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Les échos intergalactiques de Mr. Bison…

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Vive La Fête - 11/04/2024
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Didier Deroissart

Didier Deroissart

dimanche, 22 novembre 2015 20:30

Vertigone

Responsable d’un folk astral, Arman Méliès nous propose son sixième album, « Vertigone », un disque qui fait suite à « Le long train Lent Et Les Beaux Imbéciles » (2003), « Néons Blanc Et Asphaltine » (2004), « Les Tortures Volontaires » (2006), « Casino » (2008) et « Am IV », paru il y a 2 ans. Compositeur prolifique, il a notamment prêté sa plume à Hubert-Félix Thiéfaine, Julien Doré ou encore feu Alain Bashung.

Découpé en 9 pistes, « Vertigone » a bénéficié du concours de Pete Prokoviw et Antoine Gaillet (l'ancien bassiste de eNola), à la production. Mais également du drummer Antoine Kerninon, du sax ténor Adrien Daoud ainsi que des bassistes Pierre-Louis Basset et Jannick Top (ex-Magma) ; des excellent musicos qui ont participé aux sessions.

Si au départ Arman a composé ses chansons ‘à l’ancienne’, il les a subtilement enrichies de touches électro, de manière à les rendre plus contemporaines.

Pop/rock, « Constamment Je Brûle » est peuplé de sonorités de guitare. Meliès a une bonne voix qui me rappelle parfois celle d’Antoine Chance. Mais l’expression sonore lorgne plutôt du côté des Innocents.  

« Fort Everest » s’enfonce au cœur des abysses mystérieux de la terre. Les claviers semblent avoir été piqués aux eighties. Les cordes naviguent en eaux plus paisibles. Des cuivres élégants investissent « A Deux Pas Du Barrage ». Plus synthétique, « Tessa » est propice à l’envoûtement...

Nonobstant le recours aux cuivres, et tout particulièrement au saxophone, « Les Chevaux Du Vent Fou » nous entraîne à travers les grandes plaines du Far West. Une plage country/americana également tapissée par un clavier vintage. Une chanson d'amour poétique qui véhicule une énergie positive. Du saxophone qu’on retrouve en nappes, sur « Olympe (A La Mort) ». Jouissif ! Caractérisé par son refrain contagieux, « Mercure » est un morceau hanté par Supertramp. A cause des claviers atmosphériques. Puis du sax dans lequel aurait pu souffler Rodger Hodgson. Une compo destinée aux stations radiophoniques.

Des drums et des accords de claviers amorcent le titre éponyme, une composition lyrique et ombrageuse. Plus électro, « Le Volcan Même » est quasi-instrumental. Dépassant les 8 minutes, c’est la piste la plus longue du long playing. Et sans complexe, elle agrège pop, rock et chanson française.

En espérant qu’Arman Méliès se produise bientôt près de chez nous…

 

dimanche, 22 novembre 2015 20:25

Throneless

Throneless vient de publier son premier opus ; et il est éponyme. Un trio établi à Malmö, en Suède, réunissant le chanteur/guitariste Johan Sundén, le bassiste Patrik Sundberg et le drummer Johan Burman. Son doom rock est plus écrasant que le Mjölnir de Thor (NDR : dans la mythologie nordique, c'est le marteau à manche court de Thor, le dieu de la foudre et du tonnerre).

Le Doom Metal puise ses sources chez Black Sabbath ; et tout particulièrement le premier long playing de la bande à Ozzy Osbourne. Throneless cherche à reproduire ce doom originel, un style à la fois puissant, lourd, graisseux et primaire…

Tout au long de cet elpee, le combo scandinave nous entraîne au cœur d’un périple plus redoutable qu'une excursion aux coeur de l’enfer… Une œuvre partagée en 4 pistes, pour 35 minutes, destinée à sortir les masses de cette lobotomie généralisée que l'on nomme le Système. (‘On s’ajuste tous à la vision qu’on nous impose de la vie, une vie dont seuls sont bénéficiaires ceux qui nous régissent. On nous apprend que la seule issue est de trimer sans dire mot, on gâche nos précieuses existences dans un job pourri, à mettre de l’argent de côté et acheter des amplis pour pouvoir au final nous exprimer et dire à quel point on hait tout ça’).

