Yuksek revisite Laurent Voulzy…

Le musicien, compositeur, réalisateur et producteur de musique électronique Yuksek revisite « Cocktail chez mademoiselle », le titre de Laurent Voulzy paru en 1979 sur son album « Le cœur grenadine ». Il en propose une relecture retro futuriste, groovy et…

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Une petite souris dans le Corridor…

Corridor sortira son nouvel elpee, « Mimi », le 26 avril 2024. Réunissant 8 plages, il recèlera des pièces maîtresses telles que "Jump Cut", "Mon Argent" et "Mourir Demain". Il a été masterisé par Heba Kadry Mastering, à Brooklyn. Toutes les chansons de «…

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Didier Deroissart

Didier Deroissart

lundi, 02 mars 2015 18:41

Selah Sue a toujours raison…

Ce 16 mars paraîtra le nouveau single de Selah Sue, « Reason ».

Il s’agit d’une plage qui figurera sur son second LP. Le titre éponyme. Une piste qui tient une place spéciale sur ce nouvel essai. L’elpee de la maturité. L'artiste a pris de la bouteille et de l'assurance, après avoir accordé des centaines de concerts, au cours desquels elle a réussi à dompter ses émotions. Voltigeant entre nappes électro-soul, langueurs trip hop et cascades de beats house, Selah Sue a trouvé sur « Reason », sa véritable identité musicale.

Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein de différents studios, principalement en Belgique, mais aussi à Londres, en Jamaïque et à Los Angeles. Pour la mise en forme, Selah a reçu le concours de deux producteurs notoires, en l’occurrence, le Danois Robin Hannibal (Little Dragon, Kendrick Lamar) et le Suédois Ludwig Göransson, connu pour son travail opéré auprès du trio pop HAIM ou encore du rappeur américain Childish Gambino.

Le long playing paraîtra ce 27 mars 2015. On piaffe donc d’impatience de découvrir les nouvelles chansons de « Reason ».

Gravé en 2011, le premier long playing, « Selah Sue », s'est écoulé à 120 000 exemplaires en Belgique, et a décroché 6 disques de platine. Il s'est vendu à plus d'un million d’exemplaires à travers le monde. Faut dire qu’elle y a accordé plus de 500 concerts, et pratiquement tous à guichets fermés.

Pour écouter le single, c’est ici 

Tracklisting 

1. Alone
2. I Won’t Go For More
3. Reason
4. Together  (feat. Childish Gambino)
5. Alive
6. The Light
7. Fear Nothing
8. Daddy
9. Sadness
10. Feel
11. Right Where I Want You
12. Always Home
13. Falling Out

 Bonus tracks for 2CD Deluxe edition +  iTunes / All DSPs editions

1. Gotta Make It Last
2. Stand Back

3. Direction Alone (Acoustic Version)

 

mercredi, 25 février 2015 00:00

Sur les traces du Floyd…

Archive accomplit une nouvelle tournée des grandes salles. Et les deux dates prévues à l’AB, sont sold out. Dans la foulée, il embraiera par les festivals d’été. Votre serviteur vient de rejoindre la file d’attente qui s’allonge, jusqu’au coin de la rue des Pierres. Il parviendra cependant à temps pour se poster devant les barrières, face à Dave Penny.

Fondé en 1994, ce groupe compte donc aujourd’hui, plus de deux décennies d’existence. Un collectif à géométrie variable drivé par Darius Keeler et Danny Griffiths. Son style musical n’est pas aisé à définir, puisqu’il emprunte aussi bien au rock, à l'electro, au trip hop, au psyché qu’au prog. Un cocktail qui finalement s’avère très personnel.

Pas de supporting act comme mise en bouche, mais un film : « Axiom ». En mon for intérieur, j’imaginais un premier acte en compagnie de Birdpen, le projet de Dave Penney et Mike Bird. Ce ne sera pas le cas, même si on retrouvera la paire aux grattes, lors du concert. Depuis sa formation, le band s’est toujours intéressé à l'image, le graphisme et la mise en scène. Il aime surprendre le public lambda. Et pas seulement à travers l’expérimentation sonore.

