La ligne de basse est à la fois vive et percutante. Quoique métronomiques, les drums finissent par passer  en force. Le timbre d’Olivier devient clair mais reste autoritaire. Et les grattes vous poursuivent, tels des chiens féroces qui pourchassent des êtres humains. En bout de course, on est d’ailleurs à bout d’haleine. Ténébreux, « Wendigo » adopte un tempo plus lent. Marcel jouit d’une belle technique sur sa gratte, mais ne s’agite que circonstanciellement. En général, il reste statique et s'applique consciencieusement sur son manche. Une nouvelle compo : « Cauchemar ». Plus classique. 

« Crazy Horses  » est une cover de The Osmonds. Rozz se la réapproprie judicieusement. Et en anglais ! « Les Loups » est un titre qui lorgne manifestement vers Deep Purple voire White Snake.

« Né Pour Le Hard » est un hymne. Le public jumpe. Olivier l’incite régulièrement à réagir. En outre, il parvient de mieux en mieux à moduler sa voix, en fonction des titres. Les caméramans filment aussi bien sur l’estrade que dans la fosse.

Bref, votre serviteur a vécu une bien belle soirée. Et Rozz a décidé de recommencer l’expérience dans la région de Valenciennes, pour consoler les aficionados qui n’ont pu y participer. Ce sera encore pour cette année. Et votre serviteur devrait encore être au rendez-vous.  

Setlit :

« Intro »/ « A Toute Vitesse » / « Légion Du Démon » / « Fan » / « Condamne » / « Cavale » /« Wendigo » / « Another Life » / « Rock N Roll » / « Ku Klux Klan » / « Cauchemar » / « Tu » / « Publicité » / « Crazy Horses » / « Debout » / « Les Loups » / « Ne Pour Le Hard » / « Burn » / « Possession ».

(Organisation : Rozz)

samedi, 28 novembre 2015 13:33

Dan San rêve d’Amérique…

Après 18 mois de silence, Dan San brise enfin le silence.

L'un des groupes les plus prometteurs du label Jaune/Orange est de retour avec un nouveau clip/single : « America ».

Il fait suite à « Domino », paru en 2013, un elpee que le groupe est allé défendre en tournée pour plus de 120 dates a travers toute l'Europe.

Dan San est amateur de grands espaces, d'harmonies délicates, de voyages et d'ouverture, d'où le titre « America ».

Ce premier extrait prélude un nouvel opus prévu pour 2016. Il a été enregistré à Paris, à La Frette, en compagnie de Yann Arnaud (Air, Phoenix et Syd Matters). Le clip a été tourné sur les routes d'Europe entre France, Allemagne, Suisse et la Belgique par le Collectif  'Sauvage Sauvage'.

Pour voir ce clip, c’est ici 

https://www.facebook.com/dansanmusic/

https://twitter.com/dansanmusic

http://dansan.be/

 

samedi, 28 novembre 2015 13:31

Isola va vous faire parler…

Le single « Radical » est n°1 du Décompte de Pure FM depuis 5 semaines. Il est en route pour la sixième au sommet. (https://youtu.be/lqu43wK7jao )

Paru en 2009, « Gravity », le premier single d'Isola, lui a permis de truster les places d’honneur au sein des playlists de nombreuses radios nationales et internationales.

Au cours de 2010 et 2011, cinq nouveaux singles, tirés d'un premier album éponyme mixé à Londres par Chris Sheldon (Foo Fighters, Skunk Anansie, Therapy, Feeder) ont suivi la même trajectoire.

En 2012, le duo de base, accompagné de musiciens additionnels, ont présenté un tout nouveau morceau intitulé "Beat Me Like A Drum", enrichi d’un clip aussi percutant qu'original.

Après un long travail et diverses collaborations, 2015 voit la sortie d'un nouveau single baptisé « Radical ». Il a été mixé à Bruxelles par François Vincent et masterisé à New York par Greg Calbi (Tame Impala, Lenny Kravitz, Interpol, …) Un seul mot par histoire, c’est le concept du nouvel elpee d’Isola, « Word » : 10 mots pour 10 titres susceptibles de vous faire parler ! Sortie prévue pour le 1er trimestre 2016.