Le rouleau compresseur est prêt à vous écraser. Sous une forme volontairement monocorde, tout au long de « Masters Of  Nothing » (9:02). En se nourrissant de riffs écrasants empruntés au sludge et au stoner sur « Cavedrones » (8:02). Par son approche obsessionnelle, notamment en fin de parcours, à l’aide de « Thinning The Herd » (8:05). Avant qu’en finale, « Reaching For The Dead  » (10:13) n’émette une lueur salvatrice susceptible de faire émerger les âmes du tréfonds des ténèbres…

A conseiller aux fans de Conan, Yob, Bongripper et Ufomammut.

 

La moitié féminine et tête pensante du duo infernal américain CocoRosie s'offre une parenthèse en solo lors d’un spectacle original et atypique, mêlant musique et performance scénique dont toute l'attention va se focaliser, tout au long du show, sur un danseur talentueux. Le spectacle est prévu pour 20 heures. Il accuse 15 minutes de retard ; le temps de laisser les retardataires, coincés dans les embouteillages, parvenir à destination. Il a fallu 75 minutes entre Halle et Bruxelles, au lieu des 45 nécessaires en temps normal, pour que votre serviteur atteigne la capitale. Faut dire que le match de football entre les Diables Rouges et l’Italie était également programmé au stade Roi Baudouin. D’ailleurs en début de concert, l’Orangerie est à moitié pleine (NDR : ou vide selon…)

Une immense toile est tirée devant le podium. Elle le dissimule. D’autres –et on ne le verra que plus tard– sont tendues sur cette estrade. Y sont reproduits des clowns d’une autre époque. Tout un décor destiné à entretenir un climat de mystère. Torse nu, un homme vient se planter à l’extrême droite de l’estrade. Il se ventile la tête à l’aide d’une aile d'oiseau. C’est lui le fameux danseur. Son nom ? Biño Sauitzvyi. Il va successivement se transformer en clown, en cheval échappé d'un théâtre Nô japonais, en ballerine déglinguée, en disciple du butō nippon (NDR : une danse avant-gardiste, underground, imaginée par le Japonais Tatsumi Hijikata, dès 1959), en Pierrot néo-romantique (NDR : pensez au « Scary Monsters » de Bowie), en Joker (‘Batman’) ou encore en esprit d’Halloween (NDR : rappelez vous la série d’épouvante, ‘Scary Movie’).

A gauche, un piano à queue a été installé. Il est destiné à Bianca ou à Jean-Marc Ruellan. A côté de cet instru, on remarque la présence de petits amplis vox et de machines. Un matos destiné à passer la voix de Casady au vocodeur. Elle est vêtue d’une chemise de nuit surannée et porte un bonnet, surmonté d’un chapeau melon de couleur noire. Le line up est complété par Michal Skoda (drums), Takuya Nakamura (synthés, trompette, basse) et Doug Wieselman (Antony And The Johnson). Elégant dans son smoking, ce dernier assure les backing vocaux, la guitare, la flûte traversière et les cuivres (clarinette, sax alto, baryton et soprano). Au bout de trois morceaux, l’équipe est rejointe par la choriste, vocaliste et performeuse, Laerke Grontved, accoutrée comme Charlie Chaplin, dans ses films muets. Tout ce petit monde constitue le backing group de Bianca, The C.I.A.

Cocktail subtil de jazz, blues, électro et hard rock, la musique est expérimentale. Elle est hantée à la fois par Berthold Brecht, Tom Waits voire Frank Zappa. Et devrait alimenter les compos de son futur album, dont la sortie est prévue pour 2016.

Bianca chante, slamme ou récite des textes tout en triturant les cordes d’un violon. Elle semble mal à l’aise dans ses frusques. Des images de personnages aux visages blancs défilent sur la tenture, en avant-plan. On dirait qu’elles ont été tournées dans un cimetière. A moins que ce ne soit depuis l’enfer. Le danseur se métamorphose régulièrement ; mais discrètement. Dos au public, il devient une shiva masquée. En remuant les épaules, une déesse. Avant que la toile tombe, il s’est à nouveau transformé. Il grimpe sur un tabouret, puis se jette au sol ; et tel une poupée désarticulée rebondit alors que ses gestes épousent le tempo imprimé par les cuivres, dont une trompette équipée d'une sourdine. On souffre pour lui. Pourtant, malgré ses mouvements apparemment incontrôlés, sa chorégraphie est étudiée. Marlène Dietrich s’est réincarnée en Bianca. A la fois fasciné et stupéfait, j’entre progressivement dans ce ‘cabaret’ surréaliste.