La projection est réalisée sur un écran, pas trop grand, juste descendu du plafond. Vu ma position, suffisant pour se choper un torticolis. Un court métrage tourné en noir et blanc, d’une trentaine de minutes. Il a également servi de bande-son à un album paru en 2014 qui porte le même titre. Il raconte, au fil des différents chapitres, l'histoire d'une île (Axiom), dont la ville souterraine est sous la coupe d'une cloche qui sonne et décide du destin de ses habitants. De superbes arrangements de cordes enrichissent cette musique particulièrement paisible. (Setlist : « Distorted Angels », « Axiom », « Baptism », « Transmission Data Terminate », « The Noise Of Flames Crashing », « Shiver » et « Axiom (reprise) »). Archive semble inconsciemment marcher sur les traces du Floyd, quand il a réalisé son film « The Wall ».

Darius et Danny se chargent des claviers. Ce dernier également des samplers et de la basse. Le line up implique 3 vocalistes. Holly Martin apporte la touche féminine. Et Dave Penny (percus, machines) ainsi que chevelu Pollard Berrier procure, la masculine. Ces deux musicos et Mike Bird se consacrent aussi aux grattes. Steve Barnard, alias Smiley, se charge des fûts. Il a milité au sein des Mescaleros de l’ex-Clash, Joe Strummer. C’est après le décès de son leader, qu’il a rejoint Archive. Et enfin, Jonathan Noyce est préposé à la basse. Le band est venu présenter son nouvel et onzième album studio, « Restriction », publié ce 12 janvier.

Trois écrans sont disposés en arrière-plan, dont un plus grand placé au-dessus du drummer. Darius se plante à l'extrême gauche et va battre le rythme, de la main droite, pendant 2 heures. Danny lui fait face, à l'extrême droite. Laissant tout le reste de l’espace aux trois chanteurs : Holly, Dave et Pollard. Mike s’est installé à gauche du drummer et Jonathan, à sa droite.

Le set s’ouvre par un extrait du dernier elpee, « Feel It », fruit de la rencontre entre l’instrumentation organique et l’électro. Dave se réserve le micro sur cette compo balisée par les claviers. Progressivement, les riffs de guitares envahissent l'atmosphère, et adoptent un profil rock musclé. La belle Holly pose sa voix et Dave retourne derrière sa six cordes sur « Kid Corner », un morceau électro/rock qui vous invite à rejoindre le dancefloor. Le public, dans la fosse, commence à remuer. A contrario de Dave et Pollard, Holly demeure plutôt statique. Elle se concentre sur son chant empreint de douceur, mais chargé d’intensité. « You Make Me Feel » est un extrait du deuxième opus, « Take My Head », paru en 1999. Holly et Pollard se partage les vocaux sur ce titre de trip hop plutôt classique, mais dansant. Une conjugaison qui transpire la sérénité. Plus long et expérimental, « Dangervisit », est tiré de « Controlling Crowds », une plage gravée en 2009. C’est sous cette forme que j’apprécie le plus le combo. Soutenu par celle de Dave, Pollard nous illumine de sa voix fragile et cristalline. Holly s’applique aux vocaux sur « Black And Blue », piste qui figure sur le dernier long playing. Une superbe ballade dont seul Archive a le secret. Dave chante « Sleep », issu de  « Noise », paru en 2004, une compo délicate et atmosphérique. Le lightshow est alors de couleur bleue, d’un bleu qui adoucit les moeurs.

« The Feeling Of Losing Everything » figure sur « Controlling Crowds, Part IV», un LP publié en 2009. Il est interprété sous la forme d’un chouette duo piano/voix. Epique, « Bullets » démarre en douceur, monte en crescendo avant de terminer en puissance. Nous ne sommes pas loin du prog de Pink Floyd. « Ruination » et « Crushed » sont deux autres extraits de « Restriction ». Deux titres plus rock. Plus énergiques. Dave a récupéré le micro. Holly le rejoint. Smiley martèle vigoureusement ses fûts, mais à la manière d'un métronome. Derrière moi les spectateurs s’agitent de plus en plus. De la même veine, « Conflict » et « Violently » (ils figurent sur « With Us Until You'Re Dead » qui date de 2012) font monter la pression. Holly chante « End Of Your Days ». Sa voix me flanque des frissons partout. J'écoute religieusement cette compo interprétée sous un éclairage de teinte azuréenne…

Il passe au vert (?!?!?) sur « Third Quarter Storm », moment choisi par Dave pour reprendre le ‘lead’ vocal, Holly le soutenant en ‘backing’. Le même duo embraie par « Waste », issu de « Noise », avant que Pollard ne prenne le relais en milieu du parcours. Ténébreux voire glacial, « Ladders » s'envole lors de son épilogue, en mode electro, mais en libérant toute son énergie. Et l’incontournable « Numb » achève le spectacle en beauté.