C’est l’automne… une saison propice à la chute des feuilles… C’est également la période au cours de laquelle se déroule le festival Autumn Falls. Un festival itinérant qui invite des groupes ou artistes émergents, à travers la Flandre et Bruxelles, à se produire au sein de différentes salles, dont le Trix d'Anvers, le M@Z de Bruges, le Trefpunt à Gand, le 4AD de Diksmuide, le Botanique et bien d’autres encore. Et un pass de 50€ vous permet d’accéder à tous ces concerts qui s’étalent du 20 octobre au 18 décembre. Ce soir le Bota accueille The Mountain Goats et The Weather Station.

Les tentures sont tirées à hauteur de la table de mixage, de manière à rendre la salle moins déserte. Lorsque The Weather Station entame son set, il y a plus ou moins 150 personnes, au sein de l’Orangerie.

The Weather Station n’est pas une station météorologique anglo-saxonne, mais une formation canadienne drivée par Tamara Hope. Auteur/compositrice/multi-instrumentiste, elle est également actrice. Elle a ainsi assuré le rôle principal dans la série télévisée 'Guenièvre Jones'. Son dernier opus, « Loyalty », est paru cette année. Un disque enregistré en étroite collaboration avec Afie Jurvanen (Bahamas) et Robbie Lackritz (Feist).

Tamara alterne entre guitare, banjo et claviers. Et propose une musique folk mélodieuse, intense, parcourue de lyrics à double sens, ambigus et chargés de métaphores complexes. Brefs, les amateurs de Steve Gunn ou encore Ryley Walker devraient s’y retrouver.

Armée de sa gratte électrique, elle attaque « Floodplain ». Dès la fin de son morceau, elle convie ses deux musicos –en l’occurrence un bassiste (barbu) et un drummer– alors backstage, à la rejoindre, en leur adressant un petit signe de la tête. La voix de Hope est claire, limpide, cristalline même. La section rythmique est au diapason de la musique, empreinte de douceur et de tendresse. Mais le répertoire manque cruellement de punch et un ennui certain commence à gagner votre serviteur. Si bien qu’il s’éclipse du côté du bar. Dehors, de nombreux véhicules des forces de l’ordre circulent sur les grands axes. Les trams et les bus sont à l’arrêt. Quatre policiers lourdement armés surveillent l’entrée du Botanique. L'ambiance est lourde…

The Mountain Goats vient de graver son quinzième elpee. Il s’intitule « Beat the Champ ». Un concept album qui s’intéresse au monde du catch professionnel, dont les combats se déroulent au Sud des States, une discipline qui fascine le frontman, John Darnielle. Il y dépeint parfaitement des personnages imparfaits, qui vivent au sein d’un monde à la fois déchirant et exaltant. Et les plages qui oscillent entre ballades mélancoliques (avant le combat) et titres énergiques (pendant le combat) reflètent les émotions ressenties par les athlètes, comme les doutes ou les peurs…

John Darnielle se consacre au chant, à la guitare et aux claviers. Il est soutenu par le bassiste Peter Hugues, le drummer Jonathan Patrick 'Jon' Wurster et le multi-instrumentiste Matthew Douglas. Ce sympathique barbu (encore !) est un fameux musicien. Il brille d’ailleurs aussi bien aux cuivres (saxophone alto, clarinette), qu’à la six cordes.  

Tendre, « Southwestern Territory » (« Beat The Champ ») ouvre le show. John est habité par son chant. Les cuivres sont magiques. Le tempo s’élève progressivement tout au long de « Cry For Judas » (« Transcendental Youth »), un morceau cuivré, stimulé par le piano, au cours duquel John se sert d’une gratte semi-acoustique. La set list privilégie quand même les titres folk/pop voire americana (« Animal Mask », « Heel Turn 2 », « Never Quite Free »), compos que tisse soigneusement John, parfois même comme de la dentelle (« Get Lonely »).

Les musicos quittent le podium pour laisser s’exprimer le frontman en solo. Et il va nous réserver une véritable démonstration à la six cordes électro-acoustique ou aux claviers, pendant 15 bonnes minutes. Sa voix est aussi à l’aise dans les graves que dans les aigus. Particulièrement interactif, il nous balance quelques vannes entre les morceaux. Une reprise : le « Going To Marrakesh » de The Extra Glenns.

Après cet intermède, ses acolytes remontent sur l’estrade. Deux guitares, mais pas de cuivres pour le rock plus classique « The Diaz Brothers » (« Transcendental Youth »). Caractérisé par son refrain accrocheur, « Foreign Object » (« Beat The Champ ») est une compo pop davantage sucrée.