Takuya et Doug sont de fameux musicos ; ils changent d’ailleurs constamment d’instruments, sans la moindre difficulté. La voix de Bianca devient diaphonique, une technique adoptée régulièrement chez les Tibétains. Faut dire qu’elle est fascinée par l’Asie. De temps à autre, elle se plante au milieu du podium, pour permettre à Biño d’opter pour un autre look, tranquillement, dans son coin. On entre alors dans un climat cauchemardesque entretenu par une forme de cacophonie, au cours de laquelle l’expression sonore s’emballe. Bianca s'est à son tour changée. En fait, elle a enlevé sa chemise de nuit, pour laisser apparaître un corps moulé dans un collant noir, sur lequel elle a enfilé un calbute trop large, digne du caricaturiste Reiser. Si elle a conservé le chapeau melon sur le crâne, elle a placé une chaîne à grosses mailles autour de son cou, au bout de laquelle est fixée une corde de chanvre. La musique vire alors à l'électro et au hip hop. Un piano désaccordé, un sax baryton et une trompette soutiennent les évolutions de Biño. Devenu funambule masqué et coiffé d’un haut-de-forme, il garde l’équilibre sur un fil imaginaire, en s’aidant d’un vieux parapluie tout déglingué.

Biño nous invite ensuite à Munich. A la fête de la bière. Mais, malgré ses couettes rousses, il ne va pas pasticher le 'Frida Oum papa' d’Annie Cordy. En fait il ressemble plutôt à un épouvantail, abandonné dans au milieu d'un champ de petits pois. D’une durée de 70 minutes, le show est ininterrompu. Attentif, mais interloqué, le public n'applaudit pas. Il apprécie le show, mais ne veut pas en perdre une goutte. En fin de parcours, Bianca Casady présente sa troupe qui est chaleureusement acclamée.

Franchement, je ne m’attendais pas à un tel spectacle. On a vécu un mix entre musique, cinéma (NDR : muet ou sonore, mais datant du début du XXème siècle), théâtre, comédie musicale et transformisme. Et je dois avouer qu’il m’a franchement subjugué. Après un petit rappel, on peut vider les lieux, des petites étoiles plein les yeux.

Mais en sortant du Bota, c’est la douche froide. On apprend ce qui s’est produit à Paris. Et tout particulièrement au Bataclan, lors du concert accordé par Eagles Of Death Metal. Il y a encore des barbares qui au nom d’une religion, se permettent d’assassiner gratuitement des êtres humains. Et notamment des passionnés de musique sans défense. On se croirait revenu au Moyen-âge…

En rédigeant ce compte-rendu, j’ai aussi voulu ne pas oublier les familles éprouvées par ces drames. Je leur adresse donc une pensée émue…

(Organisation : Botanique)

samedi, 14 novembre 2015 00:00

Un enfer pavé de bonnes intentions…

Simple Minds se produit presque chaque année, en Belgique. Et en 2015, il est programmé pour le 14 novembre, à Forest National. Le groupe écossais y transite, dans le cadre de sa tournée ‘Big tour music’. Et demain, elle s’arrêtera au Lotto Arena d’Anvers. Le concert est bien sûr sold out. Et les abords de la salle sont bien quadrillés par les forces de l’ordre. De quoi rassurer une foule encore traumatisée par les événements tragiques qui se sont déroulés à Paris, la veille, et notamment au Bataclan. Une fouille est exécutée à l’entrée, et le public se plie de bonne grâce à ces désagréments.

« Theme For Great Cities » a été choisi pour introduire le show. Il est 20h15 et il est décrété une minute de silence en hommage aux victimes de la veille. Les cinq musiciens et les deux choristes s'avancent ensuite en ligne, d’un pas solennel. Ils sont émus. Jim nous salue. Il est applaudi chaleureusement par un auditoire qui ne fait qu'un avec les artistes. Jim prend la parole : 'En général, c’est cool d’être chanteur dans un groupe de rock, mais parfois c’est très difficile quand comme ce soir on doit s’exprimer et qu’on ne trouve pas les mots… Je vous demande de respecter une minute de silence pour tous ceux qui ont perdu la vie hier à Paris, et après nous jouerons !' Un drapeau français est affiché sur les deux 2 écrans placés derrière le combo.

Les musiciens originels ont vieilli physiquement et en particulier le chanteur Jim Kerr, le guitariste Charlie Burchill et le drummer Mel Gaynor. Le bassiste Ged Grimes, également (NDR : il est né au début des 60’s, mais n’a intégré le band qu’en 2010). Le line up est complété par le claviériste Andy Gillepsie, la choriste/claviériste/guitariste Catherine Anne Davies, et à partir de la deuxième partie du set, la très jolie Sarah Brown.