En guise de rappel, le band va nous accorder un autre morceau imparable, « Lights ». Pollard est aux vocaux, sur ce single, qui va s’étendre au-delà des quinze minutes. Du tout grand Archive, qui est de nouveau prêt à affronter les festivals d'étés. Ils sont d’ailleurs annoncés à Rock Werchter.

(Organisation : Live Nation)

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jeudi, 26 février 2015 18:11

All In Good Time

Racoon est un groupe batave né en 1997. Il réunit le chanteur Bart Van Der Weide, le guitariste Dennis Huige, le bassiste Stefan De Kroon et le drummer Paul Bukkens. Aux Pays-Bas, il est particulièrement populaire. Il n’avait pas fallu une semaine pour que « All In Good Time » ne décroche un n°1, au sein du Top 100 hollandais.

« Till Monkeys Fly », le premier elpee est paru en 2000. Racoon embraie ensuite par « Here We Go Stereo » en 2001, « Another Day » en 2005 et « Before You Leave » en 2008. Et enfin, par « Liverpool Rain » en 2011, leur cinquième opus, qui récolte un succès certain. Fondée en 1961, cette formation orange est la plus ancienne, encore en activité, sur le Vieux Continent. 

Empreinte de douceur, la voix de Bart évoque celle de George Kooymans, du mythique Golden Earing. Enrobé d’harmonies vocales, « Shoes Of Lightning » est balisé par un piano languissant. Une langueur qui alimente la ballade « The Little One Falls ». Particulièrement groovy, « Heaven Holds A Place » constitue la pièce maîtresse de l’opus. Un hit potentiel ! Un groove qui stimule également le remarquablement cuivré « Good To See You », un morceau au cours duquel les cordes de guitares sont bien mises en exergue. « Tommy » est une plage bien harmonieuse et « Brick By Brick », entraînante. « Guilty » vous incite à rejoindre le dancefloor. Et on continue à y danser, mais le rock, tout au long du plus musclé « Spit Your Heart Out ». A défaut de parcourir les grandes plaines du Far West, « Boy Breaks Heart » nous propose un bref périple au cœur des Polders bataves. Et les guitares se révèlent irrésistibles sur cette compo belle et épurée à la fois. Après un « Young And Wise » de bonne facture, l’LP s’achève par « Fun We Had ». Et ‘fun’, j’en éprouve encore à l’écoute de cet album. D’ailleurs, pour l’instant, il tourne en boucle sur mon lecteur…

 

dimanche, 22 février 2015 00:00

L’esprit du soleil andalou…

MusicZine a décidé d’investir l’AB, ce soir. Pierre couvre le concert de Black Label Society, qui se déroule dans la grande salle ; et votre serviteur celui d’Amparo Sanchez, au Club. Mais également de Milo Meskens. Ce jeune prodige n'a finalement pas participé à la finale ‘De Nieuwe Lichting’, organisée par StuBru. Mais il peut se targuer d'avoir assurer à trois reprises le supporting act, à l'AB, en une semaine. Les deux premiers pour Kensington, dimanche dernier, et aujourd’hui celui d'Amparo Sanchez. Qui est sold out. Comme très souvent dans cette salle devenue mythique.

Isolde Lasoen –la très jolie drummeuse de Daan National– qualifie Milo de ‘Jeff Buckley de Deinze’. Pourquoi pas ? Guitariste, Milo Meskens drive Black Tolex, un groupe issu du Nord du Pays, chargé de promesses. Ce soir, armé de sa sèche, l’artiste se produit en solitaire. Sa musique est le fruit d’un mélange de folk, de country, de blues de pop. Talentueux, il possède une bonne voix, dont le grain rocailleux est susceptible d’évoquer Buckley (NDR : of course), Bon Iver voire John Mayer. Et quand il se met à souffler dans son harmo, impossible de ne pas penser à Bob Dylan. Finaliste de nombreux concours en Flandre, il truste les premiers prix. Et y jouit déjà d’une solide notoriété. Vu ses aptitudes, il mériterait que la Wallifornie s’y intéresse. Et que les organisateurs de festivals, le programment, au cours de cet été. Une certitude, ce jeune premier est à suivre de très près.