Plus déclamatoire, « Stabbed To Death Outside San Juan » (« Beat The Champ ») est un titre plus expérimental, dont le climat ténébreux est entretenu par la ligne de basse. Atmosphérique, « Damn These Vampires » (« All Eternals Deck ») est dominé par les ivoires. Ce soir, les caprins (NDR : ce sont des chèvres des montagnes qui vivent dans les Rocheuses) nous ont apporté un peu de réconfort, au cœur d’un climat tourmenté et angoissant…

(Organisation : Botanique + Toutpartout)

dimanche, 22 novembre 2015 20:31

Plein Jour

Etienne Villeminot est né en 1982 à Dijon. Il entame sa carrière en 2002, au sein de différentes formations lilloises, et notamment le groupe de rue Tchobello, auprès du chanteur Lulu. Violoniste de formation classique, il passe rapidement à la guitare et au chant et enchaîne de nombreuses expériences de spectacle pour lesquelles il est tour à tour violoniste, guitariste, comédien, choriste, compositeur, figurant, roadie, mais aussi chargé d'administration ou comptable.

En 2009, poussé par Thibauld Defever (Presque Oui) et Romain Delebarre (Delbi), il se lance en solo sous le pseudo de Tony Melvil et teste ses propres chansons sur scène. Thibauld le conseille pour l'écriture et pose un oeil expérimenté sur ses concerts. Quant à Delbi, il prend en charge les arrangements. Repéré par 'Tour de Chauffe' en 2010, puis par ‘Domaine Musiques’ en 2011, il enregistre en automne de la même année « Tentative d'évasion », un premier Ep 7 titres, arrangé et réalisé par Delbi.

En mars 2014, Tony publie son second Ep, « La Cavale ». Chez At(home) un label qui ne se contente donc pas de signer des artistes de rock alternatif ou de métal. La chanson française à textes, surtout si elle est doublée par une attitude rock’n’roll a également voix au chapitre. Tout comme lors de ses prestations ‘live’, qu’il accorde en formule trio, Tony Melvil se consacre à la guitare, au violon et au chant. Il est épaulé par Delbi au dobro et aux claviers ainsi que Maxence Doussot à la batterie et aux percussions.

Réunissant 7 titres, « Plein Jour » constitue son troisième Ep. Il complète donc la trilogie.

Dès « J'Aurais Pu Etre Meilleur » on comprend que la page est tournée, la cavale terminée. Ce n'est pas une ode à la mort, mais à la vie. Tout humain a droit un nouveau départ. C'est un peu une résurrection avant la réincarnation. Le dobro pose les balises de cette compo aux lyrics évocateurs conjugués au conditionnel (‘J'aurais pu aimer plus fort – J'aurais pu être meilleur – Généreux et bien plus encore – J'aurais pu être meilleur – Tout Ce temps quand je n'étais pas mort’).

« Le Tango Des Armes A Feu » est le premier single qui a précédé la sortie de ce disque. Une chanson qui est cruellement d'actualité, suite aux actes de terrorisme perpétrés au cours des derniers jours. « Pompon » s’adresse aux petites têtes blondes. C’est également une des multiples facettes de son répertoire. Tony se replonge dans son enfance, lorsqu’il se saisissait de la floche sur les manèges et les carrousels. Rafraîchissante et cuivrée, la plage adopte un rythme de valse qui épouse les mouvements du flocon, tout en adressant un petit clin d'oeil à Mathias Malzieu, le chanteur de Dionysos. Interprété en mode guitare/voix, « A Midi » est une compo paisible, mais dont les textes sombres sont empreints de mélancolie…

Dynamisé par les percus, « Le Corps-Cage » aborde le sujet de l'amour et de la prise de pouvoir au sein d’un couple. Sa longévité n’est pas facile à préserver. La cage est une prison et le corps un prisonnier. Des cuivres se languissent tout au long de « Quoi Qu'Il Advienne », ils suppléent le violon. Tony parle nous parle de la vie et du temps qui passe. Des cuivres lumineux qui alimentent le plus tendre « Entre Nous »…

Tony est un personnage atypique dans le paysage musical français. Il utilise le second degré pour écrire ses textes, au sein duquel il injecte une certaine dose d’humour. Sur cet LP, les cuivres sont omniprésents, apportant une coloration jazzyfiante, romantique, quand ils n’alimentent pas un climat de fanfare. A découvrir de toute urgence !

 

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