Pas de supporting act. Le spectacle est divisé en deux parties. La set list réunit 28 morceaux. Quatorze pour la première, onze pour la deuxième, sans oublier les trois titres du rappel. Et un entracte de 15 minutes sépare les deux premiers actes, d’une durée de 75 minutes chacun. La part belle est faite au dernier elpee, « Big Music », sorti l'an dernier.

Jim déambule sur l’estrade de gauche à droite (NDR : ou de droite à gauche, pour ne pas froisser les partis politiques…), au bord du podium, élevant toujours son micro de manière aussi caractéristique. Il va au contact des premiers rangs pour donner et partager sa musique. Il s’accroupit régulièrement, fait le grand écart ou s’agenouille, suivant un même rituel. Pas besoin de lever les mains, la foule applaudit chaleureusement le premier hit : « Waterfront ». Les cordes de guitare sont étincelantes et les claviers généreux, tout au long de cette chanson ténébreuse. Pendant « Up on the Catwalk », des spots de couleur jaune balaient la scène. Par rapport à la version originale (NDR : parue en 1984), la nouvelle est enrichie de claviers particulièrement electro. Le light show passe au bleu et au rose pour « See The Lights » (« Real Life »), une compo plus paisible balisée par le tandem basse/guitare. Placée sur une petite estrade, Catherine Anne Davies a les cheveux roux. Elle est vêtue d’une robe fuschia scintillante et de bas collants verts. Elle a empoigné sa gratte électro-acoustique et se réserve le chant. Sa voix est puissante, mais ne manque pas de charme. Jim en profite pour changer de costume, en coulisses. Dans la foulée, Charlie, lui, troque sa gratte acajou pour une autre de couleur blanche. Et elle adopte des sonorités davantage funkysantes. Le light show déborde du podium et balaie la salle. Une adaptation écourtée de « Promised You a Miracle » (« New Gold Dream ») plus tard, les spectateurs ont de plus en plus de fourmis dans les jambes. Pendant « Mandela day » (« Street Fighting Years »), qui rend hommage à feu Nelson Mandela, Jim tourne son micro vers l’auditoire qui reprend les paroles en chœur. Le chanteur affiche alors un large sourire…

Le premier volet du concert s’achève par  « Don't You (Forget About Me) ». Pour meubler l’entracte, Mr. Kerr nous conseille d'aller goûter des chocolats.

Un petit medley (« Five to One / Book Of Brilliant Things ») annonce le retour de S.M. Catherine s’y consacre aux claviers. A la fin du pot-pourri, Jim remonte sur l’estrade. Il a enfilé sa veste écossaise en tweed. Le combo nous réserve une reprise des Doors : « Five To One ». Bouleversant ! Compo mythique, « Someone Somewhere in Summertime » est un véritable brûlot en ‘live’. Et pourtant, l’enfer y est pavé de bonnes intentions. Surtout celles au cours desquelles Simple Minds et le public entrent en communion. Il ne faut pas oublier que c’est en Belgique que la formation a récolté ses premiers succès. Ravi, Jim lâche un ‘Fucking Forest National’. Ce qui reflète la magie du show vécu ce soir. Jamais l’intensité n’a faibli. Faut dire que le public était chaud boulette…

La pression retombe d’un cran pour « All the Things She Said », un titre remarquablement enrichi par les chœurs. « Let It All Come Down » termine le deuxième acte. Jim remercie longuement l’auditoire.

En rappel, « Big Music » amorce le débarquement des pompiers. Micro placé bien haut devant lui, Jim invite tout simplement la foule à le suivre, une dernière fois. « Sanctify Yourself » clôt ce très chouette concert. Mais en sortant de Forest National, on ne peut s’empêcher de penser aux victimes du Bataclan…

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

 

vendredi, 06 novembre 2015 00:00

Transmission Party 2015 : vendredi 6 novembre

« Transmission party », c’est le titre d’un album de la formation australienne The Tea Party ; mais aussi le nom du studio de TJ Byrnes, à New York. Une appellation également choisie pour ce mini festival qui s’est déroulé ce vendredi 6 novembre, à l’Alhambra de Mons. Le thème : la cold wave. Tant organique qu’électro vintage. L’ombre de Joy Division voire de New Order risque donc de planer tout au long de cet événement… qui ne négligera pas pour autant les climats électriques voire soniques. Compte-rendu.