Amparo Sanchez a pris du poids, depuis son dernier passage en Belgique. C’était à la Rotonde du Botanique, l'an dernier. Pas un compliment pour cette dame, à la voix si particulière. Ce soir, elle assure le dernier spectacle de sa tournée. Et en général, lors de telles circonstances, les musicos donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre. Parmi les aficionados, on remarque la présence de nombreux hispanophones. Logique. Outre sa collaboration avec Calexico, elle a surtout vécu une belle aventure chez Amparanoïa, en compagnie –notamment– de Manu Chao, une formation latino de rock alternatif fondée en 1995, à Madrid. Sous ce patronyme paraît un premier elpee en 1997, « Poder Del Machin ». Caractérisé par ses racines cubaines, le deuxième, « Feria Furiosa », est publié en 1999. Il est suivi par « Somos Viento » en 2002, « Enchilao » en 2003, « Rebeldia Con Alegria » en 2004 et enfin « La Vida Te Da » en 2006. Amparo embrasse ensuite une carrière en solitaire et grave son premier LP, « Tucson-Habana », une œuvre teintée de blues et de rumba. C’est ce long playing qui a reçu le concours des leaders de Calexico, Joey Burns et John Convertino. Elle grave son second opus en 2012, « Alma de Cantaora », un disque pour lequel elle bénéficie de la coopération de 4 musiciens talentueux : le trompettiste Jose Alberto Varona Saavedra, le contrebassiste Jordi Mestres, le guitariste Willy Fuego et le drummer, Ricard Parera. Et ce soir, ils sont au poste…

Amparo est vêtue d’une robe ‘flamenco’ de couleur noire. Elle est chaussée de bottillons, laissant apparaître des jambes tatouées d’étoiles. Elle est venue défendre sont troisième elpee, « Espíritu Del Sol ». Et sa gratte électro-acoustique de couleur bleu azur, couverte de 'smileys', de petits soleils, de coeurs et de têtes de mort, accompagne sa voix empreinte de charme, tout au long de chansons, qu’elle interprète dans la langue de Cervantès.  

Le set s’ouvre par « Plegaria », un extrait du dernier opus. Toute l'émotion de la mujer, passe dans la voix. « La Fiesta » est une superbe reprise d'Amparanoïa. Un titre judicieux au cours duquel les artistes vont se libérer et l’auditoire prendre littéralement son pied. « Hermosa » est tiré du dernier LP, « Espíritu Del Sol ». Issu de « Tucson-Habana »), « Corazon De La Realidad » nous transporte à Cuba. Le spectre du Buena Vista Social Club plane. Le public est ravi. A plusieurs reprises, il applaudit chaleureusement. Et c’est amplement mérité. Préposé à la contrebasse, le souriant Jordi Mestres cherche à séduire l’auditoire. Et il y parvient.

Les accords de guitare surf dispensés tout au long de « Mi Gitana » vous prennent aux tripes. La voix d'Amparo est douce et paisible sur ce titre au refrain entêtant auquel elle demande au public de participer. Je ne comprends rien, mais je suis le mouvement. Particulièrement dansant, « La Cuenta Atras » figure sur le deuxième elpee solo, « Alma de Cantaora ». Tout au long du set, les cuivres de Jose Alberto Varona Saavedra tirent leur épingle du jeu, même si parfois, ils se révèlent quelque peu envahissants. Après « Cuarteto En Paris » et « Alma De Cantaora », le concert s’achève par « Ella Baila Bembe ».

Enfin pas tout à fait, car Amporo Sanchez revient pour un rappel, sous un tonnerre d'applaudissements. D’abord uniquement soutenue par le sixcordiste, Jordi Mestres, dans un élan surf, sur le délicat « El Ultimo Trago ». L’Andalousie profonde illumine la voix d’Amparo. Les deux autres musicos opèrent leur retour pour participer à la remarquable cover du « Long Long Nite » de La Mano Negra. Un ‘encore’ d’un peu moins d’une demi-heure au cours de laquelle on aura encore droit à « En la Noche » et en guise d’apothéose à « La Parrandita De Las Santas ». Une très belle soirée, c’est une certitude…

(Organisation : Ancienne Belgique)

vendredi, 20 février 2015 00:00

Un parfum hawaïen, mais sans les filles…

Two Kids On Holiday est donc dorénavant passé d’un duo à un trio sur les planches. Le troisième larron n’est autre que Romain Cruppa, également impliqué dans un autre groupe issu de la Cité Ardente, Leaf House. Les artistes issus du collectif JauneOrange n’hésitent pas à s’entraider ou apporter leur collaboration, c’est connu. Un Romain, dont la voix sucrée risque bien de faire chavirer les cœurs du public féminin…

TKOH réunit le drummer Gil Chevigné et le chanteur/claviériste Julian Arlia. Des tandems de choc comme les White Stripes ou The Black Box Revelation qui se consacrent à la formule guitare/batterie, c’est plutôt devenu courant. Mais des duos qui adoptent la combinaison batterie/synthé, c’est plus rare. Hormis Cats On Trees, je n’en connais guère d’autres. Curieux, la release party organisée pour la sortie de leur premier elpee, « Hurricane », sert de supporting act à la formation danoise Team Me, un band prometteur. Mais qui ne m’a pas vraiment convaincu sur les planches. J’ai donc faire l'impasse.

Sut le podium, les drums sont plantés au beau milieu. Deux petits palmiers bordent les fûts, un peu comme pour créer un petit décor hawaïen. Julian s’installe à droite de biais, derrière ses machines. Romain, à gauche, armé de sa gratte. Au début du set, le public n’est pas très nombreux. A l’instar de celui des R'tardataires, le bus des aficionados est en retard. Et quand ils débarquent dans la Rotonde, l’auditoire est bien plus conséquent.

« Aloha » ouvre le bal. Un mot hawaïen qui se traduit par affection, amour, compassion, pitié, au revoir et bonjour. Une belle entrée en matière. Les trois voix s’y conjuguent à la perfection. Des harmonies vocales qu’on pourrait qualifier de riches et précieuses. Tout comme sur « Future is bright », une de mes compos préférées. Le trio semble très soudé. En ‘live’, les musicos sont d’ailleurs très proches comme chez BRNS.

On commence à sentir des fourmis dans les jambes dès « The Leaves Are Falling ». Elles gagnent bientôt le bas des reins. Et on se trémousse lors de cette invitation à rejoindre le dancefloor. Un vaisseau « Pirate » nous entraîne jusqu’au beau milieu du Pacifique (NDR : peut-être quelque part en Polynésie…), une plage aux sonorités électro particulièrement généreuses. Mais « Sunset », soit le plus beau moment de la journée...

Après avoir interprété « Father », une ancienne compo, Two Kids On Holiday mord à belles dents dans son « Blood As Food », avec l’énergie d’un vampire. « Jump Like A Frog » est un extrait du premier Ep, « Tchouck Tchouck Nougat », une chanson fraîche et printanière. Et la prestation de s’achever par une version percutante de leur single « The Waves » (NDR : plage à absolument visionner sur YouTube ici), un titre digne du répertoire d’Arsenal. Pas de « Left And Ride », ce soir, malheureusement, une de mes chansons préférées, mais quand même un concert de toute bonne facture qui a inconsciemment donné envie de partir quelque part au soleil, et pourquoi pas du côté des Iles Hawaii…

(Organisation : Le Botanique)

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samedi, 21 février 2015 11:29

Hurricane

Two Kids On Holiday est un duo qui nous vient de la Cité Ardente. En concert, il se produit en format trio. Après avoir gravé un premier Ep prometteur en 2012, « Tchouck Tchouck Nougat », et un single percutant, « Left And Right », l’année suivante, TKOH sortira son premier album, « Hurricane », le jour de son concert qu’il accordera à la Rotonde du Botanique, ce 20/02/2015, comme supporting act.

Le duo réunit le drummer Gil Chevigné et le chanteur/claviériste Julian Arlia. Il pratique une indie pop teintée d'électro, que les musicos qualifient de pop boréale. Gil milite également au sein du projet Thot.

Le groupe a été finaliste du Concours-Circuit, en 2012. Il reconnaît pour inspiration majeure, BRNS, Two Door Cinema Club et Animal Collective.

« Hurricane » est un disque destiné à se remuer sur le dancefloor. Particulière, limpide, la voix de Julian me fait penser à celle de Jimmy Somerville. En outre, elle colle parfaitement aux sonorités électro.