Les hostilités sont censées débuter à 20 heures. Mais vu le maigre public alors dans la salle, elles commenceront à 20h40. Il faudra d’ailleurs attendre le set d’Organic, pour qu’elle soit correctement remplie…

Miss Tetanos ouvre donc le bal. Un trio belge signé chez Rockerill Records & Going up. Il réunit une chanteuse qui se charge également des machines et du thérémine (NDR : pour en savoir davantage voir Wikipédia ici), un second préposé aux machines et un drummer (NDR : chevelu, barbu et coiffé d’une casquette en cuir). Les trois musiciens répondent aux pseudos –dans l’ordre– de Miss Tetanos, Sri.Fa et Stephen O'Maltine. A ce jour, le combo a gravé un vinyle en 2013 (« Miss Tetanos (Und) Sri.Fa feat Stephen O'Maltine »), un elpee qui faisait suite à « Mucica Y Muerte », paru en 2011 et « Usine A Risques », en 2010.

Stephen O'Maltine a certainement bu de l’ovomaltine, au cours de son enfance, pour frapper ainsi sur ses fûts. Chargés de groove, les beats électro sont particulièrement expérimentaux.  Chaussée d’énormes lunettes noires, la vocaliste a recours au thérémine sur le premier morceau. Par la suite, elle ne s’en servira plus qu’épisodiquement. Mais c’est surtout la fin de parcours qui semble le plus intéressant. Notamment lorsque le pilonnage des peaux devient à la fois métronomique et métallique, plongeant alors ce titre dans une forme d’indus glacial, réminiscent de Front 242. Dommage que tout le set n’ait pas été de cette envergure

Place ensuite à Organic. Un autre trio dont les musicos sont issus de la région de Rebecq et Beloeil. Né en 2011, il implique Joris Oster (guitare, programmation), Raphaël Haubourdin (voix, claviers et programmation) et Olivier Justin (batterie). Il avait assuré la première partie de Graham Coxon, lors de son concert accordé au Botanique.

Le band propose un cocktail contemporain de cold wave, de post rock et punk, de prog, de psyché, de stoner, de new wave et de noisy. A son actif deux long playings. Le premier, « Under Your Carbon Constellation », est sorti sur le label suédois Complete Control Productions, en 2012. Le second, « Empty Century », vient de paraître. La formation s’est déjà produite en Suède, France, Angleterre et Allemagne.

Raphaël demande à la foule de s’approcher du podium. Elle s’exécute, mais en deux temps. Première constatation, la ligne de basse est omniprésente ; et on ne peut s’empêcher de penser à Peter Hook. Parfois, sous les effets, les sonorités ressemblent à celles dispensées par une guitare. Les interventions du batteur sont aussi incisives que percutantes. D’ailleurs, c’est la section rythmique qui fédère l’ensemble. Pas de gratte cependant ; ces accords sont produits par une machine ou les claviers. Le vocaliste peut ainsi se concentrer exclusivement sur son chant… profond et terriblement expressif. Qu’il exprime dans la langue de Voltaire. Et dont les textes sombres, traitent des désillusions et du désespoir de notre société contemporaine. Il manifeste également une excellente présence scénique. C’est d’ailleurs le seul showman du combo.

Les boucles sont hypnotiques. Les sonorités électroniques, vintage. Des titres tels que l’instrumental dansant « Seeds » et « Johnny Craque » (NDR : ils figurent sur le dernier LP) démontrent l’énorme potentiel du groupe. Bref, tout au long du set, on a l’impression de replonger au début des eighties… Un groupe à suivre de très près, c’est une certitude.

Setlist : « Seeds » / « Johnny Craque» / « Police Station» / « Positions »/ « Ordinary World » / « Alyss »/ « Waves Are Running »/ « Disturbing Street »/ « Money Tron » / « My Own Grey» / « Colossal Baroque » / « Hyperbola »/ « Katharina  » / « Waiting ».

Pas de Joy de Vivre, ni d’after party en compagnie de Red Irving. Il se fait tard, et il est temps de rentrer au bercail… Ce matin, mon réveil sonnera impitoyablement à 6 heures… 

(Organisation : Alhambra)

Miss Tetanos - Organic - Joy De Vivre - Red Irving

L’artiste bretonne a confié ce qui suit :

‘Le 17 mars 2012, je jouais au Bataclan, avec America. J'ai arpenté la salle, les balcons et la vue qu'on en avait, les loges, le point merch, le bar. Je voulais m'imprégner des lieux comme pour m'en souvenir, inlassablement.

Le récit des survivants m'a replongée dans chaque recoin de la salle et le piège qui s'est refermé sur eux est effroyable. Le sommeil me manque, chaque phrase prononcée est ponctuée par des échanges de regards qui trahissent une tristesse insoutenable. Je... ne sais pas quoi faire, ni quoi dire, si ce n'est endurer cette lourdeur au fond du ventre qui s'est installée. Je n'ai pas plus, ni moins de légitimité que qui d'autre, mais j'en appelle juste à la force d'amour qui doit nous fédérer. Nous nous sentons impuissants en bas lieux, mais il nous reste ça, l'amour. Ne cédez pas à la haine, car elle mènera inéluctablement à l'instauration de la haine entre nous et à une victoire de la barbarie.’

dimanche, 15 novembre 2015 17:48

Ibrahim Maalouf rend hommage à la femme !

Ibrahim Maalouf ne nous balance pas un album, mais deux : « Red And Black Light » et « Khalthoum ». Les deux elpees sont sortis le 25/09/2015 sur le label « Mi'ster » et rendent de vibrants hommages à la femme.

« Red And Black Light » est une ode à la femme d'aujourd'hui et à son rôle fondamental dans l'espoir d'un avenir meilleur. L'esthétique est très actuelle et électro/pop. L'album contient des compos d'Ibrahim et une reprise de Beyoncé. Il a été enregistré à Ivry Sur Seine, en compagnie du claviériste Eric Legnini du guitariste François Delporte et du drummer Stéphane Galland.

« Khalthoum » célèbre les femmes qui ont bouleversé le cours de l'histoire et dont l'influence artistique a eu un impact sur la scène contemporaine ; et en particulier un véritable monument de l'histoire du peuple arabe : Oum Kalthoum. La voix qu'il a le plus écouté lors de son enfance. Ibrahim Maalouf y ‘transcrit’, à l’aide du pianiste Frank Woeste l’un des plus grands succès de la diva égyptienne : « Alf Leila Wa Leila » (« Les Mille et une Nuits »).

http://www.ibrahimmaalouf.com/

https://www.facebook.com/ibrahim.maalouf?sk=wall

 

 

 

dimanche, 15 novembre 2015 17:48

L'album « Reggae Veterans » remasterisé.

« Reggae Veterans » a été enregistré au Channel One Studio et produit par le mythique label ‘Jamaïcan Midnight Rock’ entre 1980 et 1984. Cette compilation, à laquelle avait notamment participé SuperCat, U-Brown, Al Campbell, Buro Banton, Jah Thomas, Early B et Carlton Livingston, a été entièrement remastérisée. Les riddims sont interprétés par les Roots Radics,  Sly And Robbie et le Midnight Rock Crew.

Un disque sur lequel vous retrouverez les classiques du reggae jamaïcain, comme « Visit Of The King Selassie » de Early B., « Walk A Ton »  de SuperCat, « Dance Hall We Deh » de Sugar Minott et enfin « Entertainment » de Triston Palmer.

Pour le teaser, c'est ici  

https://briganterecords.bandcamp.com/album/reggae-veterans-remastered

 

 

dimanche, 15 novembre 2015 17:48

Nevski hors de la carte…

Nevski, c’est la première signature du label indépendant Out of Map. Le groupe vient de publier son premier Ep 4 titres, un disque enregistré et mixé par Léonard Mule au Studio du Poisson Barbu de Paris. Pratiquant une pop très bien ficelée, la formation réunit Rodolphe Binot (guitare, piano, voix), Quentin Leclère (guitare, voix), Simon Barret (drums) et Léonard Mule (basse). Les compos sont signées par les deux vocalistes.

Tracklisting

« En Angleterre »
« Alligator »
« Les Rives De La Volga »
« Le Jardin ». 

https://soundcloud.com/nevskitheband/alligator

https://nevski.bandcamp.com/track/alligator

https://instagram.com/nevskitheband/

https://www.youtube.com/watch?v=8t5cNOYIqqQ

 

 

Le Hard Rock Café a récolté 3 000 €, le 30 octobre dernier, lors du concert accordé par Beverly Jo Scott et Natalie, au Théâtre du Vaudevillle de Bruxelles, montant qui a été remis à Pink Ribbons, association qui lutte contre le cancer du sein.

Pour voir les photos de cette soirée, c’est ici 

 

 

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