Empreint de douceur, atmosphérique, « Aloha » est tramé sur des harmonies vocales soignées. Le refrain est accrocheur. Les percussions sont généreuses, les guitares légères, et les clochettes rafraîchissantes. BRNS n’est pas loin. « Sunset » est particulièrement dansant. Percussions, sonorités électroniques, rythmique et voix entrent parfaitement en osmose, alors que la mélodie épanche une subtile saveur sucrée. « Future Is Bright » est une plage délicate, chantée d’un falsetto équivoque… Après « One Night Part I », « Pirate » met le grappin sur le vaisseau électro. « Blood As Food » est une piste paisible. « One Night Part II » est un morceau construit en crescendo. Et l’opus de s’achever par « The Leaves Are Falling » et « The Waves », deux titres printaniers et enchanteurs…

samedi, 21 février 2015 11:19

Risquons Tout

Klaas Delrue, c’est le chanteur du groupe Yevgueni, un groupe flamand qui rencontre un certain succès au Nord du pays. Parallèlement, il a décidé de monter un projet en solitaire. Et d'enregistrer un album dans la langue de Voltaire. Oui, oui, rien que des chansons en français. Il n’est pas le premier à avoir tenté le challenge. dEUS, Daan, Arno, Axelle Red s’y frottent ou s’y sont frottés avec un certain succès, avant lui. Le premier qui avait tenté l’aventure, c’était Johan Verminnen, au cours des années 70. Klaas revient tout simplement à ses premiers amours. Il est originaire de Rekkem près de Mouscron. Finalement, le français, c’est un peu sa langue maternelle… Et « Risquons Tout » n’est-il pas un hameau de Mouscron ?

Klaas a écrit ces chansons en compagnie de son frère Thijs. Le pari est audacieux, mais le résultat est plutôt réussi. L’artiste possède une jolie voix grevée par un léger accent. Les textes tiennent la route. Que ce soit à travers les cordes, les cuivres ou les accords de piano, les arrangements sont soignés et les chansons mélodieuses…

Je me pose quand même la question de savoir pourquoi ce type d'initiative ne se produit pas en Wallifornie. La Flandre n'est quand même pas un pays étranger. Bien sûr, la langue de Vondel n’est pas facile à apprendre pour un francophone. Mais dans l’univers de la musique, il ne devrait y avoir aucune barrière linguistique. Perso, il y a longtemps que je m’intéresse également aux artistes issus du Nord du Pays. Et croyez-moi, la scène y est florissante. Enfin, rappelez-vous que Musiczine est le seul site bilingue français/néerlandais en Belgique. On ne le dira jamais assez souvent !

 

samedi, 14 février 2015 00:00

Plus de funk, mais moins de pêche…

Les vacances de Carnaval viennent de commencer. Et ce 14 février, le Cirque
Royal accueille les Kooks. Une longue file s'étire déjà jusqu'au coin de la rue et il n'est que 18h15. The Kooks est de retour après trois années de silence. Il vient de publier un nouvel album. Intitulé « Listen », il est plus funky et plus dansant. Ce qui risque de surprendre les
aficionados du groupe. Bleachers assure le supporting act.

Bleachers nous vient d’outre-Atlantique. Un combo fondé par le chanteur/guitariste Jack Michael Antonoff, en 2014. Originaire du New Jersey, ce sympathique trentenaire est actif sur la scène musicale américaine, depuis plus de 10 ans. A partir de 2002, il se réserve les vocaux chez Steel Train, un combo qui va graver trois albums au cours de son existence : « Twilight Tales From The Prairies Of The Sun »  en 2005, « Trampoline » en 2007 et « Steel Train » en 2010.

Jack est également guitariste au sein de Fun. Une aventure qu’il a entamée en 2008, en compagnie de Nate Ruess et Andrew Dost. Le trio a décrocher un Grammy Award en 2013, pour la chanson de l’année, grâce à son hit « We Are Young », titre auquel la charmante Janelle Monáe avait participé. Outre son talent de musicien, Jack est un auteur/compositeur/producteur unanimement reconnu par la critique. Jack a également reçu une nomination lors des Golden Globe pour « Sweeter Than Fiction », une chanson pour laquelle il avait reçu le concours de Taylor Swift. Bleachers est venu défendre son nouvel opus « Strange Desir ». Mais il ne dispose que de 30 minutes. Un peu court !

Pour ce spectacle, Jack est soutenu par 4 musicos. Soit deux drummers et deux multi-instrumentistes (claviers, guitares, saxophone). Et ils sont placés en avant-plan. C’est aussi l'anniversaire d'un des deux claviéristes. Jack est bien sûr le chef d’orchestre. La voix d’Antonoff est d’abord douce, avant de devenir puissante. Son timbre campe un hybride entre Jim Kerr et Bono. L’ambiance monte progressivement dans les tours. Et Jack finit même par haranguer le public pour qu’il chante et jumpe ; un public majoritairement féminin, dont l’âge oscille entre 18 et 25 ans. Et il réagit instantanément. Un peu à la manière du Boss (NDR : également issu du New Jersew), Jack achève son set, tel un Bruce triomphateur. Bleachers se retire alors, ravi d’être parvenu à conquérir l’auditoire. Idéal pour chauffer la salle…  

Qui est pleine à craquer. Votre serviteur a choisi de s’installer à l’étage, juste au-dessus de la table de mixage, pour mieux dominer la situation. Les aficionados s'agglutinent contre les barrières devant la scène. Vu le nombre de filles, c’est parfois nécessaire pour éviter les débordements. Faut dire qu’elles attendent impatiemment Luke et sa belle gueule d'ange…

The Kooks est un jeune quatuor né en 2004. A Brighton. Il n’a fallu au band qu’un single (« Naive ») et un album (« Inside In-Inside Out », le premier, paru en 2006) pour se forger sa notoriété. Encensé par la presse musicale insulaire, il fait alors un malheur en Grande-Bretagne. Mais également en Europe et aux States, où les concerts sont accordés à guichets fermés. Le long playing récolte un énorme succès : quadruple disque de platine en un an au Royaume-Uni, platine en Australie et double platine en Irlande. The Kooks remporte également le Best UK & Ireland Act aux MTV Europe Music Awards, en 2006, et décroche une nomination aux Brit Awards, pour le single « She Moves In Her Own Way ».

Paru en 2008, leur second LP, « Konk » se classe numéro ‘1’ dans les charts britanniques. Il s’écoule à 65 000 exemplaires en une semaine. Et obtient, à nouveau, un disque d'or au Royaume-Uni et en Irlande. Au cours de cette même année, Max Rafferty, le bassiste/guitariste, quitte le navire. Il est d’abord remplacé par Dan Logan, puis par Peter Denton. Gravé en 2011, « Junk Of The Heart » accentue leur progression vers les sommets. En septembre dernier, le combo publie son quatrième opus, « Listen », un disque enregistré entre Los Angeles et Londres. Luke et Inflo, un jeune prodige de la scène hip hop anglaise, le coproduisent. Victime de son addiction à la drogue, Paul Garred cède alors ses drums à Alex Nunez. Du line up initial, il ne reste donc plus que le gratteur Hugh Harris et Pritchard. Luke a déclaré que ce nouvel elpee constituait un nouveau chapitre dans l’histoire du groupe, et reflétait leur nouvelle orientation musicale. Avant de paraître, ce long playing a été précédé par trois singles, issus de l’œuvre : « Down » en avril, « Around Town » en juin et « Forgive And Forget », en août.

A l’origine, la musique des Kooks était principalement influencée par le mouvement 'British Invasion’ qui a contaminé les States au cours des 60’s et le post-punk du nouveau millénaire. The Kooks se définit cependant, comme un groupe pop. Ce qui ne l’a pas empêché de se frotter au rock, à la britpop, au reggae et au ska. Ni de concocter des singles aussi contagieux qu’efficaces.

Le quatuor monte sur le podium. On en a déjà plein les mirettes. A cause du light show, mais également du support vidéo. Il n'y a pas moins de 12 écrans aux dimensions différentes, réparties sur la scène. Le drummer s’est installé sur une haute estrade, juste sous le grand écran. Luke Pritchard occupe bien sûr l’avant-plan. Il a même toute la place pour faire le choix entre ses grattes acoustiques ou électriques.

Le set s’ouvre par une nouvelle compo, « Around Town », et embraie par deux morceaux issus du premier elpee, « See The World » et « Ooh La ». Un disque qui m’avait permis de découvrir le groupe, puis incité à le voir en ‘live’, dans le cadre du festival Rock Werchter, pour un concert plutôt explosif. C’était d’ailleurs l’époque de leur splendeur juvénile. Depuis le band a acquis une certaine maturité. S’est assagi. Mais a aussi perdu cette forme de candeur et tempéré cette d’énergie qui faisaient son charme. On a même l’impression qu’il se repose davantage sur ses lauriers. D’ailleurs, sur les planches, les musiciens sont plutôt statiques.  

« It Was London », « Bad Habit » et « Down » sont trois titres issus du nouveau cd. Plutôt déroutants. Funkysants même. Manifestement le combo évolue. Luke a empoigné une six cordes électro-acoustique pour interpréter le plus paisible « She Moves In Her Own Way ». Place ensuite aux hits « Eddie Gun's» et « Seaside ». Nous sommes en terrain connu. Quoique extrait du nouvel essai, « Dreams » est une jolie ballade assez classique.

« Tick Of Time » est une plage tirée de « Konk ». Curieux, on dirait que « Westside » est un pastiche de leur « Sea Side ». Différence ? Des synthés hybrides et décousus ont été ajoutés. « Always Where I Need To Be » libère enfin l’énergie originelle ; celle qui me rappelle la pêche que le band manifestait lors des festivals. Balayé par des interventions de claviers, « Sweet Emotion » opère un virage électro/pop. C’est dans l’air du temps. Plus rock, percutant, « The Saboteur » figure sur le troisième opus, « Junk Of The Heart ». Caractérisé par la voix beatlenesque de Luke, il est particulièrement apprécié par l’auditoire. Sans doute aussi, pour son approche théâtrale. Plutôt rock'n'roll, « Sway » est une compo qui me botte particulièrement. Après « Sofa Song », The Kooks achève sa prestation par « Forgive And Forget », un morceau qui lorgne généreusement vers le funk, un style davantage exploré sur le dernier elpee. Luke remercie le public belge, à qui il reconnaît devoir une partie de son succès.

En rappel, le combo va encore nous réserver « See Me Now », « Junk Of The Heart (Happy) » et « Naïve ». Mais, je dois avouer que ce concert m’a laissé sur ma faim. J’espère tout simplement que la tournée est encore en rodage et leurs prestations vont davantage s’électriser au fil du temps. Pour atteindre leur pic, au moment des festivals.

(Organisation : Live Nation)

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lundi, 16 février 2015 12:10

Un ouragan nommé Two Kids On Holiday…

Two Kids On Holiday (TKOH) est un duo électro/pop liégeois. Un groupe très contemporain qui se revendique de la mouvance électro. Sa musique s’appuie sur des rythmiques énergisantes et des sonorités synthétiques éclatantes. En ‘live’, le duo se transforme même en trio, pour mieux s'exprimer.

Intitulé " Hurricane ", son nouvel album paraîtra au cours de ce mois de février. Il est précédé par la sortie de "The Waves". Un souffle et des vagues qui devraient éveiller tous vos sens.

Two Kids on Holiday viendra défendre ce nouvel opus le 20 février sur la scène de la Rotonde du Botanique de Bruxelles avant de partir en tournée

En concert :

- le 20/02/2015 au Botanique en première partie du groupe Norvégien Team Me pour la release party et la sortie de l'album " Hurricane ".

-le 25/02/2015  à Le Reservoir à Paris. 

-le 27/02/2015 au Mad Café de Liège (Release Party).

-le 21/03/2015 au Young Guns Festival de Namur. 

Track list:

Aloa
Sunset
Future Is Bright
One Night Part I
Pirate
Bllod As Food
One Night Part II
The Leaves Are Falling
The Waves

www.tkoh.be
http://www.facebook.com/twokidsonholiday
https://twitter.com/_tkoh
http://instagram.com/twokidsonholiday

www.youtube.com/user/twokidsonholiday

 

 

Gabriel Rios a été récompensé aux MIA, la plus importante institution de remise de prix musicaux en Flandre.

 

Gabriel Rios s’est distingué comme meilleur auteur-compositeur et récompensé pour le ‘Hit de l’année 2014’ grâce à son morceau « Gold », extrait de « The Marauder’s Midnight ». A ses côtés, notamment, son ami Stromae, rafle 4 récompenses. (Les MIA’s sont l’équivalent belge des Victoires de la Musique.)

En décrochant 4 MIA, Stromae a survolé la cérémonie flamande de prix musicaux.

Oscar and The Wolf a remporté trois distinctions, dont celles de la révélation et de l’album de l’année (« Entity »), pour six nominations.

Le musicien Luc De Vos, récemment décédé, a lui reçu, à titre posthume, le Lifetime Achievement Award.

Triggerfinger, meilleur groupe, a conquis son septième Award, à ce jour, tandis que Selah Sue, dans la catégorie artiste féminine de l’année, a ajouté un prix à sa collection qui en comptait déjà trois.

Et pour en revenir à Rios, il vient de publier un nouveau single : « World Of Sex », un extrait de « The Marauder’s Midnight », sorti l’année passée. Gabriel y est épaulé au chant par la belle Welshe Katell Keineg, une collaboratrice de Natalie Merchant et de David Byrne, qu’il a rencontrée à New-York.

http://youtu.be/OCWz1dGPI5U

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